Le mois béni de Ramadan est un mois tout entier bénédiction et miséricorde, en ses jours comme en ses nuits. Ses dix dernières nuits se distinguent toutefois du reste de ses jours et de ses nuits par un surcroît de mérite, des caractéristiques grandioses et d’illustres vertus qui leur sont propres. C’est pourquoi le Prophète ﷺ et ses Compagnons, qu’Allah les agrée, après lui, vénéraient cette dernière décade et y déployaient davantage de zèle qu’en toute autre période. L’Imam Ahmad a rapporté dans son Musnad et Muslim dans son Sahih, d’après ‘Aisha, qu’Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ redoublait d’efforts durant les dix dernières nuits comme il ne le faisait en aucune autre période. »1 Les deux Cheikhs ont rapporté d’après ‘Aisha, qu’Allah l’agrée, qui a dit : « Lorsque les dix dernières nuits commençaient, le Prophète ﷺ serrait son Izar (pagne), vivifiait sa nuit et réveillait sa famille. »2
Le sens de « serrait son Izar » : il redoublait d’ardeur et d’efforts dans l’adoration, et se retirait de ses épouses. Durant ces nuits, il ne savourait de plaisir que dans l’entretien intime avec son Seigneur et la quête de Sa proximité.3 Ce qu’Allah lui avait rendu licite comme rapports conjugaux durant les nuits de Ramadan, il le délaissait pour se vouer tout entier à l’adoration et à l’obéissance, dans l’espoir de recueillir la récompense de ces dix nuits et d’atteindre la Nuit du Destin.
Le sens de « vivifiait sa nuit » : il la passait éveillé, absorbé par l’obéissance, donnant ainsi vie à sa nuit. Il ranimait son âme par cette veille consacrée à la proximité divine, à l’humble supplication et à la dévotion envers Allah. Car le sommeil est le frère de la mort, et ni les âmes, ni les corps, ni les instants, ni les existences ne s’animent véritablement que par l’obéissance à Allah, et telle est la vie véritable. Allah, Exalté soit-Il, a dit (dans le sens rapproché) :
« Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est semblable à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? » [Sourate 6, v.122]
Il a ainsi qualifié de morts ces corps, alors même qu’ils marchent sur terre, mangent et boivent, en raison de leur éloignement de la foi et de l’obéissance au Tout Miséricordieux, et de leur absorption dans l’égarement, la perversité et la transgression.
Le sens de « réveillait sa famille » : il les faisait lever pour la prière et l’adoration durant ces nuits. Cela témoigne de sa sollicitude parfaite envers les siens et de son attention à leur égard, s’acquittant de la charge qu’Allah lui avait confiée. Il agissait aussi par souci de guider vers le bien, car celui qui guide vers le bien a la même récompense que celui qui l’accomplit, outre le mérite qu’il tirait de son propre effort. Cela constitue également un modèle prescrit à sa communauté, afin qu’elle suive son exemple et s’en inspire. Il y a là aussi une exhortation adressée aux pères et aux mères, les incitant à veiller à l’éducation de leurs enfants et à leur accorder une attention soutenue, particulièrement en ce mois noble, à veiller sur eux, à suivre de près leur pratique cultuelle et à les encadrer avec rigueur, à les encourager à rivaliser dans les actes d’obéissance et à se garder des interdits, par l’incitation et la dissuasion.
Ibn Hajar a dit : « Dans ce hadith, le soin porté à persévérer dans la prière nocturne durant les dix dernières nuits est une allusion à l’importance de parfaire la conclusion. Puisse Allah nous accorder une fin vertueuse, amin. »4
Une autre particularité de ces dix nuits est que le Prophète ﷺ y observait la retraite spirituelle (I’tikaf), et ses Compagnons l’ont perpétuée après lui. La retraite spirituelle consiste à s’astreindre à la mosquée pour se consacrer à l’obéissance à Allah.5 C’est une Sunnah établie par le Livre et la Sunnah. Allah, Exalté soit-Il, a dit :
« N’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite dans les mosquées. » [Sourate 2, v.187]
Dans les deux Sahih, d’après ‘Aisha, qu’Allah l’agrée, qui a dit : « Le Prophète ﷺ observait la retraite spirituelle durant les dix dernières nuits de Ramadan jusqu’à ce qu’Allah, Tout-Puissant et Majestueux, lui reprenne son âme. Puis ses épouses l’ont perpétuée après lui. »6
L’éminent savant Cheikh Mohammed ibn Salih Al ‘Uthaymin, qu’Allah lui fasse miséricorde, a explicité certaines dispositions de la retraite spirituelle dans ses célèbres assises consacrées au mois de Ramadan, dont Allah a fait profiter un grand nombre de personnes. Qu’Allah le rétribue en bien pour l’Islam et les musulmans, qu’Il l’enveloppe de Sa vaste miséricorde, et qu’Il lui inscrive en ce mois béni une récompense équivalente à celle de tous ceux qui ont tiré profit de cet ouvrage et de ses autres écrits.7 Il a notamment mentionné :
« Le but de la retraite spirituelle est que l’homme se retire des gens pour se consacrer à l’obéissance à Allah dans l’une de Ses mosquées, en quête de Sa grâce, de Sa récompense et pour atteindre la Nuit du Destin. C’est pourquoi il convient au fidèle en retraite de s’adonner au Dhikr, à la récitation du Coran, à la prière et à l’adoration, et d’éviter les propos mondains qui ne le concernent pas. Il n’y a cependant pas de mal à converser brièvement d’un sujet licite avec sa famille ou d’autres pour un intérêt, conformément au hadith de Safiyya, mère des croyants, qu’Allah l’agrée, qui a dit : “Le Prophète ﷺ était en retraite spirituelle. Je suis venue lui rendre visite de nuit et je lui ai parlé. Puis je me suis levée pour m’en retourner, c’est-à-dire pour rentrer chez moi, et le Prophète ﷺ s’est levé avec moi…” Le hadith.8
Il est interdit au fidèle en retraite d’avoir des rapports conjugaux et leurs préliminaires comme les baisers et les attouchements par désir, en raison de la parole d’Allah, Exalté soit-Il : “N’ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite dans les mosquées.” Quant à sa sortie de la mosquée, si c’est avec une partie de son corps, il n’y a pas de mal, conformément au hadith de ‘Aisha, qu’Allah l’agrée, qui a dit : “Le Prophète ﷺ sortait sa tête de la mosquée alors qu’il était en retraite, et je la lui lavais alors que j’étais en état de menstrues.”9 Dans une autre version : “Elle peignait le Prophète ﷺ alors qu’elle était en état de menstrues et qu’il était en retraite dans la mosquée. Elle se tenait dans sa chambre et il lui tendait sa tête.”10
Si sa sortie est avec tout son corps, elle se répartit en trois catégories :
Première : La sortie pour un besoin incontournable, naturel ou légal, comme satisfaire ses besoins, les ablutions obligatoires, le bain rituel obligatoire pour cause de Janaba (impureté majeure) ou autre, manger et boire. Cela est permis s’il n’est pas possible de l’accomplir dans la mosquée. Dans le cas contraire, non. Par exemple, si la mosquée dispose de sanitaires où il peut satisfaire ses besoins et se laver, ou s’il a quelqu’un qui lui apporte à manger et à boire, alors il ne sort pas, la nécessité n’étant pas avérée.
Deuxième : La sortie pour un acte d’obéissance qui ne lui est pas obligatoire, comme rendre visite à un malade ou assister à des funérailles et autres cas similaires. Il ne l’accomplit pas sauf s’il en a posé la condition au début de sa retraite. Par exemple, s’il a un malade qu’il doit visiter ou dont il craint le décès, et qu’il pose cette condition au commencement de sa retraite, alors il n’y a pas de mal.
Troisième : La sortie pour quelque chose qui contredit la retraite spirituelle, comme sortir pour vendre et acheter, avoir des rapports avec sa famille ou les toucher, et cas analogues. Il ne l’accomplit ni avec condition ni sans condition, car cela contredit la retraite et s’oppose à sa finalité. »11
Parmi ce qui distingue ces dix nuits et fait leur privilège : elles renferment la Nuit du Destin. Il ﷺ a dit : « Recherchez la Nuit du Destin dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. »12 Le propos sur cette nuit bénie, ses mérites, l’importance de la saisir et de ne pas la dilapider, viendra dans le prochain article, si Allah le veut.
Ô Allah, donne-nous la grâce d’accomplir ce qui Te satisfait durant ces dix nuits, scelle notre mois par les œuvres pieuses, et agrée-les de nous, ô le plus Généreux des généreux.
Écrit par : Cheikh ‘Abd Al Razzaq Al Badr
Traduit par : Azwaw Abu ‘Abd Al Razzaq
Rapporté par Muslim (1175) et l’Imam Ahmad (24409). ↩︎
Rapporté par Al Bukhari (2024) et Muslim (1174), la formulation est celle d’Al Bukhari. ↩︎
[NDT] Le Prophète ﷺ délaissait durant ces nuits ce qu’Allah lui avait rendu licite pour se tourner tout entier vers l’adoration : c’est que l’entretien intime avec Allah procure au cœur un plaisir qui fait oublier tous les autres. Abu Sulayman Al Darani, qu’Allah lui fasse miséricorde, disait : « Les gens de la nuit trouvent dans leur nuit plus de délice que les gens du divertissement dans leur divertissement. Et n’eût été la nuit, je n’aurais pas aimé rester en ce monde. » [Lata’if Al Ma’arif (p. 117)] Ce délaissement n’est pas un renoncement austère mais une substitution : le cœur qui goûte à la proximité divine n’éprouve plus le besoin de ce qu’il a quitté. C’est ce que Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya, qu’Allah lui fasse miséricorde, désignait par cette parole : « Il y a en ce monde un paradis : celui qui n’y entre pas n’entrera pas au Paradis de l’au-delà. » Ce paradis, c’est précisément celui que le Prophète ﷺ recherchait dans ses nuits de veille et de Munajat, et c’est celui que tout fidèle peut entrevoir lorsqu’il se lève dans les dix dernières nuits pour prier et invoquer son Seigneur. Ibn Taymiyya le décrivait en ces termes : « Que peuvent me faire mes ennemis ? Mon paradis et mon jardin sont dans ma poitrine. Où que j’aille, ils m’accompagnent et ne me quittent pas. Mon emprisonnement est une retraite spirituelle, ma mise à mort un martyre, et mon expulsion de ma cité un voyage. » [Al Wabil Al Sayyib (p. 109)] Si l’emprisonnement même pouvait devenir une retraite spirituelle pour celui dont le cœur était empli de cette intimité avec Allah, combien plus les dix dernières nuits de Ramadan, où le croyant se retire volontairement dans la mosquée, sont-elles propices à savourer ce paradis intérieur. ↩︎
Fath Al Bari (4/270, sous le hadith n° 2024).
[NDT] Ibn Rajab, qu’Allah lui fasse miséricorde, a observé que dans plusieurs temps bénis, la fin surpasse le début : « Tout temps méritoire, de nuit comme de jour, a une fin plus excellente que son début, comme le jour de ‘Arafa et le jour du vendredi. Et de manière générale, la fin de la nuit et du jour est plus excellente que leur début. » [Lata’if Al Ma’arif (p. 409)] Les dix dernières nuits confirment cette observation : elles sont le couronnement de Ramadan, le moment où s’y concentrent la Nuit du Destin, la retraite spirituelle et le redoublement d’efforts du Prophète ﷺ. Comme le coureur qui réserve ses forces pour le sprint final, car c’est dans les derniers mètres que se décide l’issue de la course, le croyant qui achève Ramadan par un surcroît d’adoration scelle son mois de la plus belle des manières. Parfaire la conclusion, comme y exhorte Ibn Hajar, c’est saisir le moment où la grâce est la plus abondante. ↩︎
[NDT] La retraite pieuse ne se réduit pas à un simple séjour dans la mosquée, comme certains peuvent le croire : elle est avant tout un état du cœur. Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a démontré que le jeûne et la retraite pieuse sont deux instruments au service d’un même dessein : le jeûne purifie le cœur des excès de nourriture et de désir, la retraite le purifie des excès de fréquentation et de distraction, et c’est pourquoi Allah les a légiférés ensemble. Il a écrit : « Allah a légiféré pour eux la retraite pieuse, dont le dessein et l’esprit sont le recueillement du cœur sur Allah, Exalté soit-Il, son rassemblement sur Lui, la solitude avec Lui, la coupure de toute occupation liée aux créatures et l’occupation de Lui seul, Pureté à Lui, de sorte que Son rappel, Son amour et l’orientation vers Lui prennent la place des soucis et des pensées du cœur, qu’Il s’en empare à leur place, que le souci tout entier soit pour Lui, les pensées tout entières pour Son rappel, et la réflexion tout entière dans la quête de ce qui Le satisfait et rapproche de Lui, si bien que l’intimité avec Allah remplace l’intimité avec les créatures, le préparant ainsi à l’intimité avec Lui le jour de l’effroi dans les tombes, quand il n’aura ni compagnon ni joie sinon Lui. Tel est le dessein suprême de la retraite pieuse. » Et puisque ce dessein ne s’accomplit pleinement qu’avec le jeûne, ajoute-t-il, « la retraite a été légiférée dans les meilleurs jours de jeûne, à savoir les dix dernières nuits de Ramadan, et il n’a pas été rapporté que le Prophète ﷺ ait jamais fait la retraite sans jeûner. » [Zad Al Ma’ad (2/82)] Ibn Rajab, qu’Allah lui fasse miséricorde, a ajouté : « Celui qui fait la retraite pieuse a retenu son âme dans l’obéissance à Allah et Son rappel, il a coupé de lui-même tout ce qui l’en distrait, et s’est recueilli de son cœur et de tout son être sur son Seigneur et ce qui le rapproche de Lui, si bien qu’il ne lui reste plus de souci sinon Allah et ce qui Le satisfait. » Puis il a résumé son essence par cette formule : « Le sens de la retraite pieuse et sa réalité : couper les liens avec les créatures pour se lier au service du Créateur. » [Lata’if Al Ma’arif (p. 348)] ↩︎
Sahih Al Bukhari (2026) et Muslim (1172). ↩︎
[NDT] Les « Assises du mois de Ramadan » de Cheikh Mohammed ibn Salih Al ‘Uthaymin, qu’Allah lui fasse miséricorde, sont une compilation des allocutions que le Cheikh a dispensées durant les nuits de Ramadan. Ces assises continuent de profiter aux musulmans bien après la mort de leur auteur, et on espère que cela est le signe des œuvres qu’Allah agrée : leur bienfait ne cesse de croître avec le temps. Cheikh Al ‘Uthaymin est décédé le 15 Shawwal 1421H, quinze jours seulement après la fin de Ramadan. Durant ce dernier Ramadan, il dispensait ses cours au Haram après la prière de Tarawih et répondait aux questions des gens. La nuit du 28 Ramadan, devant sa faiblesse extrême, le médecin qui l’accompagnait exigea son transfert en unité de soins intensifs, et son fils veilla à ce que cette recommandation soit suivie : le Cheikh fut transporté dans un hôpital spécialisé à Jeddah. Dès le 29, il insista pour revenir à La Mecque malgré les supplications de ses proches de se reposer, car il lui restait une nuit de cours au Haram. Il se déplaçait désormais sur un lit, son état ne lui permettant pas autrement. Revenu à La Mecque dans cet état, il pria l’obligation et les Nawafil, puis demanda qu’on lui apporte un micro. Lorsqu’on lui lisait les questions, il profitait des pauses pour prendre des bouffées d’oxygène avec son masque, puis y répondait. Ce dernier cours fut différent des autres. Le Cheikh y dit notamment : « Cette nuit est celle du trentième de Ramadan béni de l’année 1421H, et Allah seul sait si ce sera notre dernière rencontre ce mois-ci à la Mosquée Sacrée. » Après quoi il dit à ses proches, comme l’a rapporté son fils : « Vous avez failli me priver des mérites de cette nuit. Toutes les louanges reviennent à Allah qui nous a permis de compléter le Ramadan. » Qu’Allah lui élève son rang au Paradis et le réunisse avec les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et qu’Allah préserve notre Cheikh ‘Abd Al Razzaq ibn ‘Abd Al Muhsin Al Badr, prolonge sa vie dans l’obéissance, et fasse de cette série de leçons de Ramadan, par laquelle il marche sur les pas de ses prédécesseurs, une science dont le bienfait perdure et une aumône courante qui ne tarit pas. ↩︎
Unanimement reconnu authentique : Al Bukhari (3281), Muslim (2175). ↩︎
Rapporté par Al Bukhari (2031) et Muslim (297), la formulation est celle d’Al Bukhari. ↩︎
Rapporté par Al Bukhari (2046). ↩︎
Majalis Shahr Ramadan (p. 118-119). ↩︎
Rapporté par Al Bukhari (2017).
[NDT] Les savants ont relevé une sagesse profonde dans le fait qu’Allah ait voilé cette nuit. Si les serviteurs savaient avec certitude laquelle des nuits est la Nuit du Destin, ils se contenteraient de l’adorer cette seule nuit et se diraient : « Nous avons œuvré une nuit meilleure que mille mois, Allah nous a pardonné », puis ils abandonneraient tout effort et se reposeraient sur l’espérance, ce qui les mènerait à leur perte. C’est la même sagesse qui a conduit Allah à voiler à Ses serviteurs le terme de leur vie : si l’homme à la longue existence savait quand il mourrait, il suivrait ses passions en se disant « je me repentirai à l’approche de ma mort », et Allah le priverait ainsi du bien qu’Il lui réservait. En voilant la mort, Allah maintient les cœurs dans une vigilance constante qui les pousse à persévérer dans l’effort et le repentir. Ce principe s’étend à d’autres réalités qu’Allah a voilées de la même manière : Il a caché Son agrément dans les actes d’obéissance, afin que les serviteurs aspirent à les accomplir tous. Il a caché Sa colère dans les péchés, afin qu’ils se gardent de tous. Il a caché Son Wali parmi Ses créatures, afin que nul ne soit méprisé. Il a caché Son Nom Suprême parmi Ses noms, afin qu’ils les invoquent tous. Il a caché l’heure d’exaucement du vendredi, afin qu’ils multiplient les invocations tout au long de ce jour. Et Il a caché la Nuit du Destin dans la dernière décade de Ramadan, afin qu’ils les vivifient toutes. Dans chaque cas, le voilement est un acte de miséricorde qui aiguillonne l’effort. C’est pourquoi le Prophète ﷺ ordonnait de la rechercher et non de l’attendre : la quête elle-même est une adoration. ↩︎
