Cette saison grandiose et ce noble mois sont un temps de miséricorde offert par le Seigneur des mondes à Ses serviteurs pour effacer les faux pas, pardonner les écarts et se repentir des fautes et des péchés. Comme Il est Miséricordieux, Pureté à Lui, et Clément ! Il a préparé pour Ses serviteurs tout ce qui les rapproche de Lui et les ramène vers Lui. Il a ordonné à Ses serviteurs croyants de manière absolue le repentir sincère1 en tout temps, lieu et moment, afin qu’ils obtiennent la rémission des péchés, l’absolution des écarts, l’élévation des degrés et le succès par les jardins du Paradis. Allah, Pureté à Lui, dit (dans le sens rapproché) :
« Ô vous qui avez cru ! Repentez-vous à Allah d’un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos méfaits et vous fasse entrer dans des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. » [Sourate 66, v.8]
Et Il dit, Pureté à Lui :
« Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous réussissiez. » [Sourate 24, v.31]2
Muslim rapporte dans son Sahih que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô gens ! Repentez-vous à Allah, car je me repens à Lui cent fois par jour. » Et dans une autre version : « Je demande pardon à Allah cent fois par jour. »3
Bien plus, Allah Se réjouit intensément du repentir de Son serviteur vers Lui. Muslim rapporte dans son Sahih d’après Anas ibn Malik, qu’Allah l’agrée, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah Se réjouit davantage du repentir de Son serviteur lorsqu’il se repent vers Lui que l’un d’entre vous qui était sur sa monture dans une terre déserte, puis elle lui échappa alors que s’y trouvaient sa nourriture et sa boisson. Il en désespéra et vint vers un arbre sous l’ombre duquel il s’allongea, ayant désespéré de sa monture. Tandis qu’il était ainsi, voilà qu’elle se tenait devant lui. Il prit sa bride puis dit sous l’effet de l’intense joie : “Ô Allah, Tu es mon serviteur et je suis Ton seigneur !” Il se trompa en raison de l’intense joie qui l’animait. »4
Il incombe au musulman de mesurer l’importance du repentir et son besoin impérieux de celui-ci, et de saisir également le péril des péchés et la gravité de leurs ravages sur leurs auteurs en ce monde et dans l’au-delà. Ils sont la cause des malheurs, des châtiments et des calamités. Allah, Exalté soit-Il, dit :
« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup. » [Sourate 42, v.30]
Et Il dit, Pureté à Lui :
« Que ceux qui s’opposent à son ordre prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne ou qu’un châtiment douloureux ne les frappe. » [Sourate 24, v.63]
Et Il dit, Pureté à Lui :
« Et ceux qui ont mécru ne cessent d’être frappés par une catastrophe à cause de ce qu’ils ont fait, ou celle-ci s’abat près de leur demeure, jusqu’à ce que vienne la promesse d’Allah. Certes, Allah ne manque jamais à Sa promesse. » [Sourate 13, v.31]
Y a-t-il un mal ou un fléau en ce monde et dans l’au-delà dont la cause ne soit pas les péchés et les désobéissances ? Qu’est-ce qui a noyé les habitants de la terre entière au point que l’eau submergea le sommet des montagnes ? Qu’est-ce qui a déchaîné le vent sur le peuple de Hud jusqu’à les jeter morts « tels des troncs de palmiers évidés » ? Qu’est-ce qui a envoyé le cri sur le peuple de Thamud au point de leur déchirer les cœurs dans les entrailles ? Qu’est-ce qui a retourné la cité du peuple de Lut, faisant de son haut son bas, puis leur envoya des pierres qui les anéantirent ? Qu’est-ce qui a noyé Pharaon et son peuple ? Qu’est-ce qui a englouti Qarun avec ses biens et sa famille ? Qu’est-ce qui a envoyé contre les Fils d’Israël un peuple d’une grande rigueur qui investit les demeures, puis les renvoya contre eux une seconde fois, détruisant tout ce qu’ils purent et ravageant entièrement tout ce qu’ils conquirent ?5 La cause de tout cela n’est autre que les péchés et les désobéissances. Allah, Exalté soit-Il, dit :
« Nous avons saisi chacun pour son péché : il en est sur qui Nous avons envoyé un ouragan de pierres ; il en est que le cri saisit ; il en est que Nous fîmes engloutir par la terre ; et il en est que Nous avons noyés. Allah ne leur a fait aucun tort, mais ils se sont fait tort à eux-mêmes. » [Sourate 29, v.40]
Et Il dit, Pureté à Lui :
« À cause de leurs péchés, ils ont été noyés puis jetés au Feu, et ils n’ont trouvé, en dehors d’Allah, aucun secoureur. » [Sourate 71, v.25]
Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a prononcé des paroles remarquables où il met en lumière certains des effets pernicieux des péchés, leurs préjudices accablants et leurs funestes conséquences : « La terre a frémi, le ciel s’est assombri, la corruption est apparue sur terre et sur mer par l’injustice des impies. Les bénédictions se sont taries, les biens ont décliné, les animaux sauvages ont dépéri et la vie s’est troublée à cause de la perversion des oppresseurs. La lumière du jour et l’obscurité de la nuit ont pleuré devant les œuvres viles et les actes abominables. Les nobles scribes et les anges qui se relaient se sont plaints auprès de leur Seigneur de l’abondance des turpitudes et de la prédominance des actes blâmables et des infamies. Tout cela, par Allah, annonce un torrent de châtiment dont les nuages se sont amoncelés, et présage une nuit d’épreuves dont les ténèbres se sont épaissies. Écartez-vous du chemin de ce torrent par un repentir sincère tant que le repentir est possible et que sa porte demeure ouverte. C’est comme si vous voyiez la porte qui se ferme, le gage qui est échu, l’aile qui est entravée.6 “Et ceux qui ont été injustes sauront bientôt quel retournement ils subiront.” [Sourate 26, v.227] Rachète-toi aujourd’hui, car le marché est ouvert, le prix est disponible et les marchandises sont bon marché. Viendra un jour, sur ce marché et ces marchandises, où tu n’y obtiendras ni peu ni beaucoup. “C’est le jour du préjudice mutuel” [Sourate 64, v.9], “Le jour où l’injuste se mordra les mains” [Sourate 25, v.27]. »7
Pourtant, nombre de gens sont dominés par les distractions, les tentations et les futilités qui sont devenues pour eux un obstacle et une pierre d’achoppement face au repentir et au retour vers Allah. Ils passent leurs matins et leurs soirs dans le faste et l’opulence, la prodigalité et la dissipation, le jeu et les veillées, le sommeil et la paresse, l’injustice, la dépravation et la tyrannie.8 Le mois de Ramadan représente une occasion pour ces insouciants de se repentir sincèrement et de se tourner vers Allah. Si l’âme ne s’ébranle pas en cette saison grandiose vers le repentir, quand s’ébranlera-t-elle ? Et si le serviteur ne se tourne pas vers Allah en ce mois béni, quand le fera-t-il ? Allah ﷻ a ouvert la porte du repentir à Ses serviteurs et a promis de l’agréer. Allah, Exalté soit-Il, dit :
« Et c’est Lui qui accepte le repentir de Ses serviteurs et pardonne les méfaits. » [Sourate 42, v.25]
Et il ﷺ a dit : « Certes Allah ﷻ étend Sa main la nuit pour que le pécheur du jour se repente, et Il étend Sa main le jour pour que le pécheur de la nuit se repente, jusqu’à ce que le soleil se lève de l’ouest. »9
Que les négligents et les défaillants saisissent donc le mois du pardon par un repentir sincère en remplissant ses conditions. Elles sont au nombre de trois, et si l’une d’elles fait défaut, le repentir n’est pas valide10 :
Premièrement : Cesser complètement le péché. Son signe est l’abandon immédiat du péché.
Deuxièmement : Regretter de l’avoir commis. Son signe est une longue affliction pour ce qui est passé.
Troisièmement : Prendre la ferme résolution de ne jamais y revenir. Son signe est de rattraper ce qui est passé et de rectifier ce qui est à venir.
Si le péché porte atteinte au droit d’autrui, une quatrième condition s’ajoute : s’acquitter devant Allah de ce droit en le restituant à son détenteur ou en sollicitant son pardon.
Ô Allah, nous nous sommes fait beaucoup de tort à nous-mêmes, et nul ne pardonne les péchés sinon Toi. Pardonne-nous d’un pardon de Ta part et agrée notre repentir, Tu es certes l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux.
Écrit par : Cheikh ‘Abd Al Razzaq Al Badr
Traduit par : Azwaw Abu ‘Abd Al Razzaq
[NDT] Al Baghawi rapporte de ‘Umar, Ubayy et Mu’adh, qu’Allah les agrée, qu’ils ont dit au sujet du repentir sincère (Tawbah Nasuh) : « C’est que le serviteur se repente du péché puis n’y revienne jamais, tout comme le lait ne retourne jamais dans le pis. » [Al Adab Al Shar’iyya d’Ibn Muflih (1/86)]. L’origine du terme Nasuh (نصوح) vient de la pureté : on dit « un miel Nasih » lorsqu’il est purifié de la cire. Ibn Taymiyya, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La Tawbah Nasuh est celle qui est purifiée de toute tromperie. Et lorsqu’elle est ainsi, elle est ferme, car le serviteur ne retourne au péché qu’en raison de résidus dans son âme. Lorsque le doute et le désir quittent son cœur, il ne retourne plus au péché. Telle est la Tawbah Nasuh, et elle est obligatoire comme Allah l’a ordonné. Et si le serviteur se repent puis retombe dans le péché, Allah accepte sa première repentance ; puis s’il retombe, il mérite le châtiment ; et s’il se repent de nouveau, Allah accepte son repentir. Il n’est pas permis au musulman qui s’est repenti puis a rechuté de persister, mais qu’il se repente, même s’il rechute cent fois par jour. » [Majmu’ Al Fatawa (18/58)]. La racine Nasaha (نصح) signifie aussi « coudre un vêtement » : le Nisah (النصاح) est le fil, le Nasih (الناصح) le tailleur et le Minsah (المنصح) l’aiguille [Islah Al Mantiq (p. 271)]. Al Qurtubi, qu’Allah lui fasse miséricorde, a expliqué le lien entre la couture et le repentir sous deux aspects : « Le premier est que c’est une repentance qui a consolidé et affermi son obéissance, tout comme le tailleur consolide et affermit le vêtement par sa couture. Le second est qu’elle a réuni le serviteur avec les alliés d’Allah et l’a rattaché à eux, tout comme le tailleur assemble le vêtement et joint ses parties les unes aux autres. » [Tafsir Al Qurtubi (18/199)]. ↩︎
[NDT] Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a commenté ce verset : « Il se trouve dans une sourate médinoise. Allah S’y est adressé aux gens de foi, à l’élite de Sa création, pour qu’ils se repentent vers Lui après leur foi, leur endurance, leur émigration et leur combat. Puis Il a lié la réussite au repentir comme on lie l’effet à sa cause, et Il a employé la particule La’alla (peut-être) qui exprime l’espérance, signifiant que si vous vous repentez, vous serez en espérance de réussite. Nul n’espère la réussite sinon les repentants, qu’Allah fasse de nous des leurs ! » [Madarij Al Salikin (1/274-275)]. Si tel est l’appel adressé aux meilleurs de cette communauté, dont la foi et les actions ne sauraient être égalées, que dire de nous. ↩︎
Rapporté par Muslim (2702). ↩︎
Sahih Muslim (2747).
[NDT] Yahya ibn Mu’adh, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le repentant possède une fierté qu’aucune autre fierté n’égale : la joie d’Allah à son repentir. » [Hilyat Al Awliya’ (10/59)]. Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Parmi les effets du repentir : Allah, Pureté à Lui, aime le repentant et Se réjouit de son repentir de la plus grande joie. Et puisque la rétribution est de même nature que l’œuvre, qu’il n’oublie pas la joie qu’il obtiendra lors du repentir sincère (Tawbah Nasuh). Et médite comment tu trouves le cœur danser de joie sans que tu en connaisses la cause. Cela, seul le cœur vivant le ressent. Quant au cœur mort, il ne connaît la joie qu’en obtenant le péché, et n’en connaît pas d’autre. » [Miftah Dar Al Sa’ada (2/832-833)]. ↩︎
[NDT] L’auteur fait référence aux versets de la sourate Al Isra : « Et Nous avions décrété pour les Fils d’Israël dans le Livre : “Vous sèmerez par deux fois la corruption sur terre et vous vous enorgueillirez d’un grand orgueil. Lorsque vint l’accomplissement de la première, Nous envoyâmes contre vous des serviteurs à Nous, doués d’une force terrible, qui pénétrèrent au cœur des demeures. Et c’était une promesse accomplie.” » [Sourate 17, v.4-5]. Ibn Kathir, qu’Allah lui fasse miséricorde, dit : « Ils s’étaient rebellés et avaient tué un grand nombre de prophètes et de savants. Allah lança contre eux leur ennemi, qui s’empara de leur territoire, sillonna leurs demeures, les humilia et les soumit, en juste rétribution. » Et au sujet de « qui pénétrèrent au cœur des demeures » : « C’est-à-dire qu’ils s’emparèrent de vos contrées et sillonnèrent vos demeures, allant et venant en toute liberté, sans craindre personne. » Puis Allah leur rendit la souveraineté (« Puis Nous vous redonnâmes le dessus sur eux » [Sourate 17, v.6]), mais lorsqu’ils recommencèrent la corruption : « Et pour qu’ils entrent dans le lieu de prière comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu’ils détruisent entièrement ce dont ils se sont emparés » [Sourate 17, v.7]. Ibn Kathir précise : « De nombreuses traditions israélites ont été rapportées à ce sujet. Je n’ai pas jugé bon d’allonger le livre en les mentionnant, car parmi elles il y en a de forgées par leurs hérétiques, et d’autres qui pourraient être authentiques, mais nous n’en avons pas besoin, et louange à Allah. Ce qu’Allah nous a relaté dans Son Livre nous suffit. » [Tafsir Ibn Kathir (8/437-438)]. ↩︎
[NDT] Ibn Al Qayyim emploie trois métaphores pour exprimer l’urgence du repentir avant qu’il ne soit trop tard : « la porte qui se ferme » désigne la porte du repentir, qui se ferme pour l’individu par la mort et pour l’humanité par le lever du soleil de l’ouest, comme le dit Allah : « Le repentir n’est point destiné à ceux qui font de mauvaises actions jusqu’au moment où la mort se présente à l’un d’eux et qui s’écrie : “Certes, je me repens maintenant” » [Sourate 4, v.18] ; « le gage qui est échu » signifie que le créancier gagiste en est devenu propriétaire, c’est-à-dire que l’âme mise en gage pour ses œuvres est définitivement perdue pour celui qui n’a pas su la racheter par le repentir, comme le dit Allah : « Chaque âme est otage de ce qu’elle a acquis » [Sourate 74, v.38] ; « l’aile qui est entravée » est l’image de l’oiseau dont l’aile est prise au piège et qui ne peut plus s’envoler, c’est-à-dire que la mort saisira brusquement le serviteur et lui retirera toute capacité d’œuvrer, comme le dit Allah : « Lorsque la mort vient à l’un d’eux, il dit : “Mon Seigneur ! Fais-moi revenir afin que je fasse du bien dans ce que j’ai délaissé.” Jamais ! » [Sourate 23, v.99-100]. ↩︎
Al Fawa’id (p. 65-66).
[NDT] Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, précise les voies par lesquelles le serviteur se purifie de ses péchés avant qu’il ne soit trop tard : « Les gens qui commettent des péchés ont trois grands fleuves par lesquels ils se purifient en ce monde. Et si ceux-ci ne suffisent pas à les purifier, ils seront purifiés dans le fleuve de l’Enfer au Jour de la Résurrection : le fleuve de la Tawbah Nasuh, le fleuve des bonnes actions qui submergent les péchés et les enveloppent, et le fleuve des grandes épreuves qui expient. Lorsqu’Allah veut du bien pour Son serviteur, Il le fait entrer dans l’un de ces trois fleuves, de sorte qu’il arrive au Jour de la Résurrection pur et purifié, sans avoir besoin du quatrième fleuve. » [Madarij Al Salikin (1/481)]. ↩︎
[NDT] Ibn Rajab, qu’Allah lui fasse miséricorde, a rapporté la parole de certains Salafs : « Soyez le matin des repentants et le soir des repentants. » Puis il a commenté : « Cela indique que le croyant ne devrait passer ni un matin ni un soir sans être en état de repentir, car il ne sait pas quand la mort le surprendra, le matin ou le soir. Quiconque passe son matin ou son soir sans s’être repenti est en danger, car il risque de rencontrer Allah sans repentir et d’être rassemblé parmi les injustes. Allah dit : “Et ceux qui ne se repentent pas, ceux-là sont les injustes.” [Sourate 49, v.11] » [Lataïf Al Ma’arif (p. 737)]. ↩︎
Sahih Muslim (2759). ↩︎
[NDT] Chacune des trois conditions correspond à une dimension temporelle : le regret porte sur le passé, l’abandon du péché sur le présent, et la résolution ferme sur l’avenir. Al Nawawi, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le repentir est le plus important des fondements de l’islam, et il est la première des stations de ceux qui cheminent sur la voie de l’au-delà. » [Sharh Sahih Muslim (17/25)]. C’est sans doute pour cela qu’il a placé dans son célèbre recueil Riyad Al Salihin le chapitre du repentir juste après celui de la sincérité, qui est la base de toute action acceptée. Ibn Al Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La station du repentir est la première des stations, celle du milieu et la dernière. Le serviteur ne la quitte jamais et ne cesse d’y demeurer jusqu’à la mort. S’il voyage vers une autre station, il voyage avec elle et s’y installe avec elle. Le repentir est le commencement du serviteur et sa fin, et son besoin de celui-ci à la fin est aussi impérieux qu’au commencement. » [Madarij Al Salikin (1/274)]. ↩︎
