<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Posts on Tawhid First</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/post/</link><description>Recent content in Posts on Tawhid First</description><generator>Hugo -- gohugo.io</generator><language>fr-fr</language><lastBuildDate>Tue, 17 Mar 2026 00:00:00 +0000</lastBuildDate><atom:link href="https://www.tawhidfirst.fr/post/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>L'acquittement de la Zakat et l'aumône</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/lacquittement-de-la-zakat-et-laumone/</link><pubDate>Tue, 17 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/lacquittement-de-la-zakat-et-laumone/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/lacquittement-de-la-zakat-et-laumone/image.jpg" alt="Featured image of post L'acquittement de la Zakat et l'aumône" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ramadan est le mois des bienfaits, des bénédictions et des actes d&amp;rsquo;obéissance. C&amp;rsquo;est le mois du jeûne, le mois de la prière et de la prière nocturne, le mois du rappel et de la récitation du Coran, le mois de la générosité, de la noblesse, de la Zakat, de l&amp;rsquo;aumône, de la piété et de la bienfaisance. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ était le plus généreux des hommes, et sa générosité redoublait pendant Ramadan. Le jeûne entretient en effet un lien étroit avec la dépense et l&amp;rsquo;aumône : lorsque les riches s&amp;rsquo;abstiennent durant une période déterminée de nourriture et de boisson par obéissance à Allah, qu&amp;rsquo;ils endurent l&amp;rsquo;ardeur de la faim et la douleur de la soif, cela les amène à se souvenir de leurs frères musulmans qui endurent ces souffrances tout au long de l&amp;rsquo;année ou la majeure partie de celle-ci. Allah jette alors la miséricorde dans leurs cœurs envers leurs frères, et leurs âmes consentent à donner et à dépenser leurs biens, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse de la Zakat obligatoire ou des aumônes et dépenses recommandées dans toutes les voies du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;agissant de la Zakat, Allah a imposé aux croyants possédant des biens qui y sont assujettis une aumône versée aux nécessiteux parmi eux et aux œuvres d&amp;rsquo;utilité publique, comme Il l&amp;rsquo;a dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Les aumônes ne sont destinées qu&amp;rsquo;aux pauvres, aux indigents, à ceux qui y travaillent, à ceux dont les cœurs sont à gagner, à l&amp;rsquo;affranchissement des jougs, aux endettés, dans le sentier d&amp;rsquo;Allah et au voyageur démuni. C&amp;rsquo;est une obligation de la part d&amp;rsquo;Allah. Et Allah est Omniscient et Sage. » [Sourate 9, v.60]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Coran renferme de nombreux versets ordonnant de s&amp;rsquo;acquitter de la Zakat et de dépenser ce qu&amp;rsquo;Allah a accordé comme subsistance, louant les donateurs et ceux qui font l&amp;rsquo;aumône, évoquant leur rétribution. Les hadiths du Prophète ﷺ à ce sujet sont venus en nombre considérable. Il a détaillé les biens soumis à la Zakat : le bétail, les céréales, les fruits, les monnaies et les biens destinés au commerce. Il en a précisé les seuils d&amp;rsquo;imposition et la quotité due, et a rappelé la menace sévère contre celui qui s&amp;rsquo;en abstient. Les musulmans s&amp;rsquo;accordent sur le fait que la foi, la religion et l&amp;rsquo;Islam de celui qui la délaisse en sont diminués, et n&amp;rsquo;ont divergé que sur la question de savoir si celui qui l&amp;rsquo;abandonne devient mécréant ou non. La Zakat, l&amp;rsquo;aumône et la bienfaisance recèlent des bienfaits multiples, essentiels et complémentaires, tant religieux que mondains :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ceux-ci : elle compte parmi les plus grands rites de la religion et les plus éclatantes preuves de la foi. Le Prophète ﷺ a dit : « L&amp;rsquo;aumône est une preuve »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, c&amp;rsquo;est-à-dire une preuve attestant la foi de celui qui la donne, sa religion et son amour pour Allah, puisqu&amp;rsquo;il a offert généreusement pour Allah un bien pourtant si cher aux âmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ceux-ci également : elle purifie et fait fructifier celui qui donne, celui qui reçoit et le bien dont elle est prélevée. Quant à la purification du donateur, elle épure son caractère et le débarrasse de l&amp;rsquo;avarice, de la cupidité et des mœurs viles. Elle cultive ses qualités de sorte qu&amp;rsquo;il se pare des vertus des généreux, des bienfaisants et des reconnaissants, car elle est l&amp;rsquo;une des plus hautes formes de reconnaissance envers Allah, et la reconnaissance s&amp;rsquo;accompagne toujours d&amp;rsquo;un surcroît. Elle accroît aussi sa rétribution et sa récompense, car la Zakat et la dépense sont multipliées maintes fois selon la foi de celui qui donne, sa sincérité, l&amp;rsquo;utilité de son don et sa pertinence. Elle dilate la poitrine, réjouit l&amp;rsquo;âme et éloigne du serviteur quantité d&amp;rsquo;épreuves et de maux. Que de grâces religieuses et mondaines elle a attirées, que de malheurs, d&amp;rsquo;adversités et de maladies elle a repoussés, que de douleurs elle a allégées, que d&amp;rsquo;inimitiés elle a dissipées pour laisser place à l&amp;rsquo;affection et à l&amp;rsquo;amitié, que d&amp;rsquo;invocations exaucées elle a suscitées de la part de cœurs sincères !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fait aussi fructifier le bien dont elle est prélevée, car elle le préserve des fléaux et y fait descendre la bénédiction divine. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Jamais une aumône n&amp;rsquo;a diminué un bien »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, bien au contraire, elle l&amp;rsquo;augmente. Le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et toute chose que vous dépensez, Il la remplace, et Il est le Meilleur des pourvoyeurs. » [Sourate 34, v.39]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux Sahihs, le Prophète ﷺ a dit : « Il n&amp;rsquo;est pas un jour où les serviteurs se réveillent sans que deux anges ne descendent. L&amp;rsquo;un dit : &amp;ldquo;Ô Allah, accorde à celui qui dépense une compensation&amp;rdquo;, et l&amp;rsquo;autre dit : &amp;ldquo;Ô Allah, accorde à celui qui retient une perte.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La réalité en témoigne : on ne trouve guère un croyant qui s&amp;rsquo;acquitte de la Zakat et dépense à bon escient sans qu&amp;rsquo;Allah ne fasse descendre la bénédiction sur ses biens et ne lui ouvre les voies de la subsistance. Muslim rapporte dans son Sahih, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Un homme se trouvait dans une terre aride lorsqu&amp;rsquo;il entendit une voix dans un nuage dire : &amp;ldquo;Arrose le jardin d&amp;rsquo;untel.&amp;rdquo; Le nuage se déplaça et déversa son eau sur un champ de pierres noires. Un canal recueillit alors toute cette eau. L&amp;rsquo;homme suivit l&amp;rsquo;eau et trouva un homme debout dans son jardin, détournant l&amp;rsquo;eau avec sa bêche. Il lui dit : &amp;ldquo;Ô serviteur d&amp;rsquo;Allah, quel est ton nom ?&amp;rdquo; L&amp;rsquo;homme répondit : &amp;ldquo;Untel&amp;rdquo;, le nom même qu&amp;rsquo;il avait entendu dans le nuage. L&amp;rsquo;homme du jardin lui dit : &amp;ldquo;Ô serviteur d&amp;rsquo;Allah, pourquoi me demandes-tu mon nom ?&amp;rdquo; Il répondit : &amp;ldquo;J&amp;rsquo;ai entendu une voix dans le nuage dont voici l&amp;rsquo;eau dire : &amp;lsquo;Arrose le jardin d&amp;rsquo;untel&amp;rsquo;, citant ton nom. Que fais-tu de ce jardin ?&amp;rdquo; Il répondit : &amp;ldquo;Puisque tu me le demandes, j&amp;rsquo;observe ce qu&amp;rsquo;il produit : j&amp;rsquo;en donne le tiers en aumône, j&amp;rsquo;en mange le tiers avec ma famille, et j&amp;rsquo;en réinvestis le tiers.&amp;rdquo; » Dans une autre version : « Et j&amp;rsquo;en consacre le tiers aux indigents, aux mendiants et au voyageur démuni. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à son bienfait pour celui qui reçoit, Allah Très-Haut a ordonné de la verser aux nécessiteux parmi les pauvres, les indigents, les endettés, pour l&amp;rsquo;affranchissement des jougs, et pour les intérêts dont les musulmans ont besoin, à la lumière du verset précédent. Dès lors qu&amp;rsquo;elle est placée là où il convient, les besoins et les nécessités sont comblés, les pauvres s&amp;rsquo;enrichissent ou voient leur dénuement s&amp;rsquo;alléger, et les intérêts publics utiles sont assurés. Quel bienfait est plus grand et plus noble que celui-ci ! Si les riches s&amp;rsquo;acquittaient de la Zakat de leurs biens et qu&amp;rsquo;elle était distribuée à bon droit, les intérêts religieux et mondains seraient établis, les nécessités disparaîtraient, les maux de la pauvreté seraient repoussés, et ce serait le plus puissant rempart et la plus solide digue contre les agissements des corrupteurs. C&amp;rsquo;est pourquoi la Zakat figure parmi les plus grandes beautés de l&amp;rsquo;Islam, par les bienfaits et les profits qu&amp;rsquo;elle procure et les préjudices qu&amp;rsquo;elle repousse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ce qui a été rapporté au sujet du châtiment de celui qui refuse la Zakat, la parole du Très-Haut :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ceux qui thésaurisent l&amp;rsquo;or et l&amp;rsquo;argent et ne les dépensent pas dans le sentier d&amp;rsquo;Allah, annonce-leur un châtiment douloureux. Le jour où ils seront portés à incandescence dans le feu de l&amp;rsquo;Enfer et qu&amp;rsquo;on en marquera leurs fronts, leurs flancs et leurs dos : &amp;ldquo;Voici ce que vous thésaurisiez pour vous-mêmes. Goûtez donc ce que vous thésaurisiez !&amp;rdquo; » [Sourate 9, v.34-35]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari rapporte d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Celui à qui Allah a donné des biens et qui ne s&amp;rsquo;acquitte pas de leur Zakat, ses biens prendront au Jour de la Résurrection la forme d&amp;rsquo;un serpent à la tête pelée pourvu de deux excroissances [remplies de venin]. Il s&amp;rsquo;enroulera autour de son cou au Jour de la Résurrection, puis le saisira par les deux mâchoires et lui dira : &amp;ldquo;Je suis ton bien, je suis ton trésor.&amp;rdquo; » Puis il récita : « Que ceux qui thésaurisent ce qu&amp;rsquo;Allah leur a accordé de Sa grâce ne pensent point que cela soit un bien pour eux, c&amp;rsquo;est au contraire un mal pour eux. Ce qu&amp;rsquo;ils ont thésaurisé leur sera attaché au cou au Jour de la Résurrection. » [Sourate 3, v.180]&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu&amp;rsquo;Allah accorde au serviteur la grâce de s&amp;rsquo;acquitter de sa Zakat ou de faire l&amp;rsquo;aumône dans Son sentier, qu&amp;rsquo;il prenne garde à l&amp;rsquo;ostentation, à la quête de renommée, au rappel du bienfait et au tort causé, car cela annule la récompense et peut y substituer un fardeau. Le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ô vous qui avez cru ! N&amp;rsquo;annulez pas vos aumônes par le rappel du bienfait et le tort causé. » [Sourate 2, v.264]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre une richesse qui ne nous rapproche pas de Toi. Nous Te demandons la purification de nos âmes et de nos cœurs de l&amp;rsquo;avarice, de la cupidité et de toutes les maladies des cœurs. Nous Te demandons d&amp;rsquo;inscrire pour ceux qui dépensent et font l&amp;rsquo;aumône leur récompense et de leur accorder une rétribution généreuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Muslim (223).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Muslim (2588).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari (1442), Muslim (1010).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Muslim (2984).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari (1403).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>L'enchaînement des shayatins pendant Ramadan</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/lenchainement-des-shayatins-pendant-ramadan/</link><pubDate>Sun, 15 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/lenchainement-des-shayatins-pendant-ramadan/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/lenchainement-des-shayatins-pendant-ramadan/image.jpg" alt="Featured image of post L'enchaînement des shayatins pendant Ramadan" /&gt;&lt;p&gt;Parmi les particularités du mois béni de Ramadan figure l&amp;rsquo;enchaînement des shayatins et des rebelles parmi les djinns. Al Bukhari et Muslim rapportent d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Lorsque Ramadan arrive, les portes du Paradis sont ouvertes, les portes de l&amp;rsquo;Enfer sont fermées et les shayatins sont enchaînés. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ahmad et Al Nassaï rapportent d&amp;rsquo;après Anas ibn Malik que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Voici Ramadan qui est venu à vous. Les portes du Paradis y sont ouvertes, les portes du Feu y sont fermées et les shayatins y sont enchaînés. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Al Tirmidhi et Ibn Majah rapportent d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Dès la première nuit du mois de Ramadan, les shayatins et les rebelles parmi les djinns&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; sont enchaînés, les portes du Feu sont fermées sans qu&amp;rsquo;aucune n&amp;rsquo;en soit ouverte, et les portes du Paradis sont ouvertes sans qu&amp;rsquo;aucune n&amp;rsquo;en soit fermée. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les shayatins sont enchaînés, et cet enchaînement affaiblit leur force et leur action. Ils ne peuvent plus accomplir durant Ramadan ce qu&amp;rsquo;ils perpétraient en temps ordinaire. Il n&amp;rsquo;a pas dit qu&amp;rsquo;ils étaient tués ni qu&amp;rsquo;ils étaient morts, mais qu&amp;rsquo;ils étaient &amp;ldquo;enchaînés&amp;rdquo;. Or le shaytan enchaîné peut encore nuire, mais cela demeure moindre et plus faible que ce qui survient en dehors de Ramadan. Cela dépend de la perfection ou de l&amp;rsquo;imperfection du jeûne : celui dont le jeûne est parfait repousse le shaytan d&amp;rsquo;une manière que ne permet pas un jeûne imparfait. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de gens aujourd&amp;rsquo;hui ignorent ou feignent d&amp;rsquo;ignorer la réalité du shaytan. Ils ne mesurent pas l&amp;rsquo;ampleur de ses ruses et de son inimitié envers les fils d&amp;rsquo;Adam, ni son acharnement à les bannir de la miséricorde et de l&amp;rsquo;agrément d&amp;rsquo;Allah pour les précipiter dans Sa réprobation, Sa colère et Son Feu. Allah ﷻ a dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Le shaytan est pour vous un ennemi, prenez-le donc pour ennemi. Il ne fait qu&amp;rsquo;appeler ses partisans à devenir des gens de la Fournaise. » [Sourate 35, v.6]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette hostilité est permanente, elle ne cessera qu&amp;rsquo;au Jour de la Résurrection. Quiconque, durant ce noble mois, s&amp;rsquo;adonne à autre chose que l&amp;rsquo;obéissance à Allah, se livrant aux péchés et aux fautes, aux divertissements et aux jeux, aux veillées futiles, aux commérages, au visionnage de chaînes satellites et de leurs poisons, celui-là, le shaytan l&amp;rsquo;a atteint et a obtenu de lui ce qu&amp;rsquo;il convoitait. Ses ruses sont quasi illimitées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, en a mentionné un grand nombre dans son ouvrage Ighathatu Al Lahfan, des stratagèmes par lesquels il a piégé les serviteurs d&amp;rsquo;Allah : « Parmi ses ruses envers l&amp;rsquo;homme : il l&amp;rsquo;engage dans des voies où il lui fait miroiter son intérêt, puis le conduit vers des issues où se trouve sa perdition. Il l&amp;rsquo;abandonne alors, le livre à son sort, et se tient là, jubilant de son malheur, se gaussant de lui. Il lui ordonne le vol, la fornication et le meurtre, puis le dénonce et l&amp;rsquo;expose à l&amp;rsquo;opprobre. Allah ﷻ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Lorsque le shaytan leur embellit leurs actions et dit : &amp;ldquo;Nul parmi les hommes ne peut vous vaincre aujourd&amp;rsquo;hui, et je suis votre protecteur.&amp;rdquo; Puis quand les deux groupes furent en vue l&amp;rsquo;un de l&amp;rsquo;autre, il tourna les talons et dit : &amp;ldquo;Je vous désavoue. Je vois ce que vous ne voyez pas. Je crains Allah, et Allah est dur en châtiment.&amp;rdquo; » [Sourate 8, v.48]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il apparut en effet aux polythéistes, lors de leur sortie vers Badr, sous l&amp;rsquo;apparence de Suraqa ibn Malik et leur dit : &amp;ldquo;Je me porte garant de la part des Banu Kinana qu&amp;rsquo;ils ne s&amp;rsquo;en prendront pas à vos familles et à vos enfants.&amp;rdquo; Mais lorsque l&amp;rsquo;ennemi d&amp;rsquo;Allah aperçut les armées d&amp;rsquo;Allah, les anges descendus pour secourir Son Messager, il prit la fuite et les abandonna, comme l&amp;rsquo;a dit Hassan :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il les a leurrés par ses tromperies puis les a livrés, car le perfide est bien trompeur envers quiconque s&amp;rsquo;allie à lui&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il en fit de même avec le moine qui tua la femme et son enfant : il lui commanda d&amp;rsquo;abord la fornication, puis le meurtre, puis le dénonça auprès de la famille de la femme en leur révélant son forfait. Ensuite, il lui enjoignit de se prosterner devant lui, et lorsque le moine s&amp;rsquo;exécuta, il s&amp;rsquo;enfuit et l&amp;rsquo;abandonna. C&amp;rsquo;est à propos de cela qu&amp;rsquo;Allah ﷻ a révélé :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Il en est comme du shaytan lorsqu&amp;rsquo;il dit à l&amp;rsquo;homme : &amp;ldquo;Mécrois !&amp;rdquo; Puis quand celui-ci a mécru, il dit : &amp;ldquo;Je te désavoue. Je crains Allah, Seigneur des mondes.&amp;rdquo; » [Sourate 59, v.16]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce passage ne concerne pas exclusivement celui dont l&amp;rsquo;histoire est rapportée : il est général et s&amp;rsquo;applique à quiconque obéit au shaytan lorsqu&amp;rsquo;il lui ordonne la mécréance sous prétexte de le soutenir et de satisfaire son besoin. Car il se désavoue de lui et le livre à son sort, tout comme il se désavoue de l&amp;rsquo;ensemble de ses alliés dans le Feu en leur disant :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Je renie ce en quoi vous m&amp;rsquo;avez associé auparavant. » [Sourate 14, v.22]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il les a ainsi menés vers les pires issues, puis s&amp;rsquo;est totalement désavoué d&amp;rsquo;eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les ruses de l&amp;rsquo;ennemi d&amp;rsquo;Allah ﷻ : il effraie les croyants par ses soldats et ses alliés, pour qu&amp;rsquo;ils ne les combattent pas, ne leur enjoignent pas le bien et ne leur interdisent pas le mal. C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;un de ses stratagèmes les plus redoutables contre les gens de foi. Allah ﷻ nous en a informés en disant :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« C&amp;rsquo;est le shaytan qui vous fait peur de ses alliés. Ne les craignez donc pas, mais craignez-Moi si vous êtes croyants. » [Sourate 3, v.175]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Selon l&amp;rsquo;unanimité des exégètes, le sens est : il vous fait peur par ses alliés. Qatadah a dit : &amp;ldquo;Il les magnifie dans vos poitrines. C&amp;rsquo;est pourquoi Il a dit : &amp;lsquo;Ne les craignez donc pas, mais craignez-Moi si vous êtes croyants.&amp;rsquo; Plus la foi du serviteur se renforce, plus la peur des alliés du shaytan se dissipe de son cœur. Et plus sa foi s&amp;rsquo;affaiblit, plus sa peur d&amp;rsquo;eux grandit.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses stratagèmes également : il ensorcelle inlassablement la raison jusqu&amp;rsquo;à la piéger, et nul n&amp;rsquo;est préservé de son sortilège hormis celui qu&amp;rsquo;Allah veut préserver. Il pare aux yeux de l&amp;rsquo;homme l&amp;rsquo;acte qui lui nuit au point de lui faire croire que c&amp;rsquo;est la chose la plus profitable, et le détourne de l&amp;rsquo;acte le plus salutaire au point de lui faire croire qu&amp;rsquo;il lui est nuisible. Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah ! Combien d&amp;rsquo;êtres humains ont été éprouvés par ce sortilège ! Combien de fois il a dressé un voile entre le cœur et l&amp;rsquo;Islam, la foi et l&amp;rsquo;excellence ! Combien de fois il a paré le faux, l&amp;rsquo;a revêtu d&amp;rsquo;une apparence attrayante, enlaidi le vrai et l&amp;rsquo;a fait paraître sous un jour repoussant ! Combien de fausses monnaies il a fait briller aux yeux des connaisseurs, et combien de contrefaçons il a écoulées auprès des plus avertis ! C&amp;rsquo;est lui qui a ensorcelé les esprits au point de jeter leurs possesseurs dans des passions divergentes et des opinions dispersées, les a engagés dans tous les sentiers de l&amp;rsquo;égarement et précipités d&amp;rsquo;abîme en abîme. Il leur a embelli l&amp;rsquo;adoration des idoles, la rupture des liens de parenté, l&amp;rsquo;enfouissement des filles vivantes et le mariage avec les mères, et leur a promis le triomphe au Paradis malgré la mécréance, la perversité et la désobéissance. Il leur a présenté l&amp;rsquo;association sous l&amp;rsquo;apparence de la vénération, la négation des attributs du Seigneur ﷻ, de Son élévation sur Son Trône et de Sa parole dans Ses Livres sous le couvert de la transcendance, l&amp;rsquo;abandon de l&amp;rsquo;injonction au bien et de l&amp;rsquo;interdiction du mal sous le couvert de la complaisance et de l&amp;rsquo;amabilité envers les gens, en invoquant Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Occupez-vous de vous-mêmes. » [Sourate 5, v.105]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il leur a aussi présenté le détournement de ce qu&amp;rsquo;a apporté le Messager ﷺ sous le couvert du conformisme aveugle et de la suffisance de la parole de ceux qui seraient plus savants qu&amp;rsquo;eux, et l&amp;rsquo;hypocrisie et la complaisance en matière de religion sous le couvert de la sagesse pragmatique par laquelle le serviteur s&amp;rsquo;intègre parmi les gens. C&amp;rsquo;est lui le compagnon des deux parents lorsqu&amp;rsquo;il les fit sortir du Paradis, le compagnon de Qabil lorsqu&amp;rsquo;il tua son frère, le compagnon du peuple de Nuh lorsqu&amp;rsquo;ils furent engloutis, du peuple de &amp;lsquo;Ad lorsqu&amp;rsquo;ils furent anéantis par le vent stérile, le compagnon du peuple de Salih lorsqu&amp;rsquo;ils furent foudroyés par le cri, le compagnon de la communauté de Lut lorsqu&amp;rsquo;elle fut ensevelie et accablée de pierres, le compagnon de Pharaon et de son peuple lorsqu&amp;rsquo;ils furent saisis d&amp;rsquo;une prise implacable, le compagnon des adorateurs du veau lorsqu&amp;rsquo;il leur advint ce qu&amp;rsquo;il leur advint, le compagnon de Quraysh lorsqu&amp;rsquo;ils furent convoqués le jour de Badr, et le compagnon de tout être perdu et éprouvé. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est donc l&amp;rsquo;ennemi dont les caractéristiques sont apparues et dont les signes et les traits se sont dévoilés : il appelle ses partisans à devenir des gens de la Fournaise et emprunte tout chemin pour y parvenir. Certains parmi les Pieux Prédécesseurs ont dit : « Allah ﷻ n&amp;rsquo;a prescrit aucun commandement sans que le shaytan n&amp;rsquo;y ait deux incitations : soit le laisser-aller et la négligence, soit l&amp;rsquo;excès et l&amp;rsquo;exagération. Peu lui importe laquelle des deux fautes il obtient du serviteur. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que chacun examine donc sa personne et ses actes : comportent-ils une réponse au shaytan et à ses pièges ? Si tel est le cas, qu&amp;rsquo;il se ressaisisse par le repentir à Allah, qu&amp;rsquo;il délaisse l&amp;rsquo;égarement et le mal où il se trouve, et qu&amp;rsquo;il déclare l&amp;rsquo;hostilité à cet ennemi acharné. Ou bien, s&amp;rsquo;il se trouve sous la protection et la sauvegarde d&amp;rsquo;Allah, qu&amp;rsquo;il Lui en rende grâce, qu&amp;rsquo;il Lui demande la constance et qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;efforce de multiplier les bonnes œuvres. Le Prophète ﷺ cherchait abondamment refuge auprès d&amp;rsquo;Allah contre le shaytan et enseignait cela à ses Compagnons :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Dis : &amp;ldquo;Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre les incitations des shayatins, et je cherche refuge auprès de Toi, Seigneur, contre leur présence auprès de moi.&amp;rdquo; » [Sourate 23, v.97-98]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le shaytan maudit, contre ses incitations, son souffle et ses insufflations&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari (3277) et Muslim (1079), la formulation est celle d&amp;rsquo;Al Bukhari.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Al Nassaï (2105), Al Musnad (13408).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le mot « rebelles » traduit l&amp;rsquo;arabe مَرَدَة (Maradah), pluriel de مَارِد (Marid). La racine م-ر-د porte un sens que le mot « rebelle » ne livre pas seul : celui du dépouillement. Les Arabes disent d&amp;rsquo;un arbre qui a perdu ses feuilles qu&amp;rsquo;il est Amrad, d&amp;rsquo;une dune qui ne fait rien pousser qu&amp;rsquo;elle est Marda&amp;rsquo;, d&amp;rsquo;un visage sans barbe qu&amp;rsquo;il est Amrad, dans chaque cas, une nudité, une mise à nu. Al Raghib Al Asfahani, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a défini le Marid comme « celui qui est dépouillé de toute vertu » (المتعرّي من الخيرات) [Al Mufradat (p. 764)], et Ibn Manzur comme « celui qui atteint le degré qui le fait sortir de l&amp;rsquo;ensemble de ce sur quoi est son espèce » [Lisan Al Arab (3/400)]. Le Marid n&amp;rsquo;est donc pas simplement un désobéissant : c&amp;rsquo;est un être dont le mal est si total qu&amp;rsquo;il ne reste en lui aucune trace de bien, comme un arbre dont les branches apparaissent à nu. Ibn Khuzayma, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a consacré un chapitre de son Sahih (3/188) à cette question. Il y rapporte une version du hadith où « les rebelles parmi les djinns » figure sans la conjonction « et », directement en apposition de « les shayatins », et non comme une catégorie supplémentaire. Il en conclut que le Prophète ﷺ a voulu dire par « les shayatins sont enchaînés » : les rebelles parmi les djinns, pas tous les shayatins, car le terme « shayatins » peut ne désigner qu&amp;rsquo;une partie d&amp;rsquo;entre eux.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Al Tirmidhi (682) et Ibn Majah (1642), la formulation est celle d&amp;rsquo;Al Tirmidhi.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa d&amp;rsquo;Ibn Taymiyya (25/246).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Al Qurtubi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a approfondi cette question dans Al Mufhim en distinguant trois cas de figure : « Les shayatins ne sont enchaînés que pour celui dont le jeûne a été préservé dans ses conditions et dont les convenances ont été observées, et quant à celui qui ne préserve pas son jeûne, le shaytan n&amp;rsquo;est pas enchaîné à son égard. Et même si nous admettons qu&amp;rsquo;ils sont enchaînés pour tout jeûneur, il ne découle pas de l&amp;rsquo;enchaînement de tous les shayatins que tout mal disparaisse, car le mal a d&amp;rsquo;autres causes que les shayatins : les âmes mauvaises, les habitudes déplorables et les shayatins parmi les hommes. Et cet enchaînement concerne la majorité des shayatins et les rebelles parmi eux, et quant à ceux qui ne sont pas des rebelles, ils ne sont pas nécessairement enchaînés. Le dessein est la diminution des maux, et cela est attesté durant le mois de Ramadan, car les maux et les turpitudes y sont peu nombreux comparé aux autres mois. » [Al Mufhim (3/136)] On a ajouté à cela que l&amp;rsquo;enchaînement lève l&amp;rsquo;excuse du pécheur, comme s&amp;rsquo;il lui était dit : « Les shayatins ont été détournés de toi, ne les invoque donc pas comme prétexte pour délaisser l&amp;rsquo;obéissance ou commettre les péchés. » [Fath Al Bari (4/114-115)] Abu Bakr Ibn Al &amp;lsquo;Arabi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a ajouté que l&amp;rsquo;enchaînement empêche les shayatins de nuire par leurs membres, mais pas d&amp;rsquo;insuffler dans les cœurs, car la Waswasa ne s&amp;rsquo;exerce ni par la main ni par le pied, et ne requiert aucun contact : c&amp;rsquo;est Allah qui crée l&amp;rsquo;effet dans le cœur du serviteur lorsque le shaytan la prononce, comme Il crée l&amp;rsquo;effet dans le corps de l&amp;rsquo;envoûté lorsque le sorcier agit, et chez celui qui est atteint du mauvais œil lorsque l&amp;rsquo;envieux porte son regard. Voir Al Masalik fi Sharh Muwatta&amp;rsquo; Malik (4/248).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Ighathatu Al Lahfan d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (1/125-128).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Al Wabilu Al Sayyib (p. 29).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Cette parole est attribuée à Makhlad ibn Al Husayn Al Azdi Al Muhallibi (mort en 191 H), qu&amp;rsquo;Abu Nu&amp;rsquo;aym a rapportée dans Al Hilyah (8/266). Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a décrit la méthode concrète du shaytan dans Al Wabilu Al Sayyib : « Il vient au cœur du serviteur et le flaire : s&amp;rsquo;il y trouve du laisser-aller, de la mollesse et du laxisme, il le prend par cette voie, le paralyse, le fait asseoir, le frappe de paresse, de nonchalance et de tiédeur, et lui ouvre la porte des interprétations accommodantes et de l&amp;rsquo;espoir fallacieux, au point que parfois le serviteur délaisse entièrement ce qui lui était ordonné. Mais s&amp;rsquo;il y trouve de la vigilance, de l&amp;rsquo;ardeur et de l&amp;rsquo;élan, et qu&amp;rsquo;il désespère de le prendre par cette porte, il lui ordonne l&amp;rsquo;effort excessif et lui fait miroiter que cela ne lui suffit pas, que son ambition est au-dessus de cela, qu&amp;rsquo;il devrait surpasser les adorateurs, ne pas dormir quand ils dorment, ne pas rompre le jeûne quand ils rompent, ne pas se relâcher quand ils se relâchent, et si l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;eux se lave les mains et le visage trois fois, toi lave-toi sept fois, et s&amp;rsquo;il fait ses ablutions pour la prière, toi prends un bain complet, et ainsi de suite dans l&amp;rsquo;excès et la transgression. Il le pousse ainsi au-delà du chemin droit, tout comme il pousse le premier à rester en-deçà. Son dessein avec les deux hommes est un seul : les sortir du chemin droit, l&amp;rsquo;un en l&amp;rsquo;empêchant de s&amp;rsquo;en approcher, l&amp;rsquo;autre en le lui faisant dépasser. La plupart des créatures ont été éprouvées par cela, et rien n&amp;rsquo;en sauve hormis une science bien ancrée, la foi, la force de le combattre et l&amp;rsquo;attachement au juste milieu. Et c&amp;rsquo;est Allah dont on implore le secours. » [Al Wabilu Al Sayyib (p. 29-30)] Le Prophète ﷺ a confirmé ce principe : on mentionna devant lui des hommes parmi ses Compagnons qui s&amp;rsquo;épuisaient dans l&amp;rsquo;adoration d&amp;rsquo;un épuisement intense, et il dit : « Telle est la fougue de l&amp;rsquo;Islam et son ardeur. Or toute fougue a son ardeur et toute ardeur est suivie d&amp;rsquo;un relâchement. Celui dont le relâchement le ramène au Livre et à la Sunnah, quelle bonne mère l&amp;rsquo;a porté ! Et celui dont le relâchement le mène aux désobéissances d&amp;rsquo;Allah, celui-là est le perdu. » [Ahmad (6540), Al Tabarani (14274) ; chaîne déclarée bonne par Al Albani dans Al Silsilah Al Sahihah (6/837)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Prophète ﷺ a lui-même expliqué ces trois termes dans le hadith rapporté par &amp;lsquo;Abd Allah ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le shaytan maudit, contre son Hamz, son Nafth et son Nafkh. Son Hamz est la Mawtah, son Nafth est la poésie, et son Nafkh est l&amp;rsquo;orgueil » [Ibn Majah (808), Ahmad (3830) ; authentifié par Al Albani dans Sahih Ibn Majah (665)]. Abu &amp;lsquo;Ubayd Al Qasim ibn Sallam, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a détaillé cette interprétation prophétique dans Gharib Al Hadith (2/440-443) : le Hamz est la folie (الموتة), nommée ainsi car elle relève de l&amp;rsquo;aiguillonnement et de la pression (النخس والغمز), le shaytan pousse et presse la raison de l&amp;rsquo;homme jusqu&amp;rsquo;à la faire basculer. Le Nafth est la poésie mensongère, nommée ainsi car elle est comme ce que l&amp;rsquo;homme souffle légèrement de sa bouche, à l&amp;rsquo;image de l&amp;rsquo;incantation, et il ne s&amp;rsquo;agit pas de toute poésie, mais de celle que les polythéistes déclamaient contre le Prophète ﷺ et ses Compagnons, car il a été rapporté une permission pour la poésie en dehors de cela. Le Nafkh est l&amp;rsquo;orgueil, nommé ainsi « car le shaytan insuffle dans l&amp;rsquo;âme de l&amp;rsquo;homme, la lui magnifie et rabaisse les gens à ses yeux, jusqu&amp;rsquo;à ce que l&amp;rsquo;orgueil, la tyrannie et la vanité s&amp;rsquo;emparent de lui. » [Gharib Al Hadith, Abu &amp;lsquo;Ubayd (2/440-443)] Chaque terme désigne ainsi un front d&amp;rsquo;attaque distinct : la raison (Hamz), la parole (Nafth) et le cœur (Nafkh). Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a remarqué que ce verset de l&amp;rsquo;Isti&amp;rsquo;adha vient immédiatement après le commandement : « Repousse le mal par ce qui est meilleur » [Sourate 23, v.96]. Le Coran prescrit donc deux remèdes pour deux types d&amp;rsquo;ennemis : face aux shayatins parmi les hommes, repousser leur mal par ce qui est meilleur ; face aux shayatins parmi les djinns, chercher refuge auprès d&amp;rsquo;Allah. Il a confirmé cette structure par deux parallèles coraniques : dans Al A&amp;rsquo;raf, « Pardonne, ordonne le bien et détourne-toi des ignorants » [v.199] suivi de « Et si le shaytan te suggère un mal, cherche refuge auprès d&amp;rsquo;Allah » [v.200] ; et dans Fussilat, « Repousse le mal par ce qui est meilleur » [v.34] suivi de « Et si le shaytan te suggère un mal, cherche refuge auprès d&amp;rsquo;Allah » [v.36]. L&amp;rsquo;article lui-même se clôt sur cette Isti&amp;rsquo;adha, après avoir longuement exposé les ruses du shaytan : c&amp;rsquo;est le remède que le Coran prescrit face à cet ennemi. [Ighathatu Al Lahfan (1/165)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>La Nuit du Destin</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-nuit-du-destin/</link><pubDate>Sat, 14 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-nuit-du-destin/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-nuit-du-destin/image.jpg" alt="Featured image of post La Nuit du Destin" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Allah Très-Haut est Celui qui détient en toute exclusivité la création et le choix, comme Il l&amp;rsquo;a dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et ton Seigneur crée ce qu&amp;rsquo;Il veut et Il choisit » [Sourate 28, v.68]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le choix dont il est question ici signifie l&amp;rsquo;élection et la distinction. Allah, Majestueux et Élevé soit-Il, par la perfection de Sa sagesse et de Sa puissance, par la plénitude de Sa science qui englobe toute chose, choisit parmi Sa création ce qu&amp;rsquo;Il veut parmi les temps, les lieux et les personnes. Il les singularise, Pureté à Lui, par un surcroît de Sa grâce, la générosité de Son attention et l&amp;rsquo;abondance de Ses bienfaits et de Ses honneurs. Cela constitue, sans aucun doute, l&amp;rsquo;un des plus grands signes de Sa seigneurie, l&amp;rsquo;un des témoignages les plus éclatants de Son unicité et de la perfection de Ses attributs. C&amp;rsquo;est aussi l&amp;rsquo;une des preuves les plus manifestes de la plénitude de Sa puissance et de Sa sagesse, qu&amp;rsquo;Il crée ce qu&amp;rsquo;Il veut et choisit, et que les rênes de toute chose sont entre Ses mains. À Allah appartient le commandement, avant comme après. Il décrète pour Sa création ce qu&amp;rsquo;Il veut et juge parmi eux selon ce qu&amp;rsquo;Il désire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Louange à Allah, Seigneur des cieux, Seigneur de la terre, Seigneur des mondes. À Lui la grandeur dans les cieux et sur la terre, et c&amp;rsquo;est Lui le Tout-Puissant, le Sage » [Sourate 45, v.36-37]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Parmi les moments qu&amp;rsquo;Allah, Tout-Puissant et Majestueux, a distingués par un surcroît de faveur et un immense honneur figure le mois de Ramadan, qu&amp;rsquo;Il a, Pureté à Lui, élevé au-dessus de tous les autres mois. Puis les dix dernières nuits, qu&amp;rsquo;Il a élevées au-dessus de toutes les autres nuits. Puis la Nuit du Destin, qu&amp;rsquo;Il a, en raison de sa valeur éminente auprès de Lui et de l&amp;rsquo;immensité de son rang, rendue meilleure que mille mois. Il a magnifié son importance, exalté son rang et rehaussé sa position lorsqu&amp;rsquo;Il y a fait descendre Sa Révélation explicite, Sa noble Parole et Son Livre empli de sagesse, guide pour les pieux, discernement pour les croyants, clarté, lumière et miséricorde pour les mondes. Allah Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Nous l&amp;rsquo;avons certes fait descendre durant une nuit bénie. Nous sommes en vérité Celui qui avertit. Durant cette nuit est distingué tout ordre empreint de sagesse, un ordre venant de Nous. C&amp;rsquo;est Nous qui envoyons [les Messagers], par miséricorde de ton Seigneur. C&amp;rsquo;est Lui l&amp;rsquo;Audient, l&amp;rsquo;Omniscient. Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre eux, si vous avez la certitude. Point de divinité en droit d&amp;rsquo;être adorée en dehors de Lui. Il donne la vie et donne la mort. Votre Seigneur et le Seigneur de vos premiers ancêtres » [Sourate 44, v.3-8]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il a dit, Pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Nous l&amp;rsquo;avons certes fait descendre durant la Nuit du Destin&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Et qui te dira ce qu&amp;rsquo;est la Nuit du Destin ? La Nuit du Destin est meilleure que mille mois. Les anges et l&amp;rsquo;Esprit y descendent, par la permission de leur Seigneur, pour tout ordre. Elle est paix jusqu&amp;rsquo;au lever de l&amp;rsquo;aube » [Sourate 97]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quelle nuit grandiose, quelle nuit auguste et noble, et quelle profusion de bénédictions :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Une seule nuit meilleure que mille mois ! Autrement dit, elle surpasse 30 000 nuits. Mille mois représentent plus de 83 ans, soit une longue existence que le musulman consacrerait tout entière à l&amp;rsquo;obéissance envers Allah, Tout-Puissant et Majestueux, et pourtant la Nuit du Destin, qui n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;une seule nuit, demeure plus méritoire encore. Voilà un mérite immense&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Mujahid a dit : « La Nuit du Destin est meilleure que mille mois durant lesquels elle ne se trouve pas. » C&amp;rsquo;est aussi ce qu&amp;rsquo;ont dit Qatadah, Al Shafi&amp;rsquo;i et d&amp;rsquo;autres.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Durant cette noble nuit bénie, les anges descendent en grand nombre en raison de l&amp;rsquo;abondance de sa bénédiction. Ils descendent avec la bénédiction et la miséricorde, tout comme ils descendent lors de la récitation du Coran et dans les cercles de rappel.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle est paix jusqu&amp;rsquo;au lever de l&amp;rsquo;aube, c&amp;rsquo;est-à-dire qu&amp;rsquo;elle est entièrement un bien, exempte de tout mal, jusqu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;apparition de l&amp;rsquo;aube.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Durant cette noble nuit bénie, tout ordre empreint de sagesse est distingué, c&amp;rsquo;est-à-dire qu&amp;rsquo;y est décrété ce qui adviendra dans l&amp;rsquo;année à venir, par la permission d&amp;rsquo;Allah, le Tout-Puissant, le Sage. Il s&amp;rsquo;agit ici du décret annuel, car le décret général dans la Table Préservée précède la création des cieux et de la terre de 50 000 ans, comme les hadiths authentiques l&amp;rsquo;établissent&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il est authentiquement rapporté que le Prophète ﷺ a dit, au sujet du mérite de la Nuit du Destin : « Quiconque veille la Nuit du Destin avec foi et espérance de la récompense&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La Nuit du Destin se situe assurément durant le mois béni de Ramadan, conformément à la parole d&amp;rsquo;Allah Très-Haut :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Le mois de Ramadan durant lequel le Coran a été révélé, guide pour les gens et preuves claires de la guidée et du discernement » [Sourate 2, v.185]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;avec Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Nous l&amp;rsquo;avons certes fait descendre durant la Nuit du Destin » [Sourate 97, v.1]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est durant les dix dernières nuits qu&amp;rsquo;elle est le plus espérée, conformément à la parole du Prophète ﷺ : « Recherchez la Nuit du Destin dans les dix dernières nuits de Ramadan »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Sa recherche durant les nuits impaires est plus appuyée encore, car le Prophète ﷺ a dit : « Cherchez-la dans les dix dernières nuits de Ramadan, la Nuit du Destin : lorsqu&amp;rsquo;il reste neuf nuits, lorsqu&amp;rsquo;il reste sept nuits, lorsqu&amp;rsquo;il reste cinq nuits »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Hajar, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans &lt;em&gt;Fath Al Bari&lt;/em&gt;, sous le chapitre « Rechercher la Nuit du Destin durant les nuits impaires des dix dernières » : « Dans ce titre se trouve l&amp;rsquo;indication qu&amp;rsquo;il est plus probable que la Nuit du Destin se situe dans le mois de Ramadan, puis dans les dix dernières nuits, puis dans leurs nuits impaires, sans être fixée à une nuit précise. C&amp;rsquo;est ce que suggère l&amp;rsquo;ensemble des hadiths rapportés à ce sujet »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les savants ont mentionné que parmi les sagesses de sa dissimulation et de l&amp;rsquo;absence de sa détermination dans les textes figure la volonté que les musulmans fournissent des efforts durant les dix nuits entières dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah Très-Haut, par la prière nocturne, la lecture du Coran et la bienfaisance. Ainsi se distingue l&amp;rsquo;assidu et le zélé dans la quête des biens du nonchalant et du paresseux. D&amp;rsquo;autre part, si les gens connaissaient sa date exacte, la plupart se contenteraient de veiller cette seule nuit à l&amp;rsquo;exclusion des autres, et l&amp;rsquo;épreuve ne serait pas complète&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de notre devoir à tous de veiller avec le plus grand soin à rechercher cette nuit bénie pour remporter sa récompense, tirer profit de son bien et récolter ses rétributions&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Le véritable privé est celui qui est privé de la récompense, celui sur qui passent les saisons du pardon tandis qu&amp;rsquo;il demeure chargé de ses péchés en raison de sa négligence, de son détournement et de son indifférence. Bienheureux celui qui y a devancé les vainqueurs et qui y a emprunté, par la prière nocturne et la bonne œuvre, la voie des vertueux. Et malheur à celui qui est chassé cette nuit-là des portes, dont le voile se referme devant lui, et que cette nuit quitte alors qu&amp;rsquo;il est absorbé par les désobéissances et les péchés, trompé par les faux espoirs et les chimères, dilapidant la meilleure des nuits et les plus nobles des jours. Quelle immensité dans sa perte et quelle intensité dans ses regrets !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui ne tire aucun profit de cette noble nuit, quand le fera-t-il ? Celui qui ne revient pas à Allah en ce temps honorable, quand reviendra-t-il ? Celui qui demeure en retrait des bonnes œuvres, quand agira-t-il ? Le Prophète ﷺ a dit : « Ce mois vous est venu et il contient une nuit meilleure que mille mois. Quiconque en est privé est privé de tout le bien, et n&amp;rsquo;est privé de son bien que le véritablement privé »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est recommandé au musulman d&amp;rsquo;y multiplier les invocations, car l&amp;rsquo;invocation y est exaucée. Qu&amp;rsquo;il choisisse les formules les plus complètes. Ibn Majah rapporte que &amp;lsquo;Aicha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « Ô Messager d&amp;rsquo;Allah ! Si je parvenais à la Nuit du Destin, que devrais-je invoquer ? » Il répondit : « Tu dis : Ô Allah, Tu es &amp;lsquo;Afu (Celui qui efface les péchés), Tu aimes l&amp;rsquo;effacement, efface mes péchés »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Cette invocation est d&amp;rsquo;une signification immense et d&amp;rsquo;une portée profonde, et elle convient parfaitement à cette nuit, car c&amp;rsquo;est la nuit où tout ordre empreint de sagesse est distingué et où les œuvres des serviteurs sont décrétées pour une année entière, jusqu&amp;rsquo;à la Nuit du Destin suivante. Celui qui reçoit le salut cette nuit-là et dont le Seigneur pardonne a pleinement réussi. Celui qui obtient la préservation dans ce bas monde et dans l&amp;rsquo;au-delà a atteint le succès, et rien n&amp;rsquo;égale la préservation divine. Recherchons donc le bien de cette nuit et sa bénédiction en veillant sur les prières obligatoires, en multipliant la prière nocturne, en s&amp;rsquo;acquittant de la zakat, en versant les aumônes, en veillant sur le jeûne, en multipliant les actes d&amp;rsquo;obéissance, en évitant les désobéissances et les mauvaises actions, en se repentant avec regret des péchés et des fautes, et en multipliant le rappel d&amp;rsquo;Allah et la lecture du Coran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, accorde-nous de veiller la Nuit du Destin, fais de nous ceux qui la veillent avec foi et espérance de la récompense, et pardonne-nous, efface nos péchés, car Tu es &amp;lsquo;Afu, le Généreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] « Nuit du Destin » est la traduction la plus répandue en français de ليلة القدر. Pour ne pas dérouter le lecteur francophone, le choix a été fait de la conserver, d&amp;rsquo;autant qu&amp;rsquo;Al Harawi et Ibn Al Athir ont retenu ce sens de manière catégorique, à savoir le décret (التقدير) : c&amp;rsquo;est la nuit où les subsistances sont décrétées et les destins arrêtés. Al Nawawi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a confirmé que c&amp;rsquo;est là l&amp;rsquo;avis correct et notoire : « Elle a été nommée Nuit du Qadr, c&amp;rsquo;est-à-dire la nuit du jugement et du partage. » [Tarh Al Tathrib fi Sharh Al Taqrib, Al &amp;lsquo;Iraqi (4/150)] Cependant, le mot القدر porte chez les exégètes deux autres sens complémentaires. Le premier est l&amp;rsquo;honneur et la grandeur du rang (الشرف والمنزلة), comme on dit d&amp;rsquo;un homme qu&amp;rsquo;il est « d&amp;rsquo;un rang éminent » (ذو قدر عظيم) : c&amp;rsquo;est la nuit la plus honorée de toutes, et ce mérite rejaillit sur les œuvres qui y sont accomplies et sur celui qui les accomplit. Le second est l&amp;rsquo;étroitesse (الضيق), comme dans la parole d&amp;rsquo;Allah : « Et quiconque voit sa subsistance rétrécie (قُدِرَ) » [Sourate 65, v.7], c&amp;rsquo;est-à-dire resserrée : la terre s&amp;rsquo;y resserre sous l&amp;rsquo;afflux des anges qui y descendent. Ces sens sont tous vrais et complémentaires, et ce qui est remarquable, c&amp;rsquo;est que la sourate Al Qadr elle-même les déploie un à un : « meilleure que mille mois » (l&amp;rsquo;honneur et le mérite), « les anges et l&amp;rsquo;Esprit y descendent » (l&amp;rsquo;étroitesse), et « pour tout ordre » (le décret). Et Allah sait mieux.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Cette communauté est la meilleure des communautés et la grâce d&amp;rsquo;Allah sur elle est plus grande que sur toutes les autres. Certains savants ont expliqué cette faveur en la reliant à la brièveté de la vie de cette communauté par rapport aux communautés passées, dont les membres vivaient bien plus longtemps, comme Nuh عليه السلام dont la seule prédication dura 950 ans. Le Prophète ﷺ a dit : « L&amp;rsquo;espérance de vie de ma communauté est entre soixante et soixante-dix ans, et peu d&amp;rsquo;entre eux dépassent cela » (rapporté par Al Tirmidhi, 3550, et Ibn Majah, 4236, authentifié par Al Albani dans Hidayat Al Ruwat, 5209). Si l&amp;rsquo;on considère que l&amp;rsquo;obligation religieuse commence à la puberté, dont le dernier signe est l&amp;rsquo;âge de quinze ans, le musulman qui veille assidûment chaque année à rechercher cette nuit durant les quarante-cinq années de sa vie d&amp;rsquo;adoration peut espérer une récompense équivalente à 45 000 mois d&amp;rsquo;adoration (45 × 1000), soit 3 750 ans. Et ce n&amp;rsquo;est là qu&amp;rsquo;un minimum, car le verset dit « meilleure que mille mois », non pas « égale à mille mois ». La récompense réelle est donc plus grande encore, et seul Allah connaît le décret qu&amp;rsquo;Il réserve à chacun de Ses serviteurs. Qu&amp;rsquo;est-ce alors qu&amp;rsquo;une nuit d&amp;rsquo;effort face à l&amp;rsquo;éternité ? Le Prophète ﷺ a dit : « L&amp;rsquo;emplacement d&amp;rsquo;un fouet en Paradis est meilleur que le bas monde et tout ce qu&amp;rsquo;il contient » (rapporté par Al Bukhari, 3250). Si le plus petit espace en Paradis surpasse le monde entier, qu&amp;rsquo;est-ce qu&amp;rsquo;une nuit de veille pour y accéder ? Et il a dit : « On amènera le plus comblé des gens de ce monde parmi les gens de l&amp;rsquo;Enfer, et on le plongera une seule fois dans le Feu, puis on lui dira : Ô fils d&amp;rsquo;Adam, as-tu jamais vu un bien ? As-tu jamais connu un bonheur ? Il répondra : Non, par Allah, ô Seigneur » (rapporté par Muslim, 2807). Si une seule immersion dans le Feu efface le souvenir d&amp;rsquo;une vie entière de confort, qui peut se sentir à l&amp;rsquo;abri du châtiment, alors que seuls les perdants se sentent à l&amp;rsquo;abri du stratagème d&amp;rsquo;Allah ? « Quiconque est écarté du Feu et introduit au Paradis a certes réussi, et la vie d&amp;rsquo;ici-bas n&amp;rsquo;est que jouissance trompeuse » [Sourate 3, v.185].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Les savants ont identifié plusieurs niveaux du décret divin, chacun étant un détail et une explicitation du précédent. Le plus vaste est le décret éternel (التقدير الأزلي), inscrit dans la Table Préservée 50 000 ans avant la création des cieux et de la terre : il englobe toute chose. Vient ensuite le décret qui précède l&amp;rsquo;existence de chaque personne, mais qui est postérieur à la création des cieux et de la terre, lorsqu&amp;rsquo;Allah a extrait la descendance d&amp;rsquo;Adam de ses reins et séparé les gens du Paradis des gens de l&amp;rsquo;Enfer. Puis le décret individuel (التقدير العمري), en deux temps : le premier lors de la formation du fœtus en morceau de chair, le second lorsque l&amp;rsquo;âme est insufflée dans le corps, où l&amp;rsquo;ange écrit sa subsistance, son terme, ses œuvres et s&amp;rsquo;il sera bienheureux ou malheureux. Puis le décret annuel (التقدير الحولي), celui de la Nuit du Destin, où sont détaillés les événements de l&amp;rsquo;année à venir. Et enfin le décret quotidien (التقدير اليومي), conformément à la parole d&amp;rsquo;Allah : « Chaque jour, Il s&amp;rsquo;occupe d&amp;rsquo;une affaire » [Sourate 55, v.29]. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a récapitulé ces niveaux : « Voici un décret quotidien, celui qui le précède est un décret annuel, celui qui le précède est un décret de la vie lorsque l&amp;rsquo;âme s&amp;rsquo;attache au corps, celui qui le précède est de même nature mais lors de la première formation en morceau de chair, celui qui le précède est un décret antérieur à l&amp;rsquo;existence de la personne mais postérieur à la création des cieux et de la terre, et celui qui le précède est un décret antérieur à la création des cieux et de la terre de 50 000 ans. Chacun de ces décrets est un détail du décret précédent, et il y a en cela une preuve de la perfection de la science du Seigneur, de Sa puissance et de Sa sagesse, et un surcroît par lequel Il fait connaître à Ses anges et à Ses serviteurs croyants Sa personne, Ses noms et Ses attributs. » [Shifa&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Alil (1/80)] Cet emboîtement des décrets témoigne ainsi de la perfection de la science d&amp;rsquo;Allah, qui a embrassé toute chose, et de Sa sagesse, qui déploie dans le temps ce qu&amp;rsquo;Il a su de toute éternité.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ces deux termes arabes (إيمانا واحتسابا) désignent les deux piliers intérieurs sans lesquels l&amp;rsquo;œuvre nocturne reste une forme dépourvue de sens. Al Nawawi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit en commentant ce hadith : « Le sens de &amp;ldquo;Iman&amp;rdquo; (foi) est la croyance en sa véracité et la reconnaissance de son mérite, et le sens de &amp;ldquo;Ihtisab&amp;rdquo; (espérance de la récompense) est qu&amp;rsquo;il ne recherche qu&amp;rsquo;Allah Très-Haut, sans viser le regard des gens ni quoi que ce soit qui contredise la sincérité. » [Sharh Muslim (6/39)] Al Khattabi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé le sens de l&amp;rsquo;Ihtisab dans le hadith parallèle sur le jeûne : « C&amp;rsquo;est la détermination résolue, c&amp;rsquo;est-à-dire qu&amp;rsquo;il jeûne animé par le désir de la récompense, l&amp;rsquo;âme satisfaite, sans trouver son jeûne pesant ni ses jours interminables. » [Irshad Al Sari, Al Qastallani (8/241)] Le principe vaut pour le qiyam comme pour le jeûne : celui qui veille la Nuit du Destin aspire à réunir la certitude du cœur et l&amp;rsquo;élan joyeux de l&amp;rsquo;âme. Plus le serviteur goûte à la douceur de l&amp;rsquo;adoration, plus celle-ci se transforme d&amp;rsquo;un effort qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;impose en un honneur qu&amp;rsquo;il reçoit et un délice qu&amp;rsquo;il recherche.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1901) et Al Nassaï (2195).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2020) et Muslim (1169).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2021) et Muslim (1165).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Fath Al Bari&lt;/em&gt; (4/259, hadith n°2017).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Prophète ﷺ a promis le pardon des péchés antérieurs à « quiconque veille le mois de Ramadan » et à « quiconque veille la Nuit du Destin », dans les mêmes conditions de foi et d&amp;rsquo;espérance de la récompense. Al Nawawi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a posé la question : « On pourrait dire que l&amp;rsquo;un dispense de l&amp;rsquo;autre. » Et il a répondu que veiller le mois de Ramadan sans coïncider avec la Nuit du Destin ni la connaître est une cause de pardon, et que veiller la Nuit du Destin pour celui qui coïncide avec elle et la connaît est une cause de pardon, même s&amp;rsquo;il ne veille aucune autre nuit. Al Hafidh Wali Al Din Al &amp;lsquo;Iraqi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé : « Le meilleur à mon sens est de répondre que le Prophète ﷺ a indiqué deux voies vers le pardon : la première peut être atteinte avec certitude, mais elle est longue et exigeante, à savoir veiller le mois de Ramadan en entier. La seconde ne peut être atteinte avec certitude, elle relève de la conjecture, mais elle est brève et courte, à savoir veiller la seule Nuit du Destin. » Et le pardon n&amp;rsquo;est pas conditionné au fait de savoir que c&amp;rsquo;est bien cette nuit-là : celui qui la veille sans la reconnaître, mais avec l&amp;rsquo;intention de la rechercher, est pardonné si elle coïncide effectivement avec sa veillée. [Tarh Al Tathrib, Al &amp;lsquo;Iraqi (4/164)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;auteur emploie ici le vocabulaire du commerce (يربح, tirer bénéfice), et cette image n&amp;rsquo;est pas anodine. Le commerçant avisé connaît les saisons : il sait qu&amp;rsquo;une seule nuit de négoce peut valoir une année entière de bénéfices, et il ne dort pas cette nuit-là. Il prépare sa marchandise, mobilise ses moyens et veille jusqu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;aube, car aucun commerçant sensé ne laisserait passer une telle occasion pour un confort passager. Or ce qu&amp;rsquo;il poursuit est périssable, son profit s&amp;rsquo;épuise et ses biens le quittent à la mort. Le croyant, lui, se voit offrir un commerce dont le profit ne connaît ni terme ni déclin, comme Allah l&amp;rsquo;a décrit : « Ceux qui récitent le Livre d&amp;rsquo;Allah, accomplissent la prière et dépensent de ce que Nous leur avons attribué, en secret et en public, espèrent un commerce qui ne périra jamais » [Sourate 35, v.29]. Si celui qui rate une nuit de marché se mord les doigts pour un profit mondain, qu&amp;rsquo;en est-il de celui qui laisse passer une nuit dont le bénéfice surpasse mille mois de commerce avec Allah ?&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Majah (1644).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Ibn Majah (3850).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le choix du nom divin العفو (Al &amp;lsquo;Afu, le Pardonneur par effacement) plutôt que الغفور (Al Ghafur, le Pardonneur par recouvrement) dans cette invocation n&amp;rsquo;est pas anodin, et sa pertinence pour la Nuit du Destin est profonde. Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé la distinction : « Al Maghfirah est le recouvrement du péché avec la protection contre son mal. Il a été dit qu&amp;rsquo;elle ne coexiste pas avec le châtiment, puisqu&amp;rsquo;elle est protection contre le mal du péché. C&amp;rsquo;est pourquoi le casque de guerre (Mighfar) porte ce nom : il couvre la tête et la protège du mal. À la différence du &amp;lsquo;Afu, qui intervient tantôt avant le châtiment, tantôt après. » [Ikhtiyar Al Ula, Ibn Rajab (p. 74)] En d&amp;rsquo;autres termes, la Maghfirah est un bouclier préventif : elle empêche le châtiment d&amp;rsquo;atteindre le serviteur, mais si le châtiment est déjà tombé, ce n&amp;rsquo;est plus de la Maghfirah. Le &amp;lsquo;Afu, en revanche, a une portée plus large : il peut effacer le péché avant tout châtiment, mais aussi gracier le serviteur après qu&amp;rsquo;il en a subi les conséquences. En demandant le &amp;lsquo;Afu, le croyant demande donc à Allah de le pardonner dans tous les cas de figure. Or c&amp;rsquo;est précisément en cette nuit que les décrets de l&amp;rsquo;année sont rédigés : le croyant ne demande pas seulement que ses péchés soient recouverts, mais qu&amp;rsquo;ils soient effacés de son registre avant que les destins ne soient scellés. L&amp;rsquo;auteur lui-même signale cette connexion dans le texte lorsqu&amp;rsquo;il écrit : « c&amp;rsquo;est la nuit où les œuvres des serviteurs sont décrétées pour une année entière… Celui qui reçoit la préservation cette nuit-là et dont le Seigneur pardonne a pleinement réussi. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Les dix dernières nuits de Ramadan</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-dix-dernieres-nuits-de-ramadan/</link><pubDate>Sat, 14 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-dix-dernieres-nuits-de-ramadan/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/les-dix-dernieres-nuits-de-ramadan/image.jpg" alt="Featured image of post Les dix dernières nuits de Ramadan" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le mois béni de Ramadan est un mois tout entier bénédiction et miséricorde, en ses jours comme en ses nuits. Ses dix dernières nuits se distinguent toutefois du reste de ses jours et de ses nuits par un surcroît de mérite, des caractéristiques grandioses et d&amp;rsquo;illustres vertus qui leur sont propres. C&amp;rsquo;est pourquoi le Prophète ﷺ et ses Compagnons, qu&amp;rsquo;Allah les agrée, après lui, vénéraient cette dernière décade et y déployaient davantage de zèle qu&amp;rsquo;en toute autre période. L&amp;rsquo;Imam Ahmad a rapporté dans son Musnad et Muslim dans son Sahih, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Aisha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ redoublait d&amp;rsquo;efforts durant les dix dernières nuits comme il ne le faisait en aucune autre période. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les deux Cheikhs ont rapporté d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Aisha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : « Lorsque les dix dernières nuits commençaient, le Prophète ﷺ serrait son Izar (pagne), vivifiait sa nuit et réveillait sa famille. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens de « serrait son Izar » : il redoublait d&amp;rsquo;ardeur et d&amp;rsquo;efforts dans l&amp;rsquo;adoration, et se retirait de ses épouses. Durant ces nuits, il ne savourait de plaisir que dans l&amp;rsquo;entretien intime avec son Seigneur et la quête de Sa proximité.&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ce qu&amp;rsquo;Allah lui avait rendu licite comme rapports conjugaux durant les nuits de Ramadan, il le délaissait pour se vouer tout entier à l&amp;rsquo;adoration et à l&amp;rsquo;obéissance, dans l&amp;rsquo;espoir de recueillir la récompense de ces dix nuits et d&amp;rsquo;atteindre la Nuit du Destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens de « vivifiait sa nuit » : il la passait éveillé, absorbé par l&amp;rsquo;obéissance, donnant ainsi vie à sa nuit. Il ranimait son âme par cette veille consacrée à la proximité divine, à l&amp;rsquo;humble supplication et à la dévotion envers Allah. Car le sommeil est le frère de la mort, et ni les âmes, ni les corps, ni les instants, ni les existences ne s&amp;rsquo;animent véritablement que par l&amp;rsquo;obéissance à Allah, et telle est la vie véritable. Allah, Exalté soit-Il, a dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est semblable à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? » [Sourate 6, v.122]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il a ainsi qualifié de morts ces corps, alors même qu&amp;rsquo;ils marchent sur terre, mangent et boivent, en raison de leur éloignement de la foi et de l&amp;rsquo;obéissance au Tout Miséricordieux, et de leur absorption dans l&amp;rsquo;égarement, la perversité et la transgression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens de « réveillait sa famille » : il les faisait lever pour la prière et l&amp;rsquo;adoration durant ces nuits. Cela témoigne de sa sollicitude parfaite envers les siens et de son attention à leur égard, s&amp;rsquo;acquittant de la charge qu&amp;rsquo;Allah lui avait confiée. Il agissait aussi par souci de guider vers le bien, car celui qui guide vers le bien a la même récompense que celui qui l&amp;rsquo;accomplit, outre le mérite qu&amp;rsquo;il tirait de son propre effort. Cela constitue également un modèle prescrit à sa communauté, afin qu&amp;rsquo;elle suive son exemple et s&amp;rsquo;en inspire. Il y a là aussi une exhortation adressée aux pères et aux mères, les incitant à veiller à l&amp;rsquo;éducation de leurs enfants et à leur accorder une attention soutenue, particulièrement en ce mois noble, à veiller sur eux, à suivre de près leur pratique cultuelle et à les encadrer avec rigueur, à les encourager à rivaliser dans les actes d&amp;rsquo;obéissance et à se garder des interdits, par l&amp;rsquo;incitation et la dissuasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Hajar a dit : « Dans ce hadith, le soin porté à persévérer dans la prière nocturne durant les dix dernières nuits est une allusion à l&amp;rsquo;importance de parfaire la conclusion. Puisse Allah nous accorder une fin vertueuse, amin. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre particularité de ces dix nuits est que le Prophète ﷺ y observait la retraite spirituelle (I&amp;rsquo;tikaf), et ses Compagnons l&amp;rsquo;ont perpétuée après lui. La retraite spirituelle consiste à s&amp;rsquo;astreindre à la mosquée pour se consacrer à l&amp;rsquo;obéissance à Allah.&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; C&amp;rsquo;est une Sunnah établie par le Livre et la Sunnah. Allah, Exalté soit-Il, a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« N&amp;rsquo;ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite dans les mosquées. » [Sourate 2, v.187]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux Sahih, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Aisha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : « Le Prophète ﷺ observait la retraite spirituelle durant les dix dernières nuits de Ramadan jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;Allah, Tout-Puissant et Majestueux, lui reprenne son âme. Puis ses épouses l&amp;rsquo;ont perpétuée après lui. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;éminent savant Cheikh Mohammed ibn Salih Al &amp;lsquo;Uthaymin, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a explicité certaines dispositions de la retraite spirituelle dans ses célèbres assises consacrées au mois de Ramadan, dont Allah a fait profiter un grand nombre de personnes. Qu&amp;rsquo;Allah le rétribue en bien pour l&amp;rsquo;Islam et les musulmans, qu&amp;rsquo;Il l&amp;rsquo;enveloppe de Sa vaste miséricorde, et qu&amp;rsquo;Il lui inscrive en ce mois béni une récompense équivalente à celle de tous ceux qui ont tiré profit de cet ouvrage et de ses autres écrits.&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il a notamment mentionné :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le but de la retraite spirituelle est que l&amp;rsquo;homme se retire des gens pour se consacrer à l&amp;rsquo;obéissance à Allah dans l&amp;rsquo;une de Ses mosquées, en quête de Sa grâce, de Sa récompense et pour atteindre la Nuit du Destin. C&amp;rsquo;est pourquoi il convient au fidèle en retraite de s&amp;rsquo;adonner au Dhikr, à la récitation du Coran, à la prière et à l&amp;rsquo;adoration, et d&amp;rsquo;éviter les propos mondains qui ne le concernent pas. Il n&amp;rsquo;y a cependant pas de mal à converser brièvement d&amp;rsquo;un sujet licite avec sa famille ou d&amp;rsquo;autres pour un intérêt, conformément au hadith de Safiyya, mère des croyants, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : &amp;ldquo;Le Prophète ﷺ était en retraite spirituelle. Je suis venue lui rendre visite de nuit et je lui ai parlé. Puis je me suis levée pour m&amp;rsquo;en retourner, c&amp;rsquo;est-à-dire pour rentrer chez moi, et le Prophète ﷺ s&amp;rsquo;est levé avec moi…&amp;rdquo; Le hadith.&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est interdit au fidèle en retraite d&amp;rsquo;avoir des rapports conjugaux et leurs préliminaires comme les baisers et les attouchements par désir, en raison de la parole d&amp;rsquo;Allah, Exalté soit-Il : &amp;ldquo;N&amp;rsquo;ayez pas de rapports avec elles pendant que vous êtes en retraite dans les mosquées.&amp;rdquo; Quant à sa sortie de la mosquée, si c&amp;rsquo;est avec une partie de son corps, il n&amp;rsquo;y a pas de mal, conformément au hadith de &amp;lsquo;Aisha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : &amp;ldquo;Le Prophète ﷺ sortait sa tête de la mosquée alors qu&amp;rsquo;il était en retraite, et je la lui lavais alors que j&amp;rsquo;étais en état de menstrues.&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Dans une autre version : &amp;ldquo;Elle peignait le Prophète ﷺ alors qu&amp;rsquo;elle était en état de menstrues et qu&amp;rsquo;il était en retraite dans la mosquée. Elle se tenait dans sa chambre et il lui tendait sa tête.&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si sa sortie est avec tout son corps, elle se répartit en trois catégories :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Première&lt;/strong&gt; : La sortie pour un besoin incontournable, naturel ou légal, comme satisfaire ses besoins, les ablutions obligatoires, le bain rituel obligatoire pour cause de Janaba (impureté majeure) ou autre, manger et boire. Cela est permis s&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;est pas possible de l&amp;rsquo;accomplir dans la mosquée. Dans le cas contraire, non. Par exemple, si la mosquée dispose de sanitaires où il peut satisfaire ses besoins et se laver, ou s&amp;rsquo;il a quelqu&amp;rsquo;un qui lui apporte à manger et à boire, alors il ne sort pas, la nécessité n&amp;rsquo;étant pas avérée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxième&lt;/strong&gt; : La sortie pour un acte d&amp;rsquo;obéissance qui ne lui est pas obligatoire, comme rendre visite à un malade ou assister à des funérailles et autres cas similaires. Il ne l&amp;rsquo;accomplit pas sauf s&amp;rsquo;il en a posé la condition au début de sa retraite. Par exemple, s&amp;rsquo;il a un malade qu&amp;rsquo;il doit visiter ou dont il craint le décès, et qu&amp;rsquo;il pose cette condition au commencement de sa retraite, alors il n&amp;rsquo;y a pas de mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisième&lt;/strong&gt; : La sortie pour quelque chose qui contredit la retraite spirituelle, comme sortir pour vendre et acheter, avoir des rapports avec sa famille ou les toucher, et cas analogues. Il ne l&amp;rsquo;accomplit ni avec condition ni sans condition, car cela contredit la retraite et s&amp;rsquo;oppose à sa finalité. »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ce qui distingue ces dix nuits et fait leur privilège : elles renferment la Nuit du Destin. Il ﷺ a dit : « Recherchez la Nuit du Destin dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le propos sur cette nuit bénie, ses mérites, l&amp;rsquo;importance de la saisir et de ne pas la dilapider, viendra dans le prochain article, si Allah le veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, donne-nous la grâce d&amp;rsquo;accomplir ce qui Te satisfait durant ces dix nuits, scelle notre mois par les œuvres pieuses, et agrée-les de nous, ô le plus Généreux des généreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (1175) et l&amp;rsquo;Imam Ahmad (24409).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2024) et Muslim (1174), la formulation est celle d&amp;rsquo;Al Bukhari.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Prophète ﷺ délaissait durant ces nuits ce qu&amp;rsquo;Allah lui avait rendu licite pour se tourner tout entier vers l&amp;rsquo;adoration : c&amp;rsquo;est que l&amp;rsquo;entretien intime avec Allah procure au cœur un plaisir qui fait oublier tous les autres. Abu Sulayman Al Darani, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, disait : « Les gens de la nuit trouvent dans leur nuit plus de délice que les gens du divertissement dans leur divertissement. Et n&amp;rsquo;eût été la nuit, je n&amp;rsquo;aurais pas aimé rester en ce monde. » [Lata&amp;rsquo;if Al Ma&amp;rsquo;arif (p. 117)] Ce délaissement n&amp;rsquo;est pas un renoncement austère mais une substitution : le cœur qui goûte à la proximité divine n&amp;rsquo;éprouve plus le besoin de ce qu&amp;rsquo;il a quitté. C&amp;rsquo;est ce que Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, désignait par cette parole : « Il y a en ce monde un paradis : celui qui n&amp;rsquo;y entre pas n&amp;rsquo;entrera pas au Paradis de l&amp;rsquo;au-delà. » Ce paradis, c&amp;rsquo;est précisément celui que le Prophète ﷺ recherchait dans ses nuits de veille et de Munajat, et c&amp;rsquo;est celui que tout fidèle peut entrevoir lorsqu&amp;rsquo;il se lève dans les dix dernières nuits pour prier et invoquer son Seigneur. Ibn Taymiyya le décrivait en ces termes : « Que peuvent me faire mes ennemis ? Mon paradis et mon jardin sont dans ma poitrine. Où que j&amp;rsquo;aille, ils m&amp;rsquo;accompagnent et ne me quittent pas. Mon emprisonnement est une retraite spirituelle, ma mise à mort un martyre, et mon expulsion de ma cité un voyage. » [Al Wabil Al Sayyib (p. 109)] Si l&amp;rsquo;emprisonnement même pouvait devenir une retraite spirituelle pour celui dont le cœur était empli de cette intimité avec Allah, combien plus les dix dernières nuits de Ramadan, où le croyant se retire volontairement dans la mosquée, sont-elles propices à savourer ce paradis intérieur.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Fath Al Bari (4/270, sous le hadith n° 2024).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a observé que dans plusieurs temps bénis, la fin surpasse le début : « Tout temps méritoire, de nuit comme de jour, a une fin plus excellente que son début, comme le jour de &amp;lsquo;Arafa et le jour du vendredi. Et de manière générale, la fin de la nuit et du jour est plus excellente que leur début. » [Lata&amp;rsquo;if Al Ma&amp;rsquo;arif (p. 409)] Les dix dernières nuits confirment cette observation : elles sont le couronnement de Ramadan, le moment où s&amp;rsquo;y concentrent la Nuit du Destin, la retraite spirituelle et le redoublement d&amp;rsquo;efforts du Prophète ﷺ. Comme le coureur qui réserve ses forces pour le sprint final, car c&amp;rsquo;est dans les derniers mètres que se décide l&amp;rsquo;issue de la course, le croyant qui achève Ramadan par un surcroît d&amp;rsquo;adoration scelle son mois de la plus belle des manières. Parfaire la conclusion, comme y exhorte Ibn Hajar, c&amp;rsquo;est saisir le moment où la grâce est la plus abondante.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La retraite pieuse ne se réduit pas à un simple séjour dans la mosquée, comme certains peuvent le croire : elle est avant tout un état du cœur. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a démontré que le jeûne et la retraite pieuse sont deux instruments au service d&amp;rsquo;un même dessein : le jeûne purifie le cœur des excès de nourriture et de désir, la retraite le purifie des excès de fréquentation et de distraction, et c&amp;rsquo;est pourquoi Allah les a légiférés ensemble. Il a écrit : « Allah a légiféré pour eux la retraite pieuse, dont le dessein et l&amp;rsquo;esprit sont le recueillement du cœur sur Allah, Exalté soit-Il, son rassemblement sur Lui, la solitude avec Lui, la coupure de toute occupation liée aux créatures et l&amp;rsquo;occupation de Lui seul, Pureté à Lui, de sorte que Son rappel, Son amour et l&amp;rsquo;orientation vers Lui prennent la place des soucis et des pensées du cœur, qu&amp;rsquo;Il s&amp;rsquo;en empare à leur place, que le souci tout entier soit pour Lui, les pensées tout entières pour Son rappel, et la réflexion tout entière dans la quête de ce qui Le satisfait et rapproche de Lui, si bien que l&amp;rsquo;intimité avec Allah remplace l&amp;rsquo;intimité avec les créatures, le préparant ainsi à l&amp;rsquo;intimité avec Lui le jour de l&amp;rsquo;effroi dans les tombes, quand il n&amp;rsquo;aura ni compagnon ni joie sinon Lui. Tel est le dessein suprême de la retraite pieuse. » Et puisque ce dessein ne s&amp;rsquo;accomplit pleinement qu&amp;rsquo;avec le jeûne, ajoute-t-il, « la retraite a été légiférée dans les meilleurs jours de jeûne, à savoir les dix dernières nuits de Ramadan, et il n&amp;rsquo;a pas été rapporté que le Prophète ﷺ ait jamais fait la retraite sans jeûner. » [Zad Al Ma&amp;rsquo;ad (2/82)] Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a ajouté : « Celui qui fait la retraite pieuse a retenu son âme dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah et Son rappel, il a coupé de lui-même tout ce qui l&amp;rsquo;en distrait, et s&amp;rsquo;est recueilli de son cœur et de tout son être sur son Seigneur et ce qui le rapproche de Lui, si bien qu&amp;rsquo;il ne lui reste plus de souci sinon Allah et ce qui Le satisfait. » Puis il a résumé son essence par cette formule : « Le sens de la retraite pieuse et sa réalité : couper les liens avec les créatures pour se lier au service du Créateur. » [Lata&amp;rsquo;if Al Ma&amp;rsquo;arif (p. 348)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Al Bukhari (2026) et Muslim (1172).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Les « Assises du mois de Ramadan » de Cheikh Mohammed ibn Salih Al &amp;lsquo;Uthaymin, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, sont une compilation des allocutions que le Cheikh a dispensées durant les nuits de Ramadan. Ces assises continuent de profiter aux musulmans bien après la mort de leur auteur, et on espère que cela est le signe des œuvres qu&amp;rsquo;Allah agrée : leur bienfait ne cesse de croître avec le temps. Cheikh Al &amp;lsquo;Uthaymin est décédé le 15 Shawwal 1421H, quinze jours seulement après la fin de Ramadan. Durant ce dernier Ramadan, il dispensait ses cours au Haram après la prière de Tarawih et répondait aux questions des gens. La nuit du 28 Ramadan, devant sa faiblesse extrême, le médecin qui l&amp;rsquo;accompagnait exigea son transfert en unité de soins intensifs, et son fils veilla à ce que cette recommandation soit suivie : le Cheikh fut transporté dans un hôpital spécialisé à Jeddah. Dès le 29, il insista pour revenir à La Mecque malgré les supplications de ses proches de se reposer, car il lui restait une nuit de cours au Haram. Il se déplaçait désormais sur un lit, son état ne lui permettant pas autrement. Revenu à La Mecque dans cet état, il pria l&amp;rsquo;obligation et les Nawafil, puis demanda qu&amp;rsquo;on lui apporte un micro. Lorsqu&amp;rsquo;on lui lisait les questions, il profitait des pauses pour prendre des bouffées d&amp;rsquo;oxygène avec son masque, puis y répondait. Ce dernier cours fut différent des autres. Le Cheikh y dit notamment : « Cette nuit est celle du trentième de Ramadan béni de l&amp;rsquo;année 1421H, et Allah seul sait si ce sera notre dernière rencontre ce mois-ci à la Mosquée Sacrée. » Après quoi il dit à ses proches, comme l&amp;rsquo;a rapporté son fils : « Vous avez failli me priver des mérites de cette nuit. Toutes les louanges reviennent à Allah qui nous a permis de compléter le Ramadan. » Qu&amp;rsquo;Allah lui élève son rang au Paradis et le réunisse avec les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et qu&amp;rsquo;Allah préserve notre Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq ibn &amp;lsquo;Abd Al Muhsin Al Badr, prolonge sa vie dans l&amp;rsquo;obéissance, et fasse de cette série de leçons de Ramadan, par laquelle il marche sur les pas de ses prédécesseurs, une science dont le bienfait perdure et une aumône courante qui ne tarit pas.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Unanimement reconnu authentique : Al Bukhari (3281), Muslim (2175).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2031) et Muslim (297), la formulation est celle d&amp;rsquo;Al Bukhari.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2046).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Majalis Shahr Ramadan (p. 118-119).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Les savants ont relevé une sagesse profonde dans le fait qu&amp;rsquo;Allah ait voilé cette nuit. Si les serviteurs savaient avec certitude laquelle des nuits est la Nuit du Destin, ils se contenteraient de l&amp;rsquo;adorer cette seule nuit et se diraient : « Nous avons œuvré une nuit meilleure que mille mois, Allah nous a pardonné », puis ils abandonneraient tout effort et se reposeraient sur l&amp;rsquo;espérance, ce qui les mènerait à leur perte. C&amp;rsquo;est la même sagesse qui a conduit Allah à voiler à Ses serviteurs le terme de leur vie : si l&amp;rsquo;homme à la longue existence savait quand il mourrait, il suivrait ses passions en se disant « je me repentirai à l&amp;rsquo;approche de ma mort », et Allah le priverait ainsi du bien qu&amp;rsquo;Il lui réservait. En voilant la mort, Allah maintient les cœurs dans une vigilance constante qui les pousse à persévérer dans l&amp;rsquo;effort et le repentir. Ce principe s&amp;rsquo;étend à d&amp;rsquo;autres réalités qu&amp;rsquo;Allah a voilées de la même manière : Il a caché Son agrément dans les actes d&amp;rsquo;obéissance, afin que les serviteurs aspirent à les accomplir tous. Il a caché Sa colère dans les péchés, afin qu&amp;rsquo;ils se gardent de tous. Il a caché Son Wali parmi Ses créatures, afin que nul ne soit méprisé. Il a caché Son Nom Suprême parmi Ses noms, afin qu&amp;rsquo;ils les invoquent tous. Il a caché l&amp;rsquo;heure d&amp;rsquo;exaucement du vendredi, afin qu&amp;rsquo;ils multiplient les invocations tout au long de ce jour. Et Il a caché la Nuit du Destin dans la dernière décade de Ramadan, afin qu&amp;rsquo;ils les vivifient toutes. Dans chaque cas, le voilement est un acte de miséricorde qui aiguillonne l&amp;rsquo;effort. C&amp;rsquo;est pourquoi le Prophète ﷺ ordonnait de la &lt;em&gt;rechercher&lt;/em&gt; et non de l&amp;rsquo;attendre : la quête elle-même est une adoration.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Hâter la rupture du jeûne et retarder le Suhur</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/hater-la-rupture-du-jeune-et-retarder-le-suhur/</link><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/hater-la-rupture-du-jeune-et-retarder-le-suhur/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/hater-la-rupture-du-jeune-et-retarder-le-suhur/image.jpg" alt="Featured image of post Hâter la rupture du jeûne et retarder le Suhur" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les textes du Prophète ﷺ se sont multipliés pour ordonner de hâter la rupture du jeûne et de retarder le Suhur, et ces textes ont varié dans leur indication de l&amp;rsquo;importance de cela : tantôt par l&amp;rsquo;injonction, tantôt par l&amp;rsquo;exposé de son mérite et de son immense récompense, tantôt par l&amp;rsquo;explication de certaines grandes sagesses qui en découlent, tantôt par l&amp;rsquo;interdiction de le délaisser, et d&amp;rsquo;autres formes d&amp;rsquo;indication encore. Parmi ces textes : ce qui est établi dans les deux Sahih qu&amp;rsquo;il ﷺ a dit : « Lorsque la nuit arrive par ici, que le jour s&amp;rsquo;en va par là et que le soleil se couche, le jeûneur a rompu son jeûne. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il est rapporté dans les Sunan d&amp;rsquo;Abu Dawud et d&amp;rsquo;Al Tirmidhi, d&amp;rsquo;après Anas, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ rompait son jeûne avec des dattes fraîches avant de prier. S&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait pas de dattes fraîches, alors avec des dattes sèches. S&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y en avait pas, il buvait quelques gorgées d&amp;rsquo;eau. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il est établi de lui ﷺ qu&amp;rsquo;« il ne priait pas le maghrib avant de rompre son jeûne, ne serait-ce que d&amp;rsquo;une gorgée d&amp;rsquo;eau »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Et il ﷺ a dit : « Ma communauté ne cessera d&amp;rsquo;être dans le bien tant qu&amp;rsquo;elle hâtera la rupture du jeûne. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Les gens ne cesseront d&amp;rsquo;être dans le bien tant qu&amp;rsquo;ils hâteront la rupture du jeûne. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et lorsqu&amp;rsquo;il rompait le jeûne, il disait : « La soif est partie, les veines se sont humectées et la récompense est confirmée, si Allah le veut. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il ﷺ a dit : « Venez au repas béni », c&amp;rsquo;est-à-dire le Suhur.&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Prenez le repas du Suhur, car c&amp;rsquo;est le repas béni. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Prendre le Suhur est une bénédiction, ne le délaissez pas, ne serait-ce que d&amp;rsquo;une gorgée d&amp;rsquo;eau, car Allah, Puissant et Majestueux, et Ses anges prient sur ceux qui prennent le Suhur. »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Le Suhur est certes une bénédiction qu&amp;rsquo;Allah, Puissant et Majestueux, vous a accordée, ne le délaissez donc pas. »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Prenez le Suhur, ne serait-ce que d&amp;rsquo;une gorgée d&amp;rsquo;eau. »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Quiconque veut jeûner, qu&amp;rsquo;il prenne le Suhur avec quelque chose. »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il ﷺ a dit : « Hâtez la rupture du jeûne et retardez le Suhur. »&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Avancez la rupture du jeûne et retardez le Suhur. »&lt;sup id="fnref:14"&gt;&lt;a href="#fn:14" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Trois choses font partie des caractères de la prophétie : hâter la rupture du jeûne, retarder le Suhur, et poser la main droite sur la main gauche dans la prière. »&lt;sup id="fnref:15"&gt;&lt;a href="#fn:15" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Nous, assemblée des prophètes, avons reçu l&amp;rsquo;ordre de hâter notre rupture du jeûne, de retarder notre Suhur, et de poser nos mains droites sur nos mains gauches dans la prière. »&lt;sup id="fnref:16"&gt;&lt;a href="#fn:16" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces hadiths multiples et variés ordonnant de hâter la rupture du jeûne et de retarder le Suhur attestent avec évidence l&amp;rsquo;importance de cette affaire considérable, dont tant de gens demeurent insouciants par méconnaissance de sa portée, des grandes sagesses qu&amp;rsquo;elle renferme et des effets louables qui en découlent. Bien plus, quand bien même hâter la rupture du jeûne et retarder le Suhur ne consisterait qu&amp;rsquo;en un pur suivi du Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ, une réponse à son ordre et une adoration insigne par laquelle on se rapproche d&amp;rsquo;Allah, Pureté à Lui, cela suffirait comme raison de le préserver et de ne point le négliger. Car l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah ne s&amp;rsquo;obtient que par cela, comme Il l&amp;rsquo;a dit, Exalté soit-Il (dans le sens rapproché) : « Dis : &amp;ldquo;Si vous aimez Allah, suivez-moi, Allah vous aimera.&amp;rdquo; » [Sourate 3, v.31] Il est établi dans les Sunan d&amp;rsquo;Al Tirmidhi, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Allah, Puissant et Majestueux, a dit : &amp;ldquo;Les plus aimés de Mes serviteurs auprès de Moi sont ceux qui hâtent le plus la rupture du jeûne.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:17"&gt;&lt;a href="#fn:17" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et cela en raison de l&amp;rsquo;excellence de leur suivi et de la promptitude de leur réponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le Prophète ﷺ a enseigné que le repas du Suhur est un repas béni, que le Suhur est un repas béni et qu&amp;rsquo;il recèle une bénédiction. Cela témoigne avec force de l&amp;rsquo;immense valeur de cet acte d&amp;rsquo;obéissance, car la bénédiction l&amp;rsquo;enveloppe de tous côtés : bénédiction dans la nourriture, bénédiction dans l&amp;rsquo;acte lui-même, et bénédiction dans le temps. Il sied donc au jeûneur de rechercher cette bénédiction en prenant le Suhur et en le retardant, ne serait-ce que d&amp;rsquo;une gorgée d&amp;rsquo;eau s&amp;rsquo;il ne trouve rien d&amp;rsquo;autre à manger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bénédiction, c&amp;rsquo;est la descente du bien divin sur une chose, son accroissement, l&amp;rsquo;universalité de son bienfait, et la multiplication de la récompense et de la rétribution qu&amp;rsquo;elle contient. Comme le Suhur est éminent et élevé en rang ! Malgré cela, nombre de gens le négligent, soit par méconnaissance de son mérite et de son rang, soit en préférant l&amp;rsquo;éphémère au durable : ils privilégient le sommeil, et la cause en est généralement les veillées nocturnes. Le malheur s&amp;rsquo;aggrave si ces veillées sont dans l&amp;rsquo;interdit, nous demandons à Allah la préservation et le salut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le temps de l&amp;rsquo;aube est l&amp;rsquo;un des meilleurs moments et des plus féconds en bénédiction. Allah a fait l&amp;rsquo;éloge de ceux qui y implorent le pardon, et c&amp;rsquo;est le temps où le Seigneur descend au ciel le plus proche pour pardonner à ceux qui demandent pardon, exaucer ceux qui invoquent, combler ceux qui demandent et rétribuer les adorateurs de la meilleure récompense en ce monde et au Jour de la Rétribution. Comment l&amp;rsquo;homme peut-il se priver de ce bien en ce mois auguste, mois de l&amp;rsquo;obéissance et de la demande de pardon, mois de l&amp;rsquo;affranchissement du Feu ! Allah et Ses anges prient sur ceux qui prennent le Suhur : la prière d&amp;rsquo;Allah est Son éloge de Son serviteur dans l&amp;rsquo;assemblée suprême, et la prière des anges est leur invocation pour le serviteur. Quel honneur et quelle faveur immenses recueillent ceux qui prennent le Suhur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Veiller à hâter la rupture du jeûne et à retarder le Suhur, c&amp;rsquo;est aussi sauvegarder le bien parmi les gens, car c&amp;rsquo;en est l&amp;rsquo;une des causes, en plus de renforcer et revigorer le corps et d&amp;rsquo;éloigner la faiblesse et la paresse durant la période de jeûne. Certains textes énoncent explicitement une grande sagesse parmi les sagesses de hâter la rupture du jeûne et de retarder le Suhur, et rappellent une chose qu&amp;rsquo;il convient d&amp;rsquo;observer toujours afin que cette religion demeure apparente et que cette communauté préserve son excellence : se distinguer des Gens du Livre, juifs et chrétiens. Il ﷺ a dit : « Ce qui distingue notre jeûne du jeûne des Gens du Livre, c&amp;rsquo;est le repas de l&amp;rsquo;aube. »&lt;sup id="fnref:18"&gt;&lt;a href="#fn:18" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il ﷺ a dit : « Les gens ne cesseront d&amp;rsquo;être dans le bien tant qu&amp;rsquo;ils hâteront la rupture du jeûne, car les juifs la retardent. »&lt;sup id="fnref:19"&gt;&lt;a href="#fn:19" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il ﷺ a dit : « La religion ne cessera d&amp;rsquo;être apparente tant que les gens hâteront la rupture du jeûne, car les juifs et les chrétiens la retardent. »&lt;sup id="fnref:20"&gt;&lt;a href="#fn:20" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Si le Législateur a recommandé de se distinguer des juifs et des chrétiens en cette affaire, que certains pourraient juger anodine, qu&amp;rsquo;en est-il des affaires graves dans lesquelles tant de gens sont éprouvés par leur imitation, suivant leur voie et leur modèle : la ressemblance dans l&amp;rsquo;habillement et les coutumes, l&amp;rsquo;orgueil de les reproduire jusque dans leur parole, leur nourriture et leur boisson, la joie et le plaisir de contempler leurs turpitudes faites de paroles viles, de croyances corrompues et d&amp;rsquo;images licencieuses scandaleuses ! Il ne fait aucun doute que la ressemblance apparente engendre une conformité et une inclination du cœur dans l&amp;rsquo;intérieur.&lt;sup id="fnref:21"&gt;&lt;a href="#fn:21" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Allah dit : « Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d&amp;rsquo;entre vous qui les prend pour alliés devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. » [Sourate 5, v.51] Les plus atteints par cette imitation sont les jeunes et les femmes. Que les jeûneurs soient donc vigilants et qu&amp;rsquo;ils tirent leçon de ce mois grandiose ! Qu&amp;rsquo;ils soient sincères envers Allah et prennent la ferme résolution d&amp;rsquo;abandonner cette imitation des Gens du Livre, car elle nuit à l&amp;rsquo;individu, à la société et à la communauté tout entière, et affecte la religion dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Al Islam, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a déclaré au sujet de ce hadith : « Ceci est un texte explicite indiquant que l&amp;rsquo;apparition de la religion obtenue par le fait de hâter la rupture du jeûne est due à la distinction d&amp;rsquo;avec les juifs et les chrétiens. Et puisque leur distinction est une cause de l&amp;rsquo;apparition de la religion, et que la finalité de l&amp;rsquo;envoi des messagers est que la religion d&amp;rsquo;Allah soit apparente sur toute autre religion, leur distinction même fait partie des plus grands objectifs de la mission prophétique. »&lt;sup id="fnref:22"&gt;&lt;a href="#fn:22" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, Celui qui retourne les cœurs, affermis nos cœurs sur Ta religion, accorde-nous de suivre Ta législation, et préserve-nous des caractères blâmables, des passions et des maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari (1954), Muslim (1100). La formulation est celle d&amp;rsquo;Al Bukhari.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Abu Dawud (2356) et Al Tirmidhi (696). La formulation est celle d&amp;rsquo;Abu Dawud.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Hakim dans Al Mustadrak (1577).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad dans le Musnad (21209, 21399).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1957) et Muslim (1098).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Abu Dawud (2357) et Al Hakim (1536).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce du&amp;rsquo;a suit une progression en trois paliers : le départ de la soif (constat physique), l&amp;rsquo;humidification des veines (bienfait corporel) et la confirmation de la récompense (fruit spirituel). Mulla &amp;lsquo;Ali Al Qari, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a rejeté l&amp;rsquo;avis d&amp;rsquo;Ibn Hajar selon lequel « les veines se sont humectées » ne serait qu&amp;rsquo;un renforcement de « la soif est partie », en affirmant que l&amp;rsquo;humidification des veines est « une bénédiction indépendante ». Il a ensuite expliqué le troisième palier : « La fatigue s&amp;rsquo;en est allée et la récompense est obtenue. C&amp;rsquo;est un encouragement à l&amp;rsquo;adoration, car la fatigue est peu de chose puisqu&amp;rsquo;elle disparaît et s&amp;rsquo;évanouit, tandis que la récompense est abondante puisqu&amp;rsquo;elle demeure et perdure. » Al Tibi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a complété en soulignant que la mention de la récompense après celle de la difficulté procède d&amp;rsquo;un surcroît de saveur : « Celui qui a obtenu ce qu&amp;rsquo;il désirait après la peine et l&amp;rsquo;effort, et qui veut savourer davantage ce qu&amp;rsquo;il a atteint, rappelle cette difficulté passée. C&amp;rsquo;est pour cela que les bienheureux au Paradis ont loué Allah en disant : &amp;ldquo;Louange à Allah qui a dissipé notre affliction.&amp;rdquo; » [Sourate 35, v.34] Quant à la formule « si Allah le veut », Mulla &amp;lsquo;Ali Al Qari a précisé qu&amp;rsquo;elle se rattache à la récompense, à titre de bénédiction et parce que la rétribution de chaque individu demeure sous la volonté divine. La mention de la soif plutôt que de la faim s&amp;rsquo;explique, selon Al Munawi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, par le fait que « la terre du Hijaz est chaude : les gens supportaient le manque de nourriture mais pas la soif, et ils se vantaient de manger peu, non de boire peu ». Cela ne signifie pas que ce du&amp;rsquo;a soit réservé à celui qui a ressenti la soif en été : Cheikh Al &amp;lsquo;Abbad, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, a précisé qu&amp;rsquo;« il apparaît qu&amp;rsquo;on le dit de façon absolue, car la soif existe toujours mais à des degrés divers », et que « cette invocation se dit avant ou après la rupture, la chose est large à cet égard ». [Mirqat Al Mafatih (4/1386), Al Kashif &amp;lsquo;an Haqaiq Al Sunan (5/1588), Fayd Al Qadir (5/107), Sharh Sunan Abi Dawud (27/272)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Nassaï (2167).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Nassaï (2166) et l&amp;rsquo;Imam Ahmad (17126).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Hajar, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé que la bénédiction du Suhur s&amp;rsquo;obtient par de multiples voies, parmi lesquelles : le suivi de la Sunnah, la distinction d&amp;rsquo;avec les Gens du Livre, le renforcement pour l&amp;rsquo;adoration, le surcroît d&amp;rsquo;énergie, la résistance au mauvais caractère que suscite la faim, l&amp;rsquo;occasion de faire l&amp;rsquo;aumône à qui demande à ce moment-là ou partage le repas, l&amp;rsquo;occasion du dhikr et de l&amp;rsquo;invocation en un temps propice à l&amp;rsquo;exaucement, et le rattrapage de l&amp;rsquo;intention de jeûner pour celui qui l&amp;rsquo;a oubliée avant de s&amp;rsquo;endormir. Ibn Daqiq Al &amp;lsquo;Id, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a ajouté que cette bénédiction couvre aussi bien l&amp;rsquo;au-delà, car l&amp;rsquo;observance de la Sunnah entraîne la récompense et son accroissement, que ce bas monde, par la force corporelle qu&amp;rsquo;elle procure pour jeûner sans dommage. [Fath Al Bari (4/140)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad (11334).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad dans le Musnad (23036).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Hibban (3476).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad dans le Musnad (14991).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tabarani dans Al Mu&amp;rsquo;jam Al Kabir (21513).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:14"&gt;
&lt;p&gt;Al Kamil d&amp;rsquo;Ibn &amp;lsquo;Adi (6/323), Al Silsila Al Sahiha (1773), Sahih Al Jami&amp;rsquo; (2835).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:14" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:15"&gt;
&lt;p&gt;Mentionné par Al Haythami dans Majma&amp;rsquo; Al Zawa&amp;rsquo;id (2/105) et attribué à Al Tabarani dans Al Kabir.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:15" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:16"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tayalisi (2654), Al Tabarani dans Al Mu&amp;rsquo;jam Al Kabir (11323) et Ibn Hibban (1770). La formulation est celle d&amp;rsquo;Al Tayalisi.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:16" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:17"&gt;
&lt;p&gt;Al Tirmidhi (700).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Deux dimensions se conjuguent pour expliquer cet amour divin. Du côté d&amp;rsquo;Allah d&amp;rsquo;abord : Ibn &amp;lsquo;Uthaymin, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a expliqué que « c&amp;rsquo;est en raison de l&amp;rsquo;empressement à prendre ce qu&amp;rsquo;Allah a rendu licite. Or Allah, Pureté à Lui, est Généreux, et le Généreux aime que les gens jouissent de Sa générosité. Il aime donc de Ses serviteurs qu&amp;rsquo;ils se hâtent vers ce qu&amp;rsquo;Il leur a rendu licite dès que le soleil se couche. » [Al Sharh Al Mumti&amp;rsquo; (6/435)] Du côté du serviteur ensuite : Al Sindi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a souligné que celui qui se hâte manifeste « son respect des limites d&amp;rsquo;Allah en matière de jeûne et de rupture, en appliquant chaque disposition, l&amp;rsquo;interdiction de la nourriture et sa licéité, à sa place ». [Hashiyat Al Sindi &amp;lsquo;ala Al Tirmidhi (1/604)] Sur la sagesse concrète de cette limite, que l&amp;rsquo;auteur développe plus loin dans l&amp;rsquo;article, Cheikh Al Islam, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé : « hâter la rupture afin que l&amp;rsquo;on n&amp;rsquo;ajoute pas de la nuit au jour », et a indiqué que « la limite jusqu&amp;rsquo;à laquelle les juifs et les chrétiens retardent la rupture est l&amp;rsquo;apparition des étoiles » [Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa (25/125)]. C&amp;rsquo;est précisément cette pratique que vise le Prophète ﷺ lorsqu&amp;rsquo;il a dit : « Ma communauté restera sur ma Sunnah tant qu&amp;rsquo;elle n&amp;rsquo;attendra pas les étoiles pour rompre le jeûne. » [Ibn Khuzayma (2061), d&amp;rsquo;après Sahl ibn Sa&amp;rsquo;d, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée ; authentifié par Al Albani dans Sahih Al Targhib (1074)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:17" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:18"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (1096).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:18" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:19"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Majah (1698).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:19" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:20"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Abu Dawud (2353) et Al Hakim (1573).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:20" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:21"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce principe est l&amp;rsquo;un des fondements que Cheikh Al Islam ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a longuement développés dans son ouvrage Iqtida&amp;rsquo; Al Sirat Al Mustaqim. Il y explique que la ressemblance dans les choses apparentes engendre une ressemblance dans les choses intérieures « par voie d&amp;rsquo;imprégnation subtile et de glissement insensible » (على وجه المسارقة والتدريج الخفي), puis précise que « la ressemblance dans l&amp;rsquo;apparent engendre un type d&amp;rsquo;affection, d&amp;rsquo;amour et d&amp;rsquo;alliance dans l&amp;rsquo;intérieur, tout comme l&amp;rsquo;amour dans l&amp;rsquo;intérieur engendre la ressemblance dans l&amp;rsquo;apparent, et c&amp;rsquo;est une chose dont témoignent les sens et l&amp;rsquo;expérience ». La ressemblance extérieure n&amp;rsquo;opère donc pas par une conversion brutale mais par un processus graduel dont le sujet lui-même n&amp;rsquo;a pas conscience : on commence par adopter un style vestimentaire, une habitude alimentaire, un divertissement, en pensant que cela ne touche pas le cœur, jusqu&amp;rsquo;à ce que l&amp;rsquo;inclination intérieure soit déjà installée. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a repris ce principe dans Ighathat Al Lahfan en une formule saisissante : « La ressemblance apparente est un moyen menant à la conformité intérieure : lorsque la conduite ressemble à la conduite, le cœur finit par ressembler au cœur. » La relation est donc réciproque et circulaire : l&amp;rsquo;extérieur façonne l&amp;rsquo;intérieur, et l&amp;rsquo;intérieur transparaît dans l&amp;rsquo;extérieur. Dans le même ouvrage, Ibn Al Qayyim consacre un chapitre à la purification du cœur en commentant la parole d&amp;rsquo;Allah : « Et tes vêtements, purifie-les » [Sourate 74, v.4]. Il y rassemble les paroles des Salafs — Ibn &amp;lsquo;Abbas, Mujahid, Qatadah, Al Sha&amp;rsquo;bi, Ibrahim, Al Dahhak, Al Zuhri et d&amp;rsquo;autres — montrant que la majorité des exégètes entendent par « les vêtements » le cœur et la personne, et par « la purification » la rectification des actes et des caractères, les Arabes désignant métaphoriquement l&amp;rsquo;homme par son vêtement. Puis il conclut en montrant que les deux sens, apparent et intérieur, sont indissociables : la pureté du vêtement extérieur parachève celle du cœur, car « l&amp;rsquo;impureté du vêtement fait acquérir au cœur une disposition vile, tout comme l&amp;rsquo;impureté de la nourriture. C&amp;rsquo;est pour cela que le port des peaux de fauves a été interdit par le Prophète ﷺ dans plusieurs hadiths authentiques, car la ressemblance apparente pénètre jusqu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;intérieur. Et c&amp;rsquo;est pour cela que le port de la soie et de l&amp;rsquo;or a été interdit aux hommes, car il fait acquérir au cœur la disposition de ceux qui les portent : les femmes, et les gens de vanité et d&amp;rsquo;orgueil. » [Iqtida&amp;rsquo; Al Sirat Al Mustaqim (1/548-549), Ighathat Al Lahfan (1/92 et 624)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:21" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:22"&gt;
&lt;p&gt;Iqtida&amp;rsquo; Al Sirat Al Mustaqim (1/209).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:22" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Ô toi qui recherches le mal, cesse</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/o-toi-qui-recherches-le-mal-cesse/</link><pubDate>Wed, 11 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/o-toi-qui-recherches-le-mal-cesse/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/o-toi-qui-recherches-le-mal-cesse/image.jpg" alt="Featured image of post Ô toi qui recherches le mal, cesse" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chaque nuit de Ramadan, un héraut d&amp;rsquo;Allah lance un appel aux serviteurs d&amp;rsquo;Allah jeûneurs : « Ô toi qui recherches le bien, accours ! Ô toi qui recherches le mal, cesse ! »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Cet appel constitue un puissant stimulant et un élan vigoureux qui pousse les gens de foi à rivaliser dans les bonnes œuvres et à se détourner des maux et des interdits. Les gens de foi, même s&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;entendent pas cet appel de leurs propres oreilles durant les nuits bénies de Ramadan, ont la certitude de sa survenue, car celui qui les en a informés est le Véridique dont la véracité est attestée&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, celui qui ne prononce rien sous l&amp;rsquo;effet de la passion ﷺ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons précédemment évoqué l&amp;rsquo;importance de rivaliser dans les bonnes œuvres et de s&amp;rsquo;empresser vers les actes d&amp;rsquo;obéissance en ce mois éminent et cette saison bénie, où les portes du bien et ses voies foisonnent. C&amp;rsquo;est aussi une saison grandiose pour délaisser les désobéissances et s&amp;rsquo;éloigner des péchés, en raison de la perdition qui découle de leur accomplissement, et des fautes et fardeaux que récolte celui qui les commet, s&amp;rsquo;attirant par là l&amp;rsquo;aversion et le châtiment du Puissant, du Contraignant, en particulier en ce mois noble et cette saison grandiose, mois des actes d&amp;rsquo;obéissance. C&amp;rsquo;est un mois pour rectifier la conduite et la trajectoire que l&amp;rsquo;homme suivait, c&amp;rsquo;est un mois de repentir et de retour à Allah, une saison pour multiplier les actes d&amp;rsquo;obéissance et y persévérer pour celui qui cheminait déjà sur la droiture avant son entrée. Comment donc, malgré cela, certaines personnes persistent-elles à s&amp;rsquo;enfoncer dans la désobéissance et à s&amp;rsquo;enliser dans la transgression, même en ce mois grandiose, mois de l&amp;rsquo;obéissance et du pardon ! Ceux-là et leurs semblables sont ceux que vise l&amp;rsquo;appel du hadith : « Ô toi qui recherches le mal, cesse ! », c&amp;rsquo;est-à-dire : repens-toi à Allah et délaisse le mal et la transgression dans lesquels tu te trouves, de peur de regretter tes méfaits en ce mois. Rattrape la situation avant qu&amp;rsquo;il ne soit trop tard, car il se peut que ta fin soit scellée sur ce que tu es maintenant, ou qu&amp;rsquo;un croyant touché par ton mal et lésé par ton tort invoque contre toi, et que cette invocation devienne cause de ta perdition et de ton malheur dans les deux demeures, ou que ce mois s&amp;rsquo;achève et s&amp;rsquo;en aille alors que tu n&amp;rsquo;as fait que t&amp;rsquo;éloigner davantage d&amp;rsquo;Allah. Quelle amère déception pour celui dont tel est le sort au sortir de ce mois béni !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mal dans son intégralité est proscrit en tout temps et en toute occasion, que son préjudice concerne soi-même ou les autres créatures d&amp;rsquo;Allah, qu&amp;rsquo;il soit parole de la langue, acte des membres ou chose blâmable que le cœur recèle, qu&amp;rsquo;il soit lu, vu ou entendu. Allah, Exalté soit-Il, dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Dis : &amp;ldquo;Mon Seigneur n&amp;rsquo;a interdit que les turpitudes, apparentes ou cachées, le péché, la transgression sans droit, d&amp;rsquo;associer à Allah ce pour quoi Il n&amp;rsquo;a fait descendre aucune autorité, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas.&amp;rdquo; » [Sourate 7, v.33]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les fondements de tous les péchés, grands et petits, sont au nombre de trois&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; : l&amp;rsquo;attachement du cœur à autre qu&amp;rsquo;Allah, l&amp;rsquo;obéissance à la faculté colérique, et l&amp;rsquo;obéissance à la faculté concupiscente. Ce sont le Shirk, l&amp;rsquo;injustice et les turpitudes. Le comble de l&amp;rsquo;attachement à autre qu&amp;rsquo;Allah est le Shirk, à savoir invoquer avec Lui une autre divinité. Le comble de l&amp;rsquo;obéissance à la faculté colérique est le meurtre. Le comble de l&amp;rsquo;obéissance à la faculté concupiscente est la fornication. C&amp;rsquo;est pourquoi Allah, Pureté à Lui, a réuni les trois dans Sa parole : &amp;ldquo;Et ceux qui n&amp;rsquo;invoquent pas d&amp;rsquo;autre divinité avec Allah, ne tuent pas la vie qu&amp;rsquo;Allah a rendue sacrée, sauf de droit, et ne forniquent pas.&amp;rdquo; [Sourate 25, v.68] Ces trois s&amp;rsquo;appellent les uns les autres. Le Shirk appelle à l&amp;rsquo;injustice et aux turpitudes, tout comme la sincérité et le Tawhid en préservent celui qui s&amp;rsquo;y attache. Allah, Exalté soit-Il, dit : &amp;ldquo;C&amp;rsquo;est ainsi que Nous avons écarté de lui le mal et la turpitude. Il était certes de Nos serviteurs sincères.&amp;rdquo; [Sourate 12, v.24] Le mal, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;amour passionnel, et la turpitude, c&amp;rsquo;est la fornication. De même, l&amp;rsquo;injustice appelle au Shirk et à la turpitude, car le Shirk est la plus grande des injustices, tout comme le Tawhid est la plus juste des justices. La justice est la compagne du Tawhid, et l&amp;rsquo;injustice est la compagne du Shirk. C&amp;rsquo;est pourquoi Il, Pureté à Lui, réunit les deux. Quant au premier, c&amp;rsquo;est dans Sa parole : &amp;ldquo;Allah atteste, ainsi que les anges et les gens de science, qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a de divinité en droit d&amp;rsquo;être adoré que Lui, le Mainteneur de la justice.&amp;rdquo; [Sourate 3, v.18] Quant au second, c&amp;rsquo;est comme Sa parole, Exalté soit-Il : &amp;ldquo;Le Shirk est certes une immense injustice.&amp;rdquo; [Sourate 31, v.13] Et la turpitude appelle au Shirk et à l&amp;rsquo;injustice, surtout lorsque son désir se renforce au point de ne pouvoir être assouvi que par une forme d&amp;rsquo;injustice et le recours à la magie et aux shaytans. Allah, Pureté à Lui, a réuni la fornication et le Shirk dans Sa parole : &amp;ldquo;Le fornicateur n&amp;rsquo;épouse qu&amp;rsquo;une fornicatrice ou une associatrice, et la fornicatrice n&amp;rsquo;est épousée que par un fornicateur ou un associateur. Cela a été interdit aux croyants.&amp;rdquo; [Sourate 24, v.3] Ces trois s&amp;rsquo;entraînent mutuellement et s&amp;rsquo;ordonnent mutuellement. C&amp;rsquo;est pourquoi plus le cœur est faible en Tawhid et grand en Shirk, plus il est enclin à la turpitude, à l&amp;rsquo;attachement aux images et à l&amp;rsquo;amour passionné pour elles. Dans le même sens, Il dit, Exalté soit-Il : &amp;ldquo;Tout ce qui vous a été donné n&amp;rsquo;est que jouissance de la vie d&amp;rsquo;ici-bas, et ce qui est auprès d&amp;rsquo;Allah est meilleur et plus durable pour ceux qui ont cru et qui placent leur confiance en leur Seigneur, et ceux qui évitent les grands péchés et les turpitudes et qui, lorsqu&amp;rsquo;ils sont en colère, pardonnent.&amp;rdquo; [Sourate 42, v.36-37] Il a fait savoir que ce qui est auprès de Lui est meilleur pour celui qui a cru en Lui et placé sa confiance en Lui, c&amp;rsquo;est le Tawhid. Puis Il a dit : &amp;ldquo;Et ceux qui évitent les grands péchés et les turpitudes&amp;rdquo;, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;évitement de ce qu&amp;rsquo;appelle la faculté concupiscente. Puis Il a dit : &amp;ldquo;Et qui, lorsqu&amp;rsquo;ils sont en colère, pardonnent&amp;rdquo;, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;opposition à la faculté colérique. Il a ainsi réuni le Tawhid, la chasteté et la justice, qui sont le creuset de tout bien. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Messager ﷺ multipliait les demandes de refuge auprès d&amp;rsquo;Allah contre les maux et les péchés, et exhortait à en faire de même. Il ﷺ disait notamment dans la Khutbat Al Hajah&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; : « Certes, les louanges appartiennent à Allah, nous implorons Son aide et Son pardon, et nous cherchons refuge auprès d&amp;rsquo;Allah contre les maux de nos âmes et les méfaits de nos actes. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; De même, comme il a été mentionné précédemment, le Prophète ﷺ a enseigné à Abu Bakr Al Siddiq, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, de prononcer au matin et au soir : « Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de mon âme et contre le mal du shaytan et son Shirk. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le musulman doit savoir que délaisser le mal, les péchés et les désobéissances procure des fruits et des bienfaits qu&amp;rsquo;aucun homme ne saurait dénombrer ni aucune langue exprimer. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Pureté à Allah, Seigneur des mondes ! S&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait dans l&amp;rsquo;abandon des fautes et des désobéissances que la préservation de la noblesse de caractère, la protection de l&amp;rsquo;honneur, la sauvegarde du prestige, la préservation des biens qu&amp;rsquo;Allah a établis comme piliers des intérêts d&amp;rsquo;ici-bas et de l&amp;rsquo;au-delà, l&amp;rsquo;amour des créatures et la crédibilité de sa parole parmi eux, le bon ordre de la vie, le repos du corps, la vigueur du cœur, la sérénité de l&amp;rsquo;âme, la félicité du cœur, l&amp;rsquo;épanouissement de la poitrine, l&amp;rsquo;abri des frayeurs des pervers et des débauchés, la diminution du souci, de l&amp;rsquo;affliction et de la tristesse, la noblesse de l&amp;rsquo;âme qui la préserve de supporter l&amp;rsquo;humiliation, la protection de la lumière du cœur contre l&amp;rsquo;extinction par les ténèbres de la désobéissance, une issue là où les débauchés et les désobéissants se trouvent acculés, la subsistance facilitée d&amp;rsquo;où il ne l&amp;rsquo;attend pas, la facilité dans ce qui est ardu pour les pervers et les désobéissants, l&amp;rsquo;aisance dans l&amp;rsquo;obéissance, l&amp;rsquo;accès aisé au savoir, le bel éloge des gens, l&amp;rsquo;abondance des invocations en sa faveur, la grâce dont se pare son visage, la vénération déposée pour lui dans les cœurs des gens, le secours des gens et leur protection lorsqu&amp;rsquo;il est lésé ou opprimé, leur défense de son honneur lorsqu&amp;rsquo;un médisant le calomnie, l&amp;rsquo;exaucement prompt de son invocation, la dissipation de l&amp;rsquo;isolement qui le séparait d&amp;rsquo;Allah&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, la proximité des anges et l&amp;rsquo;éloignement des shaytans parmi les hommes et les djinns, l&amp;rsquo;empressement des gens à le servir et satisfaire ses besoins, leur quête de son affection et de sa compagnie, l&amp;rsquo;absence de crainte de la mort, bien au contraire il s&amp;rsquo;en réjouit car il y voit la venue vers son Seigneur, la rencontre avec Lui et le retour vers Lui, la petitesse de ce monde dans son cœur et la grandeur de l&amp;rsquo;au-delà à ses yeux, son aspiration au grand royaume et à l&amp;rsquo;immense victoire qui s&amp;rsquo;y trouvent, le goût de la douceur de l&amp;rsquo;obéissance et la perception de la douceur de la foi&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, l&amp;rsquo;invocation des porteurs du Trône et des anges qui l&amp;rsquo;entourent pour lui, la joie des anges scribes à son égard et leurs invocations incessantes pour lui, le surcroît de raison, de compréhension, de foi et de connaissance, l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah, Son attention et Sa joie face à son repentir. C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;Allah le rétribue par une joie et un bonheur auxquels sa joie dans la désobéissance ne saurait se comparer en quoi que ce soit. Voilà quelques effets de l&amp;rsquo;abandon des désobéissances en ce monde. Lorsqu&amp;rsquo;il meurt, les anges l&amp;rsquo;accueillent avec la bonne nouvelle de la part de son Seigneur : le Paradis, et l&amp;rsquo;assurance qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;aura ni crainte ni tristesse. Il passe de la prison du monde et de son étroitesse à un jardin parmi les jardins du Paradis où il jouira des délices jusqu&amp;rsquo;au Jour de la Résurrection. Lorsque survient le Jour de la Résurrection, les gens sont dans la chaleur et la sueur tandis qu&amp;rsquo;il est à l&amp;rsquo;ombre du Trône. Lorsqu&amp;rsquo;ils quittent la présence d&amp;rsquo;Allah, il est emmené à droite avec les alliés pieux d&amp;rsquo;Allah et Son parti victorieux. &amp;ldquo;C&amp;rsquo;est là la grâce d&amp;rsquo;Allah qu&amp;rsquo;Il donne à qui Il veut, et Allah est Détenteur de l&amp;rsquo;immense grâce.&amp;rdquo; [Sourate 57, v.21] »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, préserve-nous par l&amp;rsquo;Islam debout, préserve-nous par l&amp;rsquo;Islam assis, préserve-nous par l&amp;rsquo;Islam allongé, et ne donne pas aux ennemis ni aux envieux l&amp;rsquo;occasion de se réjouir de notre malheur. Ô Allah, nous Te demandons tout bien dont les trésors sont entre Tes mains, et nous cherchons refuge auprès de Toi contre tout mal dont les trésors sont entre Tes mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (682) et Ibn Majah (1642).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;emploi par l&amp;rsquo;auteur de cette expression est significatif : il suit en cela la méthodologie des Compagnons pour appuyer la véracité de ce que rapporte le Prophète ﷺ sur les réalités de l&amp;rsquo;invisible, comme l&amp;rsquo;a fait Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, dans le célèbre hadith sur la création : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ (le Véridique dont la véracité est attestée) nous a rapporté : &amp;ldquo;La création de l&amp;rsquo;un de vous est rassemblée dans le ventre de sa mère quarante jours, puis il est un caillot de sang durant une période similaire, puis un morceau de chair durant une période similaire. Puis Allah envoie un ange à qui il est ordonné quatre paroles, et il lui est dit : écris son œuvre, sa subsistance, son terme, et s&amp;rsquo;il sera malheureux ou bienheureux. Puis l&amp;rsquo;âme lui est insufflée.&amp;rdquo; » [Al Bukhari n° 3208, Muslim n° 2643]. De même ici, le héraut qui appelle chaque nuit de Ramadan est une réalité de l&amp;rsquo;invisible que les croyants ne perçoivent pas de leurs oreilles, mais qu&amp;rsquo;ils acceptent avec certitude sur l&amp;rsquo;autorité de celui dont la véracité sur l&amp;rsquo;invisible a été confirmée. L&amp;rsquo;auteur enchaîne d&amp;rsquo;ailleurs avec une allusion au verset : « Il ne prononce rien sous l&amp;rsquo;effet de la passion. Ce n&amp;rsquo;est rien d&amp;rsquo;autre qu&amp;rsquo;une révélation inspirée. » [Sourate 53, v.3-4], renforçant l&amp;rsquo;idée que toute parole prophétique, y compris celle concernant ce héraut, procède de la Révélation divine. « Sadiq » (participe actif) désigne celui qui est véridique dans ses propos, et « Masduq » (participe passif) celui dont la véracité est confirmée par ce qui lui parvient de la Révélation [Sharh Sahih Muslim, Al Nawawi (16/190)]. Al Tibi a précisé que cette proposition est une incise grammaticale (I&amp;rsquo;tiradiyyah), et non un complément d&amp;rsquo;état : la véracité n&amp;rsquo;est pas liée à une circonstance particulière, mais est un attribut permanent, « de sa nature et de sa constante » [&amp;lsquo;Umdat Al Qari, Al &amp;lsquo;Ayni (15/130)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Cette analyse des péchés selon les trois facultés de l&amp;rsquo;âme se retrouve déjà chez Al Razi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, dans son commentaire de ce même verset : « Dis : &amp;ldquo;Mon Seigneur n&amp;rsquo;a interdit que les turpitudes, apparentes ou cachées, le péché, la transgression sans droit, d&amp;rsquo;associer à Allah…&amp;rdquo; » [Sourate 7, v.33]. Il y a identifié les corruptions des trois forces de l&amp;rsquo;âme : « Les forces qui gouvernent le corps de l&amp;rsquo;homme sont au nombre de trois : la force rationnelle, la force colérique et la force concupiscente. La corruption de la force rationnelle est la mécréance et l&amp;rsquo;innovation…, la corruption de la force colérique est le meurtre et la colère…, et la corruption de la force concupiscente est la fornication… » [Mafatih Al Ghayb (9/528)]. Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a approfondi cette analyse à partir du verset : « Et ceux qui n&amp;rsquo;invoquent pas d&amp;rsquo;autre divinité avec Allah, ne tuent pas la vie qu&amp;rsquo;Allah a rendue sacrée, et ne forniquent pas. » [Sourate 25, v.68] et du hadith d&amp;rsquo;Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, quel péché est le plus grave ?&amp;rdquo; Il a dit : &amp;ldquo;Que tu donnes à Allah un rival alors qu&amp;rsquo;Il t&amp;rsquo;a créé.&amp;rdquo; J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Puis lequel ?&amp;rdquo; Il a dit : &amp;ldquo;Que tu tues ton enfant par crainte qu&amp;rsquo;il ne mange avec toi.&amp;rdquo; J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Puis lequel ?&amp;rdquo; Il a dit : &amp;ldquo;Que tu forniques avec la femme de ton voisin.&amp;rdquo; » [Al Bukhari n° 6811, Muslim n° 86]. Il a rattaché chaque péché à un niveau de la nature : la force concupiscente, que l&amp;rsquo;homme partage avec le bétail, attire vers les plaisirs, et sa corruption engendre la fornication. La force colérique, qu&amp;rsquo;il partage avec les fauves, repousse ce qui nuit, et sa corruption engendre le meurtre. Quant à la force intellectuelle, il la qualifie d&amp;rsquo;« humaine » (الإنسانية), car elle est propre à l&amp;rsquo;homme et le distingue de l&amp;rsquo;animal, et sa corruption engendre la mécréance, le péché le plus grave : « La mécréance est une transgression et une corruption dans la force intellectuelle humaine, le meurtre une transgression et une corruption dans la force colérique, et la fornication une transgression et une corruption dans la force concupiscente. » [Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa (15/428)]. Son élève Ibn Al Qayyim a prolongé cette réflexion dans le passage cité ici en réunissant ces preuves et en y ajoutant une dimension que l&amp;rsquo;on ne trouve pas chez ses prédécesseurs : ces trois catégories ne sont pas cloisonnées mais s&amp;rsquo;appellent mutuellement, chacune conduisant aux deux autres, comme il l&amp;rsquo;illustre par de multiples preuves coraniques. Et Allah est plus savant.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Al Fawa&amp;rsquo;id d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 116-118).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La Khutbat Al Hajah (خطبة الحاجة), littéralement « le sermon du besoin », est l&amp;rsquo;introduction par laquelle le Prophète ﷺ ouvrait ses sermons, ses leçons et ses allocutions lors des occasions importantes. Elle est rapportée par Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ nous a enseigné la Khutbat Al Hajah » [Al Nassai n° 1404, Abu Dawud n° 2118, Al Tirmidhi n° 1105, Ibn Majah n° 1892]. Elle est appelée ainsi car elle était prononcée à l&amp;rsquo;occasion des besoins et des affaires importantes, comme le mariage, les sermons du vendredi et les enseignements. Al Albani, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, lui a consacré un ouvrage intitulé Khutbat Al Hajah dans lequel il a rassemblé ses voies de transmission et établi qu&amp;rsquo;elle est la Sunnah à suivre pour ouvrir les discours importants. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a relevé dans Ighathat Al Lahfan une particularité remarquable de cette khutba : le Coran ordonne la demande de refuge contre le shaytan dans de multiples versets et lui consacre même une sourate entière (Sourate Al Nas), mais il n&amp;rsquo;ordonne nulle part la demande de refuge contre l&amp;rsquo;âme : celle-ci n&amp;rsquo;apparaît que dans la Sunnah, précisément dans cette Khutbat Al Hajah. Il en a expliqué la sagesse : « Le mal de l&amp;rsquo;âme et sa corruption naissent de ses insufflations, car elle est sa monture, le siège de son secret et le lieu de son obéissance. Allah a ordonné de chercher refuge contre lui lors de la récitation du Coran et en d&amp;rsquo;autres circonstances, en raison du besoin impérieux de s&amp;rsquo;en protéger, mais Il n&amp;rsquo;a ordonné la demande de refuge contre l&amp;rsquo;âme en aucun endroit. La demande de refuge contre son mal n&amp;rsquo;est venue que dans la Khutbat Al Hajah. » [Ighathat Al Lahfan (1/155-156)]. Le hadith d&amp;rsquo;Abu Bakr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que l&amp;rsquo;auteur cite juste après, réunit les deux dans une seule invocation : la demande de refuge contre le mal de l&amp;rsquo;âme et contre le mal du shaytan.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (1105).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;auteur a consacré un développement à ce hadith dans l&amp;rsquo;article « L&amp;rsquo;intégrité des cœurs et des langues », où il a montré que cette invocation renferme la recherche de la protection auprès d&amp;rsquo;Allah contre le mal, ses deux sources et ses deux aboutissements : les sources du mal sont l&amp;rsquo;âme et le shaytan, et ses aboutissements sont le tort causé à soi-même ou à son frère musulman. Le mot وَشِرْكِهِ dans ce hadith est rapporté selon deux lectures. La première, avec kasra sur le shin (شِرْكِهِ, Shirkihi), signifie le Shirk auquel le shaytan appelle et qu&amp;rsquo;il insuffle, et c&amp;rsquo;est la plus célèbre dans la transmission et la plus claire dans la compréhension. La seconde, avec fatha (شَرَكِهِ, Sharakihi), désigne ses pièges et ses filets. Les deux sens sont complémentaires : les pièges du shaytan (Sharak) sont les moyens par lesquels il conduit au Shirk, qui en est la finalité. La traduction retenue ici (« son Shirk ») est conforme à la vocalisation adoptée par l&amp;rsquo;auteur dans le texte arabe.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, développe ce concept dans Al Jawab Al Kafi (p. 133-134) : « Parmi les conséquences des péchés : un isolement (Wahsha) que le pécheur ressent dans son cœur entre lui et Allah, qu&amp;rsquo;aucun plaisir ne peut contrebalancer ni égaler. Même si tous les plaisirs de ce bas monde se réunissaient pour lui, ils ne combleraient pas cet isolement. C&amp;rsquo;est une réalité que seul celui dont le cœur est vivant peut percevoir, car &amp;ldquo;une blessure ne fait pas souffrir un mort&amp;rdquo;. Quand bien même on ne délaisserait les péchés que par crainte de tomber dans cet isolement, l&amp;rsquo;homme sensé mériterait de les délaisser. Un homme se plaignit auprès d&amp;rsquo;un connaisseur d&amp;rsquo;un isolement qu&amp;rsquo;il ressentait en lui-même, celui-ci lui dit : &amp;ldquo;Si les péchés t&amp;rsquo;ont plongé dans l&amp;rsquo;isolement, délaisse-les si tu veux et retrouve l&amp;rsquo;intimité.&amp;rdquo; Et il n&amp;rsquo;est rien de plus amer pour le cœur que l&amp;rsquo;isolement d&amp;rsquo;un péché ajouté au péché. » . Ce vers de poésie est un diagnostic : l&amp;rsquo;isolement que ressent le pécheur, si amer soit-il, est en réalité le signe que son cœur est encore vivant, qu&amp;rsquo;il perçoit encore sa propre aliénation spirituelle. Le pire état n&amp;rsquo;est pas de souffrir de cette solitude, c&amp;rsquo;est de ne plus la ressentir du tout, d&amp;rsquo;avoir le cœur si endurci par l&amp;rsquo;accumulation des péchés qu&amp;rsquo;il ne distingue plus la blessure. Il en dévoile le mécanisme plus loin dans son livre en disant : « Le secret de la question est que l&amp;rsquo;obéissance engendre la proximité du Seigneur, et plus la proximité se renforce, plus l&amp;rsquo;intimité (Uns) se renforce. Tandis que la désobéissance engendre l&amp;rsquo;éloignement du Seigneur, et plus l&amp;rsquo;éloignement augmente, plus l&amp;rsquo;isolement se renforce. » [Al Jawab Al Kafi (p. 183)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim distingue ici deux réalités : « le goût de la douceur de l&amp;rsquo;obéissance » (ذوق حلاوة الطاعة) et « la perception de la douceur de la foi » (وجد حلاوة الإيمان). La première est sensorielle, liée à l&amp;rsquo;acte : ذوق (goûter) désigne une saveur que le serviteur perçoit dans l&amp;rsquo;accomplissement même de l&amp;rsquo;obéissance. La seconde est existentielle, liée à l&amp;rsquo;état : وجد (trouver, ressentir) désigne une béatitude qui imprègne l&amp;rsquo;être entier. L&amp;rsquo;ordre est significatif : c&amp;rsquo;est par la pratique répétée de l&amp;rsquo;obéissance que le cœur s&amp;rsquo;ouvre progressivement à la perception de la foi dans sa totalité. L&amp;rsquo;expression « la douceur de la foi » (Halawat Al Iman) fait écho au célèbre hadith : « Trois choses, celui en qui elles se trouvent goûtera la douceur de la foi : qu&amp;rsquo;Allah et Son Messager soient plus aimés de lui que tout autre, qu&amp;rsquo;il aime une personne uniquement pour Allah, et qu&amp;rsquo;il déteste retourner à la mécréance comme il détesterait être jeté dans le feu. » [Al Bukhari n° 16, Muslim n° 43]. « Ces trois qualités comptent parmi les plus hautes qualités de la foi. Celui qui les parfait a trouvé la douceur de la foi et goûté sa saveur. Car la foi possède une douceur et une saveur que les cœurs goûtent comme la bouche goûte la douceur de la nourriture et de la boisson. La foi est la nourriture des cœurs et leur subsistance, de même que la nourriture et la boisson sont la nourriture des corps et leur subsistance. Et de même que le corps ne trouve la douceur de la nourriture et de la boisson que lors de sa santé, et que lorsqu&amp;rsquo;il est malade, il ne trouve pas la douceur de ce qui lui est bénéfique, et peut même trouver doux ce qui lui nuit et ce en quoi il n&amp;rsquo;y a pas de douceur, du fait que la maladie le domine, de même le cœur ne trouve la douceur de la foi qu&amp;rsquo;en étant préservé de ses maladies et de ses fléaux. Lorsqu&amp;rsquo;il est sain de la maladie des passions égarées et des désirs illicites, il trouve alors la douceur de la foi. Et dès lors qu&amp;rsquo;il est malade et souffrant, il ne trouve pas la douceur de la foi, au contraire, il trouve doux ce qui cause sa perdition parmi les passions et les désobéissances. » [Fath Al Bari, Ibn Rajab (1/50)]. Les péchés rendent le cœur malade, et un cœur malade ne peut goûter la douceur de la foi, pire, il « trouve doux ce qui cause sa perdition ». Le Ramadan, par sa discipline de jeûne et d&amp;rsquo;adoration et d&amp;rsquo;éloignement des péchés, agit comme une cure qui guérit le cœur et lui rend sa capacité de perception spirituelle.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Al Fawa&amp;rsquo;id (p. 224-225).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Cette longue énumération ne se déploie pas sans dessein : elle suit une progression délibérée de l&amp;rsquo;extérieur vers l&amp;rsquo;intérieur, puis de ce monde vers l&amp;rsquo;au-delà. Elle s&amp;rsquo;ouvre par les bienfaits les plus visibles et sociaux (la noblesse de caractère, l&amp;rsquo;honneur, le prestige, les biens), traverse le corps (le repos physique), puis pénètre dans le cœur (la force, la sérénité, le bonheur, l&amp;rsquo;épanouissement de la poitrine), avant d&amp;rsquo;atteindre les réalités spirituelles les plus intimes : la lumière intérieure, la dissipation de l&amp;rsquo;isolement entre le serviteur et son Seigneur, la douceur de la foi, et enfin le sommet, l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah et Sa joie face au repentir de Son serviteur. Puis la perspective bascule vers l&amp;rsquo;au-delà : l&amp;rsquo;accueil des anges à la mort, le jardin du Barzakh, l&amp;rsquo;ombre du Trône au Jour de la Résurrection, jusqu&amp;rsquo;à la destination finale à la droite d&amp;rsquo;Allah parmi Ses alliés. La formule d&amp;rsquo;ouverture « S&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait dans l&amp;rsquo;abandon des fautes que… » annonce un minimum, mais ce « minimum » se déploie jusqu&amp;rsquo;à embrasser les deux mondes, comme pour dire que le moindre de ces bienfaits suffirait déjà à lui seul. Chaque bienfait porte aussi, en négatif, le châtiment du pécheur : « la préservation de la noblesse de caractère » implique que le péché la détruit, « la vigueur du cœur » que le péché l&amp;rsquo;affaiblit, « la lumière du cœur » que le péché l&amp;rsquo;éteint. Ibn Al Qayyim lui-même développe ce miroir dans Al Jawab Al Kafi, où il énumère les mêmes éléments en négatif dans un passage parallèle. Les deux textes se répondent comme les deux faces d&amp;rsquo;une même réalité. L&amp;rsquo;isolement (الوحشة) y occupe une position charnière : avant lui, les bienfaits sont sociaux et visibles ; après lui s&amp;rsquo;ouvrent trois degrés de proximité : d&amp;rsquo;abord la proximité d&amp;rsquo;Allah par la dissipation de l&amp;rsquo;isolement, puis celle des anges, puis celle des gens, comme pour dire que la proximité d&amp;rsquo;Allah est la plus éminente, celle que l&amp;rsquo;on doit rechercher, et que les autres ne font que la suivre. C&amp;rsquo;est le sens du hadith : « Lorsqu&amp;rsquo;Allah aime un serviteur, Il appelle Jibril et lui dit : &amp;ldquo;J&amp;rsquo;aime untel, aime-le.&amp;rdquo; Alors Jibril l&amp;rsquo;aime, puis il lance un appel aux habitants du ciel : &amp;ldquo;Allah aime untel, aimez-le.&amp;rdquo; Alors les habitants du ciel l&amp;rsquo;aiment, puis l&amp;rsquo;acceptation lui est accordée sur terre. » [Al Bukhari n° 3209, Muslim n° 2637]. Au milieu de ces bienfaits, Ibn Al Qayyim insère la mort. Le non-croyant la fuit à tout prix dans cette vie, car il n&amp;rsquo;y voit que le néant ou l&amp;rsquo;inconnu, alors que dans l&amp;rsquo;au-delà il l&amp;rsquo;espérera ardemment sans jamais l&amp;rsquo;obtenir : « Ils crieront : &amp;ldquo;Ô Malik ! Que ton Seigneur nous achève !&amp;rdquo; Il dira : &amp;ldquo;Vous y demeurerez éternellement.&amp;rdquo; » [Sourate 43, v.77]. Quant au croyant obéissant, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;inverse : il ne craint pas la mort en ce monde car elle le rapproche de Celui qu&amp;rsquo;il aime. Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui aime la rencontre d&amp;rsquo;Allah, Allah aime sa rencontre, et celui qui déteste la rencontre d&amp;rsquo;Allah, Allah déteste sa rencontre. » [Al Bukhari n° 6507, Muslim n° 2684]. Enfin, après plus de quarante bienfaits qui semblent récompenser l&amp;rsquo;effort humain, la conclusion par le verset « C&amp;rsquo;est là la grâce d&amp;rsquo;Allah qu&amp;rsquo;Il donne à qui Il veut » [Sourate 57, v.21] opère un renversement : tout est grâce. Le serviteur ne mérite pas ces fruits par sa propre force, car c&amp;rsquo;est Allah qui lui a donné la capacité de délaisser le péché en premier lieu.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Ô toi qui recherches le bien, accours</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/o-toi-qui-recherches-le-bien-accours/</link><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/o-toi-qui-recherches-le-bien-accours/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/o-toi-qui-recherches-le-bien-accours/image.jpg" alt="Featured image of post Ô toi qui recherches le bien, accours" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Al Tirmidhi et Ibn Majah rapportent d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Lorsque vient la première nuit du mois de Ramadan, les démons et les rebelles parmi les djinns sont solidement enchaînés, les portes de l&amp;rsquo;Enfer sont verrouillées et aucune d&amp;rsquo;elles ne s&amp;rsquo;ouvre, les portes du Paradis sont grandes ouvertes et aucune d&amp;rsquo;elles ne se ferme, et un héraut proclame : &amp;ldquo;Ô toi qui recherches le bien, accours ! Ô toi qui recherches le mal, cesse !&amp;rdquo; Et Allah a des affranchis du Feu, et cela chaque nuit. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Un hadith rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad dans son Musnad mentionne explicitement que ce héraut est un ange parmi les anges d&amp;rsquo;Allah, et que cela se répète chaque nuit jusqu&amp;rsquo;à la fin du mois. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Et un ange y proclame : &amp;ldquo;Ô toi qui recherches le bien, réjouis-toi ! Ô toi qui recherches le mal, cesse !&amp;rdquo; jusqu&amp;rsquo;à ce que Ramadan s&amp;rsquo;achève. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Les gens de foi n&amp;rsquo;entendent certes pas la voix de ce héraut, mais ils sont certains de son appel&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, car celui qui en a informé est le Véridique dont la véracité est attestée, que les prières d&amp;rsquo;Allah et Son salut soient sur lui, celui qui ne parle pas selon ses passions :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ce n&amp;rsquo;est rien d&amp;rsquo;autre qu&amp;rsquo;une révélation inspirée » [Sourate 53, v.3-4]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Imprégnons-nous donc, durant les nuits bénies de Ramadan, de cet appel béni, de cet appel grandiose. Donnons-lui vie dans notre quotidien, méditons sur nos états et notre conduite, et interrogeons-nous : auquel des deux appels appartenons-nous ? Car ce sont deux appels, et chacun vise une catégorie de gens : « Ô toi qui recherches le bien&amp;hellip; Ô toi qui recherches le mal&amp;hellip; » Cela indique que les cœurs des gens sont de deux sortes : un cœur qui aspire au bien, le demande, le cherche et s&amp;rsquo;y applique, et un autre cœur, qu&amp;rsquo;Allah nous en préserve, qui recherche le mal, se met en mouvement pour le chercher et s&amp;rsquo;élance à sa poursuite. Ils ne sont pas égaux : celui dont le cœur est un cœur vertueux et droit, qui demande le bien et s&amp;rsquo;y applique, n&amp;rsquo;est pas semblable à celui dont le cœur, qu&amp;rsquo;Allah nous en préserve, est un cœur mauvais et vil, qui recherche le mal et s&amp;rsquo;y applique.&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui dont le cœur est ce cœur noble qui s&amp;rsquo;applique au bien et le recherche, qu&amp;rsquo;il saisisse le mois des bienfaits : en se tournant vers Allah, en multipliant les actes d&amp;rsquo;obéissance, en abondant dans les adorations, en mettant à profit la saison des bienfaits par la profusion des actes surérogatoires et recommandés. Dans le hadith Qudsi, Allah, Gloire et Majesté à Lui, dit : « Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par une œuvre qui Me soit plus aimée que ce que Je lui ai prescrit. Et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu&amp;rsquo;à ce que Je l&amp;rsquo;aime. Et lorsque Je l&amp;rsquo;aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit et son pied par lequel il marche. S&amp;rsquo;il Me demande, Je lui donne assurément. Et s&amp;rsquo;il cherche refuge auprès de Moi, Je le lui accorde assurément. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Celui qui se tourne vers les bienfaits s&amp;rsquo;acquitte d&amp;rsquo;abord des obligations : prompt à les accomplir, attentif à leur accorder un soin accru, soucieux de les parfaire et de les compléter. Puis il élargit le champ des actes surérogatoires et recommandés, par désir de gain et d&amp;rsquo;abondance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne fait aucun doute que cet appel grandiose, répété chaque nuit des nuits de Ramadan, constitue un puissant aiguillon pour les ambitions et les résolutions durant le mois des bienfaits. Il interpelle ceux qui se tournent vers les bienfaits, les galvanise et aiguise leur ardeur à rivaliser dans les bonnes œuvres. Celles-ci peuvent être liées à soi-même : la préservation des obligations, l&amp;rsquo;accomplissement de la prière, du jeûne et des autres devoirs de la meilleure façon possible, l&amp;rsquo;empressement dans les actes surérogatoires et les Sunan, l&amp;rsquo;éloignement des interdits et des actes réprouvés. Elles peuvent aussi être liées aux autres : le conseil qui leur est prodigué, la piété filiale, le maintien des liens de parenté, la bienfaisance envers les voisins et l&amp;rsquo;ensemble des gens, la dépense dans le sentier d&amp;rsquo;Allah, l&amp;rsquo;assistance aux pauvres et aux nécessiteux, le renoncement à nuire aux gens et l&amp;rsquo;aide par les biens, le corps et l&amp;rsquo;influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guidée du Prophète ﷺ en la matière était la plus parfaite et la plus accomplie. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit, exposant sa guidée ﷺ en matière d&amp;rsquo;aumône et de bienfaisance envers les gens : « Il ﷺ était le plus généreux des hommes en ce que sa main possédait. Jamais il ne trouvait excessif ce qu&amp;rsquo;il offrait pour Allah, Exalté soit-Il, ni ne le trouvait insuffisant. Quiconque lui demandait quelque chose qu&amp;rsquo;il possédait, il le lui donnait, que ce fût peu ou beaucoup. Son don était celui d&amp;rsquo;un homme qui ne craint pas la pauvreté. Le don et l&amp;rsquo;aumône étaient ce qu&amp;rsquo;il aimait le plus. Sa joie et son bonheur de donner étaient plus grands que la joie de celui qui recevait. Il était le plus prompt au bien parmi les hommes, sa main droite était comme le vent impétueux. Face à un nécessiteux, il le faisait passer avant lui-même, tantôt par sa nourriture, tantôt par son vêtement. Il variait les formes de dons et d&amp;rsquo;aumônes : tantôt par la donation, tantôt par l&amp;rsquo;aumône, tantôt par le cadeau, tantôt en achetant une chose puis en offrant au vendeur le prix et la marchandise ensemble, comme il fit avec le chameau de Jabir. Tantôt il empruntait une chose et rendait davantage, en qualité et en quantité, il achetait une chose et donnait plus que son prix, il acceptait le cadeau et le récompensait par davantage ou par plusieurs fois sa valeur, par délicatesse et pour diversifier les expressions de la bienfaisance par tout moyen possible. Son aumône et sa bienfaisance s&amp;rsquo;exprimaient par ce qu&amp;rsquo;il possédait, par son état et par sa parole : il donnait ce qu&amp;rsquo;il avait, ordonnait l&amp;rsquo;aumône, y incitait et y appelait par son exemple et sa parole. Lorsque l&amp;rsquo;avare cupide le voyait, sa seule présence le poussait à la générosité et au don. Quiconque le côtoyait, l&amp;rsquo;accompagnait et observait sa guidée ne pouvait s&amp;rsquo;empêcher de faire preuve de largesse et de libéralité. Sa guidée ﷺ appelait à la bienfaisance, à l&amp;rsquo;aumône et au bien. C&amp;rsquo;est pourquoi il ﷺ était celui qui avait la poitrine la plus épanouie, l&amp;rsquo;âme la plus pure et le cœur le plus comblé, car l&amp;rsquo;aumône et la bienfaisance ont un effet prodigieux sur l&amp;rsquo;épanouissement de la poitrine. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les témoignages de cela, ce que rapportent Al Bukhari et Muslim d&amp;rsquo;après Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, qui dit : « Le Prophète ﷺ était le plus généreux des hommes, et il l&amp;rsquo;était davantage encore durant Ramadan lorsqu&amp;rsquo;il rencontrait Jibril. Jibril le rencontrait chaque nuit de Ramadan pour étudier le Coran avec lui. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ était alors plus prodigue en bienfaits que le vent impétueux. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les portes du bien auxquelles le Messager ﷺ a appelé : nourrir le jeûneur et équiper le combattant dans le sentier d&amp;rsquo;Allah. « Quiconque nourrit un jeûneur ou équipe un combattant obtient une récompense équivalente à la sienne. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a aussi exhorté à accomplir la &amp;lsquo;Umra pendant Ramadan. Al Bukhari rapporte d&amp;rsquo;après Jabir, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Une &amp;lsquo;Umra pendant Ramadan équivaut à un pèlerinage avec moi. »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ibn Majah rapporte d&amp;rsquo;après Jabir que le Prophète ﷺ a dit : « Une &amp;lsquo;Umra pendant Ramadan équivaut à un pèlerinage. »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La récompense en ce mois est immense, la rétribution est considérable et les portes du bien sont vastes. Que chacun y prenne donc sa part. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Rivalisez donc dans les bonnes œuvres. » [Sourate 2, v.148]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;il voue alors son intention sincèrement à Allah, qu&amp;rsquo;il espère la récompense auprès de Lui et qu&amp;rsquo;il persévère en cela autant qu&amp;rsquo;il le peut. Qu&amp;rsquo;il veille à suivre le Prophète ﷺ et à se conformer à sa guidée en toute chose. Qu&amp;rsquo;il sollicite l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;Allah seul pour accomplir les bonnes œuvres, concourir dans les actes d&amp;rsquo;obéissance et multiplier les actions vertueuses. Parmi les invocations grandioses que le Prophète ﷺ a enseignées à ses Compagnons, d&amp;rsquo;un grand profit en ce domaine, ce que rapporte Ibn Majah d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;A&amp;rsquo;isha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ lui enseigna cette invocation : &amp;ldquo;Ô Allah, je Te demande tout le bien, immédiat et différé, ce que j&amp;rsquo;en connais et ce que j&amp;rsquo;en ignore. Et je me réfugie auprès de Toi contre tout le mal, immédiat et différé, ce que j&amp;rsquo;en connais et ce que j&amp;rsquo;en ignore. Ô Allah, je Te demande le meilleur de ce que T&amp;rsquo;a demandé Ton serviteur et Prophète, et je me réfugie auprès de Toi contre le mal dont s&amp;rsquo;est réfugié Ton serviteur et Prophète. Ô Allah, je Te demande le Paradis et ce qui en rapproche en paroles et en actes, et je me réfugie auprès de Toi contre l&amp;rsquo;Enfer et ce qui en rapproche en paroles et en actes. Et je Te demande de faire de tout décret que Tu as décrété pour moi un bien.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;Allah nous accorde à tous d&amp;rsquo;accomplir les bonnes œuvres, de saisir les récompenses et d&amp;rsquo;atteindre les hauts degrés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Al Tirmidhi (682), Ibn Majah (1642). La formulation est celle d&amp;rsquo;Al Tirmidhi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;ordre des cinq éléments de ce hadith dessine un parcours complet d&amp;rsquo;assistance divine : Allah lève d&amp;rsquo;abord l&amp;rsquo;obstacle extérieur (les démons enchaînés), puis ferme la voie du mal (les portes de l&amp;rsquo;Enfer), puis ouvre la voie du bien (les portes du Paradis), puis envoie un guide qui appelle (le héraut), puis accorde la récompense sans attendre la fin du mois (les affranchis du Feu chaque nuit). Allah ne se contente pas d&amp;rsquo;ordonner l&amp;rsquo;adoration en ce mois, Il en prépare toutes les conditions. Les verbes eux-mêmes le confirment : صُفِّدَتْ, غُلِّقَتْ, فُتِّحَتْ sont tous à la forme intensive (التفعيل). Or la langue arabe obéit à un principe fondamental : lorsque la forme d&amp;rsquo;un mot s&amp;rsquo;étoffe, son sens également. Les démons ne sont pas simplement liés mais solidement enchaînés, les portes de l&amp;rsquo;Enfer ne sont pas simplement fermées mais verrouillées, celles du Paradis ne sont pas simplement ouvertes mais grandes ouvertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le hadith est rapporté avec trois formulations : « les portes du ciel », « les portes du Paradis » et « les portes de la miséricorde ». Ces trois expressions se rejoignent : le Paradis, dont le plafond est le Trône du Tout-Miséricordieux, est au-dessus des cieux, et si ses portes s&amp;rsquo;ouvrent, celles des cieux en dessous s&amp;rsquo;ouvrent à plus forte raison. Quant à la miséricorde, c&amp;rsquo;est le Paradis lui-même, comme dans le hadith Qudsi où Allah a dit au Paradis : « Tu es Ma miséricorde, par toi Je fais miséricorde à qui Je veux parmi Mes serviteurs. » Abu Bakr Ibn Al &amp;lsquo;Arabi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a relevé la sagesse derrière cette ouverture et cette fermeture : « Les portes du Paradis s&amp;rsquo;ouvrent durant Ramadan pour que l&amp;rsquo;espoir grandisse, que les œuvres se multiplient, que les aspirations s&amp;rsquo;y attachent et que le jeûneur patient les contemple avec ardeur. Et les portes de l&amp;rsquo;Enfer s&amp;rsquo;y ferment pour que les démons soient humiliés, que les péchés diminuent, et que les bonnes actions se dressent face aux mauvaises, coupant ainsi la voie de l&amp;rsquo;Enfer. » La plupart des savants ont vu dans cette ouverture et cette fermeture une image de la multiplication des obéissances et de la raréfaction des péchés. Ibn Al &amp;lsquo;Arabi a concilié les deux lectures : « Ce sens figuré est recevable, il n&amp;rsquo;annule pas la réalité et ne la contredit pas, et les deux sens sont vrais, élégants et constatés. » [Al Masalik (4/247)]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;affranchissement du Feu n&amp;rsquo;est pas propre à Ramadan. Abu Bakr Ibn Al &amp;lsquo;Arabi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a élargi la perspective : « Sachez qu&amp;rsquo;Allah, Pureté à Lui, a des affranchis du Feu chaque nuit et chaque jour, à chaque heure de chaque mois. Son affranchissement a des causes parmi les actes d&amp;rsquo;obéissance : Allah a des affranchis du Feu par le Tawhid, par la prière, par la Zakat et par le jeûne. Les affranchis de Ramadan le sont par la récompense du jeûne et sa bénédiction. » [Al Masalik (4/249)] Et dans le hadith authentique : « La prière est lumière, l&amp;rsquo;aumône est preuve, la patience est clarté et le Coran est argument pour toi ou contre toi. Chaque homme se met en route au matin et vend son âme : soit il la libère, soit il la détruit. » [Muslim (223)] Ce que Ramadan offre de particulier, ce n&amp;rsquo;est donc pas l&amp;rsquo;affranchissement en soi, mais sa multiplication par la bénédiction de ce mois.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (18042).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Abu Bakr Ibn Al &amp;lsquo;Arabi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a relevé que ce héraut n&amp;rsquo;est pas entendu par les hommes, mais qu&amp;rsquo;ils en ont été informés « pour qu&amp;rsquo;ils sachent qu&amp;rsquo;ils ne sont ni négligés ni abandonnés, car le Créateur, Pureté à Lui, est au-dessus de la négligence et de l&amp;rsquo;abandon en toute circonstance et de toute manière. » [Al Masalik (4/248)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le héraut appelle par l&amp;rsquo;intention, non par l&amp;rsquo;état : « ô toi qui recherches le bien », « ô toi qui recherches le mal ». C&amp;rsquo;est la direction du cœur qui détermine à quel appel on appartient, non le degré atteint, de sorte qu&amp;rsquo;un pécheur qui réoriente son cœur vers le bien est déjà de ceux qui sont appelés à avancer. Le texte distingue deux cœurs, l&amp;rsquo;un qui aspire au bien et l&amp;rsquo;autre qui recherche le mal, mais il est essentiel de rappeler que cette direction du cœur n&amp;rsquo;est pas un acquis personnel : elle est entre les mains d&amp;rsquo;Allah. Le Prophète ﷺ a dit : « Les cœurs des fils d&amp;rsquo;Adam sont tous entre deux doigts du Tout-Miséricordieux, comme un seul cœur qu&amp;rsquo;Il oriente où Il veut », puis il invoqua : « Ô Allah, Toi qui orientes les cœurs, oriente nos cœurs vers Ton obéissance. » [Muslim (2654)] Um Salama, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, s&amp;rsquo;étonna de la fréquence de cette invocation ; il ﷺ répondit : « Il n&amp;rsquo;est pas un être humain dont le cœur ne soit entre deux doigts d&amp;rsquo;Allah, ce qu&amp;rsquo;Il veut, Il le maintient droit, et ce qu&amp;rsquo;Il veut, Il le fait dévier. » [Al Tirmidhi (3522), authentifié par Al Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (4801)] Celui dont le cœur est tourné vers le bien ne doit donc pas s&amp;rsquo;en attribuer le mérite mais en remercier Celui qui l&amp;rsquo;y a guidé, et lui demander la constance par crainte que ce don ne lui soit retiré, car Allah « s&amp;rsquo;interpose entre l&amp;rsquo;homme et son cœur » [Sourate 8, v.24]. Et celui dont le cœur est tourné vers le mal ne doit pas désespérer de sa rectification, car Celui qui détourne les cœurs est aussi Celui qui les redresse : « Ô Allah, accorde à mon âme sa piété et purifie-la, Tu es le Meilleur à la purifier, Tu es son Allié et son Maître. » [Muslim (2722)] La posture du serviteur face à ces deux états est alors une seule et même posture : celle de la dépendance envers Allah. Celui dont le cœur est sain espère en la continuité de la guidée divine et craint qu&amp;rsquo;elle ne lui soit retirée, et cette crainte le maintient dans l&amp;rsquo;humilité et l&amp;rsquo;attachement à l&amp;rsquo;invocation. Celui dont le cœur est malade espère en Celui qui tient son cœur entre Ses doigts et peut le redresser à tout instant, et cet espoir le pousse à frapper à la porte du repentir par l&amp;rsquo;invocation et les actes d&amp;rsquo;obéissance. Tous deux cheminent ainsi vers Allah entre l&amp;rsquo;espoir et la crainte, et l&amp;rsquo;invocation est le fil qui les unit : non pas un acte parmi d&amp;rsquo;autres, mais l&amp;rsquo;expression même de cette dépendance du cœur envers son Créateur. C&amp;rsquo;est ce qui donne à l&amp;rsquo;article précédent sur l&amp;rsquo;invocation toute sa profondeur : le Prophète ﷺ, lui dont le cœur était le plus droit de toute la création, multipliait pourtant cette invocation, « Ô Toi qui retournes les cœurs, affermis mon cœur sur Ta religion », enseignant par là que l&amp;rsquo;invocation pour la droiture du cœur n&amp;rsquo;est pas le recours du faible, mais la lucidité du connaisseur.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6502).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce hadith est connu chez les savants sous le nom de « hadith Al Wali » (حديث الولي). Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, l&amp;rsquo;a qualifié de « plus noble hadith rapporté sur la description des Awliya » [Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa (18/129)], et des savants lui ont consacré des ouvrages entiers, parmi eux Al Suyuti dans Al Qawl Al Jali fi Hadith Al Wali et Al Shawkani dans Qitr Al Wali &amp;lsquo;ala Hadith Al Wali. L&amp;rsquo;article cite la partie centrale du hadith, mais celui-ci s&amp;rsquo;ouvre par « Quiconque prend pour ennemi un allié à Moi, Je lui déclare la guerre » et trace le parcours complet de la Wilaya en trois étapes. Les obligations d&amp;rsquo;abord, par lesquelles le serviteur pose le socle de sa proximité avec Allah. Les actes surérogatoires ensuite, par lesquels il ne cesse (لا يزال) de se rapprocher, et cette continuité indiquée par le verbe est elle-même un enseignement, car la Wilaya n&amp;rsquo;est pas un état que l&amp;rsquo;on atteint par un acte isolé mais par une persévérance qui devient une disposition du cœur. L&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah enfin, fruit que le serviteur ne s&amp;rsquo;octroie pas lui-même mais qu&amp;rsquo;Allah lui accorde lorsque l&amp;rsquo;effort est devenu constant. La parole « Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit&amp;hellip; » ne signifie pas qu&amp;rsquo;Allah s&amp;rsquo;incarne dans Son serviteur, Exalté soit-Il au-dessus de cela, mais que celui qui a atteint ce degré de proximité voit l&amp;rsquo;amour divin gouverner tous ses sens et ses membres, de sorte qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;entend plus que ce qui plaît à Allah, ne regarde que ce qu&amp;rsquo;Il agrée, et n&amp;rsquo;agit que dans ce qu&amp;rsquo;Il a prescrit. [Jami&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Ulum wal Hikam (2/347)] C&amp;rsquo;est ce qui relie ce hadith à l&amp;rsquo;appel du héraut : « Ô toi qui recherches le bien, accours ! » est une invitation à entrer dans ce parcours, et le Wali n&amp;rsquo;est rien d&amp;rsquo;autre que celui qui y a répondu par la foi qui l&amp;rsquo;anime à l&amp;rsquo;adoration et la crainte qui l&amp;rsquo;éloigne des interdits : « En vérité, les alliés d&amp;rsquo;Allah n&amp;rsquo;auront aucune crainte et ils ne seront point affligés, ceux qui ont cru et craignaient Allah. Ils auront la bonne annonce dans la vie d&amp;rsquo;ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà. » [Sourate 10, v.62-64]. Cette bonne annonce (البشرى) est celle-là même que le héraut proclame chaque nuit de Ramadan dans la version de l&amp;rsquo;Imam Ahmad : « Ô toi qui recherches le bien, réjouis-toi ! » (أَبْشِرْ). Et si cet appel retentit chaque nuit de Ramadan, la réponse qu&amp;rsquo;il exige ne s&amp;rsquo;arrête pas à la fin du mois : Ramadan est l&amp;rsquo;école où le serviteur apprend à répondre, mais le parcours de la Wilaya l&amp;rsquo;accompagne tout au long de sa vie, jusqu&amp;rsquo;à mourir pleinement soumis à Allah : « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu&amp;rsquo;en pleine soumission. » [Sourate 3, v.102]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Zad Al Ma&amp;rsquo;ad d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (2/21-22).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce passage d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, est d&amp;rsquo;une telle densité que chacune de ses phrases pourrait être le sujet d&amp;rsquo;un chapitre à part entière : l&amp;rsquo;intention derrière le don, le rapport à la richesse et l&amp;rsquo;absence de crainte de la pauvreté, la joie du donneur face à celle du receveur, la diversité des formes de la générosité, la délicatesse dans l&amp;rsquo;expression de la bienfaisance, les trois canaux du don (les biens, l&amp;rsquo;exemple et la parole), l&amp;rsquo;effet transformateur sur l&amp;rsquo;entourage, et le fruit spirituel de la générosité. L&amp;rsquo;auteur a condensé en quelques lignes ce qui mériterait un ouvrage entier. Deux observations méritent d&amp;rsquo;être relevées. La première est dans la conclusion, où l&amp;rsquo;auteur renverse la causalité que le lecteur attend : ce n&amp;rsquo;est pas parce que le Prophète ﷺ avait la poitrine la plus épanouie qu&amp;rsquo;il était le plus généreux, c&amp;rsquo;est parce que « l&amp;rsquo;aumône et la bienfaisance ont un effet prodigieux sur l&amp;rsquo;épanouissement de la poitrine » qu&amp;rsquo;il l&amp;rsquo;avait. Les deux sont certes liés, car la générosité est aussi le signe d&amp;rsquo;un bon cœur, mais ce qu&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim met en lumière ici est la causalité que le lecteur ne soupçonne pas : la générosité elle-même produit l&amp;rsquo;épanouissement du cœur. Ibn Al Qayyim développe cette idée en comptant la bienfaisance envers les créatures parmi les causes de l&amp;rsquo;épanouissement de la poitrine : « Le généreux bienfaisant est celui qui a la poitrine la plus épanouie, l&amp;rsquo;âme la plus pure et le cœur le plus comblé, tandis que l&amp;rsquo;avare dépourvu de bienfaisance est celui qui a la poitrine la plus étriquée, la vie la plus misérable et le souci le plus pesant. » Puis il rapporte le hadith du Prophète ﷺ comparant celui qui donne l&amp;rsquo;aumône et l&amp;rsquo;avare à deux hommes portant chacun une cotte de mailles allant de la poitrine aux clavicules : chaque fois que celui qui donne veut faire l&amp;rsquo;aumône, sa cotte s&amp;rsquo;étend sur lui jusqu&amp;rsquo;à recouvrir ses doigts et effacer ses traces, et chaque fois que l&amp;rsquo;avare veut dépenser, elle se contracte sur lui et chaque anneau se fige à sa place. Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, ajouta : « Il tente de l&amp;rsquo;élargir mais elle ne s&amp;rsquo;élargit pas. » [Al Bukhari (5299), Muslim (1021)] Ibn Al Qayyim commente : « C&amp;rsquo;est la parabole de l&amp;rsquo;épanouissement de la poitrine du croyant qui donne l&amp;rsquo;aumône et de l&amp;rsquo;espace de son cœur, et la parabole de l&amp;rsquo;étroitesse de la poitrine de l&amp;rsquo;avare et de la constriction de son cœur. » [Zad Al Ma&amp;rsquo;ad (2/30)] La seconde observation est dans cette formule : « son don était celui d&amp;rsquo;un homme qui ne craint pas la pauvreté ». Ce n&amp;rsquo;est pas le don d&amp;rsquo;un riche qui donne de son surplus, mais le don de celui dont la confiance en Allah comme Pourvoyeur a libéré le cœur de toute crainte de manque, de sorte que le calcul ne s&amp;rsquo;interpose plus entre l&amp;rsquo;intention et l&amp;rsquo;acte.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari (6), Muslim (2308). La formulation est celle d&amp;rsquo;Al Bukhari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] « Le vent impétueux » (الريح المرسلة) désigne le vent de miséricorde porteur de pluie, non le vent destructeur. Ibn Hajar a relevé dans cette comparaison trois dimensions : la rapidité du don, sa constance sans interruption, et l&amp;rsquo;universalité de sa générosité atteignant toute chose. [Fath Al Bari (1/31)] Le mot المرسلة (envoyé) approfondit encore l&amp;rsquo;image : le vent est « envoyé » et le Prophète ﷺ est lui-même « l&amp;rsquo;Envoyé » (رسول), du même radical. Tous deux sont envoyés par miséricorde divine : le vent porte la pluie qui redonne vie à la terre morte, le Messager ﷺ porte la révélation qui redonne vie aux âmes.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Al Bayhaqi (7927).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari (1863).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;équivalence en récompense ne signifie pas l&amp;rsquo;acquittement de l&amp;rsquo;obligation. Celui qui accomplit la &amp;lsquo;Umra durant Ramadan obtient la récompense d&amp;rsquo;un pèlerinage, mais cela ne dispense pas du Hajj obligatoire.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Ibn Majah (2995).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Ibn Majah (3846).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Pour celui qui souhaite apprendre cette invocation, en voici le texte arabe et la phonétique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ الْخَيْرِ كُلِّهِ عَاجِلِهِ وَآجِلِهِ، مَا عَلِمْتُ مِنْهُ وَمَا لَمْ أَعْلَمْ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ الشَّرِّ كُلِّهِ عَاجِلِهِ وَآجِلِهِ، مَا عَلِمْتُ مِنْهُ وَمَا لَمْ أَعْلَمْ، اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ خَيْرِ مَا سَأَلَكَ عَبْدُكَ وَنَبِيُّكَ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا عَاذَ بِهِ عَبْدُكَ وَنَبِيُّكَ، اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ الْجَنَّةَ وَمَا قَرَّبَ إِلَيْهَا مِنْ قَوْلٍ أَوْ عَمَلٍ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ النَّارِ وَمَا قَرَّبَ إِلَيْهَا مِنْ قَوْلٍ أَوْ عَمَلٍ، وَأَسْأَلُكَ أَنْ تَجْعَلَ كُلَّ قَضَاءٍ قَضَيْتَهُ لِي خَيْرًا&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allahumma Inni Asaluka Min Al Khayri Kullihi, &amp;lsquo;Ajilihi Wa Ajilihi, Ma &amp;lsquo;Alimtu Minhu Wa Ma Lam A&amp;rsquo;lam. Wa A&amp;rsquo;udhu Bika Min Al Sharri Kullihi, &amp;lsquo;Ajilihi Wa Ajilihi, Ma &amp;lsquo;Alimtu Minhu Wa Ma Lam A&amp;rsquo;lam. Allahumma Inni Asaluka Min Khayri Ma Saalaka &amp;lsquo;Abduka Wa Nabiyyuka, Wa A&amp;rsquo;udhu Bika Min Sharri Ma &amp;lsquo;Adha Bihi &amp;lsquo;Abduka Wa Nabiyyuka. Allahumma Inni Asaluka Al Jannata Wa Ma Qarraba Ilayha Min Qawlin Aw &amp;lsquo;Amalin, Wa A&amp;rsquo;udhu Bika Min Al Nari Wa Ma Qarraba Ilayha Min Qawlin Aw &amp;lsquo;Amalin, Wa Asaluka An Taj&amp;rsquo;ala Kulla Qadain Qadaytahu Li Khayran.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Ramadan, mois de l'invocation</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-linvocation/</link><pubDate>Sun, 08 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-linvocation/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-linvocation/image.jpg" alt="Featured image of post Ramadan, mois de l'invocation" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il est établi dans les Sunan, d&amp;rsquo;après Al Nu&amp;rsquo;man ibn Bashir, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « L&amp;rsquo;invocation est l&amp;rsquo;adoration »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, puis il récita (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et votre Seigneur a dit : &amp;ldquo;Invoquez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M&amp;rsquo;adorer entreront bientôt en Enfer, humiliés.&amp;rdquo; » [Sourate 40, v.60]&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;invocation figure parmi les actes d&amp;rsquo;adoration les plus nobles et les plus éminents. C&amp;rsquo;est un droit exclusif d&amp;rsquo;Allah, Pureté à Lui et Exalté soit-Il, qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;est pas permis de vouer à un autre que Lui, quel qu&amp;rsquo;il soit. Elle occupe une place immense dans la religion et un rang élevé, car elle implique la supplication, la manifestation de la faiblesse et du besoin envers Allah, et aussi parce que l&amp;rsquo;adoration est d&amp;rsquo;autant plus excellente et parfaite que le cœur y est présent et recueilli. Or, l&amp;rsquo;invocation est l&amp;rsquo;acte d&amp;rsquo;adoration le plus à même de réaliser cet objectif. L&amp;rsquo;invocation est également indissociable de la confiance en Allah et de la demande d&amp;rsquo;aide à Allah. La confiance en Allah est l&amp;rsquo;attachement du cœur et de s&amp;rsquo;en remettre entièrement à Lui pour l&amp;rsquo;obtention de ce qui est aimé et le repoussement de ce qui est détesté. Les textes sur le mérite de l&amp;rsquo;invocation et la grandeur de son importance sont innombrables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois du jeûne, le mois béni de Ramadan, possède une particularité en matière d&amp;rsquo;invocation. Le jeûneur fait partie de ceux dont l&amp;rsquo;invocation n&amp;rsquo;est pas rejetée lorsqu&amp;rsquo;il est sincère dans son jeûne, appliqué dans son adoration et véridique envers Allah. Dans le hadith : « Trois invocations sont exaucées : l&amp;rsquo;invocation du jeûneur, l&amp;rsquo;invocation de l&amp;rsquo;opprimé et l&amp;rsquo;invocation du voyageur. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il ﷺ a dit : « Trois invocations ne sont pas rejetées : l&amp;rsquo;invocation du parent pour son enfant, l&amp;rsquo;invocation du jeûneur et l&amp;rsquo;invocation du voyageur. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui révèle la place de l&amp;rsquo;invocation et l&amp;rsquo;élévation de son rang dans le mois du jeûne, c&amp;rsquo;est que la parole d&amp;rsquo;Allah, Exalté soit-Il, dans la sourate Al Baqarah : « Et quand Mes serviteurs t&amp;rsquo;interrogent sur Moi, Je suis proche. Je réponds à l&amp;rsquo;appel de celui qui M&amp;rsquo;invoque quand il M&amp;rsquo;invoque. Qu&amp;rsquo;ils répondent à Mon appel et qu&amp;rsquo;ils croient en Moi, afin qu&amp;rsquo;ils soient bien guidés. » [Sourate 2, v.186] est venue s&amp;rsquo;intercaler parmi les versets du jeûne. Avant ce verset se trouve Sa parole, Exalté soit-Il : « Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu… », et après lui Sa parole, Exalté soit-Il : « On vous a permis, la nuit du jeûne, le rapport avec vos femmes… » Ce noble verset, consacré à l&amp;rsquo;invocation, est ainsi venu au cœur des versets du jeûne, encadré par eux. Peut-être y a-t-il là une indication de l&amp;rsquo;immense valeur de l&amp;rsquo;invocation et de son importance en ce mois. En effet, le serviteur en ce mois béni est empli de l&amp;rsquo;espoir qu&amp;rsquo;Allah lui accorde de s&amp;rsquo;acquitter de Son droit de la meilleure façon possible, et il n&amp;rsquo;a d&amp;rsquo;autre voie pour cela que de demander à Allah et de L&amp;rsquo;invoquer. Il multiplie aussi en ce mois les actes d&amp;rsquo;obéissance, les adorations et les œuvres de rapprochement, et il aspire ardemment à ce qu&amp;rsquo;Allah les agrée de lui. Pour cela non plus, il n&amp;rsquo;a d&amp;rsquo;autre voie que de L&amp;rsquo;invoquer, de s&amp;rsquo;humilier devant Lui et de Le supplier. Il peut encore avoir commis certains péchés avant Ramadan, ou avoir connu des manquements, des défaillances ou des négligences pendant Ramadan, et il aspire au repentir d&amp;rsquo;Allah envers lui et au pardon de ses péchés, ce qui n&amp;rsquo;est possible, là encore, que par l&amp;rsquo;invocation. C&amp;rsquo;est comme si Allah orientait Ses serviteurs vers le refuge auquel recourir et vers lequel fuir&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, et par lequel leurs souhaits sont comblés, leurs besoins satisfaits, leurs faux pas pardonnés et leurs écarts effacés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le fondement de tout bien est que tu saches que ce qu&amp;rsquo;Allah a voulu s&amp;rsquo;est produit et que ce qu&amp;rsquo;Il n&amp;rsquo;a pas voulu ne s&amp;rsquo;est pas produit. Tu acquiers alors la certitude que les bonnes actions proviennent de Ses bienfaits, alors tu L&amp;rsquo;en remercies et tu Le supplies de ne pas t&amp;rsquo;en priver. Tu acquiers aussi la certitude que les mauvaises actions proviennent de Son abandon et de Son châtiment, alors tu L&amp;rsquo;implores de s&amp;rsquo;interposer entre elles et toi et de ne pas te livrer à ton propre sort pour accomplir les bonnes actions et délaisser les mauvaises. Les connaisseurs sont unanimes que tout bien a pour origine l&amp;rsquo;assistance divine accordée au serviteur, et que tout mal a pour origine Son abandon du serviteur. Ils sont unanimes que l&amp;rsquo;assistance divine consiste en ce qu&amp;rsquo;Allah ne t&amp;rsquo;abandonne pas à toi-même, et que l&amp;rsquo;abandon consiste en ce qu&amp;rsquo;Il te laisse seul face à ton âme. Si tout bien a pour origine l&amp;rsquo;assistance divine et qu&amp;rsquo;elle est dans la main d&amp;rsquo;Allah et non dans celle du serviteur, alors sa clé est l&amp;rsquo;invocation, l&amp;rsquo;indigence, la sincérité du recours, du désir et de la crainte envers Lui. Lorsqu&amp;rsquo;Il octroie au serviteur cette clé, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;Il a voulu lui ouvrir. Et lorsqu&amp;rsquo;Il l&amp;rsquo;en prive, la porte du bien demeure close devant lui… Quiconque a été atteint ne l&amp;rsquo;a été que par la négligence de la gratitude et le délaissement de l&amp;rsquo;indigence et de l&amp;rsquo;invocation. Et nul n&amp;rsquo;a triomphé, par la volonté d&amp;rsquo;Allah et Son aide, que par la réalisation de la gratitude et la sincérité de l&amp;rsquo;indigence et de l&amp;rsquo;invocation. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;invocation occupe une place considérable dans l&amp;rsquo;Islam, son rang y est éminent et sa position haute. Elle est la plus noble des adorations, la plus grande des obéissances et la plus profitable des œuvres de rapprochement. C&amp;rsquo;est pourquoi les textes sont venus nombreux dans le Livre d&amp;rsquo;Allah, Exalté soit-Il, et la Sunna de Son Messager ﷺ, exposant son mérite, soulignant sa place et la grandeur de son importance, y incitant et y exhortant. Les indications de ces textes sur le mérite de l&amp;rsquo;invocation sont variées : certains ordonnent de l&amp;rsquo;accomplir et y exhortent, d&amp;rsquo;autres mettent en garde contre son délaissement et l&amp;rsquo;orgueil à son égard, d&amp;rsquo;autres mentionnent l&amp;rsquo;immensité de sa récompense et la grandeur de sa rétribution auprès d&amp;rsquo;Allah, d&amp;rsquo;autres encore louent les croyants pour leur accomplissement et font leur éloge pour leur perfection, parmi d&amp;rsquo;autres types d&amp;rsquo;indications dans le noble Coran sur l&amp;rsquo;immense mérite de l&amp;rsquo;invocation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus, Allah, Pureté à Lui, a ouvert Son noble Livre par l&amp;rsquo;invocation et l&amp;rsquo;a clôturé par elle. La sourate « Al Hamd » (Al Fatiha), ouverture du noble Coran, contient l&amp;rsquo;invocation d&amp;rsquo;Allah pour les plus nobles demandes et les plus parfaits objectifs : demander à Allah, Exalté soit-Il, la guidance vers le chemin droit, l&amp;rsquo;aide pour Son adoration et l&amp;rsquo;accomplissement de Son obéissance, Pureté à Lui. La sourate « Al Nas », clôture du noble Coran, contient l&amp;rsquo;invocation d&amp;rsquo;Allah, Pureté à Lui, par la demande de protection auprès de Lui contre le mal du tentateur furtif qui souffle dans les poitrines des gens, qu&amp;rsquo;il soit djinn ou humain. Il ne fait aucun doute que l&amp;rsquo;ouverture du noble Coran par l&amp;rsquo;invocation et sa clôture par elle attestent la grandeur de la place de l&amp;rsquo;invocation et qu&amp;rsquo;elle est l&amp;rsquo;âme des adorations et leur quintessence&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus, Allah, Gloire et Majesté à Lui, a nommé l&amp;rsquo;invocation « adoration » dans le Coran dans plus d&amp;rsquo;un verset, ce qui témoigne de la grandeur de sa place. Comme Sa parole, Pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et votre Seigneur a dit : &amp;ldquo;Invoquez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M&amp;rsquo;adorer entreront bientôt en Enfer, humiliés.&amp;rdquo; » [Sourate 40, v.60]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et comme Sa parole rapportant les propos de Son prophète Ibrahim, paix sur lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et je m&amp;rsquo;éloigne de vous et de ce que vous invoquez en dehors d&amp;rsquo;Allah, et j&amp;rsquo;invoquerai mon Seigneur. Puissé-je ne pas être déçu en invoquant mon Seigneur. Puis, lorsqu&amp;rsquo;il se fut éloigné d&amp;rsquo;eux et de ce qu&amp;rsquo;ils adoraient en dehors d&amp;rsquo;Allah, Nous lui fîmes don d&amp;rsquo;Ishaq et de Ya&amp;rsquo;qub, et de chacun Nous fîmes un prophète. » [Sourate 19, v.48-49]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et d&amp;rsquo;autres versets similaires. Et Il a nommé, Pureté à Lui, l&amp;rsquo;invocation « religion », comme dans Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Invoquez-Le donc en Lui vouant exclusivement la religion. » [Sourate 40, v.65]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et d&amp;rsquo;autres versets similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela nous montre la grandeur de la place de l&amp;rsquo;invocation, qu&amp;rsquo;elle est le fondement de la servitude et son âme, l&amp;rsquo;emblème de l&amp;rsquo;humilité, de la soumission et de l&amp;rsquo;abaissement devant le Seigneur, et la manifestation de l&amp;rsquo;indigence envers Lui. C&amp;rsquo;est pourquoi Allah a exhorté Ses serviteurs à l&amp;rsquo;accomplir et les y a incités dans de nombreux versets du noble Coran. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Invoquez votre Seigneur avec supplication et en secret. Il n&amp;rsquo;aime pas les transgresseurs&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Et ne semez pas la corruption sur terre après qu&amp;rsquo;elle a été réformée. Invoquez-Le avec crainte et espoir. La miséricorde d&amp;rsquo;Allah est proche des bienfaisants. » [Sourate 7, v.55-56]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Exalté soit-Il :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« C&amp;rsquo;est Lui le Vivant. Point de divinité en droit d&amp;rsquo;être adoré à part Lui. Invoquez-Le donc en Lui vouant exclusivement la religion. Louange à Allah, Seigneur des mondes. » [Sourate 40, v.65]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il a informé, Pureté à Lui, incitant Ses serviteurs à l&amp;rsquo;invocation, qu&amp;rsquo;Il est proche d&amp;rsquo;eux, qu&amp;rsquo;Il répond à leur invocation, réalise leur espoir et leur accorde ce qu&amp;rsquo;ils demandent. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et quand Mes serviteurs t&amp;rsquo;interrogent sur Moi, Je suis proche. Je réponds à l&amp;rsquo;appel de celui qui M&amp;rsquo;invoque quand il M&amp;rsquo;invoque. Qu&amp;rsquo;ils répondent à Mon appel et qu&amp;rsquo;ils croient en Moi, afin qu&amp;rsquo;ils soient bien guidés. » [Sourate 2, v.186]&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Exalté soit-Il :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« N&amp;rsquo;est-ce pas Lui qui répond à l&amp;rsquo;angoissé quand il L&amp;rsquo;invoque, qui dissipe le mal et qui vous fait héritiers de la terre ? » [Sourate 27, v.62]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est pourquoi, plus le serviteur grandit dans sa connaissance d&amp;rsquo;Allah et plus son lien avec Lui se renforce, plus son invocation envers Lui est grande et son humilité devant Lui intense. Voilà pourquoi les prophètes d&amp;rsquo;Allah et Ses messagers étaient les plus accomplis dans la pratique de l&amp;rsquo;invocation et les plus assidus à l&amp;rsquo;accomplir dans tous leurs états et toutes leurs situations. Allah les en a loués dans le noble Coran et a mentionné nombre de leurs invocations dans des circonstances multiples et des occasions variées. Allah, Exalté soit-Il, dit en les décrivant :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ils s&amp;rsquo;empressaient dans les bonnes œuvres, Nous invoquaient par désir et par crainte, et ils étaient humbles devant Nous. » [Sourate 21, v.90]&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il incombe donc au croyant de prendre soin de cette adoration et de saisir les instants précieux de ce noble mois en se tournant vers Allah par l&amp;rsquo;invocation, la demande et l&amp;rsquo;insistance, mû par le désir et la crainte, tout en observant les conditions et les convenances de l&amp;rsquo;invocation&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, espérant être parmi ceux qui remportent la récompense d&amp;rsquo;Allah et sont sauvés du Feu. Car Allah a des affranchis du Feu, et cela chaque nuit des nuits de Ramadan&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, accepte notre jeûne, notre prière nocturne et notre invocation. Accorde-nous l&amp;rsquo;affranchissement du Feu, ô Vivant, ô Subsistant par Lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le hadith emploie un procédé de restriction grammaticale (Hasr), par le pronom de séparation « هو » et l&amp;rsquo;article défini, qui désigne l&amp;rsquo;invocation comme « l&amp;rsquo;adoration » et non simplement « une adoration ». Al Tibi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a commenté ce hadith en montrant le lien entre le sens linguistique de l&amp;rsquo;adoration et l&amp;rsquo;invocation : « La servitude (&amp;lsquo;Ubudiyya) est la manifestation de l&amp;rsquo;abaissement, et l&amp;rsquo;adoration (&amp;lsquo;Ibada) en est plus intense encore, car elle est le degré ultime de l&amp;rsquo;abaissement, et seul Celui qui accorde la grâce suprême la mérite. Je dis : on peut comprendre l&amp;rsquo;adoration ici dans son sens linguistique, c&amp;rsquo;est-à-dire que l&amp;rsquo;invocation n&amp;rsquo;est autre que la manifestation de l&amp;rsquo;extrême abaissement, de l&amp;rsquo;indigence et de la soumission. Les adorations n&amp;rsquo;ont été légiférées que pour la soumission au Créateur et la manifestation de l&amp;rsquo;indigence envers Lui. Et cette interprétation est appuyée par la suite du verset récité [par le Prophète ﷺ] : &amp;ldquo;Ceux qui, par orgueil, se refusent à M&amp;rsquo;adorer&amp;rdquo;, où Il a qualifié le refus de l&amp;rsquo;indigence et de l&amp;rsquo;abaissement d&amp;rsquo;orgueil, a placé &amp;ldquo;Mon adoration&amp;rdquo; là où l&amp;rsquo;on attendrait &amp;ldquo;Mon invocation&amp;rdquo;, et a fait du châtiment de cet orgueil l&amp;rsquo;humiliation et l&amp;rsquo;avilissement. » [Sharh Al Mishkat, Al Tibi (5/708)] En effet, toute adoration se ramène à l&amp;rsquo;une de ces deux catégories : l&amp;rsquo;invocation de demande (Du&amp;rsquo;a Al Mas&amp;rsquo;ala), qui est la requête adressée à Allah pour obtenir un bien ou repousser un mal. Et l&amp;rsquo;invocation d&amp;rsquo;adoration (Du&amp;rsquo;a Al &amp;lsquo;Ibada), car tout acte d&amp;rsquo;adoration contient implicitement une demande, comme nous l&amp;rsquo;avons vu par exemple dans le hadith : « Celui qui jeûne le Ramadan avec foi et espérance de la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. ». L&amp;rsquo;invocation englobe ainsi l&amp;rsquo;ensemble de l&amp;rsquo;adoration. De plus, elle rassemble à elle seule des formes de servitude qu&amp;rsquo;aucun autre acte ne réunit au même degré : celle du cœur par l&amp;rsquo;espoir et la crainte, celle de la langue par la louange et la supplication, celle du corps par l&amp;rsquo;humilité et la soumission. Elle contient également les trois catégories du Tawhid : le Tawhid de la seigneurie (Rububiyya), car l&amp;rsquo;invocateur reconnaît qu&amp;rsquo;Allah seul détient le pouvoir de répondre à son besoin et de gérer ses affaires. Le Tawhid de l&amp;rsquo;adoration (&amp;lsquo;Ibadah), car il Lui consacre exclusivement cet acte d&amp;rsquo;adoration sans se tourner vers un autre. Et le Tawhid des noms et attributs (Asma&amp;rsquo; wal Sifat), car il L&amp;rsquo;invoque par Ses noms, reconnaissant qu&amp;rsquo;Il est l&amp;rsquo;Audient, le Proche, le Généreux et le Tout-Puissant. Dans un autre hadith, faible dans sa chaîne mais juste dans son sens, le Prophète ﷺ a dit : « L&amp;rsquo;invocation est la moelle de l&amp;rsquo;adoration. » Ibn Al Athir, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La moelle d&amp;rsquo;une chose est sa substance la plus pure. Et l&amp;rsquo;invocation n&amp;rsquo;est la moelle de l&amp;rsquo;adoration que pour deux raisons : la première, qu&amp;rsquo;elle est l&amp;rsquo;exécution de l&amp;rsquo;ordre d&amp;rsquo;Allah, Exalté soit-Il, lorsqu&amp;rsquo;Il dit : &amp;ldquo;Invoquez-Moi, Je vous répondrai&amp;rdquo;, elle est donc l&amp;rsquo;adoration pure et sans mélange. La seconde, que lorsque le serviteur voit que l&amp;rsquo;aboutissement de toute chose vient d&amp;rsquo;Allah, il coupe son espoir de tout autre et L&amp;rsquo;invoque Lui seul pour ses besoins, et c&amp;rsquo;est là le fondement de l&amp;rsquo;adoration. Et parce que le but de l&amp;rsquo;adoration est la récompense, et c&amp;rsquo;est précisément ce qui est recherché par l&amp;rsquo;invocation. » [Al Nihaya fi Gharib Al Hadith wal Athar, Ibn Al Athir (4/305)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Abi Dawud (1479), Sunan Al Tirmidhi (3247), il dit : hadith bon et authentique (Hasan Sahih), Sunan Ibn Majah (3828).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tabarani dans Al Du&amp;rsquo;a (1215) et Al Bayhaqi dans Shu&amp;rsquo;ab Al Iman (7513).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bayhaqi dans Al Sunan Al Kubra (3/345, 6185).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;expression du cheikh fait écho au verset : « Fuyez vers Allah » [Sourate 51, v.50]. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a expliqué dans sa Risala Al Tabukiyya (p. 16-17) que cette fuite est la hijra véritable du cœur, qui comporte un « de » et un « vers » : « Il émigre par son cœur de l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;un autre qu&amp;rsquo;Allah vers Son amour, de la servitude d&amp;rsquo;un autre vers Sa servitude, de la crainte d&amp;rsquo;un autre, de l&amp;rsquo;espoir en un autre et de la confiance en un autre vers la crainte d&amp;rsquo;Allah, l&amp;rsquo;espoir en Lui et la confiance en Lui, et de l&amp;rsquo;invocation d&amp;rsquo;un autre et de la demande à un autre vers l&amp;rsquo;invocation de son Seigneur et la demande à Lui. Et c&amp;rsquo;est là le sens même de la fuite vers Lui. Le Tawhid requis du serviteur, c&amp;rsquo;est de fuir d&amp;rsquo;Allah vers Allah. Et sous les mots &amp;ldquo;de&amp;rdquo; et &amp;ldquo;vers&amp;rdquo; se cache un immense secret parmi les secrets du Tawhid : fuir vers Lui implique de Le consacrer exclusivement dans la demande et la servitude, c&amp;rsquo;est le Tawhid de l&amp;rsquo;adoration (Uluhiyya). Et fuir de Lui vers Lui implique le Tawhid de la seigneurie (Rububiyya) et l&amp;rsquo;affirmation du décret : car tout ce qui existe dans l&amp;rsquo;univers de détestable et de redouté, dont le serviteur fuit, n&amp;rsquo;existe que par la volonté d&amp;rsquo;Allah seul. Lorsque le serviteur fuit vers Allah, il ne fuit en réalité que d&amp;rsquo;une chose vers une chose qui existe par la volonté d&amp;rsquo;Allah et Son décret, il fuit donc en réalité d&amp;rsquo;Allah vers Allah. » [Al Risala Al Tabukiyya (p. 16-17)] L&amp;rsquo;invocation est au cœur de cette fuite : le serviteur fuit ce qui lui advient par le décret d&amp;rsquo;Allah vers l&amp;rsquo;invocation d&amp;rsquo;Allah pour le repousser, comme dans le hadith : « Rien ne repousse le décret si ce n&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;invocation. » [Sunan Ibn Majah (4022), Al Hakim (1814), qualifié de bon (Hasan) par Al Albani] L&amp;rsquo;invocation réunit les deux dimensions de cette fuite. Quand le serviteur invoque Allah pour obtenir un bien ou repousser un mal, il reconnaît par cela même que le bien et le mal relèvent tous deux du décret d&amp;rsquo;Allah seul, et que nul autre que Lui ne peut les accorder ni les écarter, c&amp;rsquo;est le Tawhid de la seigneurie (Rububiyya), le « de » de la fuite. Et lorsqu&amp;rsquo;il adresse cette demande à Allah seul, sans se tourner vers aucune créature, il Lui consacre exclusivement l&amp;rsquo;adoration, c&amp;rsquo;est le Tawhid de l&amp;rsquo;adoration (Uluhiyya), le « vers » de la fuite. Que le lecteur médite à la lumière de cela sur la parole d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim qui suit, tirée d&amp;rsquo;Al Fawa&amp;rsquo;id, où ces deux dimensions transparaissent avec éclat.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Al Fawa&amp;rsquo;id d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 127-128).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La Fatiha contient les deux types d&amp;rsquo;invocation : sa première moitié est invocation d&amp;rsquo;adoration (Du&amp;rsquo;a Al &amp;lsquo;Ibada), et sa seconde moitié est invocation de demande (Du&amp;rsquo;a Al Mas&amp;rsquo;ala). Allah l&amp;rsquo;a même nommée « prière » (Salat) dans le hadith Qudsi : « J&amp;rsquo;ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés », car elle est invocation, comme en témoigne sa fin où le prieur dit Amin, et elle est le plus grand pilier de la prière, comme le Prophète ﷺ a nommé le Hajj « &amp;lsquo;Arafa » du nom de son plus grand pilier. Elle renferme en outre la plus grande demande : la guidée vers le chemin droit. Quant à la clôture par les Mu&amp;rsquo;awwidhatayn, elle répond à plusieurs sagesses : le Coran est la plus grande grâce qu&amp;rsquo;Allah ait accordée à Ses serviteurs, or toute grâce est exposée à l&amp;rsquo;envie, il convenait donc de le sceller par ce qui en protège. De plus, le Prophète ﷺ a dit au sujet de la Fatiha : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, rien de semblable n&amp;rsquo;a été révélé ni dans la Torah, ni dans l&amp;rsquo;Évangile, ni dans les Psaumes, ni dans le Furqan. Elle est les sept versets répétés et le Coran immense qui m&amp;rsquo;a été donné. » [Al Tirmidhi (2875), Al Nasa&amp;rsquo;i dans Al Sunan Al Kubra (11205)] Et il a dit au sujet des Mu&amp;rsquo;awwidhatayn : « Des versets m&amp;rsquo;ont été révélés dont on n&amp;rsquo;a jamais vu les pareils : les Mu&amp;rsquo;awwidhatayn. » [Muslim (814)] Le Coran réunit ainsi l&amp;rsquo;excellence à son ouverture et à sa clôture. Enfin, puisque le lecteur ouvre sa récitation par la demande de refuge, le Coran se clôture par elle également, de sorte que la protection divine enveloppe la récitation du début à la fin. Voir Mu&amp;rsquo;tarak Al Aqran fi I&amp;rsquo;jaz Al Quran, Al Suyuti (1/60).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La transgression (I&amp;rsquo;tida) dans l&amp;rsquo;invocation touche à plusieurs dimensions. Elle peut porter sur l&amp;rsquo;objet même de l&amp;rsquo;adoration : invoquer un autre qu&amp;rsquo;Allah est la plus grave des transgressions, car c&amp;rsquo;est placer l&amp;rsquo;adoration là où elle ne mérite pas d&amp;rsquo;être placée. Elle peut porter sur le contenu de la demande : solliciter l&amp;rsquo;aide pour commettre un interdit, ou réclamer ce qu&amp;rsquo;Allah ne fait pas, comme l&amp;rsquo;immortalité ou la suppression des nécessités humaines. Elle peut porter sur la forme de l&amp;rsquo;adoration : adorer Allah avec ce qu&amp;rsquo;Il n&amp;rsquo;a pas légiféré, Le louer avec ce qu&amp;rsquo;Il ne S&amp;rsquo;est pas attribué Lui-même, ou élever la voix et vociférer. Elle peut enfin porter sur l&amp;rsquo;état intérieur : invoquer sans humilité, tel celui qui se croit dispensé d&amp;rsquo;Allah et fait valoir ses droits auprès de Lui. Toutes ces formes reviennent à un même principe : le verset ordonne la supplication (Tadarru&amp;rsquo;) et le recueillement secret (Khufya), puis avertit que quiconque s&amp;rsquo;en écarte est un transgresseur qu&amp;rsquo;Allah n&amp;rsquo;aime pas. Voir Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa (15/22-26).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Les demandes adressées au Prophète ﷺ dans le Coran sont nombreuses : « Ils t&amp;rsquo;interrogent sur les nouvelles lunes », « Ils t&amp;rsquo;interrogent sur le butin », « Ils t&amp;rsquo;interrogent sur les menstrues »… À chaque fois, Allah transmet la réponse par l&amp;rsquo;intermédiaire de Son Messager ﷺ en disant « Dis » (قل), car il est l&amp;rsquo;intermédiaire entre Allah et Ses créatures dans la transmission du message. Mais lorsque la question porte sur l&amp;rsquo;invocation, Allah a répondu directement, sans « Dis » : « Et quand Mes serviteurs t&amp;rsquo;interrogent sur Moi, Je suis proche. Je réponds à l&amp;rsquo;appel de celui qui M&amp;rsquo;invoque quand il M&amp;rsquo;invoque. Qu&amp;rsquo;ils répondent à Mon appel et qu&amp;rsquo;ils croient en Moi, afin qu&amp;rsquo;ils soient bien guidés. » [Sourate 2, v.186] Car il n&amp;rsquo;y a aucun intermédiaire entre les serviteurs et Celui qu&amp;rsquo;ils adorent, pas même un ange rapproché ni un messager envoyé. Et la suppression même de « Dis » est en soi une manifestation de cette proximité qu&amp;rsquo;Allah affirme.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le désir (Raghba) et la crainte (Rahba) renvoient à deux des trois piliers du cœur dans l&amp;rsquo;adoration : l&amp;rsquo;espoir et la crainte, le troisième, et le plus grand, étant l&amp;rsquo;amour (Mahabbah). Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a illustré cela par l&amp;rsquo;image de l&amp;rsquo;oiseau : « Le cœur dans sa marche vers Allah est à l&amp;rsquo;image de l&amp;rsquo;oiseau : l&amp;rsquo;amour est sa tête, la crainte et l&amp;rsquo;espoir sont ses deux ailes. Tant que la tête et les ailes sont saines, l&amp;rsquo;oiseau vole bien. Si la tête est coupée, l&amp;rsquo;oiseau meurt. S&amp;rsquo;il perd ses ailes, il est à la merci de tout chasseur et de tout rapace. » [Madarij Al Salikin (2/188)] L&amp;rsquo;espoir incite le serviteur à l&amp;rsquo;adoration et la crainte l&amp;rsquo;éloigne des péchés. Comme l&amp;rsquo;oiseau ne vole droit que si ses deux ailes sont égales, le cœur ne tient le droit chemin que par leur équilibre. Quant au Khushu&amp;rsquo; (خشوع) mentionné en fin de verset, Mujahid, Al Hasan Al Basri et Sufyan Al Thawri, qu&amp;rsquo;Allah leur fasse miséricorde, l&amp;rsquo;ont défini comme « la crainte permanente dans le cœur ». Or le cœur est le siège de la science, c&amp;rsquo;est la connaissance d&amp;rsquo;Allah qui engendre cette crainte permanente qui ne le quitte pas. Al Sa&amp;rsquo;di, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, l&amp;rsquo;a confirmé en disant : « C&amp;rsquo;est-à-dire soumis, humiliés, implorants, et cela en raison de la perfection de leur connaissance de leur Seigneur. » [Taysir Al Karim Al Rahman (p.129)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Al Qurtubi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé que l&amp;rsquo;exaucement de l&amp;rsquo;invocation requiert des conditions dans trois domaines : dans l&amp;rsquo;invocateur, dans l&amp;rsquo;invocation elle-même et dans la chose demandée. L&amp;rsquo;invocateur doit savoir que nul autre qu&amp;rsquo;Allah ne peut répondre à son besoin et que toutes les causes sont dans Sa main et soumises à Son commandement, il doit invoquer avec une intention sincère et un cœur présent, se préserver de la nourriture illicite, et ne pas se lasser en disant « j&amp;rsquo;ai invoqué et on ne m&amp;rsquo;a pas répondu ». L&amp;rsquo;invocation ne doit contenir ni péché ni rupture des liens de parenté. Et la chose demandée doit être licite. [Tafsir Al Qurtubi (2/311)] Quant aux convenances (Adab), Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, les a réunies dans Al Jawab Al Kafi (p.83-84) : faire face à la Qibla, être en état de pureté, lever les mains vers Allah, commencer par la louange d&amp;rsquo;Allah et la prière sur le Prophète ﷺ, faire précéder sa demande par la repentance et la demande de pardon, insister auprès d&amp;rsquo;Allah avec désir et crainte, se rapprocher de Lui par Ses noms et Ses attributs, et faire précéder son invocation d&amp;rsquo;une aumône. Voir Fiqh Al Ad&amp;rsquo;iya wal Adhkar, Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr (p.449). L&amp;rsquo;auteur a détaillé ces points dans son commentaire audio : « L&amp;rsquo;invocation a des convenances, des causes et des conditions qui favorisent son exaucement, et des obstacles qui empêchent son exaucement. Parmi les grands hadiths qui réunissent les convenances, les conditions et les obstacles de l&amp;rsquo;invocation, ce qui est établi dans Sahih Muslim d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : &amp;ldquo;Certes, Allah est bon et n&amp;rsquo;accepte que ce qui est bon. Et certes, Allah a ordonné aux croyants ce qu&amp;rsquo;Il a ordonné aux messagers. Il a dit : &amp;lsquo;Ô messagers, mangez de ce qui est bon et accomplissez de bonnes œuvres. Certes, Je sais parfaitement ce que vous faites.&amp;rsquo; Et Il a dit : &amp;lsquo;Ô vous qui avez cru, mangez des bonnes choses que Nous vous avons attribuées.&amp;rsquo; Puis il mentionna l&amp;rsquo;homme qui prolonge son voyage, échevelé et poussiéreux, tendant ses mains vers le ciel : &amp;lsquo;Ô Seigneur ! Ô Seigneur !&amp;rsquo; alors que sa nourriture est illicite, son vêtement est illicite, sa boisson est illicite et il s&amp;rsquo;est nourri de l&amp;rsquo;illicite. Comment pourrait-il être exaucé ?&amp;rdquo; Le Prophète ﷺ a mentionné dans ce hadith quatre grandes causes d&amp;rsquo;exaucement de l&amp;rsquo;invocation. La première : la prolongation du voyage. Le voyage en lui-même favorise l&amp;rsquo;exaucement, comme dans le hadith d&amp;rsquo;Abu Hurayra, le Prophète ﷺ a dit : &amp;ldquo;Trois invocations sont exaucées sans aucun doute : l&amp;rsquo;invocation de l&amp;rsquo;opprimé, celle du voyageur et celle du parent pour son enfant.&amp;rdquo; Rapporté par Abu Dawud, Ibn Majah et Al Tirmidhi avec une chaîne bonne. La deuxième : être humble, soumis et démuni. Cela aussi fait partie des causes d&amp;rsquo;exaucement, comme dans le hadith célèbre du Prophète ﷺ : &amp;ldquo;Combien d&amp;rsquo;échevelés et de poussiéreux, repoussés des portes, qui, s&amp;rsquo;ils juraient par Allah, Il les exaucerait.&amp;rdquo; [Muslim (2622)] La troisième : tendre les mains vers le ciel, une convenance de l&amp;rsquo;invocation par laquelle on espère l&amp;rsquo;exaucement. La quatrième : insister auprès d&amp;rsquo;Allah en répétant la mention de Sa seigneurie. C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;un des plus grands moyens de rechercher l&amp;rsquo;exaucement de l&amp;rsquo;invocation. Et il y a d&amp;rsquo;autres convenances, comme ouvrir l&amp;rsquo;invocation par la louange d&amp;rsquo;Allah et la prière sur Son Prophète ﷺ, invoquer avec des formules concises et exhaustives (Jawami&amp;rsquo; al du&amp;rsquo;a) et les invocations légiférées du Prophète ﷺ, faire son invocation en secret, éviter la transgression et les invocations innovées. Le hadith mentionne aussi un obstacle à l&amp;rsquo;exaucement : la consommation de l&amp;rsquo;illicite. Et il y a d&amp;rsquo;autres obstacles indiqués par des textes établis, comme considérer l&amp;rsquo;exaucement trop lent et se montrer impatient dans la demande de réponse, ou invoquer pour la rupture des liens de parenté, ou l&amp;rsquo;invocation des personnes en conflit, et d&amp;rsquo;autres obstacles que le temps ne permet pas de détailler. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (682) et Ibn Majah (1642) d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qualifié de bon (Hasan) par Al Albani [Sahih Ibn Khuzayma (1883)]. Et dans un autre hadith rapporté par Ibn Majah d&amp;rsquo;après Jabir, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, et par Ahmad, Al Tabarani et Al Bayhaqi d&amp;rsquo;après Abu Umama, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Allah a certes, à chaque rupture du jeûne, des affranchis du Feu, et cela chaque nuit. » Qualifié de bon (Hasan) par Al Albani [Sahih Al Jami&amp;rsquo; (2170)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>L'importance de la prière pendant Ramadan</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/limportance-de-la-priere-pendant-ramadan/</link><pubDate>Thu, 05 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/limportance-de-la-priere-pendant-ramadan/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/limportance-de-la-priere-pendant-ramadan/image.jpg" alt="Featured image of post L'importance de la prière pendant Ramadan" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il est établi dans les deux Sahih, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, qu&amp;rsquo;il a dit : « J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ dire : &amp;ldquo;L&amp;rsquo;Islam est bâti sur cinq [piliers] : le témoignage qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a de divinité [digne d&amp;rsquo;adoration] qu&amp;rsquo;Allah et que Mohammed est Son serviteur et Messager, l&amp;rsquo;accomplissement de la prière, l&amp;rsquo;acquittement de la Zakat, le pèlerinage à la Maison, et le jeûne de Ramadan.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut, alors que nous sommes dans le mois du jeûne, aborder un sujet important et grandiose qui n&amp;rsquo;est pas moins important que le jeûne, bien plus, il le précède en rang et en place : la prière. La prière est parmi les plus grandes obligations qu&amp;rsquo;Allah a imposées à Ses serviteurs et la plus noble des prescriptions qu&amp;rsquo;Il leur a édictées. Elle est le pilier de la religion et le plus éminent de ses piliers après les deux témoignages. Elle est le lien entre le serviteur et son Seigneur,&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; et la première chose sur laquelle le serviteur sera interrogé le Jour de la Résurrection. Si elle est saine, le reste de ses œuvres sera sain. Si elle est corrompue, le reste de ses œuvres sera corrompu. Elle est ce qui distingue la mécréance de l&amp;rsquo;Islam : l&amp;rsquo;accomplir est foi, la négliger est mécréance, égarement et désobéissance. Pas de religion pour celui qui n&amp;rsquo;a pas de prière, et pas de part dans l&amp;rsquo;Islam pour celui qui délaisse la prière. Celui qui la préserve aura une lumière dans son cœur, son visage, sa tombe et son rassemblement,&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; et elle sera pour lui salut le Jour de la Résurrection. Il sera rassemblé avec ceux qu&amp;rsquo;Allah a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quels excellents compagnons que ceux-là !&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Quant à celui qui ne la préserve pas, il n&amp;rsquo;aura ni lumière, ni preuve, ni salut le Jour de la Résurrection, et il sera rassemblé avec Pharaon, Haman, Qarun et Ubayy ibn Khalaf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;imam Ahmad, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Il est venu dans le hadith : &amp;ldquo;Pas de part dans l&amp;rsquo;Islam pour celui qui délaisse la prière.&amp;rdquo; Et &amp;lsquo;Umar ibn Al Khattab écrivait aux provinces : &amp;ldquo;La plus importante de vos affaires à mes yeux est la prière. Celui qui la préserve préserve sa religion, et celui qui la néglige sera encore plus négligent envers le reste. Il n&amp;rsquo;y a pas de part dans l&amp;rsquo;Islam pour celui qui délaisse la prière.&amp;rdquo; Il dit : &amp;ldquo;Quiconque méprise la prière et la dédaigne, méprise et dédaigne l&amp;rsquo;Islam. Leur part dans l&amp;rsquo;Islam est à la mesure de leur part dans la prière, et leur attachement à l&amp;rsquo;Islam est à la mesure de leur attachement à la prière. Connais-toi toi-même, ô serviteur d&amp;rsquo;Allah, et prends garde de rencontrer Allah sans que l&amp;rsquo;Islam n&amp;rsquo;ait de valeur à tes yeux, car la valeur de l&amp;rsquo;Islam dans ton cœur est à la mesure de la valeur de la prière dans ton cœur.&amp;rdquo; Il est rapporté que le Prophète ﷺ a dit : &amp;ldquo;La prière est le pilier de la religion.&amp;rdquo; Ne sais-tu pas que la tente, lorsque son pilier s&amp;rsquo;effondre, la tente s&amp;rsquo;effondre et les cordes et les piquets ne servent plus à rien ? Et lorsque le pilier de la tente est dressé, les cordes et les piquets sont utiles. Il en va de même de la prière par rapport à l&amp;rsquo;Islam. Il est venu dans le hadith : &amp;ldquo;La première chose sur laquelle le serviteur sera interrogé le Jour de la Résurrection parmi ses œuvres est sa prière. Si elle est acceptée, le reste de ses œuvres sera accepté. Si elle est rejetée, le reste de ses œuvres sera rejeté.&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Notre prière est la dernière chose de notre religion et la première chose sur laquelle nous serons interrogés demain parmi nos œuvres le Jour de la Résurrection. Après la disparition de la prière, il n&amp;rsquo;y a ni Islam ni religion puisque la prière est la dernière chose qui disparaît de l&amp;rsquo;Islam. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La négligence de la prière et le manque de soin à son égard est une affaire d&amp;rsquo;une extrême gravité, nullement anodine.&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Arrêtons-nous sur quelques textes concernant la prière :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah, Exalté soit-Il, dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Toute âme est l&amp;rsquo;otage de ce qu&amp;rsquo;elle a acquis, sauf les gens de la droite, dans des jardins, s&amp;rsquo;interrogeant au sujet des criminels : &amp;ldquo;Qu&amp;rsquo;est-ce qui vous a acheminés vers Saqar ?&amp;rdquo; Ils diront : &amp;ldquo;Nous n&amp;rsquo;étions pas de ceux qui accomplissaient la prière.&amp;rdquo; » [Sourate 74, v.38-43]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il informe ainsi, Pureté à Lui, que celui qui délaisse la prière compte parmi les criminels acheminés vers Saqar, une vallée en Enfer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Exalté soit-Il :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition. » [Sourate 19, v.59]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté d&amp;rsquo;Ibn Mas&amp;rsquo;ud que « ghayy » (perdition) est une rivière en Enfer au goût infect et au fond insondable. Quelle immense affliction pour celui qui la rencontre et quelle intense détresse pour celui qui y sombre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Exalté soit-Il :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« S&amp;rsquo;ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakat, ils sont alors vos frères dans la religion. » [Sourate 9, v.11]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il a conditionné leur fraternité par l&amp;rsquo;accomplissement de la prière, ce qui indique que s&amp;rsquo;ils ne l&amp;rsquo;accomplissent pas, ils ne sont pas leurs frères.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Exalté soit-Il :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et quand on leur dit : &amp;ldquo;Inclinez-vous&amp;rdquo;, ils ne s&amp;rsquo;inclinent pas. » [Sourate 77, v.48]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il a mentionné cela après avoir dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Mangez et jouissez un peu, vous êtes certes des criminels. » [Sourate 77, v.46]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quant aux hadiths à ce sujet, ils sont nombreux. Parmi eux : ce que rapporte Muslim dans son Sahih d&amp;rsquo;après Jabir, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Entre l&amp;rsquo;homme et le Shirk et la mécréance, il y a l&amp;rsquo;abandon de la prière. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ahmad et les auteurs des Sunan rapportent avec une chaîne authentique d&amp;rsquo;après Burayda Al Aslami, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qu&amp;rsquo;il a dit : « J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ dire : &amp;ldquo;Le pacte qui est entre nous et eux est la prière, quiconque la délaisse a mécru.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L&amp;rsquo;imam Ahmad rapporte avec une bonne chaîne, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr ibn Al &amp;lsquo;As, que le Prophète ﷺ évoqua un jour la prière et dit : « Quiconque la préserve, elle sera pour lui lumière, preuve et salut le Jour de la Résurrection. Et quiconque ne la préserve pas n&amp;rsquo;aura ni lumière, ni preuve, ni salut, et il sera le Jour de la Résurrection avec Qarun, Pharaon, Haman et Ubayy ibn Khalaf. »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Al Bukhari rapporte d&amp;rsquo;après Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Quiconque atteste qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a de divinité [digne d&amp;rsquo;adoration] qu&amp;rsquo;Allah, se tourne vers notre Qibla, prie notre prière et mange de notre viande sacrifiée, celui-là est le musulman : il a ce qu&amp;rsquo;a le musulman et doit ce que doit le musulman. »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ahmad, Malik et Al Nassaï rapportent avec une chaîne authentique d&amp;rsquo;après Mihjan Al Aslami, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Il était dans une assemblée avec le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ lorsque l&amp;rsquo;appel à la prière fut lancé. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ se leva puis revint alors que Mihjan était toujours à sa place. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ lui dit : &amp;ldquo;Qu&amp;rsquo;est-ce qui t&amp;rsquo;a empêché de prier ? N&amp;rsquo;es-tu pas un homme musulman ?&amp;rdquo; Il dit : &amp;ldquo;Certes si, mais j&amp;rsquo;avais déjà prié chez moi.&amp;rdquo; Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ lui dit : &amp;ldquo;Lorsque tu viens, prie avec les gens même si tu as déjà prié.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté des Compagnons, qu&amp;rsquo;Allah les agrée, à ce sujet de nombreuses traditions. Parmi elles : ce qui est rapporté de &amp;lsquo;Umar ibn Al Khattab, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qu&amp;rsquo;il a dit : « Pas de part dans l&amp;rsquo;Islam pour celui qui délaisse la prière. »&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il a dit : « Pas d&amp;rsquo;Islam pour celui qui délaisse la prière. » Il a dit cela en présence des Compagnons et aucun d&amp;rsquo;eux ne le contredit. Bien plus, plusieurs Compagnons tinrent le même propos, parmi lesquels Mu&amp;rsquo;adh ibn Jabal, &amp;lsquo;Abd Al Rahman ibn &amp;lsquo;Awf, Abu Hurayra, &amp;lsquo;Abd Allah ibn Mas&amp;rsquo;ud et d&amp;rsquo;autres. Muslim rapporte d&amp;rsquo;après Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qu&amp;rsquo;il a dit : « Quiconque aime rencontrer Allah demain en musulman, qu&amp;rsquo;il préserve ces prières là où l&amp;rsquo;on y appelle. Car Allah a institué pour votre Prophète ﷺ les voies de la guidée, et elles font partie des voies de la guidée. Si vous priez dans vos maisons comme prie celui qui reste en arrière dans sa maison, vous aurez délaissé la Sunnah de votre Prophète. Et si vous délaissez la Sunnah de votre Prophète, vous vous égarerez. Tout homme qui se purifie et parfait sa purification puis se dirige vers l&amp;rsquo;une de ces mosquées, Allah lui inscrit pour chaque pas qu&amp;rsquo;il fait une bonne action, l&amp;rsquo;élève d&amp;rsquo;un degré et lui efface un péché. De notre temps, personne ne s&amp;rsquo;en absentait sauf l&amp;rsquo;hypocrite dont l&amp;rsquo;hypocrisie était connue. L&amp;rsquo;homme était amené soutenu par deux hommes jusqu&amp;rsquo;à être placé dans le rang. »&lt;sup id="fnref:14"&gt;&lt;a href="#fn:14" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tel est le cas de celui qui n&amp;rsquo;assiste pas à la prière en congrégation, les Compagnons le considéraient comme un hypocrite d&amp;rsquo;hypocrisie connue, alors qu&amp;rsquo;en est-il de celui qui la délaisse complètement ! Nous demandons à Allah la préservation. Il est rapporté concernant le mérite de la préservation de la prière et la sévérité du châtiment de celui qui la néglige, outre ce qui précède, de nombreux textes que l&amp;rsquo;espace ne permet pas de développer ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré cela, on observe chez certains jeûneurs la négligence de la prière et le manque de soin à son égard : soit en la retardant de son temps, soit en négligeant certaines prières tout en accordant attention et soin au jeûne. Ces gens n&amp;rsquo;ont-ils pas compris la place de la prière et la grandeur de son importance ? N&amp;rsquo;ont-ils pas trouvé dans l&amp;rsquo;école du jeûne ce qui les conduit à préserver la prière et à réaliser la crainte d&amp;rsquo;Allah, Pureté à Lui ? Bien plus, certains d&amp;rsquo;entre eux ont mal compris et se sont éloignés de la vérité dans leur compréhension de la parole du Prophète ﷺ : « Quiconque jeûne Ramadan avec foi et espoir de la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés », imaginant que ce jeûne lui suffit pour obtenir le pardon. Ils s&amp;rsquo;en sont satisfaits et ont négligé les prières. Quelle mauvaise compréhension et comme elle est éloignée de la vérité et de la guidée ! Où cela se situe-t-il par rapport aux textes d&amp;rsquo;exhortation et de mise en garde concernant la prière qui sont nombreux, et dont certains ont été mentionnés ? Dans le Sahih de Muslim, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ disait : « Les cinq prières, le vendredi jusqu&amp;rsquo;au vendredi, et Ramadan jusqu&amp;rsquo;à Ramadan sont des expiations pour ce qui est entre eux si l&amp;rsquo;on évite les péchés majeurs. » Or l&amp;rsquo;abandon de la prière est un péché majeur parmi les péchés majeurs, bien plus, les textes précédents indiquent que c&amp;rsquo;est une mécréance, et que la première chose sur laquelle le serviteur sera interrogé le Jour de la Résurrection parmi ses œuvres est sa prière. Si elle est acceptée, le reste de ses œuvres sera accepté. Si elle est rejetée, le reste de ses œuvres sera rejeté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons à Allah de nous accorder à tous l&amp;rsquo;accomplissement de la prière et de la faire comme l&amp;rsquo;a enseignée notre Messager ﷺ, dans les mosquées avec la congrégation. Qu&amp;rsquo;Il guide les égarés parmi les musulmans, et qu&amp;rsquo;Il nous fasse chérir la prière et toutes les adorations. Il est certes Audient, Proche et Exauceur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Al Bukhari (8) et Muslim (16) (dont c&amp;rsquo;est la formulation).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;auteur décrit ici la prière comme un lien (صلة) entre le serviteur et son Seigneur. Ce lien est un besoin vital pour le cœur, renouvelé au minimum cinq fois par jour, et ce besoin est plus impérieux que celui du corps en eau et en nourriture. L&amp;rsquo;homme peut se passer de manger et de boire pendant des jours, alors que la prière ne souffre aucun abandon ni aucun report : elle doit être accomplie en résidence comme en voyage (elle est alors raccourcie mais jamais délaissée), en bonne santé comme en maladie (debout, puis assis, puis couché, puis par signes, mais jamais délaissée), en temps de paix comme en temps de guerre (Allah a légiféré la prière de la peur sur le champ de bataille). Et parmi les piliers de l&amp;rsquo;Islam, elle est avec le Tawhid le seul dont nul n&amp;rsquo;est dispensé : la Zakat n&amp;rsquo;est due que par celui qui possède le seuil requis, le jeûne est reporté pour le malade et le voyageur, le pèlerinage n&amp;rsquo;est obligatoire qu&amp;rsquo;une fois dans la vie pour celui qui en a la capacité, mais la prière n&amp;rsquo;est jamais levée tant que la raison demeure. C&amp;rsquo;est que le besoin du cœur en cette connexion avec son Seigneur est plus grand que le besoin du corps en ce qui le maintient en vie. Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a développé cette réalité en disant : « Puisque la prière est un lien entre le serviteur et son Seigneur, que le prieur converse intimement avec son Seigneur et que son Seigneur le rapproche de Lui, seul celui qui est pur extérieurement et intérieurement est apte à entrer en prière. C&amp;rsquo;est pourquoi il a été légiféré pour le prieur de se purifier par l&amp;rsquo;eau : il efface ses péchés par les ablutions, puis marche vers les mosquées et efface ses péchés par la marche, et s&amp;rsquo;il reste quelque chose de ses péchés, la prière l&amp;rsquo;efface. Salman Al Farisi a dit : &amp;ldquo;Les ablutions effacent les petits méfaits, la marche vers la mosquée efface davantage, et la prière efface davantage encore.&amp;rdquo; Rapporté par Mohammed ibn Nasr Al Marwazi et d&amp;rsquo;autres. Puis lorsque le prieur se tient debout devant son Seigneur dans la prière et commence à converser intimement avec Lui, il lui est légiféré de demander en premier lieu à son Seigneur de l&amp;rsquo;éloigner de ce qui lui cause l&amp;rsquo;éloignement de son Seigneur (les péchés) et de l&amp;rsquo;en purifier, afin d&amp;rsquo;être alors apte à la proximité et à l&amp;rsquo;entretien intime, et qu&amp;rsquo;il recueille les fruits et les bénéfices de la prière : la connaissance, l&amp;rsquo;intimité, l&amp;rsquo;amour et la crainte révérencielle. Sa prière devient alors celle qui interdit la turpitude et le blâmable, et c&amp;rsquo;est la prière bénéfique. » [Fath Al Bari (6/375-376)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Prophète ﷺ a dit : « La prière est lumière. » [Muslim (223)] Les savants ont expliqué cette lumière sous plusieurs aspects. L&amp;rsquo;imam Al Qurtubi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Son sens est que la prière, lorsqu&amp;rsquo;elle est accomplie avec ses conditions de validité et de perfection, illumine le cœur au point que les lumières des dévoilements et des connaissances y resplendissent, jusqu&amp;rsquo;à ce que l&amp;rsquo;affaire de celui qui la préserve pleinement aboutisse à ce qu&amp;rsquo;il dise : &amp;ldquo;la joie de mes yeux a été placée dans la prière.&amp;rdquo; Elle illumine également devant celui qui la préserve le Jour de la Résurrection dans ces ténèbres, et elle illumine aussi le visage de celui qui prie le Jour de la Résurrection, de sorte qu&amp;rsquo;il aura la Ghurrah et le Tahjil. » [Al Mufhim lima Ashkala min Talkhis Kitab Muslim (1/476)] L&amp;rsquo;imam Al Nawawi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a ajouté : « Son sens est qu&amp;rsquo;elle empêche son auteur des désobéissances, interdit la turpitude et le blâmable, et guide vers la rectitude, tout comme on s&amp;rsquo;éclaire par la lumière. On a dit aussi : sa récompense sera lumière pour son auteur le Jour de la Résurrection. On a dit aussi : c&amp;rsquo;est pour le resplendissement des lumières des connaissances, l&amp;rsquo;épanouissement du cœur et le dévoilement des vérités, du fait que le cœur s&amp;rsquo;y libère et se tourne vers Allah, Exalté soit-Il, extérieurement et intérieurement. Allah, Exalté soit-Il, a dit : &amp;ldquo;Et cherchez secours dans la patience et la prière&amp;rdquo; [Sourate 2, v.45]. On a dit aussi : elle sera une lumière visible sur son visage le Jour de la Résurrection, et en ce monde aussi son visage aura un éclat, contrairement à celui qui ne prie pas. » [Sharh Al Nawawi &amp;lsquo;ala Sahih Muslim (3/103)] Ces différents sens se complètent et peuvent tous être réunis. Cette lumière se manifeste pleinement pour ceux qui marchent dans l&amp;rsquo;obscurité vers les mosquées, car le Prophète ﷺ a dit : « Annonce à ceux qui marchent dans l&amp;rsquo;obscurité vers les mosquées la bonne nouvelle d&amp;rsquo;une lumière complète le Jour de la Résurrection. » [Al Tabarani, Al Mu&amp;rsquo;jam Al Awsat (680), jugé bon par Al Mundhiri dans Al Targhib wa Al Tarhib (1/290) et Al Haythami dans Majma&amp;rsquo; Al Zawa&amp;rsquo;id (2/30)] Or ces prières de l&amp;rsquo;obscurité sont le Fajr et le &amp;lsquo;Isha, celles-là mêmes que le Prophète ﷺ a décrites comme les plus lourdes pour les hypocrites [Al Bukhari (657) et Muslim (651)], ce qui rejoint ce que l&amp;rsquo;auteur mentionnera plus loin sur la prière en congrégation comme signe distinctif entre croyants et hypocrites. Al Tayyibi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a relevé que la qualification de cette lumière comme « complète » et son rattachement au Jour de la Résurrection font allusion au verset : « Leur lumière courra devant eux et à leur droite, ils diront : Seigneur, parfais pour nous notre lumière » [Sourate 66, v.8], et à la parole des hypocrites aux croyants : « Attendez-nous, que nous empruntions de votre lumière » [Sourate 57, v.13]. [Al Kashif &amp;lsquo;an Haqa&amp;rsquo;iq Al Sunan (3/941)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;auteur fait ici allusion au verset : « Ceux-là sont avec ceux qu&amp;rsquo;Allah a comblés de Ses bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux, et quels excellents compagnons que ceux-là ! » [Sourate 4, v.69] Ce sont précisément ces quatre catégories que le serviteur demande à Allah de rejoindre à chaque rak&amp;rsquo;ah lorsqu&amp;rsquo;il récite dans la Fatiha : « Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits » [Sourate 1, v.6-7]. C&amp;rsquo;est la plus grande demande que le serviteur adresse à son Seigneur et le plus noble des objectifs qu&amp;rsquo;il puisse viser, et c&amp;rsquo;est par miséricorde qu&amp;rsquo;Allah a rendu la récitation de cette sourate obligatoire dans chaque rak&amp;rsquo;ah, afin que le serviteur ne cesse de renouveler cette demande et ne s&amp;rsquo;en détourne jamais.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce hadith est rapporté sous plusieurs formulations. Dans sa version la plus détaillée, le Prophète ﷺ a dit : « La première chose sur laquelle le serviteur sera jugé le Jour de la Résurrection parmi ses œuvres est la prière. Si elle est saine, il aura réussi et prospéré. Si elle est corrompue, il aura échoué et perdu. Et s&amp;rsquo;il manque quelque chose de son obligation, le Seigneur dira : &amp;ldquo;Regardez si Mon serviteur a des prières surérogatoires&amp;rdquo;, et elles compléteront ce qui manque de l&amp;rsquo;obligation. Puis le reste de ses œuvres sera traité de la même manière. » [Al Tirmidhi (413), Al Nassaï (465), Abu Dawud (864) avec une formulation proche, authentifié par Al Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (2020)] Ainsi la prière est à la fois le premier critère du jugement, ce dont dépend le reste des œuvres, et le moyen même de réparation.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Hukm Tarik Al Salat d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;imam Ahmad s&amp;rsquo;appuie ici sur le hadith d&amp;rsquo;Abu Umamah Al Bahili, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, dans lequel le Prophète ﷺ a dit : « Les liens de l&amp;rsquo;Islam se dénoueront un par un, chaque fois qu&amp;rsquo;un lien se dénouera les gens s&amp;rsquo;accrocheront au suivant. Le premier à être dénoué est le jugement, et le dernier est la prière. » [Ahmad (22160), &amp;lsquo;Abd Allah ibn Ahmad dans Al Sunnah (764), Al Marwazi dans Ta&amp;rsquo;dhim Qadr Al Salat (407), Ibn Hibban (4866), authentifié par Al Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (5075)] C&amp;rsquo;est sur la base de ce hadith que l&amp;rsquo;imam Ahmad, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, exhortait les gens à s&amp;rsquo;accrocher à la prière en ces termes : « Notre prière est la dernière chose de notre religion, et la première chose sur laquelle nous serons interrogés demain parmi nos œuvres. Il n&amp;rsquo;y a ni Islam ni religion après la disparition de la prière. Et puisque la prière est la dernière chose qui disparaît de l&amp;rsquo;Islam, tout ce dont la dernière partie disparaît a entièrement disparu. Accrochez-vous donc, qu&amp;rsquo;Allah vous fasse miséricorde, à la dernière chose de votre religion. » [Tabaqat Al Hanabilah (2/446)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La négligence (تضييع) de la prière se manifeste à plusieurs niveaux : l&amp;rsquo;abandonner entièrement, la retarder de son temps prescrit, ou ne pas accomplir ses droits (conditions, piliers, obligations). L&amp;rsquo;abandon total est le degré le plus grave, car il constitue une mécréance comme l&amp;rsquo;indiquent les textes précédents. Mais le simple fait de la retarder de son temps est en lui-même une forme de négligence grave. &amp;lsquo;Abd Allah ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a été interrogé : « Allah multiplie la mention de la prière [dans le Coran] : &amp;ldquo;Ceux qui sont assidus dans leur prière&amp;rdquo; [Sourate 70, v.23], &amp;ldquo;Ceux qui veillent sur leur prière&amp;rdquo; [Sourate 70, v.34]. » Il a répondu : « Cela concerne ses horaires. » On lui dit : « Nous pensions que cela ne concernait que son abandon. » Il a dit : « Car son abandon est mécréance. » [Al Tabarani, Al Mu&amp;rsquo;jam Al Kabir (8940), Al Marwazi, Ta&amp;rsquo;dhim Qadr Al Salat (938)] Sa&amp;rsquo;id ibn Al Musayyib, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé : « C&amp;rsquo;est ne pas prier le Dhuhr jusqu&amp;rsquo;à ce que le &amp;lsquo;Asr arrive, et ne pas prier le &amp;lsquo;Asr jusqu&amp;rsquo;au coucher du soleil. » [Tafsir Al Baghawi (5/241)] C&amp;rsquo;est le sens du verset : « Ils délaissèrent la prière et suivirent leurs passions » [Sourate 19, v.59]. Tout ce qui a été rapporté des Salafs, qu&amp;rsquo;Allah leur fasse miséricorde, dans l&amp;rsquo;explication de ce verset entre dans son sens : la retarder de son temps, ne pas la prier en congrégation, manquer à ses conditions, nier son caractère obligatoire, déserter les mosquées, tout cela est une forme de négligence, même si ces formes varient en gravité. [Adwa&amp;rsquo; Al Bayan (3/444)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Muslim (82).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;imam Ahmad (22833), Sunan Al Tirmidhi (2621) (il dit : hadith beau et authentique), Al Nassaï (463) et Ibn Majah (1079).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;imam Ahmad (2/169, n° 6576). Ahmad Shakir a authentifié sa chaîne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a relevé une remarque subtile dans le choix de ces quatre personnages. Il a dit : « Ces quatre-là ont été spécifiquement mentionnés car ils font partie des chefs des mécréants. Et il y a là une remarque subtile et admirable : celui qui délaisse la préservation de la prière en est distrait soit par ses richesses, soit par son pouvoir, soit par sa position, soit par son commerce. Celui que ses richesses en distraient sera avec Qarun ; celui que son pouvoir en distrait sera avec Pharaon ; celui qu&amp;rsquo;en distrait sa position (ministère ou autre) sera avec Haman ; et celui que son commerce en distrait sera avec Ubayy ibn Khalaf. » [Al Salat (p. 70)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Al Bukhari (393).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;imam Ahmad (16347), Muwatta&amp;rsquo; de l&amp;rsquo;imam Malik (293), Sunan Al Nassaï (857).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Dans une version rapportée par la voie de Waki&amp;rsquo;, d&amp;rsquo;après Sufyan : « Si tu fais cela, prie avec eux et fais-en une surérogatoire. » [Musnad de l&amp;rsquo;imam Ahmad (18978)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Muwatta&amp;rsquo; de l&amp;rsquo;imam Malik (74), Sunan Al Bayhaqi (6291), Musannaf &amp;lsquo;Abd Al Razzaq (3/125), Musannaf Ibn Abi Shayba (8/581).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:14"&gt;
&lt;p&gt;Muslim (654).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a tiré de ce hadith la preuve de l&amp;rsquo;obligation de la prière en congrégation. Il a dit : « L&amp;rsquo;argumentation qui en découle est qu&amp;rsquo;il a fait de l&amp;rsquo;absence à la congrégation un signe des hypocrites dont l&amp;rsquo;hypocrisie est avérée. Or les signes de l&amp;rsquo;hypocrisie ne résultent jamais de l&amp;rsquo;abandon d&amp;rsquo;un acte simplement recommandé ni de la commission d&amp;rsquo;un acte simplement réprouvé. Et quiconque examine les signes de l&amp;rsquo;hypocrisie dans la Sunnah les trouvera soit liés à l&amp;rsquo;abandon d&amp;rsquo;une obligation, soit à la commission d&amp;rsquo;un interdit. » Il a renforcé ce sens en disant : « Il a nommé celui qui la délaisse et prie chez lui : un &amp;ldquo;resté en arrière&amp;rdquo;, un abandonnateur de la Sunnah, c&amp;rsquo;est-à-dire la voie du Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ sur laquelle il était, et sa législation qu&amp;rsquo;il a légiférée pour sa communauté. Il ne s&amp;rsquo;agit pas de la Sunnah que l&amp;rsquo;on peut faire ou délaisser à son gré, car son abandon ne constitue ni un égarement ni un signe d&amp;rsquo;hypocrisie, comme la prière de Duha, la prière nocturne ou le jeûne du lundi et du jeudi. » [Al Salat (p. 229)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:14" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Ramadan, mois du repentir et du pardon</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-du-repentir-et-du-pardon/</link><pubDate>Wed, 04 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-du-repentir-et-du-pardon/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-du-repentir-et-du-pardon/image.jpg" alt="Featured image of post Ramadan, mois du repentir et du pardon" /&gt;&lt;p&gt;Cette saison grandiose et ce noble mois sont un temps de miséricorde offert par le Seigneur des mondes à Ses serviteurs pour effacer les faux pas, pardonner les écarts et se repentir des fautes et des péchés. Comme Il est Miséricordieux, Pureté à Lui, et Clément ! Il a préparé pour Ses serviteurs tout ce qui les rapproche de Lui et les ramène vers Lui. Il a ordonné à Ses serviteurs croyants de manière absolue le repentir sincère&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; en tout temps, lieu et moment, afin qu&amp;rsquo;ils obtiennent la rémission des péchés, l&amp;rsquo;absolution des écarts, l&amp;rsquo;élévation des degrés et le succès par les jardins du Paradis. Allah, Pureté à Lui, dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ô vous qui avez cru ! Repentez-vous à Allah d&amp;rsquo;un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos méfaits et vous fasse entrer dans des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. » [Sourate 66, v.8]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous réussissiez. » [Sourate 24, v.31]&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Muslim rapporte dans son Sahih que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Ô gens ! Repentez-vous à Allah, car je me repens à Lui cent fois par jour. » Et dans une autre version : « Je demande pardon à Allah cent fois par jour. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus, Allah Se réjouit intensément du repentir de Son serviteur vers Lui. Muslim rapporte dans son Sahih d&amp;rsquo;après Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Allah Se réjouit davantage du repentir de Son serviteur lorsqu&amp;rsquo;il se repent vers Lui que l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;entre vous qui était sur sa monture dans une terre déserte, puis elle lui échappa alors que s&amp;rsquo;y trouvaient sa nourriture et sa boisson. Il en désespéra et vint vers un arbre sous l&amp;rsquo;ombre duquel il s&amp;rsquo;allongea, ayant désespéré de sa monture. Tandis qu&amp;rsquo;il était ainsi, voilà qu&amp;rsquo;elle se tenait devant lui. Il prit sa bride puis dit sous l&amp;rsquo;effet de l&amp;rsquo;intense joie : &amp;ldquo;Ô Allah, Tu es mon serviteur et je suis Ton seigneur !&amp;rdquo; Il se trompa en raison de l&amp;rsquo;intense joie qui l&amp;rsquo;animait. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il incombe au musulman de mesurer l&amp;rsquo;importance du repentir et son besoin impérieux de celui-ci, et de saisir également le péril des péchés et la gravité de leurs ravages sur leurs auteurs en ce monde et dans l&amp;rsquo;au-delà. Ils sont la cause des malheurs, des châtiments et des calamités. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup. » [Sourate 42, v.30]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Que ceux qui s&amp;rsquo;opposent à son ordre prennent garde qu&amp;rsquo;une épreuve ne les atteigne ou qu&amp;rsquo;un châtiment douloureux ne les frappe. » [Sourate 24, v.63]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et ceux qui ont mécru ne cessent d&amp;rsquo;être frappés par une catastrophe à cause de ce qu&amp;rsquo;ils ont fait, ou celle-ci s&amp;rsquo;abat près de leur demeure, jusqu&amp;rsquo;à ce que vienne la promesse d&amp;rsquo;Allah. Certes, Allah ne manque jamais à Sa promesse. » [Sourate 13, v.31]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Y a-t-il un mal ou un fléau en ce monde et dans l&amp;rsquo;au-delà dont la cause ne soit pas les péchés et les désobéissances ? Qu&amp;rsquo;est-ce qui a noyé les habitants de la terre entière au point que l&amp;rsquo;eau submergea le sommet des montagnes ? Qu&amp;rsquo;est-ce qui a déchaîné le vent sur le peuple de Hud jusqu&amp;rsquo;à les jeter morts « tels des troncs de palmiers évidés » ? Qu&amp;rsquo;est-ce qui a envoyé le cri sur le peuple de Thamud au point de leur déchirer les cœurs dans les entrailles ? Qu&amp;rsquo;est-ce qui a retourné la cité du peuple de Lut, faisant de son haut son bas, puis leur envoya des pierres qui les anéantirent ? Qu&amp;rsquo;est-ce qui a noyé Pharaon et son peuple ? Qu&amp;rsquo;est-ce qui a englouti Qarun avec ses biens et sa famille ? Qu&amp;rsquo;est-ce qui a envoyé contre les Fils d&amp;rsquo;Israël un peuple d&amp;rsquo;une grande rigueur qui investit les demeures, puis les renvoya contre eux une seconde fois, détruisant tout ce qu&amp;rsquo;ils purent et ravageant entièrement tout ce qu&amp;rsquo;ils conquirent ?&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La cause de tout cela n&amp;rsquo;est autre que les péchés et les désobéissances. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Nous avons saisi chacun pour son péché : il en est sur qui Nous avons envoyé un ouragan de pierres ; il en est que le cri saisit ; il en est que Nous fîmes engloutir par la terre ; et il en est que Nous avons noyés. Allah ne leur a fait aucun tort, mais ils se sont fait tort à eux-mêmes. » [Sourate 29, v.40]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, Pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« À cause de leurs péchés, ils ont été noyés puis jetés au Feu, et ils n&amp;rsquo;ont trouvé, en dehors d&amp;rsquo;Allah, aucun secoureur. » [Sourate 71, v.25]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a prononcé des paroles remarquables où il met en lumière certains des effets pernicieux des péchés, leurs préjudices accablants et leurs funestes conséquences : « La terre a frémi, le ciel s&amp;rsquo;est assombri, la corruption est apparue sur terre et sur mer par l&amp;rsquo;injustice des impies. Les bénédictions se sont taries, les biens ont décliné, les animaux sauvages ont dépéri et la vie s&amp;rsquo;est troublée à cause de la perversion des oppresseurs. La lumière du jour et l&amp;rsquo;obscurité de la nuit ont pleuré devant les œuvres viles et les actes abominables. Les nobles scribes et les anges qui se relaient se sont plaints auprès de leur Seigneur de l&amp;rsquo;abondance des turpitudes et de la prédominance des actes blâmables et des infamies. Tout cela, par Allah, annonce un torrent de châtiment dont les nuages se sont amoncelés, et présage une nuit d&amp;rsquo;épreuves dont les ténèbres se sont épaissies. Écartez-vous du chemin de ce torrent par un repentir sincère tant que le repentir est possible et que sa porte demeure ouverte. C&amp;rsquo;est comme si vous voyiez la porte qui se ferme, le gage qui est échu, l&amp;rsquo;aile qui est entravée.&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &amp;ldquo;Et ceux qui ont été injustes sauront bientôt quel retournement ils subiront.&amp;rdquo; [Sourate 26, v.227] Rachète-toi aujourd&amp;rsquo;hui, car le marché est ouvert, le prix est disponible et les marchandises sont bon marché. Viendra un jour, sur ce marché et ces marchandises, où tu n&amp;rsquo;y obtiendras ni peu ni beaucoup. &amp;ldquo;C&amp;rsquo;est le jour du préjudice mutuel&amp;rdquo; [Sourate 64, v.9], &amp;ldquo;Le jour où l&amp;rsquo;injuste se mordra les mains&amp;rdquo; [Sourate 25, v.27]. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, nombre de gens sont dominés par les distractions, les tentations et les futilités qui sont devenues pour eux un obstacle et une pierre d&amp;rsquo;achoppement face au repentir et au retour vers Allah. Ils passent leurs matins et leurs soirs dans le faste et l&amp;rsquo;opulence, la prodigalité et la dissipation, le jeu et les veillées, le sommeil et la paresse, l&amp;rsquo;injustice, la dépravation et la tyrannie.&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le mois de Ramadan représente une occasion pour ces insouciants de se repentir sincèrement et de se tourner vers Allah. Si l&amp;rsquo;âme ne s&amp;rsquo;ébranle pas en cette saison grandiose vers le repentir, quand s&amp;rsquo;ébranlera-t-elle ? Et si le serviteur ne se tourne pas vers Allah en ce mois béni, quand le fera-t-il ? Allah ﷻ a ouvert la porte du repentir à Ses serviteurs et a promis de l&amp;rsquo;agréer. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et c&amp;rsquo;est Lui qui accepte le repentir de Ses serviteurs et pardonne les méfaits. » [Sourate 42, v.25]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et il ﷺ a dit : « Certes Allah ﷻ étend Sa main la nuit pour que le pécheur du jour se repente, et Il étend Sa main le jour pour que le pécheur de la nuit se repente, jusqu&amp;rsquo;à ce que le soleil se lève de l&amp;rsquo;ouest. »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les négligents et les défaillants saisissent donc le mois du pardon par un repentir sincère en remplissant ses conditions. Elles sont au nombre de trois, et si l&amp;rsquo;une d&amp;rsquo;elles fait défaut, le repentir n&amp;rsquo;est pas valide&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premièrement :&lt;/strong&gt; Cesser complètement le péché. Son signe est l&amp;rsquo;abandon immédiat du péché.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxièmement :&lt;/strong&gt; Regretter de l&amp;rsquo;avoir commis. Son signe est une longue affliction pour ce qui est passé.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisièmement :&lt;/strong&gt; Prendre la ferme résolution de ne jamais y revenir. Son signe est de rattraper ce qui est passé et de rectifier ce qui est à venir.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si le péché porte atteinte au droit d&amp;rsquo;autrui, une quatrième condition s&amp;rsquo;ajoute : s&amp;rsquo;acquitter devant Allah de ce droit en le restituant à son détenteur ou en sollicitant son pardon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, nous nous sommes fait beaucoup de tort à nous-mêmes, et nul ne pardonne les péchés sinon Toi. Pardonne-nous d&amp;rsquo;un pardon de Ta part et agrée notre repentir, Tu es certes l&amp;rsquo;Accueillant au repentir, le Miséricordieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Al Baghawi rapporte de &amp;lsquo;Umar, Ubayy et Mu&amp;rsquo;adh, qu&amp;rsquo;Allah les agrée, qu&amp;rsquo;ils ont dit au sujet du repentir sincère (&lt;strong&gt;Tawbah Nasuh&lt;/strong&gt;) : « C&amp;rsquo;est que le serviteur se repente du péché puis n&amp;rsquo;y revienne jamais, tout comme le lait ne retourne jamais dans le pis. » [Al Adab Al Shar&amp;rsquo;iyya d&amp;rsquo;Ibn Muflih (1/86)]. L&amp;rsquo;origine du terme &lt;strong&gt;Nasuh&lt;/strong&gt; (نصوح) vient de la pureté : on dit « un miel &lt;strong&gt;Nasih&lt;/strong&gt; » lorsqu&amp;rsquo;il est purifié de la cire. Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La &lt;strong&gt;Tawbah Nasuh&lt;/strong&gt; est celle qui est purifiée de toute tromperie. Et lorsqu&amp;rsquo;elle est ainsi, elle est ferme, car le serviteur ne retourne au péché qu&amp;rsquo;en raison de résidus dans son âme. Lorsque le doute et le désir quittent son cœur, il ne retourne plus au péché. Telle est la &lt;strong&gt;Tawbah Nasuh&lt;/strong&gt;, et elle est obligatoire comme Allah l&amp;rsquo;a ordonné. Et si le serviteur se repent puis retombe dans le péché, Allah accepte sa première repentance ; puis s&amp;rsquo;il retombe, il mérite le châtiment ; et s&amp;rsquo;il se repent de nouveau, Allah accepte son repentir. Il n&amp;rsquo;est pas permis au musulman qui s&amp;rsquo;est repenti puis a rechuté de persister, mais qu&amp;rsquo;il se repente, même s&amp;rsquo;il rechute cent fois par jour. » [Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa (18/58)]. La racine &lt;strong&gt;Nasaha&lt;/strong&gt; (نصح) signifie aussi « coudre un vêtement » : le &lt;strong&gt;Nisah&lt;/strong&gt; (النصاح) est le fil, le &lt;strong&gt;Nasih&lt;/strong&gt; (الناصح) le tailleur et le &lt;strong&gt;Minsah&lt;/strong&gt; (المنصح) l&amp;rsquo;aiguille [Islah Al Mantiq (p. 271)]. Al Qurtubi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a expliqué le lien entre la couture et le repentir sous deux aspects : « Le premier est que c&amp;rsquo;est une repentance qui a consolidé et affermi son obéissance, tout comme le tailleur consolide et affermit le vêtement par sa couture. Le second est qu&amp;rsquo;elle a réuni le serviteur avec les alliés d&amp;rsquo;Allah et l&amp;rsquo;a rattaché à eux, tout comme le tailleur assemble le vêtement et joint ses parties les unes aux autres. » [Tafsir Al Qurtubi (18/199)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a commenté ce verset : « Il se trouve dans une sourate médinoise. Allah S&amp;rsquo;y est adressé aux gens de foi, à l&amp;rsquo;élite de Sa création, pour qu&amp;rsquo;ils se repentent vers Lui après leur foi, leur endurance, leur émigration et leur combat. Puis Il a lié la réussite au repentir comme on lie l&amp;rsquo;effet à sa cause, et Il a employé la particule &lt;strong&gt;La&amp;rsquo;alla&lt;/strong&gt; (peut-être) qui exprime l&amp;rsquo;espérance, signifiant que si vous vous repentez, vous serez en espérance de réussite. Nul n&amp;rsquo;espère la réussite sinon les repentants, qu&amp;rsquo;Allah fasse de nous des leurs ! » [Madarij Al Salikin (1/274-275)]. Si tel est l&amp;rsquo;appel adressé aux meilleurs de cette communauté, dont la foi et les actions ne sauraient être égalées, que dire de nous.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2702).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Muslim (2747).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Yahya ibn Mu&amp;rsquo;adh, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le repentant possède une fierté qu&amp;rsquo;aucune autre fierté n&amp;rsquo;égale : la joie d&amp;rsquo;Allah à son repentir. » [Hilyat Al Awliya&amp;rsquo; (10/59)]. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Parmi les effets du repentir : Allah, Pureté à Lui, aime le repentant et Se réjouit de son repentir de la plus grande joie. Et puisque la rétribution est de même nature que l&amp;rsquo;œuvre, qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;oublie pas la joie qu&amp;rsquo;il obtiendra lors du repentir sincère (&lt;strong&gt;Tawbah Nasuh&lt;/strong&gt;). Et médite comment tu trouves le cœur danser de joie sans que tu en connaisses la cause. Cela, seul le cœur vivant le ressent. Quant au cœur mort, il ne connaît la joie qu&amp;rsquo;en obtenant le péché, et n&amp;rsquo;en connaît pas d&amp;rsquo;autre. » [Miftah Dar Al Sa&amp;rsquo;ada (2/832-833)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;auteur fait référence aux versets de la sourate Al Isra : « Et Nous avions décrété pour les Fils d&amp;rsquo;Israël dans le Livre : &amp;ldquo;Vous sèmerez par deux fois la corruption sur terre et vous vous enorgueillirez d&amp;rsquo;un grand orgueil. Lorsque vint l&amp;rsquo;accomplissement de la première, Nous envoyâmes contre vous des serviteurs à Nous, doués d&amp;rsquo;une force terrible, qui pénétrèrent au cœur des demeures. Et c&amp;rsquo;était une promesse accomplie.&amp;rdquo; » [Sourate 17, v.4-5]. Ibn Kathir, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, dit : « Ils s&amp;rsquo;étaient rebellés et avaient tué un grand nombre de prophètes et de savants. Allah lança contre eux leur ennemi, qui s&amp;rsquo;empara de leur territoire, sillonna leurs demeures, les humilia et les soumit, en juste rétribution. » Et au sujet de « qui pénétrèrent au cœur des demeures » : « C&amp;rsquo;est-à-dire qu&amp;rsquo;ils s&amp;rsquo;emparèrent de vos contrées et sillonnèrent vos demeures, allant et venant en toute liberté, sans craindre personne. » Puis Allah leur rendit la souveraineté (« Puis Nous vous redonnâmes le dessus sur eux » [Sourate 17, v.6]), mais lorsqu&amp;rsquo;ils recommencèrent la corruption : « Et pour qu&amp;rsquo;ils entrent dans le lieu de prière comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu&amp;rsquo;ils détruisent entièrement ce dont ils se sont emparés » [Sourate 17, v.7]. Ibn Kathir précise : « De nombreuses traditions israélites ont été rapportées à ce sujet. Je n&amp;rsquo;ai pas jugé bon d&amp;rsquo;allonger le livre en les mentionnant, car parmi elles il y en a de forgées par leurs hérétiques, et d&amp;rsquo;autres qui pourraient être authentiques, mais nous n&amp;rsquo;en avons pas besoin, et louange à Allah. Ce qu&amp;rsquo;Allah nous a relaté dans Son Livre nous suffit. » [Tafsir Ibn Kathir (8/437-438)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim emploie trois métaphores pour exprimer l&amp;rsquo;urgence du repentir avant qu&amp;rsquo;il ne soit trop tard : « la porte qui se ferme » désigne la porte du repentir, qui se ferme pour l&amp;rsquo;individu par la mort et pour l&amp;rsquo;humanité par le lever du soleil de l&amp;rsquo;ouest, comme le dit Allah : « Le repentir n&amp;rsquo;est point destiné à ceux qui font de mauvaises actions jusqu&amp;rsquo;au moment où la mort se présente à l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;eux et qui s&amp;rsquo;écrie : &amp;ldquo;Certes, je me repens maintenant&amp;rdquo; » [Sourate 4, v.18] ; « le gage qui est échu » signifie que le créancier gagiste en est devenu propriétaire, c&amp;rsquo;est-à-dire que l&amp;rsquo;âme mise en gage pour ses œuvres est définitivement perdue pour celui qui n&amp;rsquo;a pas su la racheter par le repentir, comme le dit Allah : « Chaque âme est otage de ce qu&amp;rsquo;elle a acquis » [Sourate 74, v.38] ; « l&amp;rsquo;aile qui est entravée » est l&amp;rsquo;image de l&amp;rsquo;oiseau dont l&amp;rsquo;aile est prise au piège et qui ne peut plus s&amp;rsquo;envoler, c&amp;rsquo;est-à-dire que la mort saisira brusquement le serviteur et lui retirera toute capacité d&amp;rsquo;œuvrer, comme le dit Allah : « Lorsque la mort vient à l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;eux, il dit : &amp;ldquo;Mon Seigneur ! Fais-moi revenir afin que je fasse du bien dans ce que j&amp;rsquo;ai délaissé.&amp;rdquo; Jamais ! » [Sourate 23, v.99-100].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Al Fawa&amp;rsquo;id (p. 65-66).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, précise les voies par lesquelles le serviteur se purifie de ses péchés avant qu&amp;rsquo;il ne soit trop tard : « Les gens qui commettent des péchés ont trois grands fleuves par lesquels ils se purifient en ce monde. Et si ceux-ci ne suffisent pas à les purifier, ils seront purifiés dans le fleuve de l&amp;rsquo;Enfer au Jour de la Résurrection : le fleuve de la &lt;strong&gt;Tawbah Nasuh&lt;/strong&gt;, le fleuve des bonnes actions qui submergent les péchés et les enveloppent, et le fleuve des grandes épreuves qui expient. Lorsqu&amp;rsquo;Allah veut du bien pour Son serviteur, Il le fait entrer dans l&amp;rsquo;un de ces trois fleuves, de sorte qu&amp;rsquo;il arrive au Jour de la Résurrection pur et purifié, sans avoir besoin du quatrième fleuve. » [Madarij Al Salikin (1/481)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a rapporté la parole de certains Salafs : « Soyez le matin des repentants et le soir des repentants. » Puis il a commenté : « Cela indique que le croyant ne devrait passer ni un matin ni un soir sans être en état de repentir, car il ne sait pas quand la mort le surprendra, le matin ou le soir. Quiconque passe son matin ou son soir sans s&amp;rsquo;être repenti est en danger, car il risque de rencontrer Allah sans repentir et d&amp;rsquo;être rassemblé parmi les injustes. Allah dit : &amp;ldquo;Et ceux qui ne se repentent pas, ceux-là sont les injustes.&amp;rdquo; [Sourate 49, v.11] » [Lataïf Al Ma&amp;rsquo;arif (p. 737)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Muslim (2759).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Chacune des trois conditions correspond à une dimension temporelle : le regret porte sur le passé, l&amp;rsquo;abandon du péché sur le présent, et la résolution ferme sur l&amp;rsquo;avenir. Al Nawawi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le repentir est le plus important des fondements de l&amp;rsquo;islam, et il est la première des stations de ceux qui cheminent sur la voie de l&amp;rsquo;au-delà. » [Sharh Sahih Muslim (17/25)]. C&amp;rsquo;est sans doute pour cela qu&amp;rsquo;il a placé dans son célèbre recueil Riyad Al Salihin le chapitre du repentir juste après celui de la sincérité, qui est la base de toute action acceptée. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La station du repentir est la première des stations, celle du milieu et la dernière. Le serviteur ne la quitte jamais et ne cesse d&amp;rsquo;y demeurer jusqu&amp;rsquo;à la mort. S&amp;rsquo;il voyage vers une autre station, il voyage avec elle et s&amp;rsquo;y installe avec elle. Le repentir est le commencement du serviteur et sa fin, et son besoin de celui-ci à la fin est aussi impérieux qu&amp;rsquo;au commencement. » [Madarij Al Salikin (1/274)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Ramadan, mois de la demande de pardon</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-demande-de-pardon/</link><pubDate>Mon, 02 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-demande-de-pardon/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-demande-de-pardon/image.jpg" alt="Featured image of post Ramadan, mois de la demande de pardon" /&gt;&lt;p&gt;Allah, Exalté soit-Il, a dit (dans le sens rapproché) : « Dis : &amp;ldquo;Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d&amp;rsquo;Allah. Certes, Allah pardonne tous les péchés. C&amp;rsquo;est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.&amp;rdquo; » [Sourate 39, v.53] Ce noble verset expose l&amp;rsquo;immensité de la miséricorde d&amp;rsquo;Allah et Sa bienveillance envers Ses serviteurs&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il renferme un appel du Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, aux pécheurs qui se sont livrés aux excès et ont perpétré les plus grands et les plus vils péchés (y entrent l&amp;rsquo;association, la mécréance et les péchés majeurs) afin qu&amp;rsquo;ils délaissent ces transgressions et implorent le pardon de leur Seigneur, le Pardonneur, le Très Miséricordieux. Car Il pardonne tous les péchés et aucun péché ne Lui paraît trop grand, aussi énorme et grave soit-il, tant que son auteur implore le pardon et se repent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Tirmidhi rapporte d&amp;rsquo;après Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ dire : « Allah, Exalté et Élevé soit-Il, a dit : &amp;ldquo;Ô fils d&amp;rsquo;Adam, tant que tu M&amp;rsquo;invoques et places ton espoir en Moi, Je te pardonne ce que tu as commis et Je ne M&amp;rsquo;en soucie guère. Ô fils d&amp;rsquo;Adam, si tes péchés atteignaient les nuées du ciel puis que tu Me demandais pardon, Je te pardonnerais et Je ne M&amp;rsquo;en soucierais guère. Ô fils d&amp;rsquo;Adam, si tu venais à Moi avec la terre emplie de péchés, puis Me rencontrais sans rien M&amp;rsquo;associer, Je viendrais à toi avec son équivalent en pardon.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Coran, Allah a enjoint à Ses serviteurs de demander pardon. Allah, Exalté soit-Il, a dit : « Et implorez le pardon d&amp;rsquo;Allah. Certes, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [Sourate 73, v.20] Et Il a dit, Exalté soit-Il : « Et demandez pardon à votre Seigneur puis revenez à Lui. » [Sourate 11, v.3] Il a montré, Pureté à Lui, qu&amp;rsquo;Il pardonne à celui qui Lui demande pardon. Il a dit : « Et quiconque fait un mal ou se fait tort à lui-même puis demande pardon à Allah trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. » [Sourate 4, v.110] Allah a loué Ses serviteurs qui demandent pardon. Il a dit : « Et ceux qui implorent le pardon aux dernières heures de la nuit. » [Sourate 3, v.17] Et Il a dit, Pureté à Lui : « Et aux dernières heures de la nuit, ils imploraient le pardon. » [Sourate 51, v.18]&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Parmi la guidance du Prophète ﷺ figurait l&amp;rsquo;abondance de la demande de pardon. Il ﷺ a dit : « Je demande pardon à Allah cent fois par jour. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et dans un autre hadith : « Plus de soixante-dix fois. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Ramadan revêt une particularité supplémentaire dans le pardon des péchés et l&amp;rsquo;effacement des mauvaises actions. L&amp;rsquo;heureux est celui qui atteint Ramadan et consacre ses jours et ses nuits à l&amp;rsquo;obéissance d&amp;rsquo;Allah et à ce qui Lui agrée, méritant ainsi le pardon et l&amp;rsquo;agrément du Roi Souverain. Le malheureux, le privé, est celui sur qui ce mois grandiose entre sans qu&amp;rsquo;il accomplisse d&amp;rsquo;œuvre pieuse qui l&amp;rsquo;élève, sans qu&amp;rsquo;il se repente des péchés qui le mènent à sa perte et le déshonorent, dilapidant son mois, ses jours et ses nuits dans ce qui courrouce son Seigneur et cause sa ruine, sans se tourner vers Lui pour implorer le pardon de ses péchés et de ses méfaits, jusqu&amp;rsquo;à ce que le mois du pardon s&amp;rsquo;achève alors qu&amp;rsquo;il persiste dans son détournement et son éloignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Tabarani rapporte dans son Mu&amp;rsquo;jam d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Jibril, paix sur lui, est venu à moi et a dit : &amp;ldquo;Ô Mohammed, quiconque atteint l&amp;rsquo;un de ses parents puis meurt et entre en Enfer, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;éloigne ! Dis : Amin !&amp;rdquo; Je dis : Amin. Il dit : &amp;ldquo;Ô Mohammed, quiconque atteint le mois de Ramadan puis meurt sans qu&amp;rsquo;il lui soit pardonné et entre en Enfer, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;éloigne ! Dis : Amin !&amp;rdquo; Je dis : Amin. Il dit : &amp;ldquo;Et quiconque est mentionné en ta présence sans qu&amp;rsquo;il prie sur toi, puis meurt et entre en Enfer, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;éloigne ! Dis : Amin !&amp;rdquo; Je dis : Amin. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Al Tirmidhi et d&amp;rsquo;autres rapportent également d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Qu&amp;rsquo;il soit humilié, l&amp;rsquo;homme en présence duquel je suis mentionné et qui ne prie pas sur moi ! Qu&amp;rsquo;il soit humilié, l&amp;rsquo;homme sur qui Ramadan entre puis s&amp;rsquo;achève avant qu&amp;rsquo;il ne lui soit pardonné ! Qu&amp;rsquo;il soit humilié, l&amp;rsquo;homme qui atteint ses deux parents âgés sans qu&amp;rsquo;ils ne le fassent entrer au Paradis ! »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sied au serviteur croyant de saisir les bienfaits et les bénédictions de ce mois, de s&amp;rsquo;attacher à la demande de pardon et de la multiplier pour en récolter les fruits bénis et les bienfaits précieux, qui sont innombrables, en ce monde et dans l&amp;rsquo;au-delà.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses bienfaits ici-bas, ce que mentionne Sa parole, Exalté soit-Il : « J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur. Il vous enverra du ciel des pluies abondantes, vous accordera des biens et des enfants, et vous assignera des jardins et vous assignera des rivières.&amp;rdquo; » [Sourate 71, v.10-12] Il est rapporté dans les traditions qu&amp;rsquo;Al Hasan Al Basri, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, reçut la plainte d&amp;rsquo;un homme sur la sécheresse. Il lui dit : « Demande pardon à Allah. » Un autre se plaignit de la pauvreté. Il lui dit : « Demande pardon à Allah. » Un autre se plaignit de l&amp;rsquo;assèchement de son verger. Il lui dit : « Demande pardon à Allah. » Un autre se plaignit de l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;enfant. Il lui dit : « Demande pardon à Allah. » Puis il leur récita la parole d&amp;rsquo;Allah, Exalté soit-Il, rapportant les propos de Nuh, paix sur lui : « J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur. Il vous enverra du ciel des pluies abondantes, vous accordera des biens et des enfants, et vous assignera des jardins et vous assignera des rivières.&amp;rdquo; » Autrement dit, si vous vous repentez vers Allah, Lui demandez pardon et Lui obéissez, Il multipliera votre subsistance, vous abreuvera des bénédictions du ciel, fera pousser pour vous les bénédictions de la terre, fera croître vos récoltes, fera couler le lait de vos troupeaux, vous accordera biens et enfants, soit vos richesses et votre descendance, et fera pour vous des jardins contenant toutes sortes de fruits, traversés de rivières coulant en leur sein.&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ces bienfaits mentionnés ici figurent parmi ce que le serviteur obtient en ce monde comme rétribution de sa demande de pardon : des grâces abondantes, des dons généreux et des fruits variés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à ce que les demandeurs de pardon obtiennent le Jour de la Résurrection comme récompense abondante, rétribution immense, miséricorde, pardon, affranchissement du Feu et préservation du châtiment, nul ne saurait le dénombrer sinon Allah, Exalté soit-Il. Ibn Majah rapporte dans ses Sunan d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Abd Allah ibn Busr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Heureux celui qui trouve dans son registre beaucoup de demandes de pardon. »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Sa chaîne de transmission est authentique. Al Tabarani rapporte dans Al Awsat et Al Diya Al Maqdisi dans Al Ahadith Al Mukhtara d&amp;rsquo;après Al Zubayr ibn Al &amp;lsquo;Awwam, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Celui qui veut se réjouir à la lecture de son registre, qu&amp;rsquo;il y multiplie la demande de pardon. »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il convient de savoir ici que la demande de pardon visée est celle qui s&amp;rsquo;accompagne de l&amp;rsquo;abandon de la persistance [dans le péché].&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Elle est alors considérée comme un repentir sincère qui efface ce qui l&amp;rsquo;a précédée. C&amp;rsquo;est cette demande de pardon à laquelle Allah a convié Ses serviteurs et dont Il a rétribué les auteurs par Son pardon. Allah, Exalté soit-Il, a dit : « Et ceux qui, lorsqu&amp;rsquo;ils commettent une turpitude ou se font tort à eux-mêmes, se souviennent d&amp;rsquo;Allah et demandent pardon pour leurs péchés et qui pardonne les péchés sinon Allah ? et qui ne persistent pas sciemment dans ce qu&amp;rsquo;ils ont fait. Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Quelle excellente récompense pour ceux qui œuvrent ! » [Sourate 3, v.135-136]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pardon a trois causes majeures qui sont réunies dans le hadith d&amp;rsquo;Anas mentionné précédemment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. La première :&lt;/strong&gt; Que le serviteur, lorsqu&amp;rsquo;il commet un péché, n&amp;rsquo;espère son pardon que de son Seigneur, sachant que nul autre que Lui ne pardonne les péchés ni ne châtie pour eux. Dans le Sahih, le Prophète ﷺ a dit : « Un serviteur commit un péché et dit : &amp;ldquo;Ô Allah, pardonne-moi mon péché.&amp;rdquo; Allah, Exalté et Élevé soit-Il, dit : &amp;ldquo;Mon serviteur a commis un péché et a su qu&amp;rsquo;il a un Seigneur qui pardonne le péché et châtie pour le péché.&amp;rdquo; Puis il recommença et pécha, et dit : &amp;ldquo;Ô Seigneur, pardonne-moi mon péché.&amp;rdquo; Allah, Exalté et Élevé soit-Il, dit : &amp;ldquo;Mon serviteur a commis un péché et a su qu&amp;rsquo;il a un Seigneur qui pardonne le péché et châtie pour le péché.&amp;rdquo; Puis il recommença et pécha, et dit : &amp;ldquo;Ô Seigneur, pardonne-moi mon péché.&amp;rdquo; Allah, Exalté et Élevé soit-Il, dit : &amp;ldquo;Mon serviteur a commis un péché et a su qu&amp;rsquo;il a un Seigneur qui pardonne le péché et châtie pour le péché. Fais ce que tu veux, Je t&amp;rsquo;ai pardonné.&amp;rdquo; » &amp;lsquo;Abd Al A&amp;rsquo;la dit : « Je ne sais s&amp;rsquo;il a dit à la troisième ou quatrième fois : &amp;ldquo;Fais ce que tu veux.&amp;rdquo; » Et dans une version : « J&amp;rsquo;ai pardonné à Mon serviteur, qu&amp;rsquo;il fasse donc ce qu&amp;rsquo;il veut. »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. La deuxième :&lt;/strong&gt; La demande de pardon, même si les péchés sont immenses et atteignent en nombre les nuées du ciel, c&amp;rsquo;est-à-dire les nuages, ou selon un autre avis, ce que le regard en atteint. Dans une autre version : « Par Celui qui détient l&amp;rsquo;âme de Mohammed en Sa main, si vous péchiez au point que vos péchés emplissent ce qui se trouve entre le ciel et la terre, puis que vous demandiez pardon à Allah ﷻ, Il vous pardonnerait. »&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; La demande de pardon (Istighfar) consiste à implorer le pardon (Maghfira), le pardon étant la préservation contre les effets néfastes des péchés, alliée à leur dissimulation. Lorsque l&amp;rsquo;Istighfar est associé au repentir, il constitue l&amp;rsquo;expression verbale de la quête du pardon par la langue, tandis que le repentir représente l&amp;rsquo;abandon des péchés par le cœur et les membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. La troisième :&lt;/strong&gt; Le Tawhid, cause suprême entre toutes. Celui qui en est dépourvu est privé du pardon, et celui qui vient avec lui a apporté la plus éminente des causes du pardon.&lt;sup id="fnref:14"&gt;&lt;a href="#fn:14" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Allah, Exalté soit-Il, a dit : « Certes, Allah ne pardonne pas qu&amp;rsquo;on Lui donne des associés, mais Il pardonne ce qui est en deçà de cela à qui Il veut. » [Sourate 4, v.48]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, pardonne-nous tous nos péchés, les petits et les grands, ceux que nous connaissons et ceux que nous ignorons, et scelle nos œuvres par les bonnes actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « Le verset le plus porteur d&amp;rsquo;espoir dans le Coran est : &amp;ldquo;Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d&amp;rsquo;Allah.&amp;rdquo; » Et Masruq confirma ses propos. &amp;lsquo;Ali ibn Abi Talib, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit de même : « Il n&amp;rsquo;y a pas dans le Coran de verset plus vaste que celui-ci. » [Tafsir Al Tabari (21/308-309)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Al Tirmidhi (3540).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Celui qui implore le pardon aux dernières heures de la nuit répond en réalité à l&amp;rsquo;appel d&amp;rsquo;Allah. Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Notre Seigneur, Exalté et Élevé soit-Il, descend chaque nuit au ciel le plus proche lorsqu&amp;rsquo;il reste le dernier tiers de la nuit et dit : &amp;ldquo;Qui M&amp;rsquo;invoque pour que Je lui réponde ? Qui Me demande pour que Je lui donne ? Qui Me demande pardon pour que Je lui pardonne ?&amp;rdquo; » [Al Bukhari (1145) et Muslim (758)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2702).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6307).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Al Mu&amp;rsquo;jam Al Kabir (2023).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Jami&amp;rsquo; Al Tirmidhi (3545) et Mustadrak Al Hakim (2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Que le musulman médite sur cette situation : Allah, qui n&amp;rsquo;a nul besoin de Ses serviteurs, leur ouvre de multiples portes vers Son pardon, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse du mois de Ramadan, de la bonté envers les parents ou de la prière sur le Prophète ﷺ, tandis que le serviteur, lui qui est dans le besoin le plus total de son Seigneur, se détourne et refuse d&amp;rsquo;y entrer. Qu&amp;rsquo;il médite également sur cette invocation, émanant du meilleur des anges, Jibril, paix sur lui, renforcée par le Amin du meilleur des hommes ﷺ : une invocation d&amp;rsquo;éloignement de la miséricorde contre celui qui néglige ces occasions. Quelle perte immense pour celui qui en est l&amp;rsquo;objet, lui qui dépend entièrement de son Seigneur, alors qu&amp;rsquo;Allah Se dispense entièrement de lui. « Ô hommes, vous êtes les indigents ayant besoin d&amp;rsquo;Allah, et c&amp;rsquo;est Allah qui Se dispense de tout et qui est le Digne de louange. » [Sourate 35, v.15].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Tafsir Ibn Kathir (sourate Nuh, 8/233).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Ibn Majah (3818).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Al Mu&amp;rsquo;jam Al Awsat d&amp;rsquo;Al Tabarani (839), Shu&amp;rsquo;ab Al Iman d&amp;rsquo;Al Bayhaqi (639).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;abandon de la persistance mentionné ici réside dans la ferme résolution du cœur au moment de la demande de pardon, non dans le fait de ne jamais rechuter. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Madarij Al Salikin (1/428) : « Il n&amp;rsquo;est pas une condition de la validité du repentir que la personne ne retourne jamais au péché. La condition réside uniquement dans la ferme résolution de ne pas y revenir. Si elle y retombe malgré cette résolution, elle est considérée comme ayant commis un nouveau péché, sans que son repentir précédent ne soit annulé. » Et dans le hadith qudsi rapporté par Muslim (2577), Allah, Exalté et Élevé soit-Il, dit : « Ô Mes serviteurs, vous péchez nuit et jour, et Je pardonne tous les péchés. Demandez-Moi pardon et Je vous pardonnerai. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2758).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La parole « Fais ce que tu veux, Je t&amp;rsquo;ai pardonné » ne saurait être comprise comme une permission de pécher librement. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Al Fawa&amp;rsquo;id (p. 22-23) : « Il n&amp;rsquo;y a dans cela ni permission absolue ni autorisation de Sa part, Pureté à Lui, de commettre les interdits et les crimes. Cela indique seulement qu&amp;rsquo;Il lui pardonne tant qu&amp;rsquo;il demeure dans cet état : chaque fois qu&amp;rsquo;il pèche, il se repent. Or, ce qui distingue ce serviteur, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;[Allah] a su de lui qu&amp;rsquo;il ne persiste pas dans un péché et que chaque fois qu&amp;rsquo;il pèche, il se repent. Ce jugement s&amp;rsquo;applique à quiconque partage cette disposition, mais il est garanti pour ce serviteur en particulier, comme cela fut garanti aux gens de Badr. De même, tous ceux à qui le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a annoncé le Paradis ou a informé qu&amp;rsquo;il leur était pardonné : ni eux ni les autres compagnons n&amp;rsquo;ont compris de cela une permission absolue dans les péchés et les désobéissances ni une indulgence dans le délaissement des obligations. Bien au contraire, ceux-là redoublèrent d&amp;rsquo;effort, de prudence et de crainte après l&amp;rsquo;annonce, plus encore qu&amp;rsquo;avant elle, à l&amp;rsquo;image des dix à qui le Paradis a été attesté. Abu Bakr Al Siddiq, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, était d&amp;rsquo;une extrême prudence et crainte, de même que &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée. Car ils savaient que l&amp;rsquo;annonce, bien qu&amp;rsquo;en apparence absolue, est en réalité conditionnée par ses conditions et la persévérance sur celles-ci jusqu&amp;rsquo;à la mort, et conditionnée par l&amp;rsquo;absence de ses obstacles. Aucun d&amp;rsquo;entre eux n&amp;rsquo;a compris de cela une permission absolue ni une autorisation de faire ce qu&amp;rsquo;ils voulaient. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (13427).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:14"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] C&amp;rsquo;est pour cette sagesse que, dans de nombreuses invocations de demande de pardon rapportées dans la Révélation, la demande est liée au Tawhid, qui constitue la plus éminente des causes par lesquelles Allah accorde Son pardon, en ce monde et dans l&amp;rsquo;au-delà. En ce monde, Allah a promis Son pardon à quiconque Le rencontre sans rien Lui associer, comme dans le hadith qudsi d&amp;rsquo;Anas précédemment cité : « Si tu venais à Moi avec la terre emplie de péchés, puis Me rencontrais sans rien M&amp;rsquo;associer, Je viendrais à toi avec son équivalent en pardon. » Au Jour de la Résurrection, le poids du Tawhid l&amp;rsquo;emporte sur tous les péchés dans la balance, comme l&amp;rsquo;illustre le hadith dit « de la carte ». &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Allah distinguera un homme de ma communauté au milieu de toutes les créatures au Jour de la Résurrection. Quatre-vingt-dix-neuf registres seront déployés devant lui, chacun s&amp;rsquo;étendant à perte de vue. Puis Il dira : &amp;ldquo;Nies-tu quelque chose de cela ? Mes anges scribes t&amp;rsquo;ont-ils fait tort ?&amp;rdquo; Il répondra : &amp;ldquo;Non, Seigneur.&amp;rdquo; Il dira : &amp;ldquo;As-tu une excuse ?&amp;rdquo; Il répondra : &amp;ldquo;Non, Seigneur.&amp;rdquo; Il dira : &amp;ldquo;Si, tu as auprès de Nous une bonne action, et nul tort ne te sera fait aujourd&amp;rsquo;hui.&amp;rdquo; Alors sera présentée une carte portant l&amp;rsquo;inscription : J&amp;rsquo;atteste qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration qu&amp;rsquo;Allah et j&amp;rsquo;atteste que Mohammed est Son serviteur et Son messager. Il dira : &amp;ldquo;Assiste à ta pesée.&amp;rdquo; Il s&amp;rsquo;exclamera : &amp;ldquo;Seigneur, que peut cette carte face à tous ces registres ?&amp;rdquo; Il lui sera répondu : &amp;ldquo;Nul tort ne te sera fait.&amp;rdquo; Les registres seront placés dans un plateau et la carte dans l&amp;rsquo;autre. Les registres s&amp;rsquo;envoleront de légèreté et la carte pèsera de tout son poids, car rien ne pèse face au Nom d&amp;rsquo;Allah, Exalté soit-Il. » [Al Tirmidhi (2639) et Ahmad (6994), authentifié par Al Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (1776)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:14" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Ramadan, mois de la patience</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-patience/</link><pubDate>Sun, 01 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-patience/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-patience/image.jpg" alt="Featured image of post Ramadan, mois de la patience" /&gt;&lt;p&gt;La patience constitue le fondement majeur de tout noble caractère et le rempart contre tout caractère vil. Elle consiste à astreindre l&amp;rsquo;âme à endurer ce qui lui répugne et ce qui contrarie son désir, en quête de l&amp;rsquo;agrément d&amp;rsquo;Allah et de Sa récompense. Elle englobe la patience dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah, la patience face à Sa désobéissance, et la patience face aux décrets douloureux d&amp;rsquo;Allah. Ces trois dimensions, qui embrassent la religion tout entière, ne s&amp;rsquo;accomplissent qu&amp;rsquo;avec la patience :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Les actes d&amp;rsquo;obéissance, en particulier les plus éprouvants comme le combat dans le sentier d&amp;rsquo;Allah, et les adorations assidues comme la quête du savoir et la constance dans les paroles et actes bénéfiques, ne s&amp;rsquo;accomplissent qu&amp;rsquo;avec la patience, l&amp;rsquo;entraînement de l&amp;rsquo;âme à la persévérance, à l&amp;rsquo;assiduité et à la vigilance constante. Sitôt que la patience faiblit, ces actes déclinent et peuvent même s&amp;rsquo;interrompre.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;De même, retenir l&amp;rsquo;âme des péchés, en particulier ceux vers lesquels elle éprouve un fort penchant, ne s&amp;rsquo;accomplit qu&amp;rsquo;avec la patience et la persévérance à contrecarrer les passions et à endurer l&amp;rsquo;amertume qui en découle.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;De même, lorsque les épreuves s&amp;rsquo;abattent sur le serviteur et qu&amp;rsquo;il aspire à les accueillir avec agrément, gratitude et louange à Allah&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, cela ne s&amp;rsquo;accomplit qu&amp;rsquo;avec la patience et l&amp;rsquo;espérance de la récompense. Et lorsque le serviteur entraîne son âme à la patience, l&amp;rsquo;accoutume à endurer les difficultés et les obstacles, et s&amp;rsquo;efforce avec ardeur de parfaire cela, son issue sera la réussite et le succès. Rares sont ceux qui s&amp;rsquo;engagent avec détermination dans une quête tout en s&amp;rsquo;armant de patience, sans finir par remporter la victoire.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Ramadan est une école grandiose et un édifice imposant d&amp;rsquo;où les serviteurs puisent de nombreuses leçons et enseignements bénéfiques, propres à éduquer les âmes et à les redresser durant ce mois et tout au long de leur vie. Parmi ce que récoltent les jeûneurs en ce mois grandiose et cette saison bénie : accoutumer l&amp;rsquo;âme à la patience et l&amp;rsquo;y exercer. C&amp;rsquo;est pourquoi le noble Prophète ﷺ a qualifié le mois de Ramadan de mois de la patience dans plus d&amp;rsquo;un hadith. Parmi eux, ce que rapportent l&amp;rsquo;imam Ahmad et Muslim d&amp;rsquo;après Abu Qatada, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Le jeûne du mois de la patience et de trois jours de chaque mois équivaut au jeûne perpétuel. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; L&amp;rsquo;imam Ahmad rapporte également d&amp;rsquo;après Yazid ibn &amp;lsquo;Abd Allah ibn Al Shikhkhir, d&amp;rsquo;après un bédouin qui dit : J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ dire, et il mentionna le hadith, que le Prophète ﷺ a dit : « Le jeûne du mois de la patience et de trois jours de chaque mois dissipent la rancœur [Wahar] de la poitrine. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Al Nassaï rapporte d&amp;rsquo;après Al Bahili, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Jeûne le mois de la patience et trois jours de chaque mois&amp;hellip; »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces trois hadiths, le Prophète ﷺ a qualifié le mois de Ramadan de mois de la patience car en Ramadan se réunissent tous les types de patience : la patience dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah, la patience face à Sa désobéissance, et la patience face aux décrets douloureux d&amp;rsquo;Allah :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;En Ramadan se trouvent le jeûne, la prière nocturne, la récitation du Coran, la piété, la bienfaisance, la générosité, la largesse, le fait de nourrir les gens, l&amp;rsquo;évocation, l&amp;rsquo;invocation, le repentir, la demande de pardon, et d&amp;rsquo;autres actes d&amp;rsquo;obéissance. Tout cela requiert de la patience pour que l&amp;rsquo;homme les accomplisse de la manière la plus complète et la plus achevée.&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;y trouve également la retenue de la langue contre le mensonge, la tromperie, les paroles vaines, les insultes, les injures, le vacarme, la dispute, la médisance et la calomnie, ainsi que la préservation des autres membres de tout péché, et cela vaut en Ramadan comme en dehors. Se garder de ces péchés requiert de la patience pour que le serviteur puisse se prémunir d&amp;rsquo;y succomber.&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;En Ramadan se trouve également le délaissement de la nourriture, de la boisson et de ce qui s&amp;rsquo;y rattache, alors que l&amp;rsquo;âme y aspire, ainsi que la retenue de l&amp;rsquo;âme face à ce qu&amp;rsquo;Allah a rendu licite parmi les plaisirs et les jouissances comme les rapports conjugaux et leurs préliminaires. L&amp;rsquo;âme ne peut y parvenir qu&amp;rsquo;avec la patience.&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ramadan rassemble donc toutes les formes de patience. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « L&amp;rsquo;âme possède deux forces : la force d&amp;rsquo;initiative et la force de retenue. La réalité de la patience est de consacrer la force d&amp;rsquo;initiative à ce qui lui est bénéfique, et la force de retenue à se garder de ce qui lui est nuisible. Parmi les gens, certains ont une patience pour accomplir ce qui leur est bénéfique et une constance plus fortes que leur patience face à ce qui leur nuit : ils endurent la difficulté de l&amp;rsquo;obéissance mais ne résistent pas à l&amp;rsquo;appel de leurs passions vers ce qui est interdit. D&amp;rsquo;autres ont une patience face aux désobéissances plus forte que leur patience face à la difficulté des obéissances. D&amp;rsquo;autres n&amp;rsquo;ont de patience ni pour l&amp;rsquo;une ni pour l&amp;rsquo;autre. Les meilleurs sont les plus patients dans les deux cas. Beaucoup de gens endurent la difficulté de prier la nuit dans la chaleur et le froid et la difficulté du jeûne, mais ne patientent pas face à un regard interdit. Beaucoup de gens patientent face au regard interdit et à l&amp;rsquo;attrait des images, mais n&amp;rsquo;ont pas de patience pour ordonner le bien, interdire le mal et combattre les mécréants et les hypocrites ; ils sont au contraire ce qu&amp;rsquo;il y a de plus faible et de plus impuissant en cela. La plupart n&amp;rsquo;ont de patience pour aucune des deux choses, et les plus rares sont ceux qui patientent dans les deux situations. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il dit également : « L&amp;rsquo;homme parmi nous, lorsque sa patience triomphe de l&amp;rsquo;incitation des passions et des désirs, rejoint les anges. Lorsque l&amp;rsquo;incitation des passions et des désirs triomphe de sa patience, il rejoint les démons. Et lorsque ses penchants naturels pour la nourriture, la boisson et les rapports l&amp;rsquo;emportent sur sa patience, il rejoint les bêtes. »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a prescrit la patience, fait l&amp;rsquo;éloge des patients et annoncé qu&amp;rsquo;ils auront les stations élevées et les honneurs précieux, dans de nombreux versets du Coran&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il a informé qu&amp;rsquo;ils recevront leur récompense sans compter. Allah, Exalté soit-Il, dit (dans le sens rapproché) : « Ô vous qui avez cru ! Soyez patients ! Rivalisez de patience ! Soyez vigilants et craignez Allah afin que vous réussissiez. » [Sourate 3, v.200]&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et Il dit, Exalté soit-Il : « Et cherchez secours dans la patience et la prière. » [Sourate 2, v.45] Et Il dit, Pureté à Lui : « Et fais la bonne annonce aux patients, qui, lorsqu&amp;rsquo;un malheur les atteint, disent : &amp;ldquo;Certes nous sommes à Allah, et c&amp;rsquo;est vers Lui que nous retournons.&amp;rdquo; Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur ainsi que la miséricorde ; et ceux-là sont les bien guidés. » [Sourate 2, v.155-157] Et Il dit, Exalté soit-Il : « Et les patients dans la misère, la maladie et au plus fort du combat. Voilà ceux qui sont véridiques, et voilà les vrais pieux. » [Sourate 2, v.177] Et Il dit ﷻ : « Certes, Allah est avec les patients. » [Sourate 2, v.153] Et Il dit, Exalté soit-Il, concernant la rétribution et la récompense des patients : « Les patients auront leur pleine récompense sans compter. » [Sourate 39, v.10]&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il ﷺ a dit : « Et celui qui s&amp;rsquo;efforce de patienter, Allah lui accordera la patience. »&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il ﷺ a dit : « Et la victoire vient avec la patience. »&lt;sup id="fnref:14"&gt;&lt;a href="#fn:14" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il te suffit d&amp;rsquo;un caractère qui allège pour le serviteur la rigueur des obéissances, lui adoucit le délaissement de ce que les âmes convoitent parmi les désobéissances, le console face aux épreuves, et nourrit tous les beaux caractères en leur servant de fondement comme le socle soutient l&amp;rsquo;édifice. Lorsque le serviteur sait ce que renferment les obéissances comme biens immédiats et futurs, ce que renferment les désobéissances comme maux immédiats et futurs, et ce que contient la patience face aux épreuves comme récompense abondante et rétribution immense, la patience devient aisée pour l&amp;rsquo;âme. Celle-ci peut même y venir docile, savourant ses fruits. Si la patience face aux grandes difficultés est légère pour les gens de ce monde afin d&amp;rsquo;obtenir ses débris éphémères, comment ne le serait-elle pas davantage pour le croyant assisté par Allah dans ce qu&amp;rsquo;Allah aime, afin d&amp;rsquo;en recueillir les fruits ! Et lorsque le serviteur patiente pour Allah avec sincérité dans sa patience, Allah est avec lui, car Allah est avec les patients&lt;sup id="fnref:15"&gt;&lt;a href="#fn:15" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, par le secours, l&amp;rsquo;assistance, le soutien et la bonne direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, accorde-nous de nous acquitter du droit de ce mois, purifie-nous de la rancœur de la poitrine, et revêts-nous en lui des parures de la certitude et de la patience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;auteur mentionne ici trois attitudes face aux épreuves, l&amp;rsquo;agrément, la gratitude et la louange, qui correspondent aux niveaux les plus élevés décrits par les savants. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a détaillé quatre niveaux face aux épreuves dans &amp;lsquo;Uddat Al Sabirin wa Dhakhirat Al Shakirin (p. 120) : « Le premier est le niveau de l&amp;rsquo;impuissance, de la plainte et du mécontentement, et seuls les plus faibles en raison, en religion et en noblesse s&amp;rsquo;y adonnent, et c&amp;rsquo;est là la plus grande des deux épreuves. Le deuxième est le niveau de la patience, soit pour Allah, soit par noblesse et humanité. Le troisième est le niveau de l&amp;rsquo;agrément, plus élevé que la patience, et son caractère obligatoire fait l&amp;rsquo;objet de divergence, tandis que l&amp;rsquo;obligation de la patience fait consensus. Le quatrième est le niveau de la gratitude, plus élevé que l&amp;rsquo;agrément, car le serviteur voit dans l&amp;rsquo;épreuve un bienfait et remercie Celui qui l&amp;rsquo;éprouve. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Musnad Ahmad (7567, 8965) et Muslim (1162), la formulation est celle de l&amp;rsquo;imam Ahmad.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;imam Ahmad (22965).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le terme arabe &amp;ldquo;Wahar&amp;rdquo; (وَحَر) désigne la rage, la rancœur, la malveillance qui habite la poitrine ainsi que ses murmures, l&amp;rsquo;inimitié et la rancune tenace. Ibn Shumayl a dit que c&amp;rsquo;est la colère la plus véhémente. Le mot tire son origine de la &amp;ldquo;Wahara&amp;rdquo; (الوَحَرَة), une petite créature qui s&amp;rsquo;agrippe au sol : les Arabes ont comparé l&amp;rsquo;inimitié et son adhérence à la poitrine à l&amp;rsquo;adhérence de cette créature à la terre [Lisan Al Arab (5/281)]. Ibn Battal, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a précisé que c&amp;rsquo;est un petit lézard rougeâtre qui se plaque contre le sol [Sharh Sahih Al Bukhari (7/472)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Al Nassaï (2756). Voir Sahih Al Jami&amp;rsquo; (3794).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui jeûne le Ramadan avec foi et espérance de la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. » Et il ﷺ a dit : « Celui qui prie durant les nuits de Ramadan avec foi et espérance de la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. » Et il ﷺ a dit : « Celui qui veille la Nuit du Destin avec foi et espérance de la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. » Rapportés par Al Bukhari (38, 37, 1901) et Muslim (760, 759).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui ne délaisse pas les paroles mensongères et la pratique [du mensonge], Allah n&amp;rsquo;a nul besoin qu&amp;rsquo;il délaisse sa nourriture et sa boisson. » Rapporté par Al Bukhari (1903). Et il ﷺ a dit : « Le jeûne est un bouclier. Lorsque l&amp;rsquo;un de vous jeûne, qu&amp;rsquo;il ne tienne pas de propos obscènes et qu&amp;rsquo;il ne se comporte pas avec ignorance. Si quelqu&amp;rsquo;un l&amp;rsquo;insulte ou le provoque, qu&amp;rsquo;il dise : &amp;ldquo;Je suis en état de jeûne.&amp;rdquo; » Rapporté par Al Bukhari (1904) et Muslim (1151). Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Combien de jeûneurs ne récoltent de leur jeûne que la faim, et combien de priants nocturnes ne récoltent de leur veillée que la privation de sommeil. » [Ahmad (9685), la formulation est la sienne, Al Darimi (2720) et Ibn Khuzayma (1997) avec une légère variante. Chaîne de transmission jugée bonne (Hassan) par Shu&amp;rsquo;ayb Al Arna&amp;rsquo;ut dans Takhrij Al Musnad (9685)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Dans le hadith divin (Qudsi), Allah, Exalté soit-Il, dit : « Toute œuvre du fils d&amp;rsquo;Adam est pour lui, sauf le jeûne : il est pour Moi et c&amp;rsquo;est Moi qui en accorde la récompense. Il délaisse sa nourriture, sa boisson et son désir pour Moi. » Rapporté par Al Bukhari (1904) et Muslim (1151).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;&amp;lsquo;Uddat Al Sabirin wa Dhakhirat Al Shakirin (p. 37).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Si telle fut la description d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim à son époque, au huitième siècle de l&amp;rsquo;Hégire, que dire alors de notre temps où les voies menant au mal se sont multipliées de manière effrénée ? Les regards interdits, les paroles obscènes et les tentations de toute nature sont devenus accessibles à portée de main, à toute heure du jour et de la nuit, par le biais des écrans et des réseaux. La patience face à ces assauts est devenue un combat de chaque instant, et celui qui s&amp;rsquo;en préserve aujourd&amp;rsquo;hui est tel que l&amp;rsquo;a décrit le Prophète ﷺ : « Il viendra aux gens un temps où celui qui patiente sur sa religion sera semblable à celui qui agrippe des braises. » [Al Tirmidhi (2260). Jugé authentique (Sahih) par Al Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (8002)]. Qu&amp;rsquo;Allah nous accorde la patience et la constance.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, fonde cette classification sur la nature tripartite de l&amp;rsquo;homme. Les anges possèdent la raison sans les désirs, les bêtes possèdent les désirs sans la raison, et l&amp;rsquo;homme réunit les deux à la fois. Celui dont la patience triomphe des désirs rejoint donc les anges, et il leur est même supérieur à certains égards, car l&amp;rsquo;ange ne livre aucun combat contre les désirs. Celui dont les passions et les désirs dominent sa patience rejoint les démons. Et celui dont les instincts naturels l&amp;rsquo;emportent rejoint les bêtes. [&amp;lsquo;Uddat Al Sabirin wa Dhakhirat Al Shakirin (p. 44)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] L&amp;rsquo;imam Ahmad, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La patience est mentionnée dans le Coran en environ quatre-vingt-dix endroits. » Rapporté par Ibn Al Qayyim dans Madarij Al Salikin (1/166). Dans une autre narration rapportée par Al Marwadhi, citée par Ibn Al Qayyim dans Bada&amp;rsquo;i Al Fawa&amp;rsquo;id (3/1033), l&amp;rsquo;imam Ahmad a précisé : « Dans le Coran, la patience est louée en quatre-vingt-deux endroits, et blâmée en deux endroits. » Les deux endroits blâmés sont : « Que nous nous lamentions ou que nous patientions, c&amp;rsquo;est égal pour nous » [Sourate 14, v.21] et « Marchez et restez constants à vos divinités » [Sourate 38, v.6], ou bien : « Qu&amp;rsquo;est-ce qui les rend si endurants au Feu ! » [Sourate 2, v.175] Al Marwadhi ayant hésité entre ces deux derniers versets. Le décompte exact donne cent trois endroits. J&amp;rsquo;ai entendu Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr faire observer qu&amp;rsquo;un tel décompte ne s&amp;rsquo;obtenait qu&amp;rsquo;après une lecture attentive et répétée du Coran tout entier, ce qui témoigne de l&amp;rsquo;intimité que ces savants entretenaient avec le Livre d&amp;rsquo;Allah, alors qu&amp;rsquo;aujourd&amp;rsquo;hui n&amp;rsquo;importe qui peut trouver ce chiffre en un instant grâce aux outils numériques. Que ceux qui se permettent de relever les écarts de décompte chez ces imams mesurent donc la distance entre leur propre rapport au Coran et celui de ces hommes qui le portaient dans leur poitrine.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce verset renferme trois degrés ascendants. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans &amp;lsquo;Uddat Al Sabirin wa Dhakhirat Al Shakirin (p. 33-34) : « Allah leur a ordonné la patience (Al Sabr), qui est l&amp;rsquo;état du patient en lui-même ; la rivalité de patience (Al Musabara), qui est son état dans l&amp;rsquo;effort de patience face à son adversaire ; et la vigilance (Al Murabata), qui est la constance, l&amp;rsquo;assiduité et la persévérance dans l&amp;rsquo;effort de patience et la rivalité de patience. Le serviteur peut patienter sans rivaliser de patience, rivaliser de patience sans être vigilant, ou patienter, rivaliser et être vigilant sans s&amp;rsquo;astreindre à la piété. Allah, Pureté à Lui, a informé que la clé de tout cela est la piété, et que la réussite en dépend, en disant : &amp;ldquo;Et craignez Allah afin que vous réussissiez.&amp;rdquo; La vigilance (Al Murabata), de même qu&amp;rsquo;elle consiste extérieurement à garder la brèche par laquelle on craint l&amp;rsquo;assaut de l&amp;rsquo;ennemi, elle consiste intérieurement à garder la brèche du cœur afin que les passions et le shaytan n&amp;rsquo;y pénètrent pas et ne délogent le serviteur de son royaume. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] &amp;lsquo;Ali ibn Abi Talib, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « Tout obéissant reçoit sa récompense mesurée et pesée, sauf les patients, car elle leur est versée à pleines poignées. » [Al Jami&amp;rsquo; li Ahkam Al Quran (15/241)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1469).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le verbe arabe &amp;ldquo;Yatasabbar&amp;rdquo; (يَتَصَبَّر) suit le schème &amp;ldquo;Tafa&amp;rsquo;ul&amp;rdquo; qui exprime l&amp;rsquo;effort et l&amp;rsquo;exercice, à l&amp;rsquo;image de &amp;ldquo;Tahallum&amp;rdquo; (s&amp;rsquo;efforcer d&amp;rsquo;être clément) et &amp;ldquo;Tashajju&amp;rsquo;&amp;rdquo; (s&amp;rsquo;efforcer d&amp;rsquo;être courageux). Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans &amp;lsquo;Uddat Al Sabirin wa Dhakhirat Al Shakirin (p. 31) : « Lorsque le serviteur s&amp;rsquo;y exerce et s&amp;rsquo;y entraîne, cela devient pour lui une seconde nature. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:14"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;imam Ahmad dans le Musnad (2666) et Al Hakim dans Al Mustadrak (6304).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Jami&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Ulum wa Al Hikam (1/490) : « La victoire englobe la victoire dans les deux combats : le combat contre l&amp;rsquo;ennemi extérieur et le combat contre l&amp;rsquo;ennemi intérieur. Celui qui patiente dans les deux est victorieux et triomphe de son ennemi, et celui qui ne patiente pas et s&amp;rsquo;impatiente est vaincu et fait prisonnier par son ennemi, ou tué par lui. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:14" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:15"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Les savants distinguent deux types de proximité divine (Ma&amp;rsquo;iyya). Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa (5/122) : « La proximité est de deux sortes : générale et spécifique. La générale est dans Sa parole : &amp;ldquo;Et Il est avec vous où que vous soyez&amp;rdquo; [Sourate 57, v.4], et la spécifique dans Sa parole : &amp;ldquo;Certes, Allah est avec ceux qui Le craignent et ceux qui sont bienfaisants&amp;rdquo; [Sourate 16, v.128]. » La première est une proximité par la science envers l&amp;rsquo;ensemble de la création. La seconde, celle évoquée ici par l&amp;rsquo;auteur, est une proximité de secours, de soutien et de victoire, réservée aux croyants qui en remplissent les conditions, au premier rang desquelles la patience. Cette proximité ne signifie nullement que l&amp;rsquo;Essence divine se mêle à la création ni qu&amp;rsquo;elle s&amp;rsquo;y fond, comme le prétendent les tenants du panthéisme et ceux qui s&amp;rsquo;y apparentent parmi les soufis. Ibn Taymiyya a précisé dans Al &amp;lsquo;Aqida Al Wasitiyya (p. 18) : « Ce qui est mentionné dans le Livre et la Sunnah au sujet de Sa proximité et de Sa compagnie ne contredit pas ce qui est mentionné au sujet de Son élévation, car rien ne Lui est semblable en aucun de Ses attributs, et Il est Élevé dans Sa proximité, Proche dans Son élévation. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:15" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Ramadan, mois de la piété</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-piete/</link><pubDate>Sat, 28 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-piete/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/ramadan-mois-de-la-piete/image.jpg" alt="Featured image of post Ramadan, mois de la piété" /&gt;&lt;p&gt;Certes, Allah, Exalté et Élevé soit-Il, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, a recommandé à Ses serviteurs Sa piété par laquelle ils obtiennent le bonheur dans cette vie d&amp;rsquo;ici-bas et le Jour où les témoins se dresseront, et par laquelle ils atteignent Son agrément, le succès dans la demeure de Son honneur, et le salut face à Son feu et Son châtiment. Telle est Sa recommandation, Pureté à Lui, aux premiers et aux derniers de Sa création. Allah, Exalté soit-Il, dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Nous avons enjoint à ceux à qui le Livre a été donné avant vous, ainsi qu&amp;rsquo;à vous-mêmes, la crainte pieuse d&amp;rsquo;Allah. » [Sourate 4, v.131]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il a prescrit, Pureté à Lui, à Ses serviteurs le jeûne du mois béni de Ramadan pour la réalisation de Sa piété. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l&amp;rsquo;a prescrit à ceux qui vous ont précédé, ainsi atteindrez-vous la piété. » [Sourate 2, v.183]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est-à-dire par le jeûne, car celui-ci est un moyen d&amp;rsquo;accès à la piété en raison de la maîtrise de l&amp;rsquo;âme et du brisement des passions qu&amp;rsquo;il comporte. Le jeûne de ce noble mois n&amp;rsquo;a été prescrit que pour concrétiser la piété. Bien plus, il figure parmi ce qui aide le plus à l&amp;rsquo;atteindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le jeûne a un effet prodigieux dans la préservation des membres apparents et des facultés intérieures, et dans leur protection contre le mélange qui leur apporte les matières corrompues qui, si elles les dominent, les corrompent. Il les préserve également en évacuant les matières nuisibles qui les empêchent d&amp;rsquo;être saines. Ainsi, le jeûne préserve pour le cœur et les membres leur santé, et leur restitue ce que les mains des passions leur avaient ravi. Il est donc parmi les plus grandes aides à la piété, comme Allah, Exalté soit-Il, a dit : &amp;ldquo;Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l&amp;rsquo;a prescrit à ceux qui vous ont précédé, ainsi atteindrez-vous la piété.&amp;rdquo; [Sourate 2, v.183] » &lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;éminent savant Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Rahman ibn Sa&amp;rsquo;di, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son exégèse du verset « ainsi atteindrez-vous la piété » : « Le jeûne est parmi les plus grandes causes de la piété, car il contient l&amp;rsquo;exécution de l&amp;rsquo;ordre d&amp;rsquo;Allah et l&amp;rsquo;évitement de Son interdit. Parmi ce qu&amp;rsquo;il comporte de piété :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le jeûneur délaisse ce qu&amp;rsquo;Allah lui a interdit : manger, boire, avoir des rapports et ce qui s&amp;rsquo;y apparente, vers lesquels son âme incline, se rapprochant ainsi d&amp;rsquo;Allah, espérant par ce délaissement Sa récompense. Cela relève de la piété.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles : le jeûneur exerce son âme à prendre conscience qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;observe, Exalté soit-Il, et délaisse ce que son âme désire bien qu&amp;rsquo;il en soit capable, sachant qu&amp;rsquo;Allah le voit.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles : le jeûne rétrécit les voies de shaytan, car il circule dans le fils d&amp;rsquo;Adam comme le sang&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Par le jeûne, son emprise s&amp;rsquo;affaiblit et les péchés diminuent.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles : le plus souvent, le jeûneur multiplie ses actes d&amp;rsquo;obéissance, et les actes d&amp;rsquo;obéissance font partie des qualités de la piété.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles : lorsque le riche goûte à la morsure de la faim, cela le porte à compatir avec les pauvres démunis, et cela fait partie des qualités de la piété. » &lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La piété envers Allah consiste à Lui obéir en exécutant Ses ordres et en évitant Ses interdits. Le sens de la piété est que le serviteur place entre lui et ce qu&amp;rsquo;il craint une protection. La piété du serviteur envers son Seigneur revient à dresser entre lui et ce qu&amp;rsquo;il redoute de Sa colère, de Son ire et de Son châtiment un rempart qui l&amp;rsquo;en préserve, et cela ne se réalise que par l&amp;rsquo;accomplissement de Son obéissance et le délaissement de Sa désobéissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷻ ordonne tantôt Sa piété, car c&amp;rsquo;est Lui qui doit être craint et espéré, et tout bien qui parvient aux serviteurs vient de Lui, Pureté à Lui. Tantôt Il ordonne de craindre le Feu qui est la destination de celui qui contrevient à Sa piété et suit ses passions, comme Il dit, Exalté soit-Il :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Craignez donc le Feu dont le combustible sera les hommes et les pierres. » [Sourate 2, v.24]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et comme Sa parole, Pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d&amp;rsquo;un Feu dont le combustible sera les hommes et les pierres. » [Sourate 66, v.6]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tantôt Il ordonne de redouter le Jour de la Résurrection, le Jour des comptes et de la rétribution, du bonheur ou du malheur, le Jour où les pieux recevront leur récompense et les criminels opposés à la piété leur châtiment et leur punition. Allah, Exalté soit-Il, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et craignez le Jour où vous serez ramenés vers Allah. Puis chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu&amp;rsquo;elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés. » [Sourate 2, v.281]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Messager ﷺ recommandait à ses Compagnons la piété envers Allah. Lorsqu&amp;rsquo;il envoyait une expédition, il enjoignait à son commandant, en ce qui concerne sa propre personne, la piété envers Allah, ainsi que le bien envers ceux qui l&amp;rsquo;accompagnaient&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Et lorsqu&amp;rsquo;il prononça son sermon le Jour du Sacrifice lors du Pèlerinage d&amp;rsquo;adieu, il recommanda aux gens la piété envers Allah, tant leur besoin de cette recommandation était grand et son profit immense&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Pieux Prédécesseurs ont accordé une attention particulière à réaliser la piété dans leurs âmes, à clarifier son sens et son fondement, et ils ne cessaient de se la recommander mutuellement. Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, a dit : « Les pieux sont ceux qui se gardent de la punition d&amp;rsquo;Allah s&amp;rsquo;ils délaissent ce qu&amp;rsquo;ils connaissent de la guidée, et qui espèrent Sa miséricorde en croyant véridiquement à ce qui leur est venu. » Al Hasan Al Basri, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les pieux sont ceux qui ont évité ce qui leur est interdit et accompli ce qui leur est imposé. » &amp;lsquo;Umar ibn &amp;lsquo;Abd Al &amp;lsquo;Aziz, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La piété envers Allah ne réside pas dans le jeûne du jour ni dans la prière de la nuit tout en mélangeant entre cela, mais la piété envers Allah c&amp;rsquo;est de délaisser ce qu&amp;rsquo;Allah a interdit et d&amp;rsquo;accomplir ce qu&amp;rsquo;Allah a prescrit. » Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit concernant Sa parole, Exalté soit-Il : « Craignez Allah comme Il doit être craint » [Sourate 3, v.102] : « C&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;Il soit obéi et non désobéi, évoqué et non oublié, remercié et non renié. » Talq ibn Habib&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; a dit : « La piété est d&amp;rsquo;agir en obéissance à Allah, avec une lumière provenant d&amp;rsquo;Allah, espérant la récompense d&amp;rsquo;Allah, et de délaisser la désobéissance à Allah, avec une lumière provenant d&amp;rsquo;Allah, craignant le châtiment d&amp;rsquo;Allah. » Lorsqu&amp;rsquo;un homme dit à &amp;lsquo;Umar ibn Al Khattab, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Crains Allah », &amp;lsquo;Umar lui répondit : « Il n&amp;rsquo;y a pas de bien en vous si vous ne la dites pas, et il n&amp;rsquo;y a pas de bien en nous si nous ne l&amp;rsquo;acceptons pas. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La piété a pour siège le cœur. Muslim rapporte dans son Sahih, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, un long hadith dans lequel il ﷺ dit : « La piété est ici », et il désigna sa poitrine trois fois&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, dit : « Et puisque l&amp;rsquo;origine de la piété réside dans les cœurs, nul ne connaît sa réalité sinon Allah ﷻ, comme il ﷺ a dit : &amp;ldquo;Certes Allah ne regarde pas vos apparences ni vos biens, mais Il regarde vos cœurs et vos actes&amp;rdquo;, rapporté par Muslim d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, et dans une version : &amp;ldquo;Certes Allah ne regarde pas vos corps ni vos apparences&amp;rdquo;. Dès lors, il se peut que beaucoup de ceux qui ont une belle apparence, des biens, un rang ou une position en ce monde aient le cœur en ruine, dépourvu de piété, tandis que celui qui n&amp;rsquo;a rien de tout cela peut avoir le cœur empli de piété et être ainsi plus noble auprès d&amp;rsquo;Allah ﷻ. Bien plus, c&amp;rsquo;est là le cas le plus fréquent. » &lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La piété recèle de nombreux bienfaits et des fruits abondants que récoltent les pieux en ce monde et dans l&amp;rsquo;au-delà&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Parmi ses fruits en ce monde :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;acquisition du savoir bénéfique. Allah, Exalté soit-Il, dit : « Et craignez Allah, et Allah vous enseigne. » [Sourate 2, v.282] Et Il dit, Pureté à Lui : « Si vous craignez Allah, Il vous accordera un discernement. » [Sourate 8, v.29]&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;La délivrance des épreuves et l&amp;rsquo;octroi au serviteur d&amp;rsquo;une subsistance pure d&amp;rsquo;où il ne s&amp;rsquo;y attend pas. Allah, Exalté soit-Il, dit : « Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue et lui accordera des moyens de subsistance d&amp;rsquo;où il ne s&amp;rsquo;y attendait pas. » [Sourate 65, v.2-3]&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;obtention de l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah, de Sa compagnie et de Son pardon, par quoi se réalisent pour eux le succès et la réussite. Allah, Exalté soit-Il, dit : « Certes, Allah aime les pieux. » [Sourate 9, v.4] Et Il dit, Pureté à Lui : « Et sachez qu&amp;rsquo;Allah est avec les pieux. » [Sourate 2, v.194] Et Il dit ﷻ : « Et craignez Allah. Certes, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [Sourate 8, v.69] Et Il dit, Exalté soit-Il : « Et craignez Allah afin que vous réussissiez. » [Sourate 2, v.189]&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Quant aux fruits de la piété dans l&amp;rsquo;au-delà, ils sont nombreux et variés, parmi lesquels :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le triomphe dans les jardins des délices, l&amp;rsquo;élévation en degrés et la belle fin. Allah, Exalté soit-Il, dit : « Certes, pour les pieux il y aura auprès de leur Seigneur les jardins des délices. » [Sourate 68, v.34] Et Il dit, Pureté à Lui : « Et ceux qui ont craint [Allah] seront au-dessus d&amp;rsquo;eux le Jour de la Résurrection. » [Sourate 2, v.212] Et Il dit, Pureté à Lui : « Et la fin heureuse est aux pieux. » [Sourate 7, v.128]&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Parmi les plus grands fruits de la piété : la rencontre d&amp;rsquo;Allah et Sa vision le Jour de la Résurrection. Allah, Exalté soit-Il, dit : « Les pieux seront parmi des jardins et des ruisseaux, dans un séjour de vérité, auprès d&amp;rsquo;un Souverain Omnipotent. » [Sourate 54, v.54-55]&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons au Généreux, Seigneur du Trône immense, alors que nous sommes dans cette saison grandiose et ce mois noble, de parer nos cœurs de la parure de la piété et d&amp;rsquo;en faire pour nous une provision en cette vie et le Jour où nous Le rencontrerons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Zad Al Ma&amp;rsquo;ad fi Hady Khayr Al &amp;lsquo;Ibad (chapitre : Sa guidée ﷺ concernant le jeûne, p. 201).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Hadith rapporté par Al Bukhari (3281) et Muslim (2175) d&amp;rsquo;après Safiyya bint Huyayy, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans I&amp;rsquo;lam Al Muwaqqi&amp;rsquo;in (2/505) : « Le sang est le véhicule et le porteur de shaytan. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Taysir Al Karim Al Rahman d&amp;rsquo;Al Sa&amp;rsquo;di.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Hadith rapporté par Muslim (1731) d&amp;rsquo;après Burayda ibn Al Husayb, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Lorsque le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ désignait un commandant pour une armée ou une expédition, il lui recommandait en particulier la piété envers Allah et le bien envers ceux des musulmans qui l&amp;rsquo;accompagnaient. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Abu Umama Al Bahili, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ prononcer un sermon lors du Pèlerinage d&amp;rsquo;adieu et dire : &amp;ldquo;Craignez votre Seigneur, accomplissez vos cinq prières, jeûnez votre mois, acquittez la zakat de vos biens et obéissez à vos gouvernants, vous entrerez au Paradis de votre Seigneur.&amp;rdquo; » [Rapporté par Abu Dawud (1955) en résumé, Al Tirmidhi (616) selon ses termes, et Ahmad (22161). Jugé authentique par Al Albani dans Al Silsila Al Sahiha (867).]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Al Dhahabi a dit dans Siyar A&amp;rsquo;lam Al Nubala (n°607) : « Originaire de Bassora, ascète éminent, parmi les grands savants qui mettent en pratique [leur savoir]. Il entendit d&amp;rsquo;Ibn &amp;lsquo;Abbas, d&amp;rsquo;Ibn Al Zubayr, de Jundub ibn Sufyan, de Jabir ibn &amp;lsquo;Abd Allah, d&amp;rsquo;Al Ahnaf ibn Qays et d&amp;rsquo;Anas ibn Malik. Il avait une belle voix pour la récitation du Coran et était pieux envers ses parents. » Ayyub Al Sakhtiyani a dit : « Je n&amp;rsquo;ai vu personne de plus dévot que Talq ibn Habib. » Sa définition de la piété fut prononcée lors de la fitna d&amp;rsquo;Ibn Al Ash&amp;rsquo;ath : Talq dit « Repoussez-la par la piété », on lui dit alors « Décris-nous la piété », et il donna cette parole. Al Dhahabi commenta : « Sa définition est admirable et concise. Car il n&amp;rsquo;y a pas de piété sans œuvre, pas d&amp;rsquo;œuvre sans discernement issu de la science et du suivi [de la Sunna], et cela ne profite que par la sincérité envers Allah. » Il mourut avant l&amp;rsquo;an 100 H.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Muslim (2564).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Les deux versions sont rapportées par Muslim sous le numéro (2564). Jami&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Ulum wa Al Hikam d&amp;rsquo;Ibn Rajab (trente-cinquième hadith, p. 626).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Cheikh Mohammed ibn Salih Al &amp;lsquo;Uthaymin a composé une épître consacrée aux bienfaits de la piété tirés du noble Coran, que Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr a commentée au cours de ce mois de Ramadan. Elle sera, si Allah le veut, prochainement publiée.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>L'importance de comprendre le Coran et d'agir selon lui</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/limportance-de-comprendre-le-coran-et-dagir-selon-lui/</link><pubDate>Fri, 27 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/limportance-de-comprendre-le-coran-et-dagir-selon-lui/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/limportance-de-comprendre-le-coran-et-dagir-selon-lui/image.jpg" alt="Featured image of post L'importance de comprendre le Coran et d'agir selon lui" /&gt;&lt;p&gt;Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« (C&amp;rsquo;est le) mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement » [Sourate 2, v.185] (dans le sens rapproché).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« (Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu&amp;rsquo;ils méditent sur ses versets et que les doués d&amp;rsquo;intelligence se rappellent » [Sourate 38, v.29].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, la récitation du Coran et sa méditation constituent la plus grande porte de la guidée, car il guide vers ce qu&amp;rsquo;il y a de plus droit, oriente et mène vers l&amp;rsquo;accomplissement des œuvres pieuses et le délaissement des actes blâmables, emplit le cœur de foi et de connaissance d&amp;rsquo;Allah, éveille l&amp;rsquo;aspiration au triomphe et à la réussite dans la demeure de l&amp;rsquo;honneur, et inspire la crainte de la perte et de la privation dans la demeure de l&amp;rsquo;opprobre et du regret. Il renferme de nombreuses leçons et paraboles qu&amp;rsquo;Allah propose aux gens, et que seuls les savants saisissent. Celui qui récite le Coran avec méditation et réflexion se trouve porté à répondre à l&amp;rsquo;ordre d&amp;rsquo;Allah et de Son Messager ﷺ : il glorifie Allah et Lui voue un culte exclusif, accomplit sa prière, s&amp;rsquo;acquitte de sa Zakat, effectue son pèlerinage obligatoire et observe le jeûne de son mois, tout en rivalisant dans les actes surérogatoires et les œuvres de rapprochement, espérant la miséricorde d&amp;rsquo;Allah et Son agrément. Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Certes, ce Coran guide vers ce qu&amp;rsquo;il y a de plus droit, et il annonce aux croyants qui font de bonnes œuvres qu&amp;rsquo;ils auront une grande récompense » [Sourate 17, v.9].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ceux qui récitent le Livre d&amp;rsquo;Allah, accomplissent la prière et dépensent en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi un commerce qui ne périra jamais. Afin qu&amp;rsquo;Il leur accorde pleinement leurs récompenses et leur ajoute de Sa grâce. Il est certes Pardonneur et Reconnaissant » [Sourate 35, v.29-30].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La récitation du Coran, sa méditation et sa mise en pratique sont l&amp;rsquo;habitude constante des croyants, la description des alliés vertueux d&amp;rsquo;Allah et la cause de la guidée qu&amp;rsquo;Il accorde à Ses serviteurs rapprochés. À l&amp;rsquo;inverse, délaisser sa méditation et sa mise en pratique est le propre des désobéissants qui s&amp;rsquo;en détournent, et la cause de la perdition des égarés et des orgueilleux. Allah ﷾ a dit, les blâmant pour cela :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? Ou bien y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ? » [Sourate 47, v.24].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il, Pureté à Lui, a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S&amp;rsquo;il provenait d&amp;rsquo;un autre qu&amp;rsquo;Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions » [Sourate 4, v.82].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Mes versets vous étaient pourtant récités, mais vous tourniez les talons, orgueilleux à son égard, passant vos veillées à divaguer. Ne méditent-ils donc pas sur la Parole ? Ou bien leur est-il venu ce qui n&amp;rsquo;était pas venu à leurs premiers ancêtres ? » [Sourate 23, v.66-68].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, s&amp;rsquo;ils avaient médité le Coran, cela leur aurait imposé la foi et les aurait préservés de sombrer dans la mécréance et la désobéissance. Cela démontre que la méditation du Coran appelle à tout bien et prémunit contre tout mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a qualifié le Coran de plus beau des discours. Il ﷾ y a réitéré les versets et repris le propos afin qu&amp;rsquo;il soit pleinement saisi, et Il a mentionné que la peau des pieux frissonne à son écoute, d&amp;rsquo;une crainte empreinte de science et de peur. Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Allah a fait descendre le plus beau des discours, un Livre dont les parties se ressemblent et se répètent. La peau de ceux qui craignent leur Seigneur s&amp;rsquo;en frissonne, puis leur peau et leur cœur s&amp;rsquo;adoucissent au rappel d&amp;rsquo;Allah. Voilà la guidée d&amp;rsquo;Allah par laquelle Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n&amp;rsquo;a point de guide » [Sourate 39, v.23].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il, Pureté à Lui, a adressé un reproche aux croyants pour leur défaut de recueillement à l&amp;rsquo;écoute du Coran, les mettant en garde contre toute ressemblance avec les mécréants en cela :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Le moment n&amp;rsquo;est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leurs cœurs se recueillent au rappel d&amp;rsquo;Allah et devant ce qui est descendu de la vérité ? Et qu&amp;rsquo;ils ne soient pas comme ceux auxquels le Livre a été donné auparavant, dont le temps leur parut long et dont les cœurs s&amp;rsquo;endurcirent. Et beaucoup d&amp;rsquo;entre eux sont des pervers » [Sourate 57, v.16].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il, Pureté à Lui, a fait savoir que le Coran accroît la foi des croyants lorsqu&amp;rsquo;ils le lisent et en méditent les versets :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela augmente leur foi. Et c&amp;rsquo;est en leur Seigneur qu&amp;rsquo;ils placent leur confiance » [Sourate 8, v.2].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il a également rapporté au sujet des vertueux parmi les gens du Livre que lorsque le Coran leur est récité, ils tombent face contre terre, prosternés et en pleurs, et que cela augmente leur recueillement, leur foi et leur soumission :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Dis : &amp;ldquo;Croyez-y ou n&amp;rsquo;y croyez pas. Ceux à qui la science a été donnée avant lui, lorsqu&amp;rsquo;on le leur récite, tombent face contre terre, prosternés, et disent : &amp;lsquo;Pureté à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur est assurément accomplie.&amp;rsquo; Ils tombent face contre terre, pleurant, et cela augmente leur recueillement&amp;rdquo; » [Sourate 17, v.107-109].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Allah ﷾ a mis Ses serviteurs en garde de la manière la plus ferme contre le fait de se détourner du Noble Coran. Il leur a exposé la gravité de cet acte et le fardeau que portera au Jour de la Résurrection celui qui s&amp;rsquo;en est détourné sans l&amp;rsquo;accueillir avec acceptation et soumission. Allah ﷾ dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Nous t&amp;rsquo;avons certes apporté de Notre part un Rappel. Quiconque s&amp;rsquo;en détourne portera au Jour de la Résurrection un fardeau. Ils y demeureront éternellement. Quel détestable fardeau pour eux au Jour de la Résurrection ! » [Sourate 20, v.99-101].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dès lors que le Coran est un Rappel pour le Messager ﷺ et pour sa communauté, il nous incombe de l&amp;rsquo;accueillir avec acceptation, soumission, obéissance et vénération, de nous laisser guider par sa lumière vers le droit chemin, et de nous consacrer à son apprentissage, son enseignement et la mise en pratique de ses préceptes, afin de jouir d&amp;rsquo;une vie agréable ici-bas et de bénéficier de son intercession après la mort et lors du Retour ultime. Quant à l&amp;rsquo;accueillir par le détournement et le refus, ou pire encore par le reniement et la négation, cela ne relève que de la déviation, de l&amp;rsquo;égarement, de la mécréance et de la transgression dont l&amp;rsquo;auteur encourt le châtiment ici-bas par une vie de gêne, de malheur et de privation, tandis qu&amp;rsquo;au Jour de la Résurrection, il sera oublié et rassemblé au Feu parmi les aveugles. Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Si jamais une guidée vous vient de Ma part, quiconque suit Ma guidée ne s&amp;rsquo;égarera pas et ne sera pas malheureux. Et quiconque se détourne de Mon Rappel mènera certes une vie pleine de gêne, et Nous le rassemblerons aveugle au Jour de la Résurrection. Il dira : &amp;ldquo;Ô mon Seigneur, pourquoi m&amp;rsquo;as-Tu rassemblé aveugle alors que je voyais ?&amp;rdquo; (Allah) dira : &amp;ldquo;De même que Nos versets t&amp;rsquo;étaient venus et que tu les as oubliés, de même aujourd&amp;rsquo;hui tu es oublié&amp;rdquo; » [Sourate 20, v.123-126].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il convient donc à tout musulman, particulièrement durant ce mois béni et cette saison grandiose, de glorifier le Noble Coran, de lui accorder l&amp;rsquo;estime qu&amp;rsquo;il mérite et de le réciter comme il se doit, en méditant ses versets, en sondant ses significations et en conformant ses actes à ses exigences. L&amp;rsquo;éminent savant Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Rien n&amp;rsquo;est plus salutaire pour le cœur que la lecture du Coran avec méditation et réflexion, car il réunit toutes les étapes des cheminants, les états des dévots et les stations des connaisseurs. C&amp;rsquo;est lui qui engendre l&amp;rsquo;amour, l&amp;rsquo;aspiration, la crainte, l&amp;rsquo;espoir, le retour à Allah, la confiance absolue, la satisfaction, la remise de soi, la gratitude, la patience et tous les états par lesquels le cœur vit et atteint sa perfection. De même, il détourne de tous les caractères et actes blâmables qui causent la corruption et la ruine du cœur. Si les gens savaient ce que recèle la lecture du Coran avec méditation, ils s&amp;rsquo;y consacreraient à l&amp;rsquo;exclusion de toute autre chose. Lorsque l&amp;rsquo;homme le lit avec réflexion et qu&amp;rsquo;il passe par un verset dont il a besoin pour guérir son cœur, il le répète, fût-ce cent fois, fût-ce une nuit entière. Car la lecture d&amp;rsquo;un seul verset avec réflexion et compréhension est préférable à une lecture intégrale dépourvue de méditation et de compréhension, elle est plus salutaire pour le cœur et plus à même d&amp;rsquo;acquérir la foi et de goûter à la douceur du Coran » &lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses paroles, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, sont d&amp;rsquo;une limpidité remarquable et d&amp;rsquo;un profit considérable. Quiconque récite le Coran selon cette description en sera profondément marqué et en recueillera le plus grand fruit. Il figurera alors parmi les gens de science et de foi solidement établis. Tel est le dessein du Coran et sa finalité suprême. C&amp;rsquo;est pourquoi Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Ce qui est attendu du Coran, c&amp;rsquo;est la compréhension de ses sens et sa mise en pratique. Si telle n&amp;rsquo;est pas l&amp;rsquo;aspiration de celui qui le mémorise, il ne saurait compter parmi les gens de science et de religion » &lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, fais du Noble Coran le printemps de nos cœurs, la lumière de nos poitrines, la dissipation de nos tristesses et la fin de nos soucis et de nos angoisses. Enseigne-nous ce que nous en ignorons et fais-nous profiter de ce que Tu nous as enseigné. Accorde-nous sa bonne récitation et sa méditation, et facilite-nous son application, le suivi de ses ordres et l&amp;rsquo;évitement de ses interdits. Élève par lui nos degrés le Jour où nous serons exposés à Toi, et préserve-nous, ô Allah, de l&amp;rsquo;insouciance et du détournement à son égard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Miftah Dar Al Sa&amp;rsquo;ada (1/187).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa d&amp;rsquo;Ibn Taymiyya (5/262).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Le mérite du noble Coran et sa place</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-merite-du-noble-coran-et-sa-place/</link><pubDate>Fri, 27 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-merite-du-noble-coran-et-sa-place/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/le-merite-du-noble-coran-et-sa-place/image.jpg" alt="Featured image of post Le mérite du noble Coran et sa place" /&gt;&lt;p&gt;Le mois béni de Ramadan est le mois du Coran, celui durant lequel il fut révélé. Allah ﷾ a dit (dans le sens rapproché) : « Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. » [Sourate 2, v.185] C&amp;rsquo;est le mois de l&amp;rsquo;évocation, et la meilleure chose par laquelle le serviteur puisse évoquer Allah en ce noble mois est Sa parole ﷾, la meilleure des paroles, la plus belle, la plus véridique et la plus salutaire. C&amp;rsquo;est la révélation d&amp;rsquo;Allah et Sa descente, que le faux n&amp;rsquo;atteint ni par devant ni par derrière. C&amp;rsquo;est le meilleur Livre qu&amp;rsquo;Allah ﷾ a révélé au meilleur des messagers : Son serviteur, Son élu et le meilleur de Sa création, Mohammed fils de &amp;lsquo;Abd Allah ﷺ. Comme il est beau pour nous de ressentir le mérite du Coran et sa grandeur, sa place éminente, alors même que nous vivons le mois où il fut révélé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷾ dit au sujet de la noblesse et du mérite du noble Coran : « Et ils ne t&amp;rsquo;apportent aucune parabole sans que Nous ne t&amp;rsquo;apportions la vérité et le meilleur éclaircissement. » [Sourate 25, v.33] Ibn Kathir, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « En cela réside une haute considération pour la noblesse du Messager ﷺ, car la révélation lui parvenait d&amp;rsquo;Allah par le Coran matin et soir, de nuit comme de jour, en voyage comme en résidence. Chaque fois que l&amp;rsquo;Ange lui apportait le Coran, c&amp;rsquo;était comme la descente d&amp;rsquo;un Livre parmi les Livres précédents. Cette station est donc plus élevée, plus majestueuse et d&amp;rsquo;un rang plus éminent que celle de tous ses frères parmi les prophètes, paix sur eux tous. Le Coran est donc le plus noble des Livres qu&amp;rsquo;Allah a révélés, et Mohammed ﷺ est le plus grand prophète qu&amp;rsquo;Allah a envoyé. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mérite du noble Coran, sa noblesse, son rang élevé et sa haute place ne sauraient échapper à aucun musulman. C&amp;rsquo;est le Livre d&amp;rsquo;Allah, Seigneur des mondes, la parole du Créateur de toutes les créatures. Il contient les nouvelles de ceux qui nous ont précédés, l&amp;rsquo;annonce de ce qui viendra après nous, et le jugement de ce qui est entre nous. Il est le verdict décisif, point une plaisanterie. Quiconque parmi les tyrans le délaisse, Allah le brise. Quiconque cherche la guidée ailleurs, Allah l&amp;rsquo;égare. Il est la corde solide d&amp;rsquo;Allah, le rappel sage et le chemin droit. Par lui, les passions ne dévient pas, les langues ne s&amp;rsquo;embrouillent pas, les savants ne s&amp;rsquo;en rassasient pas, il ne s&amp;rsquo;use pas malgré les répétitions nombreuses, et ses merveilles ne tarissent point.&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Celui qui parle par lui dit vrai, celui qui agit selon lui est récompensé, celui qui juge par lui est juste, et celui qui y appelle est guidé vers un chemin droit. Le rang et le mérite du Coran sont à la mesure du rang et du mérite de Celui qu&amp;rsquo;il décrit. Le Coran est la parole d&amp;rsquo;Allah et Son attribut. De même qu&amp;rsquo;Il ﷾ n&amp;rsquo;a ni homonyme ni semblable dans Ses noms et attributs, Sa parole n&amp;rsquo;a ni homonyme ni semblable. Car Il ﷾ possède la perfection absolue dans Son essence, Ses noms et Ses attributs. Rien de Sa création ne Lui ressemble, et Lui ﷾ ne ressemble à rien de Sa création. Il est infiniment au-dessus de tout semblable et de tout égal : « Il n&amp;rsquo;y a rien qui Lui ressemble, et c&amp;rsquo;est Lui l&amp;rsquo;Audient, le Clairvoyant. » [Sourate 42, v.11]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La différence entre la parole d&amp;rsquo;Allah et celle des créatures est comme la différence entre le Créateur et les créatures. Abu &amp;lsquo;Abd Al Rahman Al Sulami, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le mérite du Coran sur les autres paroles est comme le mérite du Seigneur sur Sa création, car il procède de Lui. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Cette formulation a été rapportée élevée jusqu&amp;rsquo;au Prophète ﷺ, mais son élévation [attribution] n&amp;rsquo;est pas établie, comme l&amp;rsquo;a clarifié l&amp;rsquo;Imam Al Bukhari, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, dans son ouvrage Khalq Af&amp;rsquo;al Al &amp;lsquo;Ibad, ainsi que d&amp;rsquo;autres imams de science.&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Son sens, en revanche, est véridique sans aucun doute, et nul ne saurait contester sa beauté, sa force, sa rectitude et la splendeur de sa signification. Les savants ont cité plusieurs textes pour attester la validité de ce sens. Bien plus, l&amp;rsquo;Imam Al Bukhari, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, en a fait l&amp;rsquo;intitulé d&amp;rsquo;un des chapitres du livre des mérites du Coran dans son Sahih, intitulant le dix-septième chapitre : « Chapitre sur le mérite du Coran sur les autres paroles ».&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre devoir à nous, communauté des croyants, est de vénérer le noble Coran, parole de notre Seigneur, source de notre honneur et voie de notre félicité. Il nous appartient de lui préserver sa place et son rang, de l&amp;rsquo;estimer à sa juste valeur, de bien le comprendre et d&amp;rsquo;agir selon lui. Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, dit : « Quiconque veut savoir s&amp;rsquo;il aime Allah ﷻ qu&amp;rsquo;il se présente au Coran ; s&amp;rsquo;il aime le Coran, alors il aime Allah ﷻ car le Coran est la parole d&amp;rsquo;Allah. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Et il dit, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Le Coran est la parole d&amp;rsquo;Allah ﷻ et quiconque en rejette quelque chose ne fait que rejeter ce qui vient d&amp;rsquo;Allah. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Pieux Prédécesseurs, qu&amp;rsquo;Allah leur fasse miséricorde, vouaient au Coran une attention extrême et un intérêt considérable durant le mois du Coran, le mois béni de Ramadan. Ils avaient pour modèle le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ, que Jibril venait rencontrer chaque nuit de Ramadan pour étudier le Coran avec lui. Al Bukhari et Muslim rapportent d&amp;rsquo;après Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, qui dit : « Le Prophète ﷺ était le plus généreux des hommes, et il l&amp;rsquo;était davantage encore durant Ramadan lorsqu&amp;rsquo;il rencontrait Jibril. Jibril le rencontrait chaque nuit de Ramadan pour étudier le Coran avec lui. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ était alors plus prodigue en bienfaits que le vent impétueux. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ﷺ prolongeait la récitation dans la prière nocturne de Ramadan plus qu&amp;rsquo;en tout autre temps. Cela est prescrit pour quiconque souhaite augmenter sa récitation et la prolonger en priant seul : qu&amp;rsquo;il prolonge autant qu&amp;rsquo;il le souhaite. De même pour celui qui dirige un groupe qui accepte sa prière. En dehors de ces cas, l&amp;rsquo;allègement est prescrit. L&amp;rsquo;Imam Ahmad dit à certains de ses compagnons qui priaient avec lui en Ramadan : « Ces gens sont faibles, récite cinq, six ou sept. » Il dit : « Je récitai et achevai le Coran la nuit du vingt-sept. »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il les orienta ainsi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, à prendre en considération l&amp;rsquo;état des fidèles et à ne pas leur imposer de difficulté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Pieux Prédécesseurs, qu&amp;rsquo;Allah leur fasse miséricorde, récitaient le Coran en Ramadan dans la prière et en dehors. Al Aswad, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, le complétait toutes les deux nuits en Ramadan. Al Nakha&amp;rsquo;i, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, faisait de même durant les dix dernières nuits en particulier, et le reste du mois tous les trois jours. Qatada, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, le complétait tous les sept jours en temps ordinaire, en Ramadan tous les trois jours, et durant les dix dernières nuits chaque nuit. Al Zuhri, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, disait à l&amp;rsquo;entrée de Ramadan : « C&amp;rsquo;est seulement récitation du Coran et distribution de nourriture. » Malik, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, délaissait à l&amp;rsquo;entrée de Ramadan la lecture du hadith et les assises de science pour se consacrer à la récitation du Coran du mushaf. Qatada, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, étudiait le Coran tout au long du mois de Ramadan. Sufyan Al Thawri, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, à l&amp;rsquo;entrée de Ramadan, délaissait toutes les autres adorations et se consacrait à la récitation du Coran. Les récits à leur sujet en ce sens sont abondants.&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;Allah nous accorde, ainsi qu&amp;rsquo;à vous, de bien les suivre et de marcher sur leurs traces. Nous Lui demandons ﷾, par Ses plus beaux noms et Ses attributs les plus élevés, d&amp;rsquo;emplir nos cœurs d&amp;rsquo;amour pour le Coran, de vénération et de respect envers lui, et de mise en pratique. Qu&amp;rsquo;Il fasse de nous les gens du Coran, qui sont les gens d&amp;rsquo;Allah et Ses privilégiés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Tafsir Ibn Kathir (exégèse de la sourate Al Furqan).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Coran connut deux descentes : il fut d&amp;rsquo;abord révélé en totalité, durant la nuit du Destin, au ciel le plus proche (Sama Al Dunya), comme l&amp;rsquo;indiquent Ses paroles : « Nous l&amp;rsquo;avons certes fait descendre durant la nuit d&amp;rsquo;Al Qadr » [Sourate 97, v.1] et : « Nous l&amp;rsquo;avons fait descendre en une nuit bénie » [Sourate 44, v.3]. Puis il descendit par fragments sur le Prophète ﷺ au gré des événements et des circonstances, sur une période de vingt-trois ans, comme le dit Allah : « Et c&amp;rsquo;est un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises aux gens avec lenteur. Et Nous l&amp;rsquo;avons fait descendre graduellement » [Sourate 17, v.106]. C&amp;rsquo;est là que se manifeste la perfection de la Science d&amp;rsquo;Allah : Il fit descendre le Coran d&amp;rsquo;un seul tenant alors même que ce Livre renfermait déjà les réponses à des questions que les gens n&amp;rsquo;avaient pas encore formulées, le jugement de situations qui ne s&amp;rsquo;étaient pas encore présentées, et le récit d&amp;rsquo;événements qui n&amp;rsquo;avaient pas encore eu lieu. Tout y figurait avant même que les causes n&amp;rsquo;adviennent, car « Allah a embrassé toute chose de Son savoir » [Sourate 65, v.12]. Quant à la sagesse de la révélation fragmentée, Allah l&amp;rsquo;a Lui-même exposée en réponse à ceux qui s&amp;rsquo;en étonnaient : « Et ceux qui ne croient pas disent : &amp;ldquo;Pourquoi n&amp;rsquo;a-t-on pas fait descendre sur lui le Coran en une seule fois ?&amp;rdquo; Ainsi procédons-Nous pour raffermir ton cœur, et Nous l&amp;rsquo;avons récité soigneusement » [Sourate 25, v.32]. S&amp;rsquo;y manifeste également le rang éminent de ce Livre, qu&amp;rsquo;Allah exposa aux habitants du ciel en le faisant descendre en une fois, à l&amp;rsquo;instar des Livres révélés avant lui. Le Messager Mohammed ﷺ reçut ainsi la révélation comme les messagers qui l&amp;rsquo;avaient précédé, conformément à Sa parole : « Dis : Je ne suis pas une innovation parmi les messagers » [Sourate 46, v.9], avec cette distinction singulière : la sienne lui parvint fragment après fragment, réponse après réponse, guidée par la Sagesse divine. Tout cela atteste de la grandeur de Celui qui révéla, de l&amp;rsquo;éminence de ce qui fut révélé, de la noblesse de celui à qui il fut révélé, et du mérite de la communauté à laquelle il fut destiné. L&amp;rsquo;Imam Al Si&amp;rsquo;di, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son exégèse des versets : « L&amp;rsquo;Esprit fidèle est descendu avec » [Sourate 26, v.193-195] : « C&amp;rsquo;est-à-dire Jibril, paix sur lui, le meilleur des anges et le plus puissant. &amp;ldquo;Le fidèle&amp;rdquo; : celui qui est préservé de toute addition ou soustraction. &amp;ldquo;Sur ton cœur&amp;rdquo;, ô Mohammed, &amp;ldquo;afin que tu sois parmi les avertisseurs&amp;rdquo; : tu guides par lui vers le chemin de la rectitude et tu avertis contre la voie de l&amp;rsquo;égarement. &amp;ldquo;En une langue arabe claire&amp;rdquo; : la meilleure des langues. Considère comment se sont réunies ces vertus éminentes dans ce noble Livre : c&amp;rsquo;est le meilleur des Livres, descendu par le meilleur des anges, sur la meilleure des créatures, sur le plus noble de ses organes qui est son cœur, à la meilleure communauté qu&amp;rsquo;on ait fait surgir pour les hommes, dans la meilleure et la plus éloquente des langues : la langue arabe claire. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Parmi les plus grandes merveilles du Coran : toute parole humaine est soit trop élevée pour être accessible à tous, soit trop simple pour captiver les gens de science. Le Coran, lui, réunit les deux. Les savants y plongent génération après génération sans jamais en épuiser les sagesses, « mais seuls les doués d&amp;rsquo;intelligence s&amp;rsquo;en rappellent » [Sourate 3, v.7], et pourtant sa méditation demeure accessible à tous, car « Nous avons certes rendu le Coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu&amp;rsquo;un pour réfléchir ? » [Sourate 54, v.17]. Nul écrit humain ne saurait allier une telle profondeur à une telle limpidité, et c&amp;rsquo;est là une preuve de son origine divine. C&amp;rsquo;est pourquoi Allah a lancé le défi : « Si vous avez un doute sur ce que Nous avons révélé à Notre serviteur, produisez donc une sourate semblable » [Sourate 2, v.23], puis a scellé leur impuissance : « Si vous n&amp;rsquo;y parvenez pas, et vous n&amp;rsquo;y parviendrez jamais, alors redoutez le Feu » [Sourate 2, v.24]. Et quand bien même les hommes et les djinns s&amp;rsquo;uniraient : « Ils ne sauraient produire rien de semblable, même s&amp;rsquo;ils se soutenaient les uns les autres » [Sourate 17, v.88].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bayhaqi dans Shu&amp;rsquo;ab Al Iman (2137).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La parole d&amp;rsquo;Allah est un attribut d&amp;rsquo;Allah, non créé, qui n&amp;rsquo;équivaut à aucune autre parole, celle-ci étant nécessairement créée, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse de la parole des prophètes ou de quiconque. La différence entre un attribut d&amp;rsquo;Allah et celui des créatures est comparable à la différence entre le Créateur et les créatures. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les attributs ont le même statut que l&amp;rsquo;Essence : de même que Son Essence, Pureté à Lui, ne ressemble pas aux essences, Ses attributs ne ressemblent pas aux attributs » [Al Sawa&amp;rsquo;iq Al Mursala (1/65)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Voir Al Silsila Al Da&amp;rsquo;ifa d&amp;rsquo;Al Albani (1334).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Il s&amp;rsquo;agit du hadith d&amp;rsquo;Abu Sa&amp;rsquo;id Al Khudri, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, dans lequel le Prophète ﷺ dit : « Le Seigneur ﷿ dit : &amp;ldquo;Quiconque est occupé par le Coran et Mon évocation au point de délaisser Ma demande, Je lui accorde ce qui est meilleur que ce que J&amp;rsquo;accorde à ceux qui demandent. Et le mérite de la parole d&amp;rsquo;Allah sur les autres paroles est comme le mérite d&amp;rsquo;Allah sur Sa création.&amp;rdquo; » Rapporté par Al Tirmidhi (2926) selon ses termes, Al Darimi (3356) et Al Bayhaqi dans Shu&amp;rsquo;ab Al Iman (2015) avec une légère variante.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Al Bukhari a cité dans ce chapitre le hadith d&amp;rsquo;Abu Musa Al Ash&amp;rsquo;ari, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, dans lequel le Prophète ﷺ dit : « La comparaison du croyant qui lit le Coran est celle du cédrat : son odeur est agréable et son goût est agréable. La comparaison du croyant qui ne lit pas le Coran est celle de la datte : elle n&amp;rsquo;a pas d&amp;rsquo;odeur et son goût est sucré. La comparaison de l&amp;rsquo;hypocrite qui lit le Coran est celle du basilic : son odeur est agréable et son goût est amer. Et la comparaison de l&amp;rsquo;hypocrite qui ne lit pas le Coran est celle de la coloquinte : elle n&amp;rsquo;a pas d&amp;rsquo;odeur et son goût est amer. » Al Bukhari (5020) et Muslim (797). Le Prophète ﷺ a ainsi classé les gens selon leur foi et leur parole, et les meilleurs d&amp;rsquo;entre eux sont ceux qui ont réuni la foi et la meilleure des paroles, la parole d&amp;rsquo;Allah. Dans une version d&amp;rsquo;Al Bukhari par la voie de Shu&amp;rsquo;ba, d&amp;rsquo;après Qatada : « le croyant qui lit le Coran et agit selon lui », ce qui indique que le mérite réside dans la lecture accompagnée de la mise en pratique. Le goût est propre au cédrat comme la foi caractérise le croyant en son for intérieur, tandis que la récitation est cette belle odeur apparente qui lui profite et dont bénéficient ceux qui l&amp;rsquo;écoutent attentivement.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Al Sunnah de &amp;lsquo;Abd Allah ibn Ahmad (1/148, n° 125).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Al Sunnah de &amp;lsquo;Abd Allah ibn Ahmad (1/144, n° 119).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari (6) et Muslim (2308), la formulation est celle d&amp;rsquo;Al Bukhari.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Mentionné par Ibn Rajab dans Lata&amp;rsquo;if Al Ma&amp;rsquo;arif (p. 180).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Voir Lata&amp;rsquo;if Al Ma&amp;rsquo;arif d&amp;rsquo;Ibn Rajab (p. 181).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Il est toutefois rapporté du Prophète ﷺ l&amp;rsquo;interdiction de clôturer le Coran en moins de trois jours. &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Ne comprend pas [le Coran] celui qui le récite en moins de trois jours. » Rapporté par Abu Dawud (1394) selon ses termes, Al Tirmidhi (2949) et Ibn Majah (1347) avec une légère différence. Jugé authentique par Al Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (7743).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains savants ont exclu les temps méritoires de cette interdiction, d&amp;rsquo;autres ont expliqué qu&amp;rsquo;elle concerne celui dont ce rythme de clôture est une habitude, ou encore celui qui ne comprend pas ce qu&amp;rsquo;il récite du fait de sa rapidité. L&amp;rsquo;Imam Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit après avoir mentionné ces récits : « L&amp;rsquo;interdiction de réciter le Coran en moins de trois jours ne porte que sur la pratique habituelle. Quant aux temps méritoires, comme le mois de Ramadan, en particulier les nuits où l&amp;rsquo;on recherche la nuit du Destin, ou dans les lieux méritoires comme La Mecque pour celui qui n&amp;rsquo;en est pas originaire, il est recommandé d&amp;rsquo;y multiplier la récitation du Coran, pour saisir le mérite du temps et du lieu. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Kathir a dit dans Fada&amp;rsquo;il Al Quran (p. 260) : « Parmi les récits étranges et surprenants en la matière, ce que le Cheikh Abu &amp;lsquo;Abd Al Rahman Al Sulami le soufi a mentionné en disant : &amp;ldquo;J&amp;rsquo;ai entendu le Cheikh Abu &amp;lsquo;Uthman Al Maghribi dire : Ibn Al Katib clôturait le Coran quatre fois le jour et quatre fois la nuit.&amp;rdquo; Cela est extrêmement rare. Ce genre de récits, et ceux qui leur ressemblent, parmi ce qui est authentique des Salafs, se comprend soit par le fait que le hadith [d&amp;rsquo;interdiction] ne leur était pas parvenu, soit par le fait qu&amp;rsquo;ils comprenaient et méditaient ce qu&amp;rsquo;ils récitaient malgré cette rapidité. Et Allah, Pureté à Lui et Très-Haut, est plus savant. » Son expression « parmi ce qui est authentique des Salafs » indique que de nombreux récits relatant des clôtures ne sont pas établis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Al Albani, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Da&amp;rsquo;if Sunan Al Tirmidhi (p. 357) au sujet du récit attribuant à &amp;lsquo;Uthman ibn &amp;lsquo;Affan, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, la récitation du Coran entier en une seule rak&amp;rsquo;a de Witr, et de celui attribué à Sa&amp;rsquo;id ibn Jubayr, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde : « L&amp;rsquo;Imam Al Tirmidhi a bien fait de rapporter ce récit et le suivant avec la formule du doute [sur l&amp;rsquo;authenticité], car une rak&amp;rsquo;a, aussi longue soit-elle, ne permet pas d&amp;rsquo;y réciter le Coran en entier, sans compter que cela contreviendrait à la Sunnah du Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ concernant l&amp;rsquo;inclinaison, la prosternation et la station debout. Loin de notre maître &amp;lsquo;Uthman qu&amp;rsquo;il ait fait une telle chose. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Ibn Baz, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, fut questionné en ces termes : « Quelle est la durée minimale pour clôturer le Coran ? » Il répondit : « Il n&amp;rsquo;y a pas de limite fixée, si ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;il est préférable de ne pas le réciter en moins de trois jours, comme dans le hadith de &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr : &amp;ldquo;Ne comprend pas celui qui le récite en moins de trois jours.&amp;rdquo; Le mieux est de veiller dans sa récitation au recueillement, à la psalmodie et à la méditation. L&amp;rsquo;objectif n&amp;rsquo;est pas la hâte, mais le bénéfice. Il convient de multiplier la récitation en Ramadan, comme le faisaient les Salafs, qu&amp;rsquo;Allah les agrée, mais avec méditation et réflexion. Si l&amp;rsquo;on clôture tous les trois jours, c&amp;rsquo;est bien. Certains Salafs ont dit que les temps de mérite en sont exclus et qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a pas de mal à clôturer chaque nuit ou chaque jour, comme ils l&amp;rsquo;ont rapporté d&amp;rsquo;Al Shafi&amp;rsquo;i et d&amp;rsquo;autres. Cependant, l&amp;rsquo;apparent de la Sunnah est qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a pas de différence entre Ramadan et les autres temps, et qu&amp;rsquo;il convient de ne pas se hâter, de s&amp;rsquo;apaiser dans sa récitation et de psalmodier, comme le Prophète ﷺ l&amp;rsquo;a ordonné à &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr en disant : &amp;ldquo;Récite-le en sept jours&amp;rdquo;, ce qui est la dernière chose qu&amp;rsquo;il lui a ordonnée, puis il a dit : &amp;ldquo;Ne comprend pas celui qui le récite en moins de trois jours&amp;rdquo;, sans dire &amp;ldquo;sauf en Ramadan&amp;rdquo;. Le fait que certains Salafs aient restreint cela à ce qui est en dehors de Ramadan est discutable. Le plus juste, et Allah est plus savant, est que le croyant doit prendre soin du Coran, s&amp;rsquo;appliquer à bien le réciter, méditer ses sens et ne pas se hâter. Le mieux est de ne pas clôturer en moins de trois jours, conformément à ce qu&amp;rsquo;indique la Sunnah, même en Ramadan. » [Majmu&amp;rsquo; Fatawa wa Maqalat Mutanawwi&amp;rsquo;a (11/350-351)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Les bienfaits de l'évocation et ses fruits</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-bienfaits-de-levocation-et-ses-fruits/</link><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-bienfaits-de-levocation-et-ses-fruits/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/les-bienfaits-de-levocation-et-ses-fruits/image.jpg" alt="Featured image of post Les bienfaits de l'évocation et ses fruits" /&gt;&lt;p&gt;Nous avons précédemment exposé que l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah constitue la plus noble des œuvres et la meilleure d&amp;rsquo;entre elles, et que toute œuvre accomplie par le serviteur voit sa rétribution croître proportionnellement à l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah qu&amp;rsquo;elle renferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est établi par ce que rapportent l&amp;rsquo;Imam Ahmad et Al Tabarani, d&amp;rsquo;après Sahl ibn Mu&amp;rsquo;adh ibn Anas Al Juhani, d&amp;rsquo;après son père, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ fut interrogé : « Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, lequel des combattants reçoit la plus grande récompense ? » Il répondit : « Celui qui évoque le plus Allah ﷾. » On lui demanda : « Et lequel des jeûneurs a la plus grande récompense ? » Il répondit : « Celui qui évoque le plus Allah. » On lui mentionna ensuite la prière, la zakat, le pèlerinage et l&amp;rsquo;aumône, et pour chacune de ces œuvres, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ répondait : « Celui qui évoque le plus Allah. » Alors Abu Bakr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, dit à &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Les évocateurs ont emporté tout le bien ! » Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ confirma : « Assurément ! »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les meilleurs pratiquants de chaque œuvre sont ceux qui y évoquent le plus Allah ﷻ. Les meilleurs jeûneurs sont ceux qui évoquent le plus Allah ﷻ durant leur jeûne. Les meilleurs parmi ceux qui font l&amp;rsquo;aumône sont ceux qui évoquent le plus Allah ﷻ. Les meilleurs pèlerins sont ceux qui évoquent le plus Allah ﷻ. Il en va de même pour toutes les œuvres. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu&amp;rsquo;Allah ﷾ ordonne de multiplier une chose, c&amp;rsquo;est en raison de son importance, de son immense valeur et des nombreuses retombées et fruits qu&amp;rsquo;en recueille le serviteur qui s&amp;rsquo;y adonne. Or l&amp;rsquo;évocation recèle des bienfaits innombrables et des fruits que nul ne saurait dénombrer. Il convient ici de rappeler aux jeûneurs quelques-uns de ces bienfaits :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle chasse shaytan, le repousse et le brise. Allah ﷾ a dit (dans le sens rapproché) : « Et quiconque s&amp;rsquo;aveugle face au rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui assignons un shaytan qui devient son compagnon inséparable. » [Sourate 43, v.36] Et Il a dit ﷾ : « Ceux qui craignent [Allah], lorsqu&amp;rsquo;une suggestion de shaytan les touche, se rappellent, et les voilà devenus clairvoyants. » [Sourate 7, v.201] Il est établi dans la recommandation de Yahya fils de Zakariyya, que le salut soit sur lui, aux Fils d&amp;rsquo;Israël, telle que la mentionne le long hadith : il leur ordonna d&amp;rsquo;abord le Tawhid, puis la prière, le jeûne et l&amp;rsquo;aumône, puis il a dit : « Et je vous ordonne d&amp;rsquo;évoquer Allah, et l&amp;rsquo;exemple en est un homme poursuivi par l&amp;rsquo;ennemi à vive allure, jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;il parvienne à une forteresse imprenable où il se met à l&amp;rsquo;abri. De même, le serviteur ne se préserve de shaytan que par l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle apporte au cœur de l&amp;rsquo;évocateur joie, bonheur, sérénité et quiétude. Allah ﷾ a dit : « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah. N&amp;rsquo;est-ce point par l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah que se tranquillisent les cœurs ? » [Sourate 13, v.28] Il sied aux cœurs des croyants de ne trouver quiétude et repos qu&amp;rsquo;en l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah, en rien d&amp;rsquo;autre. L&amp;rsquo;évocation est la vie du cœur et sa force : les cœurs ne vivent et ne se nourrissent que par elle. Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « L&amp;rsquo;évocation est pour le cœur ce que l&amp;rsquo;eau est pour le poisson. Comment serait l&amp;rsquo;état du poisson s&amp;rsquo;il quittait l&amp;rsquo;eau ? »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Celui qui s&amp;rsquo;y adonne reçoit en retour l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah. Allah ﷾ a dit : « Évoquez-Moi donc, Je vous évoquerai. » [Sourate 2, v.152] Dans les deux Sahih, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit, rapportant les paroles de son Seigneur ﷾ : « S&amp;rsquo;il M&amp;rsquo;évoque en lui-même, Je l&amp;rsquo;évoque en Moi-même. S&amp;rsquo;il M&amp;rsquo;évoque en assemblée, Je l&amp;rsquo;évoque dans une assemblée meilleure encore. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle efface les péchés et les dissipe, et elle sauve l&amp;rsquo;évocateur du châtiment d&amp;rsquo;Allah. Dans le Musnad, d&amp;rsquo;après Mu&amp;rsquo;adh ibn Jabal, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Jamais un fils d&amp;rsquo;Adam n&amp;rsquo;a accompli d&amp;rsquo;œuvre qui le sauve mieux du châtiment d&amp;rsquo;Allah que l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle procure en termes de don, de récompense et de grâce ce qu&amp;rsquo;aucune autre œuvre n&amp;rsquo;engendre, tout en demeurant la plus aisée des adorations. Dans les deux Sahih, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Quiconque dit cent fois par jour : &amp;ldquo;La Ilaha Illa Allah, Wahdahu La Sharika Lah, Lahul Mulk Wa Lahul Hamd, Wa Huwa &amp;lsquo;Ala Kulli Shayyin Qadir&amp;rdquo; (Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah, Seul, sans associé, à Lui la royauté et les louanges, et Il est capable de toute chose), cela lui vaudra l&amp;rsquo;équivalent de l&amp;rsquo;affranchissement de dix esclaves, cent bonnes actions lui seront inscrites, cent péchés lui seront effacés, cela lui sera une protection contre shaytan ce jour-là jusqu&amp;rsquo;au soir, et nul ne fera mieux que lui sauf celui qui en aura fait davantage. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ce n&amp;rsquo;est là qu&amp;rsquo;un exemple parmi tant d&amp;rsquo;autres des dons et récompenses que procure l&amp;rsquo;évocation.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle est la plantation du Paradis. Al Tirmidhi rapporte d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Abd Allah ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « J&amp;rsquo;ai rencontré Ibrahim la nuit où je fus transporté et il me dit : &amp;ldquo;Ô Mohammed, transmets le Salam de ma part à ta communauté et informe-les que le Paradis a une terre fertile, une eau douce, qu&amp;rsquo;il est fait de plaines, et que ses plantations sont : SubhanAllah, Al Hamdulillah, La ilaha illa Allah, Allahu Akbar (Pureté à Allah, et louange à Allah, et nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration en dehors d&amp;rsquo;Allah, et Allah est plus grand).&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle est une lumière pour celui qui la pratique : elle l&amp;rsquo;accompagne en ce monde, illumine sa tombe et resplendit devant lui sur le Pont le Jour de la Résurrection. « Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Et Allah propose des paraboles aux gens. Et Allah est Omniscient. Dans des maisons qu&amp;rsquo;Allah a permis d&amp;rsquo;élever et où Son nom est invoqué. On y proclame Sa pureté matin et soir. Des hommes que ni le négoce ni le commerce ne distraient de l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah, de l&amp;rsquo;accomplissement de la prière et de l&amp;rsquo;acquittement de la zakat. » [Sourate 24, v.35-37] Et Il a dit ﷾ : « Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ? » [Sourate 6, v.122] Le croyant s&amp;rsquo;illumine par la foi en Allah, par Son amour et Son évocation, tandis que l&amp;rsquo;insouciant demeure plongé dans des ténèbres superposées. La réussite totale réside dans l&amp;rsquo;obtention de cette lumière, et le malheur absolu dans sa perte et sa privation. C&amp;rsquo;est pourquoi le Prophète ﷺ multipliait les demandes à Allah ﷾ pour cette lumière, afin qu&amp;rsquo;Il la place dans tous ses membres et toutes les composantes de son être, apparentes et cachées, et qu&amp;rsquo;Il l&amp;rsquo;en entoure de toutes parts.&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle attire sur l&amp;rsquo;évocateur la prière d&amp;rsquo;Allah et de Ses anges, et c&amp;rsquo;est là le succès et la victoire mêmes. Allah ﷾ a dit : « Ô vous qui avez cru ! Évoquez Allah d&amp;rsquo;une évocation abondante et proclamez Sa pureté matin et soir. C&amp;rsquo;est Lui qui fait votre éloge, ainsi que Ses anges par leurs invocations, pour vous faire sortir des ténèbres vers la lumière. Et Il est, envers les croyants, Miséricordieux. » [Sourate 33, v.41-43]&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Elle est un remède pour le cœur et une protection contre l&amp;rsquo;hypocrisie. Allah ﷾ a dit : « Ô vous qui avez cru ! Que vos biens et vos enfants ne vous distraient pas de l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah. Et quiconque fait cela, ceux-là sont les perdants. » [Sourate 63, v.9] Et Il a dit au sujet des hypocrites : « Et ils n&amp;rsquo;évoquent Allah que très peu. » [Sourate 4, v.142] &amp;lsquo;Ali ibn Abi Talib, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, fut interrogé au sujet des gens du Chameau : « Sont-ils hypocrites ? » Il répondit : « Les hypocrites n&amp;rsquo;évoquent Allah que très peu. »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Makhul ibn &amp;lsquo;Abd Allah, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « L&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah est un remède, et l&amp;rsquo;évocation des gens est une maladie. »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Sa pratique assidue compense les actes d&amp;rsquo;obéissance et s&amp;rsquo;y substitue, qu&amp;rsquo;ils soient corporels, financiers, ou les deux à la fois comme le pèlerinage surérogatoire. C&amp;rsquo;est ce qu&amp;rsquo;indique explicitement le hadith rapporté par les deux Cheikhs d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, lorsque les pauvres se plaignirent au Prophète ﷺ que les gens fortunés avaient emporté les récompenses. Le Prophète ﷺ leur a dit : « Ne vous enseignerai-je pas quelque chose par quoi vous rattraperez ceux qui vous ont devancés et devancerez ceux qui viendront après vous, sans que personne ne soit meilleur que vous sauf celui qui fait comme vous ? » Ils ont dit : « Certes, ô Messager d&amp;rsquo;Allah ! » Il a dit : « Vous proclamez la pureté d&amp;rsquo;Allah, Sa grandeur et Sa louange trente-trois fois après chaque prière. »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il fit ainsi de l&amp;rsquo;évocation une compensation pour ce qu&amp;rsquo;ils avaient manqué du pèlerinage, de la &amp;lsquo;Umra et du combat. Dans le hadith de &amp;lsquo;Abd Allah ibn Busr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que rapporte Al Tirmidhi : « Un homme a dit : &amp;ldquo;Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, les prescriptions de l&amp;rsquo;Islam se sont multipliées pour moi, indique-moi donc quelque chose à quoi je m&amp;rsquo;accrocherai.&amp;rdquo; Il a dit : &amp;ldquo;Que ta langue demeure constamment humide de l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il lui indiqua ﷺ, en conseiller sincère, ce par quoi il pourrait s&amp;rsquo;acquitter des rites de l&amp;rsquo;Islam s&amp;rsquo;il chérissait l&amp;rsquo;évocation et s&amp;rsquo;y attachait.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ceci n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;une goutte d&amp;rsquo;eau dans un océan, et peu parmi beaucoup, des bénéfices bénis de l&amp;rsquo;évocation, de ses fruits mûrs et de ses résultats grandioses. Il sied donc aux serviteurs croyants d&amp;rsquo;Allah de multiplier l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah afin de recueillir ces récompenses immenses, ces grâces éminentes et ces fruits bénis, d&amp;rsquo;autant plus que nous vivons ce mois noble et cette saison grandiose : le mois de l&amp;rsquo;évocation et du Coran, la saison de l&amp;rsquo;obéissance et de la bienfaisance. Nous demandons à Allah le Généreux d&amp;rsquo;illuminer nos cœurs par Son évocation, d&amp;rsquo;employer nos moments dans Son obéissance, et de garder nos langues constamment humides de Son évocation, de Son remerciement et de Son adoration parfaite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad dans le Musnad (15553) et Al Tabarani dans Al Du&amp;rsquo;a (1887), dont c&amp;rsquo;est la formulation.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Al Wabil Al Sayyib d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 152, cinquante-sixième bienfait de l&amp;rsquo;évocation).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (2863) qui l&amp;rsquo;a qualifié de « bon et authentique ».&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa de Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya (10/85). Ibn Al Qayyim l&amp;rsquo;a cité dans Al Wabil Al Sayyib (p. 85).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Al Bukhari (7405) et Muslim (2675).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (21978).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Al Bukhari (3293) et Muslim (2691).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (3462).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] D&amp;rsquo;après Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, le Prophète ﷺ disait : « Ô Allah, place dans mon cœur une lumière, dans ma langue une lumière, dans ma vue une lumière, dans mon ouïe une lumière, à ma droite une lumière, à ma gauche une lumière, au-dessus de moi une lumière, au-dessous de moi une lumière, devant moi une lumière, derrière moi une lumière, et accorde-moi une lumière. » Al Bukhari (6316) et Muslim (763). Dans une version de Muslim, il le disait dans sa prière ou en prosternation. Dans une autre, il le disait en sortant vers la prière. Il est aussi rapporté avec les ajouts : « place dans mon âme une lumière, et augmente-moi en lumière » et « fais de moi une lumière. » Muslim (763).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bayhaqi dans Al Sunan Al Kubra (16499).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bayhaqi dans Shu&amp;rsquo;ab Al Iman (717).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Unanimement reconnu authentique. Al Bukhari (843) et Muslim (595), dont c&amp;rsquo;est la formulation.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Sunan Al Tirmidhi (3375).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Le mérite de l'évocation</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-merite-de-levocation/</link><pubDate>Tue, 24 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-merite-de-levocation/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/le-merite-de-levocation/image.jpg" alt="Featured image of post Le mérite de l'évocation" /&gt;&lt;p&gt;L&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah ﷻ constitue la plus pure des œuvres, la meilleure et la plus méritoire auprès d&amp;rsquo;Allah ﷾. Il est rapporté dans le Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad, le Jami&amp;rsquo; d&amp;rsquo;Al Tirmidhi, les Sunan d&amp;rsquo;Ibn Majah, le Mustadrak d&amp;rsquo;Al Hakim et d&amp;rsquo;autres recueils, d&amp;rsquo;après Abu Al Darda, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Ne vous informerai-je pas de la meilleure de vos œuvres, la plus pure auprès de votre Souverain, celle qui vous élève le plus en degrés, qui est meilleure pour vous que de dépenser l&amp;rsquo;or et l&amp;rsquo;argent, et meilleure pour vous que de rencontrer votre ennemi pour frapper leurs cous tandis qu&amp;rsquo;ils frappent les vôtres ? » Ils répondirent : « Certes, ô Messager d&amp;rsquo;Allah ! » Il dit : « L&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah ﷾. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce hadith grandiose établit l&amp;rsquo;excellence de l&amp;rsquo;évocation : elle équivaut à l&amp;rsquo;affranchissement des esclaves&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, à la dépense des biens, au don de montures dans le sentier d&amp;rsquo;Allah ﷾ et au combat par l&amp;rsquo;épée dans le sentier d&amp;rsquo;Allah ﷾. Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a déclaré : « Nombreux sont les textes établissant la supériorité de l&amp;rsquo;évocation sur l&amp;rsquo;aumône et les autres œuvres. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Puis il a mentionné le hadith d&amp;rsquo;Abu Al Darda cité plus haut, ainsi qu&amp;rsquo;un ensemble d&amp;rsquo;autres hadiths portant la même signification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Abi Al Dunya rapporte, comme le mentionne Al Mundhiri dans Al Targhib wa Al Tarhib en jugeant sa chaîne de transmission bonne, d&amp;rsquo;après Al A&amp;rsquo;mash, d&amp;rsquo;après Salim ibn Abi Al Ja&amp;rsquo;d, qu&amp;rsquo;on dit à Abu Al Darda qu&amp;rsquo;un homme avait affranchi cent esclaves. Il répondit : « Cent esclaves sur les biens d&amp;rsquo;un homme, voilà certes chose considérable ! Mais plus méritoire encore est une foi constante de jour comme de nuit, et que la langue de l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;entre vous demeure humide par l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il établit ainsi, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le mérite de l&amp;rsquo;affranchissement des esclaves, tout en montrant que malgré son immense valeur, il n&amp;rsquo;égale pas l&amp;rsquo;assiduité et la persévérance dans l&amp;rsquo;évocation. Cette prééminence de l&amp;rsquo;évocation sur les autres œuvres a été affirmée par nombre de Compagnons et de Successeurs, parmi lesquels &amp;lsquo;Abd Allah ibn Mas&amp;rsquo;ud et &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr ibn Al &amp;lsquo;As, qu&amp;rsquo;Allah les agrée. Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a rapporté certains de ces propos dans Jami&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Ulum wa Al Hikam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Imam Ahmad et Al Tabarani rapportent, d&amp;rsquo;après Sahl ibn Mu&amp;rsquo;adh ibn Anas Al Juhani, d&amp;rsquo;après son père, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ fut interrogé : « Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, lequel des combattants reçoit la plus grande récompense ? » Il répondit : « Celui qui évoque le plus Allah ﷾. » On lui demanda : « Et lequel des jeûneurs a la plus grande récompense ? » Il répondit : « Celui qui évoque le plus Allah. » On lui mentionna ensuite la prière, la zakat, le pèlerinage et l&amp;rsquo;aumône, et pour chacune de ces œuvres, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ répondait : « Celui qui évoque le plus Allah. » Alors Abu Bakr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, dit à &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Les évocateurs ont emporté tout le bien ! » Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ confirma : « Assurément ! »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mois béni est le mois de l&amp;rsquo;évocation et de la louange d&amp;rsquo;Allah, Seigneur des mondes. Bien plus, le jeûne n&amp;rsquo;a été prescrit et les jeûneurs ne jeûnent que pour établir l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah. C&amp;rsquo;est pourquoi le Prophète ﷺ a informé, comme mentionné précédemment, que parmi ceux qui s&amp;rsquo;associent dans l&amp;rsquo;accomplissement d&amp;rsquo;une obéissance ou d&amp;rsquo;un acte de rapprochement envers le Seigneur des terres et des cieux, les plus élevés en degré et les mieux rétribués sont ceux qui évoquent le plus Allah. Cela démontre l&amp;rsquo;importance de l&amp;rsquo;évocation et qu&amp;rsquo;elle est la finalité recherchée à travers l&amp;rsquo;ensemble des obéissances et adorations. Ainsi, le jeûneur le plus récompensé est celui qui évoque le plus Allah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah est plus grande que toute chose et meilleure que toute chose. Allah ﷾ dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Récite ce qui t&amp;rsquo;a été révélé du Livre et accomplis la prière. Certes, la prière préserve de la turpitude et du blâmable. Et l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah est plus grande. » [Sourate 29, v.45]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est-à-dire que l&amp;rsquo;évocation qu&amp;rsquo;Allah fait de vous par la récompense et l&amp;rsquo;éloge surpasse celle que vous Lui adressez dans vos adorations et prières, car Il évoque celui qui L&amp;rsquo;évoque. Tel est l&amp;rsquo;avis d&amp;rsquo;Ibn Mas&amp;rsquo;ud, Ibn &amp;lsquo;Abbas, Abu Al Darda, Abu Qurra, Salman et Al Hasan, et c&amp;rsquo;est le choix d&amp;rsquo;Al Tabari. Il fut dit aussi que votre évocation d&amp;rsquo;Allah dans la prière et la récitation du Coran est meilleure que toute chose. Il fut dit également que l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah, pratiquée avec assiduité, est plus efficace que la prière pour préserver de la turpitude et du blâmable. Ibn Zayd et Qatada ont dit : « Et l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah est plus grande que toute chose », c&amp;rsquo;est-à-dire meilleure que toutes les adorations dépourvues d&amp;rsquo;évocation.&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le sens correct de ce verset est que la prière renferme deux objectifs grandioses, l&amp;rsquo;un plus grand que l&amp;rsquo;autre. Elle préserve de la turpitude et du blâmable, et elle contient l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah ﷾. Or ce qu&amp;rsquo;elle contient d&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah ﷾ est plus grand que sa fonction de préserver de la turpitude et du blâmable. » On interrogea Salman Al Farisi, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Quelle œuvre est la meilleure ? » Il répondit : « Ne lis-tu donc pas le Coran ? Et l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah est plus grande. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ibn Abi Al Dunya rapporte qu&amp;rsquo;Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, fut interrogé : « Quelle œuvre est la meilleure ? » Il répondit : « L&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah est plus grande. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a ordonné dans Son Livre à Ses serviteurs croyants de multiplier Son évocation debout, assis et couchés sur leurs côtés, de nuit comme de jour, sur terre et sur mer, en voyage et en résidence, dans l&amp;rsquo;aisance et la gêne, en santé et en maladie, en secret et en public, en toute circonstance. Il leur a promis en retour une récompense abondante, une rétribution immense et un retour magnifique. Allah ﷾ dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ô vous qui avez cru ! Évoquez Allah d&amp;rsquo;une évocation abondante et proclamez Sa pureté matin et soir. C&amp;rsquo;est Lui qui fait votre éloge, ainsi que Ses anges par leurs invocations, pour vous faire sortir des ténèbres vers la lumière. Et Il est, envers les croyants, Miséricordieux. Leur salutation le jour où ils Le rencontreront sera : &amp;ldquo;Salam !&amp;rdquo; Et Il leur a préparé une récompense généreuse. » [Sourate 33, v.41-44]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce verset exhorte à multiplier l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah ﷾ et expose l&amp;rsquo;immense récompense et le bien considérable qui en découlent. Sa parole « C&amp;rsquo;est Lui qui fait votre éloge, ainsi que Ses anges par leurs invocations » constitue le plus grand encouragement à multiplier l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah et la plus belle exhortation en ce sens. C&amp;rsquo;est-à-dire qu&amp;rsquo;Allah, Pureté à Lui, vous évoque, évoquez-Le donc à votre tour. Les versets portant ce même sens abondent dans le Coran, telle la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« De même que Nous avons envoyé parmi vous un messager issu de vous, qui vous récite Nos versets, vous purifie, vous enseigne le Livre et la Sagesse, et vous enseigne ce que vous ignoriez. Évoquez-Moi donc, Je vous évoquerai. Soyez reconnaissants envers Moi et ne Me reniez pas. » [Sourate 2, v.151-152]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La rétribution est à la mesure de l&amp;rsquo;acte : celui qui évoque Allah en son for intérieur, Allah l&amp;rsquo;évoque en Lui-même. Celui qui évoque Allah en assemblée, Allah l&amp;rsquo;évoque en une assemblée meilleure encore. Et celui qui oublie Allah, Allah l&amp;rsquo;oublie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes et les femmes qui évoquent abondamment Allah sont les Mufarridun, les devanciers vers le bien, ceux qui sont comblés des plus hauts degrés et des stations les plus éminentes. Muslim rapporte dans son Sahih d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ cheminait sur la route de La Mecque lorsqu&amp;rsquo;il passa près d&amp;rsquo;une montagne appelée Jumdan. Il dit : &amp;ldquo;Avancez ! Voici Jumdan. Les Mufarridun ont pris les devants.&amp;rdquo; Ils demandèrent : &amp;ldquo;Qui sont les Mufarridun, ô Messager d&amp;rsquo;Allah ?&amp;rdquo; Il dit : &amp;ldquo;Les hommes et les femmes qui évoquent abondamment Allah.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais par quoi le serviteur parvient-il à cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà une question capitale que tout musulman se doit de méditer et dont il lui faut connaître la réponse. Parmi les plus beaux propos rapportés des Pieux Prédécesseurs concernant le sens de « ceux qui évoquent abondamment Allah » figure celui d&amp;rsquo;Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux : « Ce sont ceux qui évoquent Allah à la suite des prières, matin et soir, dans leurs lits, chaque fois qu&amp;rsquo;ils se réveillent, et chaque fois qu&amp;rsquo;ils quittent leur demeure ou y reviennent, ils évoquent Allah ﷾. »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même sens, le savant émérite Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Rahman ibn Si&amp;rsquo;di, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Le minimum est que l&amp;rsquo;homme s&amp;rsquo;astreigne aux Adhkar du matin et du soir, à ceux qui suivent les cinq prières, et à ceux liés aux circonstances et événements. Il convient de persévérer en cela en tout temps et en toute situation, car c&amp;rsquo;est une adoration par laquelle le pratiquant devance les autres tout en demeurant reposé. Elle conduit à l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah et à Sa connaissance, elle aide à accomplir le bien et préserve la langue des paroles répréhensibles. »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je demande à Allah, Pureté à Lui, par Ses noms sublimes, de nous compter parmi les hommes et les femmes qui L&amp;rsquo;évoquent abondamment, parmi ceux pour qui Allah a préparé un pardon et une récompense immense. Certes, Il en est capable et digne d&amp;rsquo;exaucer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (21599, 21601), Sunan Al Tirmidhi (3377), dont c&amp;rsquo;est la formulation.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Bien que le hadith d&amp;rsquo;Abu Al Darda ne mentionne pas explicitement l&amp;rsquo;équivalence de l&amp;rsquo;évocation avec l&amp;rsquo;affranchissement d&amp;rsquo;esclaves, celle-ci est établie par plusieurs hadiths authentiques. Ainsi, concernant la parole « Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah, Seul, sans associé, à Lui la royauté et les louanges, et Il est capable de toute chose » : le Prophète ﷺ a dit, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Celui qui la prononce cent fois dans une journée, cela lui vaut l&amp;rsquo;affranchissement de dix esclaves, cent bonnes actions lui sont inscrites, cent mauvaises actions lui sont effacées, et cela lui est une protection contre Shaytan ce jour-là jusqu&amp;rsquo;au soir. Nul ne vient avec meilleur que ce qu&amp;rsquo;il a apporté, si ce n&amp;rsquo;est quelqu&amp;rsquo;un qui en fait davantage. » [Al Bukhari (6403, 3293), Muslim (2691)]. De même, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Amr ibn Maymun, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde : « Celui qui la prononce dix fois, c&amp;rsquo;est comme s&amp;rsquo;il avait affranchi quatre personnes de la descendance d&amp;rsquo;Isma&amp;rsquo;il. » [Muslim (2693)], et dans la version d&amp;rsquo;Al Bukhari : « une personne » [Al Bukhari (6404)]. Et d&amp;rsquo;après Abu &amp;lsquo;Ayyash Al Zurqi, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui la prononce le matin, cela équivaut pour lui à l&amp;rsquo;affranchissement d&amp;rsquo;une personne de la descendance d&amp;rsquo;Isma&amp;rsquo;il, dix bonnes actions lui sont inscrites, dix mauvaises actions lui sont effacées, il est élevé de dix degrés, et il jouit d&amp;rsquo;une protection contre Shaytan jusqu&amp;rsquo;au soir. S&amp;rsquo;il la prononce le soir, il obtient la même récompense jusqu&amp;rsquo;au matin. » [Abu Dawud (5077), Ahmad (16583), Ibn Majah (3867) ; authentifié par Al Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (6418)]. Par ailleurs, ce mérite ne se limite pas au Tahlil. D&amp;rsquo;après Umm Hani bint Abi Talib, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Prophète ﷺ a dit : « Déclare la pureté d&amp;rsquo;Allah cent fois, car cela équivaut pour toi à l&amp;rsquo;affranchissement de cent esclaves de la descendance d&amp;rsquo;Isma&amp;rsquo;il. Loue Allah cent fois, car cela te vaut cent chevaux sellés et bridés montés dans le sentier d&amp;rsquo;Allah. Proclame la grandeur d&amp;rsquo;Allah cent fois, car cela te vaut cent chameaux parés et acceptés. Proclame l&amp;rsquo;unicité d&amp;rsquo;Allah cent fois, [Ibn Khalaf dit : je pense qu&amp;rsquo;il a dit,] cela remplit ce qui est entre le ciel et la terre, et nul ne voit son œuvre élevée ce jour-là [au-dessus de la tienne], si ce n&amp;rsquo;est quelqu&amp;rsquo;un qui vient avec l&amp;rsquo;équivalent de ce que tu as apporté. » [Al Nassaï dans Al Kubra (10680), Ahmad (26911) ; Al Albani a dit dans Al Silsilah Al Sahihah (1316) : « son Isnad est bon (Hasan), ses narrateurs sont fiables »]. Ce dernier hadith réunit à lui seul trois des quatre mérites que l&amp;rsquo;auteur attribue à l&amp;rsquo;évocation : l&amp;rsquo;affranchissement des esclaves (Tasbih), le don de montures dans le sentier d&amp;rsquo;Allah (Tahmid) et la dépense des biens (Takbir). Ce sens sera d&amp;rsquo;ailleurs renforcé par ce que l&amp;rsquo;auteur cite par la suite.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Jami&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Ulum wa Al Hikam (p. 66).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Al Albani l&amp;rsquo;a qualifié dans Da&amp;rsquo;if Al Targhib wa Al Tarhib de « faible, Mawquf ».&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad dans le Musnad (15553) et Al Tabarani dans Al Du&amp;rsquo;a&amp;rsquo; (1887), dont c&amp;rsquo;est la formulation.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Tafsir Al Qurtubi (Sourate 29, v. 45).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tabari dans son Tafsir (20/183).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Voir Al Wabil Al Sayyib d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 151-152).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Muslim (2676).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Al Adhkar d&amp;rsquo;Al Nawawi (p. 10).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Tafsir Al Si&amp;rsquo;di (Sourate 33, v. 41).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>La préservation du temps pendant le Ramadan</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-preservation-du-temps-pendant-le-ramadan/</link><pubDate>Sat, 21 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-preservation-du-temps-pendant-le-ramadan/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-preservation-du-temps-pendant-le-ramadan/image.jpg" alt="Featured image of post La préservation du temps pendant le Ramadan" /&gt;&lt;p&gt;Le temps de l&amp;rsquo;homme est en réalité sa vie. C&amp;rsquo;est la matière de son existence éternelle dans le bonheur durable ou le tourment douloureux. Il s&amp;rsquo;écoule tel le passage des nuages. La nuit et le jour n&amp;rsquo;ont cessé de se succéder avec célérité, abrégeant les existences et rapprochant les échéances. Ils ont accompagné avant nous Nuh, &amp;lsquo;Ad, Thamud et de nombreuses générations entre eux. Tous ont comparu devant leur Seigneur, ont été confrontés à leurs œuvres et leurs existences se sont consumées, tandis que la nuit et le jour sont demeurés intacts et neufs parmi les nations qui leur ont succédé. Allah a dit (dans le sens rapproché) : « C&amp;rsquo;est Lui qui a assigné la nuit et le jour en alternance pour quiconque veut se rappeler ou veut être reconnaissant. » [Sourate 25, v.62].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient donc au musulman, en particulier en ce mois béni, en cette saison insigne et ce temps précieux, de tirer de cette alternance des nuits et des jours une leçon et une exhortation. Combien de Ramadans avons-nous guetté avec ardeur, qui sont ensuite passés en un éclair ? La nuit et le jour font vieillir tout ce qui est nouveau, rapprochent tout ce qui est lointain, abrègent les existences, font grandir les petits et anéantissent les grands. Tout cela annonce le déclin de ce bas monde et l&amp;rsquo;approche de l&amp;rsquo;au-delà. &amp;lsquo;Ali ibn Abi Talib, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « Certes, la vie terrestre s&amp;rsquo;en va et la vie de l&amp;rsquo;au-delà se rapproche. Chacune d&amp;rsquo;elles a ses enfants : soyez donc les enfants de l&amp;rsquo;au-delà et ne soyez pas les enfants de ce bas monde. Aujourd&amp;rsquo;hui est un jour d&amp;rsquo;actes sans jugement, et demain sera un jour de jugement sans actes. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &amp;lsquo;Umar ibn &amp;lsquo;Abd Al &amp;lsquo;Aziz, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Ce bas monde n&amp;rsquo;est pas votre demeure permanente. C&amp;rsquo;est un séjour où Allah a décrété l&amp;rsquo;extinction, et Il a prescrit à ses habitants le départ. Combien de bâtisses solides se sont effondrées en peu de temps, et combien de résidents comblés se sont retrouvés désolés en un instant. Préparez-vous donc de la meilleure manière, qu&amp;rsquo;Allah vous fasse miséricorde, pour ce voyage, et rassemblez vos provisions, car la meilleure provision est sans aucun doute la piété. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;homme voit sa durée de vie s&amp;rsquo;amenuiser depuis l&amp;rsquo;instant où il a quitté le ventre de sa mère. Bien plus, il est, comme l&amp;rsquo;a dit Al Hasan Al Basri, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, un ensemble de jours : chaque jour qui passe emporte une partie de lui. Ainsi, chaque jour entame le mois, le mois entame l&amp;rsquo;année, et l&amp;rsquo;année entame la vie. Chaque heure qui s&amp;rsquo;écoule pour le serviteur le rapproche de son terme. Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « Je ne regrette rien autant qu&amp;rsquo;un jour dont le soleil s&amp;rsquo;est couché, raccourcissant ma vie sans y ajouter de bonnes actions. » Cela témoigne du soin extrême qu&amp;rsquo;il accordait au temps. Al Hasan, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « J&amp;rsquo;ai rencontré des gens qui étaient plus soucieux de leur temps que vous ne l&amp;rsquo;êtes de vos dirhams et dinars. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est pourquoi celui qui passe sa journée sans s&amp;rsquo;acquitter d&amp;rsquo;un droit, sans accomplir une obligation, sans édifier une gloire, sans acquérir un mérite, sans fonder un bien, sans puiser un savoir, celui-là a trahi sa journée, s&amp;rsquo;est fait tort à lui-même et a fait tort à son jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nuits et les jours constituent le capital de l&amp;rsquo;homme en cette vie : leur gain est le Paradis et leur perte est le Feu. L&amp;rsquo;année est un arbre dont les mois sont les branches, les jours les rameaux, les heures les feuilles et les souffles les fruits. Celui dont les souffles sont voués à l&amp;rsquo;obéissance à Allah, son fruit sera savoureux, béni et doux au goût. Quant à celui dont les souffles sont consacrés à la désobéissance à Allah, son fruit sera funeste, amer et âpre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux textes du Prophète ﷺ soulignent l&amp;rsquo;importance du temps, exhortent à le saisir et à ne point le dilapider, tout en rappelant que le serviteur sera interrogé sur l&amp;rsquo;usage qu&amp;rsquo;il en a fait au Jour de la Résurrection. Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Saisis cinq avant cinq : ta jeunesse avant ta vieillesse, ta santé avant ta maladie, ta richesse avant ta pauvreté, ton temps libre avant d&amp;rsquo;être occupé, et ta vie avant ta mort. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Abu Barzah Al Aslami, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Les pieds du serviteur ne bougeront pas le Jour de la Résurrection avant qu&amp;rsquo;il ne soit interrogé sur sa vie et comment il l&amp;rsquo;a consumée, sur son savoir et ce qu&amp;rsquo;il en a fait, sur ses biens et comment il les a acquis et dépensés, et sur son corps et comment il l&amp;rsquo;a usé. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il est également établi dans le hadith authentique que le Prophète ﷺ a dit : « Deux bienfaits au sujet desquels beaucoup de gens sont dupés : la santé et le temps libre. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saisissons donc en ce mois béni et en cette saison insigne toutes les occasions d&amp;rsquo;obéissance et consacrons-les à nous tourner vers Allah. Mettons à profit notre vie entière avant que la mort ne nous surprenne. Que ceux à qui Allah a accordé le bien-être en les préservant des maux tirent avantage de leur santé avant qu&amp;rsquo;Il ne les éprouve par la maladie qui les entravera et affaiblira leur résolution. Que ceux qui disposent de temps libre en profitent avant d&amp;rsquo;être submergés par les labeurs, les soucis et les charges. Que les jeunes mettent à profit leur jeunesse et leur vigueur avant d&amp;rsquo;être atteints par les affres de la vieillesse et de la sénilité, période de faiblesse, d&amp;rsquo;apathie, d&amp;rsquo;infirmité et de maux. Que les fortunés profitent de ce dont Allah les a pourvus avec largesse dans leur subsistance, débris éphémères de ce bas monde, avant que la pauvreté ne s&amp;rsquo;abatte sur eux et qu&amp;rsquo;ils ne soient accablés par le besoin. Que tous, enfin, mettent à profit cette grande saison pour se rapprocher davantage d&amp;rsquo;Allah, pour accueillir Ses bienfaits, Ses bénédictions et Ses miséricordes, par un repentir sincère, une abondance d&amp;rsquo;œuvres pieuses et une abstention des actes répugnants et des interdictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Rajab, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Il n&amp;rsquo;est aucune de ces saisons vertueuses sans qu&amp;rsquo;Allah y ait légiféré une forme d&amp;rsquo;obéissance par laquelle on se rapproche de Lui. Allah dispose de faveurs subtiles qu&amp;rsquo;Il accorde à qui Il veut, de par Sa grâce et Sa miséricorde. Le bienheureux est celui qui saisit les occasions offertes par les saisons des mois, des jours et des heures, et se rapproche ainsi de son Seigneur en accomplissant ces actes d&amp;rsquo;obéissance. Peut-être sera-t-il touché par l&amp;rsquo;une de ces faveurs et connaîtra-t-il une félicité qui le mettra à l&amp;rsquo;abri du Feu et de ses ardeurs. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à celui qui dilapide son temps libre en une telle période et ne tire aucun bénéfice de sa santé durant ce mois sacré, quand donc pourra-t-il en tirer profit et se redresser ? Ibn Al Jawzi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Celui qui consacre son temps libre et sa santé à l&amp;rsquo;obéissance à Allah est le bienheureux, tandis que celui qui les consacre à la désobéissance à Allah est le dupé, car le temps libre est suivi par l&amp;rsquo;occupation et la santé est suivie par la maladie. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pieux prédécesseurs ont dit : « Un signe de déchéance est la perte du temps. » Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La perte du temps est pire que la mort, car la perte du temps te coupe d&amp;rsquo;Allah et de l&amp;rsquo;au-delà, tandis que la mort te coupe du monde et de ses habitants. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il incombe au musulman de ne point se laisser abuser par ce bas monde : car ce qui y est sain finit par tomber malade, ce qui est neuf se fane, son plaisir se dissipe et sa jeunesse se flétrit. L&amp;rsquo;individu y chemine en voyage vers la demeure de l&amp;rsquo;au-delà, les échéances diminuent, les œuvres sont consignées et la mort survient à l&amp;rsquo;improviste. Celui qui sème le bien récoltera bientôt sa récompense et sa rétribution, et celui qui sème le mal récoltera le regret et l&amp;rsquo;affliction. À chaque semeur sa moisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, bénis nos temps, nos vies et nos œuvres, et dispose nos affaires vers la droiture. Accorde-nous la réussite pour saisir les occasions d&amp;rsquo;accomplir les œuvres pieuses durables. Fais-nous aimer la bienfaisance et détester le mal. Fais de nous ceux qui jeûnent ce mois d&amp;rsquo;un jeûne qui soit un moyen d&amp;rsquo;obtenir Ton agrément et de mériter Ton Paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari dans son authentique, en ta&amp;rsquo;liq, dans le Livre d&amp;rsquo;Al Riqaq, chapitre de l&amp;rsquo;espoir et de sa longueur&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Abu Nu&amp;rsquo;aym dans Hilyat Al Awliya (5/292)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Hakim dans Al Mustadrak (7846)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (2602)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Sahih Al Bukhari (6412)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Lata&amp;rsquo;if Al Ma&amp;rsquo;arif d&amp;rsquo;Ibn Rajab (p.6)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Cité par Ibn Hajar dans Fath Al Bari (11/230)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Al Fawa&amp;rsquo;id d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p.44)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>L'intégrité des coeurs et des langues</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/lintegrite-des-coeurs-et-des-langues/</link><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/lintegrite-des-coeurs-et-des-langues/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/lintegrite-des-coeurs-et-des-langues/image.jpg" alt="Featured image of post L'intégrité des coeurs et des langues" /&gt;&lt;p&gt;Al Hakim et d&amp;rsquo;autres ont rapporté d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Le jeûne ne consiste pas seulement à s&amp;rsquo;abstenir de manger et de boire, mais à s&amp;rsquo;abstenir de paroles fausses et obscènes. Si quelqu&amp;rsquo;un t&amp;rsquo;insulte ou te provoque, dis : &amp;ldquo;Je jeûne&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. L&amp;rsquo;Imam Ahmad a rapporté d&amp;rsquo;après Yazid ibn &amp;lsquo;Abd Allah ibn Al Shikhkhir, selon un bédouin qui a entendu le Prophète ﷺ dire : « Le jeûne du mois de la patience et celui des trois jours de chaque mois font disparaître la chaleur du cœur »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les traits les plus remarquables et les nobles caractéristiques qui témoignent de la perfection de la foi des fervents jeûneurs et de la noblesse de leurs mœurs : la pureté de leurs cœurs et de leurs langues envers leurs frères croyants. Dans leurs cœurs, il n&amp;rsquo;y a ni rancune, ni jalousie, ni animosité. Sur leurs langues, il n&amp;rsquo;y a ni calomnie, ni médisance, ni mensonge, ni propos malveillants. Au contraire, leurs cœurs ne portent que l&amp;rsquo;amour, la bienveillance, la miséricorde, la compassion et la générosité. Leurs langues ne prononcent que des paroles utiles, des discours bénéfiques et des invocations véridiques. Ils font partie de ceux qu&amp;rsquo;Allah a loués et dont Il a fait l&amp;rsquo;éloge dans Sa parole (dans le sens rapproché) : « Ceux qui vinrent après eux disent : &amp;ldquo;Notre Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu&amp;rsquo;à nos frères qui nous ont précédés dans la foi, et ne mets dans nos cœurs aucune rancune envers ceux qui croient. Notre Seigneur, Tu es plein de mansuétude et de miséricorde.&amp;rdquo; » [Sourate 59, v.10]. Leur Seigneur les a ainsi qualifiés de deux grandes qualités et deux nobles vertus : l&amp;rsquo;une concerne la langue, car envers leurs frères croyants, elle n&amp;rsquo;est que source de conseils et d&amp;rsquo;invocations : « Ils disent : &amp;ldquo;Notre Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu&amp;rsquo;à nos frères qui nous ont précédés dans la foi&amp;rdquo; ». L&amp;rsquo;autre concerne le cœur, car leurs cœurs sont purs envers leurs frères croyants, exempts de rancœur, de jalousie, d&amp;rsquo;amertume, de malveillance ou de tout autre vice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;intégrité du cœur et de la langue comptent parmi les indicateurs les plus éloquents et les preuves les plus manifestes de la plénitude du jeûne et de sa perfection. Les pieux prédécesseurs considéraient que les meilleurs d&amp;rsquo;entre eux étaient ceux dont la poitrine et la langue étaient les plus pures. Iyas ibn Mu&amp;rsquo;awiya ibn Qurra a dit : « Ceux qu&amp;rsquo;ils considéraient comme les meilleurs parmi eux, c&amp;rsquo;est-à-dire les pieux prédécesseurs, étaient ceux dont la poitrine était la plus pure et la langue la moins portée à médire »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Sufyan ibn Dinar a dit : « J&amp;rsquo;ai demandé à Abu Bashir, l&amp;rsquo;un des compagnons de &amp;lsquo;Ali, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : &amp;ldquo;Raconte-moi les actes de ceux qui nous ont précédés.&amp;rdquo; Il a répondu : &amp;ldquo;Ils agissaient modestement et étaient récompensés abondamment.&amp;rdquo; Je lui ai demandé : &amp;ldquo;Pourquoi cela ?&amp;rdquo; Il a répondu : &amp;ldquo;En raison de la pureté de leurs cœurs.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Ramadan est une occasion inestimable et une grâce divine pour purifier les poitrines et les langues de toutes les impuretés et les maladies. Ce qui importe dans ton jeûne n&amp;rsquo;est pas que tu t&amp;rsquo;abstiennes de manger et de boire, tandis que ton cœur se nourrit de rancœur, de jalousie et d&amp;rsquo;amertume envers les serviteurs d&amp;rsquo;Allah, ou que ta langue se livre à la médisance, au colportage, à la tromperie, au mensonge, à l&amp;rsquo;injure et à l&amp;rsquo;insulte. Celui dont tel est l&amp;rsquo;état n&amp;rsquo;aura rien tiré de son jeûne hormis la faim et la soif, comme le mentionne le hadith : « Il est possible qu&amp;rsquo;un jeûneur ne récolte de son jeûne que la faim et la soif, et qu&amp;rsquo;un veilleur en prière ne récolte de sa veillée que l&amp;rsquo;insomnie »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ce hadith a été rapporté par Ahmad d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, et est attribué au Prophète ﷺ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale raison de l&amp;rsquo;intégrité des poitrines et des langues de ces êtres qui ont excellé réside dans la force de leur lien avec Allah et leur profonde satisfaction à Son égard. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La satisfaction ouvre les portes de l&amp;rsquo;intégrité. Elle rend le cœur sain, exempt de tromperie, de corruption et de rancœur. Personne n&amp;rsquo;échappe au châtiment d&amp;rsquo;Allah excepté celui qui se présente à Lui avec un cœur pur. De même, la pureté du cœur est incompatible avec la colère et l&amp;rsquo;insatisfaction. Plus le serviteur est satisfait, plus son cœur est sain. La malveillance, la corruption et la tromperie accompagnent la colère, tandis que l&amp;rsquo;intégrité du cœur, sa piété et son bon conseil vont de pair avec la satisfaction. De même, la jalousie est le fruit de la colère, tandis que l&amp;rsquo;intégrité du cœur est le fruit de la satisfaction »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fruits de l&amp;rsquo;intégrité du cœur, qui elle-même découle de la satisfaction, sont innombrables. L&amp;rsquo;intégrité du cœur apporte le repos en ce monde, la tranquillité et la sérénité. Sa récompense dans l&amp;rsquo;au-delà figure parmi les meilleures rétributions, et son butin en ce jour est le plus considérable de tous. Dans un récit de Zayd ibn Aslam : « On rendit visite à Abu Dujanah, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, alors qu&amp;rsquo;il était malade, et son visage rayonnait. On lui demanda : &amp;ldquo;Pourquoi ton visage rayonne-t-il ?&amp;rdquo; Il répondit : &amp;ldquo;Rien de mes actes n&amp;rsquo;est plus précieux à mes yeux que deux choses : je ne parle pas de ce qui ne me concerne pas, et mon cœur est pur envers les musulmans&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ce qui aide le musulman à préserver la pureté de sa poitrine et de sa langue envers ses frères : se tourner vers Allah et Lui demander cela avec véracité et sincérité, méditer sur les conséquences louables et les résultats bénis, tant dans ce monde que dans l&amp;rsquo;au-delà, qui en découlent, et réfléchir aux conséquences néfastes et aux aboutissements terribles de celui qui nourrit son cœur d&amp;rsquo;animosité, de rancune et d&amp;rsquo;amertume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté du Prophète ﷺ, dans de nombreuses invocations, qu&amp;rsquo;il a demandé à Allah la guidance du cœur, sa préservation et son raffermissement. Comme lorsqu&amp;rsquo;il disait ﷺ : « Ô Allah, donne à mon âme sa piété et purifie-la, car Tu es le meilleur à la purifier »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il a également dit ﷺ : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre un cœur qui ne craint pas »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ou encore : « Ô Toi qui fais tourner les cœurs, affermis mon cœur sur Ta religion »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Et enfin : « Ô Allah, place une lumière dans mon cœur »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saisissons donc cette occasion du mois béni pour traiter les maladies des cœurs et des langues, et veillons avec attention à leur pureté et à leur intégrité. Car c&amp;rsquo;est par leur intégrité que l&amp;rsquo;individu se préserve, ainsi que sa religion et sa vie. Mais si elles sont corrompues, alors la religion et la vie le sont également. Notre Messager ﷺ nous a enseigné une grande invocation que le musulman prononce le matin, le soir et lorsqu&amp;rsquo;il se couche. Il y cherche refuge auprès d&amp;rsquo;Allah contre les deux sources dont émane le mal et contre les deux aboutissements auxquels il conduit, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse de l&amp;rsquo;un ou des deux. Al Tirmidhi et Abu Dawud ont rapporté d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Abu Bakr Al Siddiq, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, demanda au Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ : &amp;ldquo;Apprends-moi des paroles que je puisse dire le matin et le soir.&amp;rdquo; Il répondit : &amp;ldquo;Dis : Ô Allah, Créateur des cieux et de la terre, Savant de l&amp;rsquo;invisible et du visible, Seigneur de toute chose et son Souverain. Je témoigne qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration que Toi. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de mon âme, contre le mal du shaytan et son Shirk.&amp;rdquo; Il ajouta : &amp;ldquo;Dis cela le matin, le soir et quand tu t&amp;rsquo;apprêtes à te coucher&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Dans une autre version : « Et que je commette un mal envers moi-même ou que je le cause à un musulman »&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce grand hadith renferme la recherche de la protection auprès d&amp;rsquo;Allah contre le mal, ses causes et ses aboutissements. En effet, tout mal émane soit de l&amp;rsquo;âme, soit du shaytan, c&amp;rsquo;est pourquoi il a cherché refuge auprès d&amp;rsquo;Allah dans sa parole : « Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de mon âme, contre le mal du shaytan et son Shirk. » Quant aux aboutissements du mal, soit il atteint la personne elle-même, soit il affecte son frère musulman : « Et que je commette un mal envers moi-même ou que je le cause à un musulman. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Allah, que cette invocation est parfaite, que ses objectifs sont élevés et que ses significations sont subtiles ! Comme il serait beau pour le jeûneur de l&amp;rsquo;intégrer à ses invocations assidues du matin, du soir et avant de dormir, en ce mois béni et tout au long de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, nous Te demandons des cœurs humblement soumis, des langues qui T&amp;rsquo;évoquent et des âmes obéissantes et sereines. Nous cherchons refuge auprès de Toi contre les maux de nos âmes et les méfaits de nos actions. Nous cherchons refuge auprès de Toi contre le mal du shaytan et son Shirk, et contre le fait de commettre un mal envers nous-mêmes ou de le causer à un musulman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Mustadrak d&amp;rsquo;Al Hakim (1/595, n°1570)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (23070)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tabarani dans Makarim Al Akhlaq&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Al Sari dans son livre Al Zuhd&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (2/374, n°8842)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Madarij Al Salikin d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Al Tabaqat Al Kubra d&amp;rsquo;Ibn Sa&amp;rsquo;d (3/557), Siyar A&amp;rsquo;lam Al Nubala (1/205), et Tarikh Al Islam d&amp;rsquo;Al Dhahabi (3/70)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2722), Al Nassai (5460), et Ahmad (19204)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (3482) et Al Nassai (5460)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (2140)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6316) et Muslim (763)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (3529) et Abu Dawud (5067)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (3529) du hadith de &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr ibn Al &amp;lsquo;As&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Les mérites du jeûne</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-merites-du-jeune/</link><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-merites-du-jeune/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/les-merites-du-jeune/image.jpg" alt="Featured image of post Les mérites du jeûne" /&gt;&lt;p&gt;Le jeûne compte parmi les plus nobles adorations et les plus éminentes obéissances. De nombreux textes en ont vanté les mérites et la grandeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les vertus du jeûne : Allah l&amp;rsquo;a prescrit à toutes les communautés et le leur a rendu obligatoire. Il a dit (dans le sens rapproché) : « Ô vous qui avez cru ! On vous a prescrit le jeûne comme on l&amp;rsquo;a prescrit à ceux qui vous ont précédé, ainsi atteindrez-vous la piété » [Sourate 2, v.183]. S&amp;rsquo;il ne s&amp;rsquo;agissait pas d&amp;rsquo;une adoration majeure, indispensable aux créatures en tant qu&amp;rsquo;acte de dévotion envers Allah, et eu égard à ce qu&amp;rsquo;elle recèle comme rétribution, Allah ne l&amp;rsquo;aurait pas rendu obligatoire pour toutes les communautés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but recherché par le jeûne est la réalisation de la piété, qu&amp;rsquo;Allah a ordonnée et prescrite à toutes les communautés : « Nous avons enjoint à ceux à qui le Livre a été donné avant vous, ainsi qu&amp;rsquo;à vous-mêmes, la crainte pieuse d&amp;rsquo;Allah » [Sourate 4, v.131].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les mérites du jeûne, sa récompense n&amp;rsquo;est soumise à aucune limite chiffrée : le jeûneur reçoit sa rétribution sans compter. Al Bukhari et Muslim ont rapporté dans leurs recueils authentiques, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Allah a dit : &amp;ldquo;Tout acte du fils d&amp;rsquo;Adam lui revient, sauf le jeûne. Il est certes à Moi et c&amp;rsquo;est Moi qui le rétribue. Le jeûne est un bouclier. Quand l&amp;rsquo;un de vous jeûne un jour, qu&amp;rsquo;il ne soit ni grossier ni querelleur. Si quelqu&amp;rsquo;un l&amp;rsquo;insulte ou l&amp;rsquo;attaque, qu&amp;rsquo;il dise : &amp;lsquo;Je jeûne&amp;rsquo;. Par Celui qui détient l&amp;rsquo;âme de Mohammed dans Sa Main, l&amp;rsquo;haleine du jeûneur est plus agréable auprès d&amp;rsquo;Allah que l&amp;rsquo;odeur du musc. Le jeûneur a deux joies : quand il rompt son jeûne, il se réjouit et quand il rencontre son Seigneur, il se réjouit de son jeûne&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Dans la version de Muslim : « Tout acte du fils d&amp;rsquo;Adam est multiplié. La bonne action vaut dix, à sept cents multiples. Allah, Exalté soit-Il, a dit : &amp;ldquo;sauf le jeûne. Il est certes à Moi et c&amp;rsquo;est Moi qui le rétribue. Il délaisse ses passions et sa nourriture pour Moi&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ce remarquable hadith met en lumière le mérite du jeûne sous plusieurs aspects, que l&amp;rsquo;éminent Cheikh Mohammed ibn Salih Al &amp;lsquo;Uthaymin, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a détaillés :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Allah a distingué le jeûne parmi l&amp;rsquo;ensemble des actes en Se l&amp;rsquo;attribuant, en raison de la noblesse de cette adoration, de l&amp;rsquo;amour qu&amp;rsquo;Il lui porte et de la sincérité qui s&amp;rsquo;y manifeste. Il s&amp;rsquo;agit en effet d&amp;rsquo;un secret entre le serviteur et son Seigneur, que nul autre qu&amp;rsquo;Allah ne peut connaître. Le jeûneur peut se trouver en un lieu retiré, à portée de tout ce que le jeûne interdit, et pourtant s&amp;rsquo;en abstenir, sachant qu&amp;rsquo;il a un Seigneur qui l&amp;rsquo;observe jusque dans son intimité. Il se retient donc par crainte de Son châtiment et par espérance de Sa récompense. C&amp;rsquo;est pourquoi Allah le rétribue pour cette sincérité et S&amp;rsquo;est réservé le jeûne parmi ses autres actions. C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;Il dit : « Il délaisse ses passions et sa nourriture pour Moi ». Cette distinction se manifestera au Jour de la Résurrection, comme l&amp;rsquo;a dit Sufyan ibn &amp;lsquo;Uyaynah, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde : « Le Jour de la Résurrection, Allah, Exalté soit-Il, jugera Son serviteur et le rétribuera de toutes les injustices qu&amp;rsquo;il a commises par l&amp;rsquo;ensemble de ses actions, en compensation envers ceux qu&amp;rsquo;il a lésés, jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;il ne subsiste plus que le jeûne. Allah Se chargera alors de régler les injustices restantes et le fera entrer au Paradis grâce au jeûne »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Allah a dit à propos du jeûne : « et c&amp;rsquo;est Moi qui le rétribue ». Il a ainsi rattaché la récompense à Sa Personne Généreuse, car la rétribution des bonnes actions est multipliée : une bonne action vaut dix fois sa valeur, jusqu&amp;rsquo;à sept cents fois, voire davantage encore. Toutefois, s&amp;rsquo;agissant du jeûne, Allah en a rattaché la récompense à Lui-même, sans en fixer la mesure. Il est assurément le plus Généreux des généreux et le plus Bienfaisant des bienfaisants, et la récompense est à la hauteur de la générosité de celui qui l&amp;rsquo;octroie. Aussi la rétribution du jeûneur est-elle immense, sans borne aucune. En outre, le jeûne réunit toutes les formes de patience : la patience dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah, la patience face à Ses interdits, et la patience devant les épreuves qu&amp;rsquo;Il a décrétées, telles que la faim, la soif et l&amp;rsquo;affaiblissement du corps et de l&amp;rsquo;âme. Les trois catégories de patience s&amp;rsquo;y trouvent ainsi rassemblées, et le jeûneur accède au rang des endurants. Allah a dit : « Les endurants seront récompensés sans compter » [Sourate 39, v.10].&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le jeûne est un bouclier, c&amp;rsquo;est-à-dire une barrière et un rempart qui préserve le jeûneur des propos futiles et des paroles grossières. C&amp;rsquo;est pourquoi il a été dit : « Et lorsque l&amp;rsquo;un de vous jeûne, qu&amp;rsquo;il ne tienne pas de propos obscènes et qu&amp;rsquo;il ne se querelle pas. » Le jeûne le protège également du Feu. L&amp;rsquo;Imam Ahmad, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a rapporté dans son Musnad, d&amp;rsquo;après Jabir ibn &amp;lsquo;Abd Allah, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Le jeûne est une protection par laquelle le serviteur se préserve du Feu »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;haleine du jeûneur est plus agréable auprès d&amp;rsquo;Allah que le parfum du musc, car elle procède du jeûne ; elle est donc agréée d&amp;rsquo;Allah et aimée de Lui. Cela témoigne de l&amp;rsquo;immense valeur du jeûne auprès d&amp;rsquo;Allah, au point que ce qui répugne aux gens et les rebute devient, aux yeux d&amp;rsquo;Allah, aimé et agréable, puisqu&amp;rsquo;il découle de l&amp;rsquo;obéissance qui Lui est vouée par le jeûne.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le jeûneur connaît deux joies : celle qu&amp;rsquo;il éprouve au moment de la rupture du jeûne, et celle qu&amp;rsquo;il goûtera lors de sa rencontre avec son Seigneur. Sa joie à la rupture du jeûne tient à ce qu&amp;rsquo;Allah lui a accordé comme bienfait en lui permettant d&amp;rsquo;accomplir l&amp;rsquo;adoration du jeûne, l&amp;rsquo;une des plus nobles œuvres pieuses. Combien en sont privés et ne jeûnent pas ! Il se réjouit également de ce qu&amp;rsquo;Allah lui rend licite en termes de nourriture, de boisson et de relations conjugales, qui lui étaient interdites durant le jeûne. Quant à sa joie lors de la rencontre avec son Seigneur, il se réjouira de son jeûne en trouvant sa récompense pleine et abondante auprès d&amp;rsquo;Allah, à l&amp;rsquo;instant où il en aura le plus grand besoin, lorsqu&amp;rsquo;il sera proclamé : « Où sont ceux qui jeûnaient ? Qu&amp;rsquo;ils entrent au Paradis par la porte d&amp;rsquo;Al Rayan, que nul autre qu&amp;rsquo;eux ne franchira. »&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Parmi les mérites du jeûne figure également son intercession en faveur de celui qui le pratique au Jour de la Résurrection. Ahmad a rapporté ce hadith, de même qu&amp;rsquo;Al Tabarani et Al Hakim, qui l&amp;rsquo;a jugé authentique selon les critères de Muslim, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Prophète ﷺ a dit : « Le jeûne et le Coran intercéderont pour le serviteur le Jour de la Résurrection. Le jeûne dira : &amp;ldquo;Seigneur, je l&amp;rsquo;ai certes privé de nourriture et de ses passions durant la journée, permets-moi d&amp;rsquo;intercéder en sa faveur&amp;rdquo;. Le Coran dira : &amp;ldquo;Seigneur, je l&amp;rsquo;ai privé de sommeil durant la nuit, permets-moi d&amp;rsquo;intercéder en sa faveur&amp;rdquo;. Il (Allah) dira : &amp;ldquo;Intercédez&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeûne possède une autre vertu : il existe au Paradis une porte nommée Al Rayan, réservée exclusivement aux jeûneurs. Al Bukhari et Muslim ont rapporté, d&amp;rsquo;après Sahl ibn Sa&amp;rsquo;d, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Au Paradis se trouve une porte appelée Al Rayan, par laquelle entreront uniquement les jeûneurs le Jour de la Résurrection. Nul autre qu&amp;rsquo;eux n&amp;rsquo;y pénétrera. On appellera : &amp;ldquo;Où sont les jeûneurs ?&amp;rdquo;, et ils se lèveront. Personne d&amp;rsquo;autre qu&amp;rsquo;eux n&amp;rsquo;entrera par cette porte. Une fois qu&amp;rsquo;ils y seront entrés, elle sera close, et plus personne n&amp;rsquo;y pénétrera »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les mérites du jeûne également : lorsqu&amp;rsquo;un serviteur l&amp;rsquo;observe conformément à la législation, en veillant à la sincérité envers Allah et au suivi de la Sunnah de Son Messager ﷺ, il en récoltera des fruits abondants. Parmi ceux-ci : l&amp;rsquo;affermissement sur la vérité, l&amp;rsquo;accroissement de la foi, le renforcement de la certitude, le développement de nobles qualités morales, la maîtrise des désirs, ainsi que l&amp;rsquo;émergence de multiples œuvres du cœur telles que la crainte, l&amp;rsquo;espérance et l&amp;rsquo;amour. Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Étant donné que les bienfaits du jeûne sont clairement perceptibles pour les esprits sains et les natures droites, Allah l&amp;rsquo;a prescrit à Ses serviteurs par miséricorde envers eux, par bienveillance à leur égard, pour leur protection et leur sauvegarde »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, permets-nous d&amp;rsquo;atteindre ce que Tu aimes et agrées, guide-nous vers la piété et la droiture, enseigne-nous ce dont nous sommes ignorants, et fais-nous tirer profit de ce que Tu nous as enseigné. Place-nous parmi ceux qui connaissent les mérites du jeûne et mettent en œuvre ce qui est requis d&amp;rsquo;eux à cet égard : sincérité, perfection et accomplissement du jeûne d&amp;rsquo;une manière que Tu agrées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté dans les deux authentiques Al Bukhari (1904), Muslim (1150), les termes sont ceux d&amp;rsquo;Al Bukhari&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Muslim (1150)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bayhaqi dans Al Sunan Al Kubra (4/274)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par l&amp;rsquo;Imam Ahmad dans le Musnad (3/396, n°15200)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (2/174, n°6626), et dans Al Mustadrak d&amp;rsquo;Al Hakim (1/740)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;authentique d&amp;rsquo;Al Bukhari (1896), Muslim (1152), les termes sont ceux d&amp;rsquo;Al Bukhari&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Zad Al Ma&amp;rsquo;ad d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (2/28)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Le mois de Ramadan, une grâce immense</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-mois-de-ramadan-une-grace-immense/</link><pubDate>Wed, 18 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-mois-de-ramadan-une-grace-immense/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/le-mois-de-ramadan-une-grace-immense/image.jpg" alt="Featured image of post Le mois de Ramadan, une grâce immense" /&gt;&lt;p&gt;Allah a comblé Ses serviteurs de bienfaits innombrables, qui ne sauraient être dénombrés ni comptés. Allah a dit (dans le sens rapproché) : « Et si vous comptiez les bienfaits d&amp;rsquo;Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L&amp;rsquo;homme est certes très injuste et très ingrat » [Sourate 14, v.34]. Ces bienfaits sont tantôt universels, tantôt particuliers, tantôt religieux, tantôt mondains. Allah a orienté Ses serviteurs vers ces bienfaits, les a guidés vers eux et les a appelés à la demeure de la paix : « Et Allah appelle à la Demeure de la Paix et guide qui Il veut vers un droit chemin » [Sourate 10, v.25]. Il les a préservés dans leurs raisons et leurs corps, les a pourvus de bonnes subsistances et leur a assujetti tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Tout cela est un don d&amp;rsquo;Allah pour que Ses serviteurs Le remercient, L&amp;rsquo;adorent seul sans associé, qu&amp;rsquo;ils obtiennent Son agrément et qu&amp;rsquo;ils gagnent Sa grâce et Ses miséricordes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;un des plus grands dons et bienfaits d&amp;rsquo;Allah envers Ses serviteurs est d&amp;rsquo;avoir légiféré le jeûne du mois béni de Ramadan, et d&amp;rsquo;en avoir fait l&amp;rsquo;un des piliers majeurs, un des fondements de la religion sur lesquels elle repose. Comme le jeûne du Ramadan est l&amp;rsquo;une des grandes bénédictions qu&amp;rsquo;Allah a accordées à Ses serviteurs, Il a clôturé les versets dans lesquels Il a ordonné le jeûne du mois de Ramadan en disant : « Afin que vous soyez reconnaissants » [Sourate 2, v.185], car la gratitude est le but pour lequel Il a créé la création et accordé cette variété de bienfaits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base de la gratitude et sa véritable nature est : « La reconnaissance de la faveur du Bienfaiteur en se soumettant à Lui avec humilité, soumission et amour. Celui qui ne reconnaît pas la faveur, mais l&amp;rsquo;ignore, ne peut faire preuve de gratitude. Celui qui la reconnaît mais ignore celui qui l&amp;rsquo;a octroyée ne la remercie pas non plus. Celui qui reconnaît le bienfait et celui qui l&amp;rsquo;a accordé, mais le nie, comme celui qui nie la faveur du bienfaiteur sur lui, a alors mécru en ce bienfait. Celui qui reconnaît la faveur et celui qui l&amp;rsquo;a accordée, sans y mécroire, mais ne se soumet pas à Lui, ne L&amp;rsquo;aime pas, n&amp;rsquo;agrée pas pour Lui et par Lui, n&amp;rsquo;a pas non plus fait preuve de gratitude. Celui qui reconnaît la faveur ainsi que celui qui l&amp;rsquo;a accordée, se soumet à Lui, L&amp;rsquo;aime, agrée pour Lui et par Lui, et l&amp;rsquo;utilise dans Son amour et Son obéissance, celui-là est le reconnaissant pour ce bienfait. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il devient clair que « la gratitude est basée sur cinq principes : la soumission du reconnaissant au Bienfaiteur, son amour pour Lui, la reconnaissance de Sa faveur, ses éloges pour et par elle, et qu&amp;rsquo;il ne l&amp;rsquo;utilise pas dans ce qu&amp;rsquo;Il déteste. Ces cinq principes sont les bases de la gratitude, sur lesquelles elle repose. Si l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;eux manque, alors une de ses bases en est absente. Quiconque parle de gratitude le fait revenir à ces principes et gravite autour d&amp;rsquo;eux. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens diffèrent considérablement dans la réalisation de la gratitude en raison de leurs divers niveaux de connaissance concernant ce qui la nécessite, et la connaissance qu&amp;rsquo;ils ont du Créateur Majestueux, du Seigneur Grandiose et du Bienfaiteur Généreux. Certains d&amp;rsquo;entre eux ont une connaissance détaillée d&amp;rsquo;Allah à travers Ses noms, Ses attributs, Ses actions, la singularité de Ses créations et de Ses actes, la beauté de Ses bienfaits et de Ses dons. Leur cœur s&amp;rsquo;est alors rempli d&amp;rsquo;amour pour Lui, leur langue s&amp;rsquo;occupe avec ferveur à Le louer, leurs membres s&amp;rsquo;emploient à faire ce qui Le satisfait, et ils reconnaissent toutes Ses bénédictions dont Il les a comblés, les utilisant dans ce qui Lui plaît et Le satisfait. D&amp;rsquo;autres, cependant, ont corrompu leur âme par l&amp;rsquo;insouciance envers Allah et l&amp;rsquo;ignorance de Lui, ne recevant d&amp;rsquo;Allah que davantage de distance en raison de leur déni et de leur refus, ou parce qu&amp;rsquo;ils L&amp;rsquo;ont reconnu sans se conformer à Son commandement et sans se soumettre à Sa législation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois béni de Ramadan est une grâce divine, une faveur du Seigneur accordée aux serviteurs afin que les croyants renforcent leur foi et que se repentent ceux qui étaient négligents et défaillants. Allah a placé dans ce mois des spécificités et l&amp;rsquo;a distingué des autres mois par des caractéristiques qui le rendent unique. Arrêtons-nous un instant sur quelques-unes d&amp;rsquo;entre elles, afin de saisir la grandeur de cette bénédiction qu&amp;rsquo;Allah nous a accordée, et afin que nous puissions être reconnaissants comme Il convient et L&amp;rsquo;adorer comme Il se doit.&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le mois béni de Ramadan, le mois du jeûne, a une particularité liée au Coran. C&amp;rsquo;est le mois où le noble Coran a été révélé comme guide pour l&amp;rsquo;humanité, comme l&amp;rsquo;a dit le Très-Haut : « Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement » [Sourate 2, v.185]. Dans ce noble verset, Allah a distingué le mois du jeûne parmi tous les autres mois, en y choisissant de révéler le sublime Coran. Bien plus encore, il est rapporté dans un hadith qu&amp;rsquo;il est le mois durant lequel tous les Livres divins furent révélés aux prophètes. Dans le Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad et le Mu&amp;rsquo;jam de Al Tabarani, qu&amp;rsquo;Allah leur fasse miséricorde, d&amp;rsquo;après Wathila ibn Al Asqa&amp;rsquo;, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Les feuillets d&amp;rsquo;Abraham ont été descendus la première nuit de Ramadan, la Torah a été descendue la sixième nuit de Ramadan, l&amp;rsquo;Évangile a été descendu la treizième nuit de Ramadan, et le Coran a été descendu la vingt-quatrième nuit de Ramadan »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ce hadith indique que le mois de Ramadan est le mois où les Livres divins étaient révélés aux prophètes, paix sur eux. Les Livres furent révélés en une seule fois aux prophètes, mais en ce qui concerne le noble Coran, en raison de son mérite et de sa grandeur, il a été descendu en une seule fois vers Bayt Al Izzah au ciel le plus proche, et cela s&amp;rsquo;est produit pendant la Nuit du Destin du mois béni de Ramadan, comme Allah l&amp;rsquo;a dit : « Nous l&amp;rsquo;avons descendu pendant la Nuit du Destin » [Sourate 97, v.1]. Et Il a dit, exalté soit-Il : « Nous l&amp;rsquo;avons fait descendre en une nuit bénie. Nous sommes certes Celui qui avertit » [Sourate 44, v.3]. Ensuite, il a été descendu progressivement au fil des mois et des jours sur le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ. Il y a en cela une preuve de la grandeur du mois du jeûne, le mois béni de Ramadan, et de son caractère particulier avec le Coran. C&amp;rsquo;est ainsi que cette communauté a reçu de la part d&amp;rsquo;Allah cette immense faveur, la descente de Sa grande révélation et de Sa noble parole, contenant la guidée : « comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement ». Un guide pour les intérêts religieux et mondains, exposant la vérité de la manière la plus claire, et distinguant entre la guidée et l&amp;rsquo;égarement, entre la vérité et le mensonge, entre les ténèbres et la lumière.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Ramadan contient la Nuit du Destin, dont Allah a dit : « Et qui te dira ce qu&amp;rsquo;est la Nuit du Destin ? La Nuit du Destin est meilleure que mille mois » [Sourate 97, v.2-3]. Cela signifie que les actes accomplis pendant cette nuit valent mieux que mille mois qui ne contiennent pas cette nuit, de même que la récompense associée.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le jeûne de ce mois est une cause de pardon des péchés. Al Bukhari et Muslim ont rapporté d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui jeûne le mois de Ramadan par foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Par foi en Allah, en agréant l&amp;rsquo;obligation du jeûne, en espérant sa récompense et sa rétribution. Il ne déteste pas son obligation, il ne doute pas de sa récompense et de sa rétribution, à savoir qu&amp;rsquo;Allah lui pardonne ses péchés passés. Dans l&amp;rsquo;authentique de Muslim, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra également, le Prophète ﷺ a dit : « Les cinq prières obligatoires, le vendredi jusqu&amp;rsquo;au suivant et le mois de Ramadan jusqu&amp;rsquo;à celui qui le suit sont des actions qui expient les péchés commis entre elles, tant que l&amp;rsquo;on évite les grands péchés. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;En complément de ce qui a été mentionné précédemment, celui qui observe le jeûne de Ramadan par foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. De plus, durant ce mois, les démons sont enchaînés, les portes du paradis sont ouvertes et les portes de l&amp;rsquo;enfer sont fermées. Chaque nuit de ce mois, Allah affranchit des croyants du feu.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Dans ce mois béni, Allah a accordé la victoire aux musulmans contre leurs ennemis polythéistes lors de la grande bataille de Badr. Le nombre d&amp;rsquo;associateurs lors de cette bataille était trois fois supérieur à celui des musulmans. Au cours de ce mois également, La Mecque, la ville honorée, la terre sûre, fut conquise par le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ, qui la purifia des idoles. Le nombre d&amp;rsquo;idoles dans la Ka&amp;rsquo;ba et autour d&amp;rsquo;elle était de trois cent soixante. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ brisa ces idoles en disant : « La vérité est venue et le faux a disparu. Le faux est destiné à disparaître » [Sourate 17, v.81]. Ainsi, ce mois est un mois de persévérance, d&amp;rsquo;efforts et d&amp;rsquo;œuvres, un mois de dévotion et de lutte dans la voie d&amp;rsquo;Allah. Un mois doté d&amp;rsquo;une telle vertu et au cours duquel Allah témoigne à Ses serviteurs une telle bonté mérite d&amp;rsquo;être tenu en haute estime et d&amp;rsquo;être une saison pour l&amp;rsquo;adoration et une provision pour l&amp;rsquo;au-delà.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, fais de nous ceux qui reconnaissent la valeur et le caractère sacré de ce mois. Accorde-nous le succès pour accomplir ce que Tu agrées. Tu es Celui qui exauce les invocations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, accorde-nous Ton obéissance, aide-nous à Te rappeler, à Te remercier et à parfaire Ton adoration. Facilite-nous la voie. Parfais sur nous la grâce d&amp;rsquo;honorer ce noble hôte en observant le jeûne et la prière, et en adoptant un noble comportement durant ce mois, ô Seigneur des univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Tariq Al Hijratayn d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p.175)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Madarij Al Salikin d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (2/244)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Musnad d&amp;rsquo;Ahmad (4/107, n°16921), Al Tabarani (17646), les termes sont ceux d&amp;rsquo;Ahmad&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté dans les deux authentiques Al Bukhari (2014), Muslim (760)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Muslim (233)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Le mois de Ramadan, une saison de l'au-delà</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-mois-de-ramadan-une-saison-de-lau-dela/</link><pubDate>Wed, 18 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-mois-de-ramadan-une-saison-de-lau-dela/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/le-mois-de-ramadan-une-saison-de-lau-dela/image.jpg" alt="Featured image of post Le mois de Ramadan, une saison de l'au-delà" /&gt;&lt;p&gt;Toutes les louanges reviennent de droit à Allah, Seigneur des mondes. Que la prière et le salut, dans leur plénitude et leur perfection, soient sur le maître des prophètes et des envoyés, notre Prophète Mohammed ﷺ, sur les membres de sa famille croyants, ses compagnons et quiconque suit sa guidée jusqu&amp;rsquo;au Jour du Jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci étant dit, il est connu qu&amp;rsquo;Allah a privilégié certaines périodes par rapport à d&amp;rsquo;autres. Il a ainsi distingué le mois de Ramadan parmi tous les mois, la Nuit du Destin parmi toutes les nuits, le jour de &amp;lsquo;Arafah parmi tous les jours, et le vendredi parmi tous les jours de la semaine :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et ton Seigneur crée ce qu&amp;rsquo;Il veut et choisit. [Sourate 28, v.68]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les musulmans ont devant eux, en ces jours, une saison parmi les saisons de l&amp;rsquo;au-delà : le mois béni de Ramadan. Allah a prescrit aux musulmans le jeûne de ses journées, et le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a instauré comme Sunnah la prière nocturne de ses nuits. Allah ﷿ a dit (dans le sens rapproché):&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô vous qui avez cru ! Le jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit à ceux qui vous ont précédés, afin que vous atteigniez la piété. Durant des jours comptés. Quiconque d&amp;rsquo;entre vous est malade ou en voyage, qu&amp;rsquo;il jeûne un nombre égal d&amp;rsquo;autres jours. Pour ceux qui ne pourraient le supporter qu&amp;rsquo;avec grande difficulté, il y a une compensation : nourrir un pauvre. Quiconque fait davantage de son plein gré, c&amp;rsquo;est un bien pour lui. Et que vous jeûniez est meilleur pour vous, si vous saviez. Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été révélé comme guide pour les gens, et preuves claires de la guidée et du discernement. Quiconque d&amp;rsquo;entre vous est présent en ce mois, qu&amp;rsquo;il le jeûne. Et quiconque est malade ou en voyage, qu&amp;rsquo;il jeûne un nombre égal d&amp;rsquo;autres jours. Allah veut pour vous la facilité et ne veut pas pour vous la difficulté, afin que vous complétiez le nombre, que vous proclamiez la grandeur d&amp;rsquo;Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants. [Sourate 2, v.183-185]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La Sunnah du Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ est venue expliciter le mérite du jeûne en général, et celui du jeûne de Ramadan en particulier. Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Toute œuvre du fils d&amp;rsquo;Adam est multipliée, la bonne action étant récompensée de dix à sept cents fois. Allah ﷿ a dit : &amp;ldquo;Sauf le jeûne, car il est pour Moi et c&amp;rsquo;est Moi qui en accorde la récompense. Le jeûneur délaisse son désir et sa nourriture pour Moi.&amp;rdquo; Le jeûneur connaît deux joies : une joie lors de sa rupture du jeûne, et une joie lors de sa rencontre avec son Seigneur. Et l&amp;rsquo;haleine altérée du jeûneur est plus agréable auprès d&amp;rsquo;Allah que le parfum du musc. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Allah a distingué le jeûne en le rapportant spécifiquement à Lui dans Sa parole « Sauf le jeûne, car il est pour Moi et c&amp;rsquo;est Moi qui en accorde la récompense », bien que toutes les adorations Lui soient vouées, comme Il ﷿ l&amp;rsquo;a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dis : « Ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur des mondes. Il n&amp;rsquo;a point d&amp;rsquo;associé. C&amp;rsquo;est ce qui m&amp;rsquo;a été ordonné, et je suis le premier des soumis. » [Sourate 6, v.162-163]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;c&amp;rsquo;est parce que le jeûne est un secret entre le serviteur et son Seigneur, que nul autre que Lui ne saurait percer. Le jeûneur pourrait manger chez lui sans que personne, hormis Allah, ne sache qu&amp;rsquo;il a rompu son jeûne. Quant à Sa parole « et c&amp;rsquo;est Moi qui en accorde la récompense », elle signifie qu&amp;rsquo;Il rétribue sans mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte également que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Quiconque dépense deux biens de même nature dans le sentier d&amp;rsquo;Allah sera appelé depuis les portes du Paradis : &amp;ldquo;Ô serviteur d&amp;rsquo;Allah, ceci est un bien !&amp;rdquo; Celui qui fait partie des gens de la prière sera appelé depuis la porte de la prière. Celui qui fait partie des gens du Jihad sera appelé depuis la porte du Jihad. Celui qui fait partie des gens du jeûne sera appelé depuis la porte Al Rayyan. Et celui qui fait partie des gens de l&amp;rsquo;aumône sera appelé depuis la porte de l&amp;rsquo;aumône. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce hadith, trois portes du Paradis portent le nom d&amp;rsquo;œuvres pieuses : la prière, le Jihad et l&amp;rsquo;aumône. Toutefois, la porte réservée au jeûne n&amp;rsquo;a pas été appelée « porte du jeûne », mais « porte Al Rayyan ». Ce nom évoque la pleine désaltération, car les jeûneurs ont enduré la soif par leur jeûne pour Allah. Allah ﷿ les a ainsi récompensés en les faisant entrer par une porte dont le nom même suggère l&amp;rsquo;apaisement de leur soif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari et Muslim rapportent d&amp;rsquo;après Sahl ibn Sa&amp;rsquo;d, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Il y a au Paradis une porte appelée Al Rayyan par laquelle entreront les jeûneurs le Jour de la Résurrection. Nul autre qu&amp;rsquo;eux n&amp;rsquo;y entrera. On dira : &amp;ldquo;Où sont les jeûneurs ?&amp;rdquo; Ils se lèveront alors, et nul autre qu&amp;rsquo;eux n&amp;rsquo;y entrera. Une fois qu&amp;rsquo;ils seront entrés, elle sera fermée et plus personne n&amp;rsquo;y aura accès. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque jeûne Ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeûne, au sens linguistique, désigne l&amp;rsquo;abstention. Au sens juridique, il désigne le fait de s&amp;rsquo;abstenir, par rapprochement envers Allah, de manger, de boire et de tout ce qui rompt le jeûne, depuis l&amp;rsquo;aube véritable jusqu&amp;rsquo;au coucher du soleil. Le sens juridique constitue un cas particulier du sens linguistique, car il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;une abstention spécifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;obligation de jeûner en s&amp;rsquo;abstenant de nourriture, de boisson et de tout ce qui rompt le jeûne s&amp;rsquo;applique au mois de Ramadan. Quant au jeûne de ce qui est illicite, il s&amp;rsquo;impose tout au long de la vie de l&amp;rsquo;être humain. Le musulman s&amp;rsquo;abstient durant les jours de Ramadan du licite et de l&amp;rsquo;illicite, et s&amp;rsquo;abstient tout au long de sa vie de l&amp;rsquo;illicite. Il emploie les membres dont Allah l&amp;rsquo;a gratifié (l&amp;rsquo;œil, la langue, l&amp;rsquo;oreille, la main, le pied et les parties intimes) dans ce qu&amp;rsquo;Allah a rendu licite, et s&amp;rsquo;interdit de les employer dans ce qu&amp;rsquo;Allah a proscrit. S&amp;rsquo;abstenir de les utiliser dans l&amp;rsquo;interdit constitue un jeûne au sens linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;œil a été créé pour contempler ce qu&amp;rsquo;Allah a rendu licite, et il est interdit de l&amp;rsquo;utiliser pour regarder l&amp;rsquo;illicite. S&amp;rsquo;en abstenir constitue son jeûne, et ce jugement est permanent. La langue a été dotée pour s&amp;rsquo;exprimer dans le bien, et il est interdit de l&amp;rsquo;employer dans l&amp;rsquo;illicite. S&amp;rsquo;en abstenir constitue son jeûne, et ce jugement est permanent. L&amp;rsquo;oreille a été créée pour écouter ce qui est autorisé, et il est interdit de l&amp;rsquo;employer pour entendre ce qui ne l&amp;rsquo;est pas. S&amp;rsquo;en abstenir constitue son jeûne, et ce jugement est permanent. La main a été créée pour saisir ce qui est licite, et il est interdit de l&amp;rsquo;employer dans tout ce qui est illicite. S&amp;rsquo;en abstenir constitue son jeûne, et ce jugement est permanent. Le pied a été conçu pour marcher vers le bien, et il est interdit de l&amp;rsquo;utiliser pour se diriger vers l&amp;rsquo;illicite. S&amp;rsquo;en abstenir constitue son jeûne, et ce jugement est permanent. Les parties intimes ne doivent être sollicitées que dans le licite, et il est interdit de les employer dans l&amp;rsquo;illicite. S&amp;rsquo;en abstenir constitue leur jeûne, et ce jugement est permanent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a promis une récompense immense à quiconque se montre reconnaissant pour ces bienfaits et les emploie conformément à Son commandement. Il a menacé quiconque ne les préserve pas et ne respecte pas l&amp;rsquo;usage pour lequel ils sont destinés, les laissant au contraire errer dans ce qui suscite l&amp;rsquo;ire d&amp;rsquo;Allah loin de Sa satisfaction, et qui ne satisfait que shaytan, l&amp;rsquo;ennemi d&amp;rsquo;Allah et de Ses serviteurs. Il l&amp;rsquo;a menacé de Son châtiment et a informé que ces membres seront interrogés le Jour de la Résurrection à son sujet, et que lui-même sera interrogé à leur sujet. Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ne poursuis pas ce dont tu n&amp;rsquo;as aucune connaissance. L&amp;rsquo;ouïe, la vue et le cœur, sur tout cela il sera interrogé. [Sourate 17, v.36]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Aujourd&amp;rsquo;hui Nous scellons leurs bouches, tandis que leurs mains Nous parlent et que leurs pieds témoignent de ce qu&amp;rsquo;ils commettaient. [Sourate 36, v.65]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le jour où les ennemis d&amp;rsquo;Allah seront rassemblés vers le Feu, ils seront retenus. Jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;ils y parviennent, leur ouïe, leurs yeux et leurs peaux témoigneront contre eux de ce qu&amp;rsquo;ils faisaient. Ils diront à leurs peaux : « Pourquoi avez-vous témoigné contre nous ? » Elles répondront : « C&amp;rsquo;est Allah qui nous a fait parler, Lui qui fait parler toute chose. C&amp;rsquo;est Lui qui vous a créés une première fois, et c&amp;rsquo;est vers Lui que vous serez ramenés. » [Sourate 41, v.19-21]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ enjoignit à Mu&amp;rsquo;adh ibn Jabal, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, de préserver sa langue. Mu&amp;rsquo;adh lui demanda : « Ô Prophète d&amp;rsquo;Allah, serons-nous donc châtiés pour ce que nous disons ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Que ta mère te perde, ô Mu&amp;rsquo;adh ! Qu&amp;rsquo;est-ce qui précipite les gens dans le Feu sur leurs visages (ou sur leurs narines), si ce n&amp;rsquo;est les fruits de leurs langues ? »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque me garantit ce qu&amp;rsquo;il a entre ses deux mâchoires et ce qu&amp;rsquo;il a entre ses deux jambes, je lui garantis le Paradis. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Al Tirmidhi (2409) le rapporte et le juge bon, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, en ces termes : « Quiconque Allah préserve du mal de ce qu&amp;rsquo;il a entre ses deux mâchoires et du mal de ce qu&amp;rsquo;il a entre ses deux jambes entrera au Paradis. » Ce qui est entre les mâchoires et les jambes désigne la langue et les parties intimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque croit en Allah et au Jour dernier, qu&amp;rsquo;il dise du bien ou qu&amp;rsquo;il se taise. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari et Muslim rapportent d&amp;rsquo;après Abu Musa, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui demanda : « Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, quel est le meilleur Islam ? » Il répondit : « Celui dont les musulmans sont préservés du mal de sa langue et de sa main. »&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le Hafidh Ibn Hajar, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a commenté dans Fath Al Bari (1/54) : « Le hadith est d&amp;rsquo;une portée générale concernant la langue plus que la main, car la langue peut atteindre ceux du passé, ceux du présent et ceux de l&amp;rsquo;avenir. Contrairement à la main, qui peut certes s&amp;rsquo;associer à la langue en cela par l&amp;rsquo;écriture, et son influence est alors considérable. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ a dit : « Le véritable insolvable de ma communauté est celui qui viendra le Jour de la Résurrection avec des prières, des jeûnes et des aumônes, mais qui aura insulté celui-ci, calomnié celui-là, dévoré les biens de cet autre, versé le sang de celui-ci et frappé celui-là. On donnera alors à chacun d&amp;rsquo;eux de ses bonnes actions. Si ses bonnes actions s&amp;rsquo;épuisent avant qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;ait réparé ses torts, on prendra de leurs péchés pour les lui imputer, puis il sera jeté dans le Feu. »&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ a dit : « Le Paradis est entouré de choses désagréables (à l&amp;rsquo;âme) et le Feu est entouré de passions. »&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Al Bukhari le rapporte d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, en ces termes : « Le Feu est voilé par les passions et le Paradis est voilé par les choses désagréables. »&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, Allah a imposé au serviteur de préserver sa langue, ses parties intimes, son ouïe, sa vue, sa main et son pied de l&amp;rsquo;illicite, ce qui constitue un jeûne au sens linguistique. Ce jeûne ne se cantonne à aucune période particulière. Il est un devoir impérieux jusqu&amp;rsquo;à la mort, par obéissance à Allah ﷾, afin d&amp;rsquo;obtenir Son agrément et d&amp;rsquo;échapper à Son ire et à Son châtiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prière nocturne durant Ramadan en congrégation à la mosquée est une Sunnah instaurée par le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ. Il pria avec ses compagnons certaines nuits de Ramadan, puis ne poursuivit pas les nuits suivantes par crainte que cela ne devînt une obligation pour sa communauté. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ mourut sans que cela ne fût imposé. Le caractère recommandé, fondé sur le fait qu&amp;rsquo;il ait prié avec ses compagnons certaines nuits, perdura. Durant le califat de &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, celui-ci rassembla les gens derrière un seul imam pour la prière de Tarawih.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari et Muslim rapportent d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Aïsha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ pria une nuit à la mosquée et des gens prièrent derrière lui. La nuit suivante, il pria à nouveau et les fidèles affluèrent en plus grand nombre. La troisième ou la quatrième nuit, ils se rassemblèrent, mais le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ ne sortit pas vers eux. Au matin, il dit : &amp;ldquo;J&amp;rsquo;ai bien vu ce que vous avez fait, et rien ne m&amp;rsquo;a empêché de sortir vers vous, si ce n&amp;rsquo;est la crainte que cela ne vous soit imposé.&amp;rdquo; Et cela se déroula durant Ramadan. »&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari et Muslim rapportent, selon les termes de ce dernier, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ encourageait la prière nocturne de Ramadan sans l&amp;rsquo;ordonner de manière impérative. Il disait : &amp;ldquo;Quiconque prie les nuits de Ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés.&amp;rdquo; Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ mourut et les choses restèrent ainsi. Elles restèrent ainsi durant le califat d&amp;rsquo;Abu Bakr, et au début du califat de &amp;lsquo;Umar. »&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure des nuits est la Nuit du Destin. Elle se situe dans les dix dernières nuits de Ramadan, et le Prophète ﷺ redoublait d&amp;rsquo;efforts durant ces dix nuits. Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous l&amp;rsquo;avons certes révélé durant la Nuit du Destin. Et qui te dira ce qu&amp;rsquo;est la Nuit du Destin ? La Nuit du Destin est meilleure que mille mois. Les anges et l&amp;rsquo;Esprit [Djibril] y descendent, avec la permission de leur Seigneur, pour tout ordre. Elle est paix jusqu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;apparition de l&amp;rsquo;aube. [Sourate 97, v.1-5]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari et Muslim rapportent d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque jeûne Ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. Et quiconque prie durant la Nuit du Destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés. »&lt;sup id="fnref:14"&gt;&lt;a href="#fn:14" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;lsquo;Aïsha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ accomplissait la retraite spirituelle durant les dix dernières nuits de Ramadan et disait : &amp;ldquo;Recherchez la Nuit du Destin dans les dix dernières nuits de Ramadan.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:15"&gt;&lt;a href="#fn:15" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Muslim rapporte d&amp;rsquo;après Ibn &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux : « Quiconque la recherche, qu&amp;rsquo;il la recherche dans les dix dernières nuits. »&lt;sup id="fnref:16"&gt;&lt;a href="#fn:16" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; &amp;lsquo;Aïsha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte : « Lorsque les dix dernières nuits arrivaient, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ serrait son pagne, veillait ses nuits et réveillait sa famille. »&lt;sup id="fnref:17"&gt;&lt;a href="#fn:17" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ n&amp;rsquo;a pas fixé un nombre déterminé de rak&amp;rsquo;at pour la prière nocturne. Au contraire, ce qui est rapporté indique que la question est large, comme en témoigne sa parole ﷺ : « La prière de nuit se fait deux par deux. Lorsque l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;entre vous craint l&amp;rsquo;arrivée de l&amp;rsquo;aube, qu&amp;rsquo;il prie une seule rak&amp;rsquo;a qui rendra impair l&amp;rsquo;ensemble de sa prière. »&lt;sup id="fnref:18"&gt;&lt;a href="#fn:18" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;lsquo;Aïsha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte concernant la pratique du Prophète ﷺ : « Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ ne dépassait pas onze rak&amp;rsquo;at, ni durant Ramadan ni en dehors. »&lt;sup id="fnref:19"&gt;&lt;a href="#fn:19" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le hadith d&amp;rsquo;Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, relatant la nuit passée chez sa tante Maymuna, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, mentionne que le Prophète ﷺ pria treize rak&amp;rsquo;at, saluant après chaque paire de rak&amp;rsquo;at et concluant par un Witr d&amp;rsquo;une seule rak&amp;rsquo;a.&lt;sup id="fnref:20"&gt;&lt;a href="#fn:20" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est rapporté de sa pratique ﷺ n&amp;rsquo;implique pas l&amp;rsquo;interdiction d&amp;rsquo;en faire davantage. Cela montre seulement que sa pratique est préférable, à condition de réunir le nombre et la qualité, c&amp;rsquo;est-à-dire l&amp;rsquo;allongement de la récitation, de l&amp;rsquo;inclinaison et de la prosternation. Si le fidèle prie derrière un imam qui accomplit plus de rak&amp;rsquo;at que ce qui est rapporté de la pratique du Prophète ﷺ, il ne convient pas qu&amp;rsquo;il se retire avant le départ de l&amp;rsquo;imam, en vertu de sa parole ﷺ : « Quiconque prie avec l&amp;rsquo;imam jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;il ait terminé, la récompense d&amp;rsquo;une nuit entière de prière lui est inscrite. »&lt;sup id="fnref:21"&gt;&lt;a href="#fn:21" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aborder cette immense saison parmi les saisons de l&amp;rsquo;au-delà, le musulman doit s&amp;rsquo;armer de résolution afin de la vivre pleinement, du début à la fin, par les œuvres pieuses qui élèvent ses degrés et effacent ses péchés. Parmi ces actes :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Préserver son jeûne de tout ce qui le diminue ou l&amp;rsquo;entache.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;attacher à la prière nocturne avec les imams dans les mosquées, car l&amp;rsquo;accomplir à la mosquée est préférable à la prière chez soi, puisque c&amp;rsquo;est une adoration pour laquelle la congrégation est légiférée. Le fidèle ne doit pas se retirer avant le départ de l&amp;rsquo;imam, afin de gagner la récompense de la nuit entière [passée en prière].&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Faire preuve de générosité et de bienfaisance, en suivant l&amp;rsquo;exemple du Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ. Al Bukhari et Muslim rapportent d&amp;rsquo;après Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux : « Le Prophète ﷺ était le plus généreux des hommes, et il l&amp;rsquo;était davantage encore durant Ramadan lorsqu&amp;rsquo;il rencontrait Jibril. Jibril le rencontrait chaque nuit de Ramadan pour étudier le Coran avec lui. Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ était alors plus prodigue en bienfaits que le vent impétueux. »&lt;sup id="fnref:22"&gt;&lt;a href="#fn:22" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Multiplier la lecture du Coran et la méditation de ses sens.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;efforcer d&amp;rsquo;obtenir le pardon et prendre garde à ne pas sortir de ce mois sans être pardonné, conformément au hadith d&amp;rsquo;Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporté par Al Tirmidhi qui l&amp;rsquo;a jugé bon : « Humilié soit l&amp;rsquo;homme sur qui Ramadan arrive puis s&amp;rsquo;achève avant qu&amp;rsquo;il ne lui soit pardonné. »&lt;sup id="fnref:23"&gt;&lt;a href="#fn:23" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Se garder d&amp;rsquo;occuper ses nuits par les divertissements, les jeux, les films et les séries qui foisonnent durant les nuits de Ramadan, en particulier ceux qui représentent les compagnons, qu&amp;rsquo;Allah les agrée. J&amp;rsquo;ai rédigé un texte intitulé « L&amp;rsquo;interdiction de représenter les prophètes, les messagers et les illustres compagnons », publié le 20/8/1433 H.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;efforcer de veiller toutes les nuits des dix dernières nuits de Ramadan, car la Nuit du Destin ne se trouve qu&amp;rsquo;en leur sein. Celui qui veille l&amp;rsquo;ensemble de ces nuits aura ainsi veillé la Nuit du Destin. Elle se déplace d&amp;rsquo;une nuit à l&amp;rsquo;autre au sein de ces dix nuits. Elle est survenue une année, du vivant du Prophète ﷺ, la vingt-et-unième nuit, comme l&amp;rsquo;attestent Al Bukhari et Muslim d&amp;rsquo;après Abu Sa&amp;rsquo;id, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée.&lt;sup id="fnref:24"&gt;&lt;a href="#fn:24" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;De même que le musulman veille à jeûner le mois de Ramadan, il lui incombe à plus forte raison d&amp;rsquo;être encore plus assidu aux cinq prières en leurs temps, car elles sont la colonne de l&amp;rsquo;Islam et constituent un lien étroit entre le serviteur et son Seigneur, qui se renouvelle cinq fois par jour et par nuit.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Après l&amp;rsquo;achèvement du mois du jeûne, et l&amp;rsquo;intimité que le musulman y a acquise avec l&amp;rsquo;adoration et le souci de s&amp;rsquo;y consacrer, il est de son bonheur de continuer à se rapprocher d&amp;rsquo;Allah par les œuvres pieuses, car Celui qui est adoré durant Ramadan est le même qui est adoré en Shawwal et en tout temps.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Je demande à Allah ﷿ d&amp;rsquo;accorder aux musulmans la réussite dans le jeûne du mois de Ramadan et dans ses prières nocturnes de la manière qui Le satisfait et rapproche de Lui, et de réformer leurs cœurs, leurs paroles et leurs actes. Il est certes l&amp;rsquo;Audient, Celui qui exauce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;Allah fasse les éloges, salue et bénisse Son serviteur et messager, notre Prophète Mohammed, les membres croyants de sa famille, ses compagnons et quiconque les suit avec bienfaisance jusqu&amp;rsquo;au Jour du Jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Muhsin Al &amp;lsquo;Abbad Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1894) et Muslim (2707), la formulation est celle de Muslim.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1897) et Muslim (2371).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1896) et Muslim (2710).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (38) et Muslim (1781), d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (2616) et d&amp;rsquo;autres. Al Tirmidhi l&amp;rsquo;a qualifié de bon et authentique.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6474), d&amp;rsquo;après Sahl ibn Sa&amp;rsquo;d, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6475) et Muslim (173), d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (11) et Muslim (163).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (6579).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (7130), d&amp;rsquo;après Anas, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6487).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1129) et Muslim (1783).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2009) et Muslim (1780), la formulation est celle de Muslim.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:14"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2014) et Muslim (1781).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:14" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:15"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2020) et Muslim (2776).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:15" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:16"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2766).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:16" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:17"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2024) et Muslim (2787).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:17" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:18"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (990) et Muslim (1748), d&amp;rsquo;après Ibn &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:18" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:19"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1147) et Muslim (1723).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:19" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:20"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (183) et Muslim (1789).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:20" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:21"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par les auteurs des quatre Sunan. Ce hadith respecte les critères de Muslim. Al Tirmidhi (806) l&amp;rsquo;a classé dans le chapitre « Ce qui est rapporté sur la prière nocturne du mois de Ramadan » et l&amp;rsquo;a qualifié de bon et authentique.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:21" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:22"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (8) et Muslim (6009).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:22" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:23"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (3545), jugé bon. Cheikh Al Albani, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a commenté dans sa note sur Al Mishkat (1/292) : « Le hadith est authentique, il est confirmé par de multiples narrations corroboratives rapportées par un groupe de compagnons. L&amp;rsquo;érudit Al Mundhiri l&amp;rsquo;a cité dans Al Targhib (2/282-283). »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:23" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:24"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (2018) et Muslim (2769).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:24" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>L'accueil du mois de Ramadan</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/laccueil-du-mois-de-ramadan/</link><pubDate>Tue, 17 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/laccueil-du-mois-de-ramadan/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/laccueil-du-mois-de-ramadan/image.jpg" alt="Featured image of post L'accueil du mois de Ramadan" /&gt;&lt;p&gt;Parmi les immenses bienfaits qu&amp;rsquo;Allah a accordés à Ses serviteurs figure le don de multiples saisons vouées à l&amp;rsquo;adoration : des périodes où les actes d&amp;rsquo;obéissance se multiplient, où les fautes sont absoutes, où les péchés et les mauvaises actions sont pardonnés, où les bonnes œuvres sont décuplées, où les miséricordes descendent et où les dons sont amplifiés. La plus noble de ces saisons auprès d&amp;rsquo;Allah est le mois béni de Ramadan. Allah dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, avec des preuves claires de la bonne direction et du discernement. » [Sourate 2, v.185]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quel mois éminent et quelle période grandiose ! Le mois des bénédictions et des bienfaits, le mois du jeûne et de la prière nocturne, le mois de la miséricorde, du pardon et de l&amp;rsquo;affranchissement du feu de l&amp;rsquo;enfer, le mois de la générosité, de la largesse, de la munificence et de la bienfaisance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ annonçait la bonne nouvelle à ses compagnons de l&amp;rsquo;avènement de ce grand mois et les exhortait à redoubler d&amp;rsquo;efforts dans les bonnes actions, à s&amp;rsquo;acquitter des obligations religieuses et des actes surérogatoires, notamment les prières et les aumônes, à œuvrer dans le bien et à faire preuve de bienfaisance, à patienter dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah, à consacrer leurs journées au jeûne et leurs nuits à la prière, à meubler ces moments bénis par le rappel, la gratitude, le Tasbih (SubhanAllah), le Tahlil (La Ilaha Illa Allah) et la récitation du Coran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Imam Ahmad, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a rapporté dans son Musnad, d&amp;rsquo;après Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Ramadan est arrivé, les portes du paradis sont ouvertes en ce mois, les portes de l&amp;rsquo;enfer sont fermées, et les démons sont enchaînés. »&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Tirmidhi et Ibn Majah ont rapporté d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Dès la première nuit de Ramadan, les démons sont enchaînés ainsi que les rebelles parmi les djinns. Les portes de l&amp;rsquo;enfer sont fermées et aucune d&amp;rsquo;entre elles ne reste ouverte, les portes du paradis sont ouvertes et aucune d&amp;rsquo;entre elles n&amp;rsquo;est fermée. Un héraut proclame : &amp;ldquo;Ô toi qui aspires au bien, accours ! Ô toi qui inclines vers le mal, retiens-toi !&amp;rdquo; Allah affranchit des gens du feu, et cela se renouvelle chaque nuit. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahmad a également rapporté d&amp;rsquo;après Abu Hurayra : « Lorsque le mois de Ramadan survint, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ dit : &amp;ldquo;Le mois de Ramadan vous est parvenu, un mois béni. Allah vous a prescrit d&amp;rsquo;y jeûner. Les portes du paradis y sont ouvertes, celles de l&amp;rsquo;enfer y sont fermées, et les démons y sont enchaînés. Il recèle une nuit qui surpasse mille mois. Quiconque est privé de ses bienfaits est véritablement privé de tout bien.&amp;rdquo; »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a qualifié le mois de Ramadan de mois béni, et il l&amp;rsquo;est assurément. Chaque instant de ce mois est empreint de bénédiction : bénédiction dans le temps, bénédiction dans les œuvres, bénédiction dans les rétributions et les récompenses. Il renferme la nuit bénie du destin, qui surpasse mille mois. Parmi les grâces de ce mois, comme mentionné précédemment, les bonnes actions y sont décuplées, les portes du paradis s&amp;rsquo;ouvrent et celles de l&amp;rsquo;enfer se ferment, les démons sont enchaînés ainsi que les rebelles parmi les djinns, et Allah affranchit du feu un grand nombre de Ses serviteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est confirmé dans les deux recueils authentiques, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Celui qui jeûne le Ramadan avec foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. Celui qui veille la nuit du destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Il a également dit : « Celui qui accomplit la prière nocturne (Tarawih) avec foi et en espérant la récompense, ses péchés passés lui seront pardonnés. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, l&amp;rsquo;une des plus lourdes pertes et des privations les plus amères est de traverser ce noble mois béni du Ramadan, ce mois du pardon, sans obtenir l&amp;rsquo;absolution de ses péchés ni l&amp;rsquo;effacement de ses fautes, à cause de ses excès et de l&amp;rsquo;absence de repentir, en gaspillant ces moments précieux et ces jours propices au lieu de s&amp;rsquo;orienter vers Allah par la repentance, le retour à Lui, la soumission, l&amp;rsquo;humilité et la demande de pardon. Telle est la personne qui pénètre dans ce noble mois et en ressort avec ses péchés intacts, persistant dans ses erreurs, embourbée dans ses égarements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Tabarani, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a rapporté dans son recueil de hadiths, selon Jabir ibn Samura, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « Jibril, paix sur lui, est venu à moi et a dit : &amp;ldquo;Ô Mohammed ! Celui qui atteint l&amp;rsquo;un de ses parents (et ne se comporte pas bien à son égard), puis meurt et entre en enfer, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;éloigne !&amp;rdquo; Dis : &amp;ldquo;Amin&amp;rdquo;. J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Amin&amp;rdquo;. Puis il dit : &amp;ldquo;Ô Mohammed ! Celui qui atteint le mois de Ramadan puis meurt sans s&amp;rsquo;être vu pardonner ses péchés et entre en enfer, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;éloigne !&amp;rdquo; Dis : &amp;ldquo;Amin&amp;rdquo;. J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Amin&amp;rdquo;. Puis il dit : &amp;ldquo;Celui devant qui ton nom est mentionné et qui ne prie pas pour toi, puis meurt et entre en enfer, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;éloigne !&amp;rdquo; Dis : &amp;ldquo;Amin&amp;rdquo;. J&amp;rsquo;ai dit : &amp;ldquo;Amin&amp;rdquo;. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Tirmidhi a également rapporté d&amp;rsquo;après Abu Hurayra que le Prophète ﷺ a dit : « Humilié soit celui devant qui mon nom est mentionné et qui ne prie pas pour moi. Humilié soit celui qui atteint Ramadan sans obtenir le pardon avant qu&amp;rsquo;il ne s&amp;rsquo;achève. Humilié soit celui dont les parents atteignent un âge avancé auprès de lui sans que cela le fasse entrer au paradis. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Ramadan est un mois de profit, un butin inestimable. Le Prophète ﷺ y fournissait davantage d&amp;rsquo;efforts que durant les autres mois. Les pieux prédécesseurs, qu&amp;rsquo;Allah les agrée et leur fasse miséricorde, accordaient une importance considérable à ce mois et s&amp;rsquo;y consacraient entièrement pour se rapprocher d&amp;rsquo;Allah par des œuvres vertueuses. Ils redoublaient d&amp;rsquo;ardeur dans la prière nocturne et employaient leur temps à l&amp;rsquo;obéissance. Al Zuhri, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Lorsque Ramadan arrive, il ne s&amp;rsquo;agit que de récitation du Coran et de nourrir les gens. » Tel était le rang de Ramadan auprès des pieux prédécesseurs, qu&amp;rsquo;Allah leur fasse miséricorde : l&amp;rsquo;effort et la ferveur, le jeûne et la prière, l&amp;rsquo;adoration et la récitation du Coran, le Tahlil (&amp;ldquo;La Ilaha Illa Allah&amp;rdquo;) et le Tasbih (&amp;ldquo;SubhanAllah&amp;rdquo;), la piété et la bienveillance, la compassion, l&amp;rsquo;entraide et la charité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois de Ramadan est un hôte précieux pour les musulmans, un noble convive en leur demeure. Il leur incombe de l&amp;rsquo;accueillir avec l&amp;rsquo;hospitalité et les égards qu&amp;rsquo;il mérite. Lorsqu&amp;rsquo;une personne reçoit un hôte de marque, elle se réjouit de sa venue, s&amp;rsquo;épanouit en sa présence, et lui offre ce qu&amp;rsquo;elle possède de plus précieux. Or le Ramadan est le plus noble, le plus illustre et le plus pur des hôtes. Réjouissons-nous de son arrivée et remercions Allah de nous avoir permis de l&amp;rsquo;atteindre. Combien de proches, d&amp;rsquo;amis, de voisins ont vécu le Ramadan passé puis ont été emportés par la mort avant d&amp;rsquo;atteindre celui-ci ? Rendons grâce à Allah de nous avoir accordé de parvenir à ce mois, en consacrant ses moments bénis à ce qui nous rapproche de Lui : des actes d&amp;rsquo;obéissance féconds, des œuvres de piété, un repentir sincère et la bienfaisance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Dis : &amp;ldquo;Par la grâce d&amp;rsquo;Allah et par Sa miséricorde, qu&amp;rsquo;ils se réjouissent. Cela vaut mieux que tout ce qu&amp;rsquo;ils amassent.&amp;rdquo; » [Sourate 10, v.58]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le jeûne du Ramadan est l&amp;rsquo;un des piliers de l&amp;rsquo;Islam, l&amp;rsquo;un de ses fondements et de ses colonnes essentielles. En ce mois, la miséricorde d&amp;rsquo;Allah, à savoir le Coran, s&amp;rsquo;est déversée sur Ses serviteurs. Il nous appartient de nous réjouir de ce mois, de remercier Allah et de saisir ses occasions propices dans ce qu&amp;rsquo;Il a prescrit, en consacrant ses jours au jeûne, en rivalisant dans toutes les voies du bien, et ses nuits à la prière, à la récitation du Coran, au rappel d&amp;rsquo;Allah, à la piété et à la bienveillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, accorde-nous Ton obéissance, aide-nous à Te rappeler, à Te remercier et à parfaire Ton adoration. Facilite-nous la voie. Parfais sur nous la grâce d&amp;rsquo;honorer ce noble hôte en observant le jeûne et la prière, et en adoptant un noble comportement durant ce mois, ô Seigneur des univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Dans le Musnad de l&amp;rsquo;Imam Ahmad (13408), celui qui a vérifié le texte du Musnad a dit : « Sa chaîne de transmission est authentique ».&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (682), Ibn Majah (1642), les termes sont ceux de Al Tirmidhi.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Musnad (9497)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté dans les deux authentiques Al Bukhari (2014), Muslim (760)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté dans les deux authentiques Al Bukhari (37), Muslim (759)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Mu&amp;rsquo;jam Al Kabir de Al Tabarani (2022)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (3545)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>L'indulgence de la religion et sa facilité</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/lindulgence-de-la-religion-et-sa-facilite/</link><pubDate>Sun, 15 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/lindulgence-de-la-religion-et-sa-facilite/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/lindulgence-de-la-religion-et-sa-facilite/image.jpg" alt="Featured image of post L'indulgence de la religion et sa facilité" /&gt;&lt;p&gt;La religion islamique est une religion d&amp;rsquo;indulgence et de facilité, exempte de toute contrainte et de toute difficulté. Notre noble Prophète ﷺ a dit : « Certes, la religion est facilité. Nul ne fera preuve d&amp;rsquo;excès dans la religion sans en être vaincu. Visez donc la rectitude, approchez-vous-en, réjouissez-vous, et aidez-vous de l&amp;rsquo;étape du matin, de l&amp;rsquo;étape du soir et d&amp;rsquo;une partie de l&amp;rsquo;étape de nuit. » [Rapporté par Al Bukhari]. Et dans une autre version : « La mesure, la mesure, et vous atteindrez le but. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce hadith grandiose et béni a établi l&amp;rsquo;une des règles fondamentales de la religion et l&amp;rsquo;un de ses principes universels les plus solides, à savoir l&amp;rsquo;indulgence de la religion et sa facilité. Elle est facilité dans l&amp;rsquo;ensemble de ses guidées et dans la totalité de ses orientations. Ses croyances sont les plus saines et les plus droites, ses actes d&amp;rsquo;adoration et ses œuvres les plus admirables et les plus équitables, ses mœurs et ses bienséances les plus nobles, les plus achevées et les plus parfaites. Religion droite, chemin rectiligne et conduite mesurée, sans déficience ni excès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enseignements de ce hadith peuvent être résumés dans les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premièrement&lt;/strong&gt; : la religion est facilité. Tout ce qu&amp;rsquo;Allah a légiféré pour Ses serviteurs en matière de croyances et de dispositions relatives aux adorations et aux transactions, et dont Il les a chargés, ne comporte ni difficulté ni préjudice, mais s&amp;rsquo;inscrit dans les limites de leur capacité. Allah ﷾ dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Craignez Allah autant que vous le pouvez. [Sourate 64, v.16]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et il est authentiquement rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque je vous ordonne une chose, accomplissez-en ce que vous pouvez. » Il a accordé la dispense de rompre le jeûne en voyage et en cas de maladie, de prier assis pour celui qui ne peut se tenir debout, voire sur le côté pour celui qui ne peut prier assis, parmi d&amp;rsquo;autres allègements institués pour dissiper la gêne.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxièmement&lt;/strong&gt; : il proscrit l&amp;rsquo;intransigeance, l&amp;rsquo;excès et l&amp;rsquo;emportement. C&amp;rsquo;est pourquoi le Prophète ﷺ a dit : « Nul ne fera preuve d&amp;rsquo;excès dans la religion sans en être vaincu. » Il a mis en garde contre cette démesure avec la plus vive insistance et l&amp;rsquo;a prohibée de la manière la plus catégorique. Cet excès consiste à outrepasser les limites de cette religion et à en franchir les bornes, à ne pas se contenter de ses dispositions, de ses commandements et de ses interdictions. L&amp;rsquo;intransigeant qui sombre dans l&amp;rsquo;excès ne s&amp;rsquo;arrête pas aux limites de la législation, ne se conforme pas à ses règles et ne respecte pas ses bienséances ni ses dispositions. Sa conduite se fonde sur ce que lui dictent sa dureté et son emportement, qui sont sources de corruption, de déviation et d&amp;rsquo;égarement.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisièmement&lt;/strong&gt; : la religion ne se saisit pas par la force. Quiconque fait preuve d&amp;rsquo;excès dans la religion en sera vaincu et brisé, et ne récoltera de cet excès que perte et privation. Le sort de l&amp;rsquo;excessif intransigeant est la perdition. Le Prophète ﷺ a dit : « Les outranciers ont péri. » Il le répéta trois fois. [Rapporté par Muslim]. Les outranciers sont ceux qui s&amp;rsquo;enfoncent dans l&amp;rsquo;excès et franchissent les limites de la législation dans leurs paroles comme dans leurs actes.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatrièmement&lt;/strong&gt; : l&amp;rsquo;Islam appelle à la rectitude, c&amp;rsquo;est-à-dire à atteindre le vrai, à s&amp;rsquo;y conformer et à s&amp;rsquo;y cramponner si possible. À défaut, il appelle à s&amp;rsquo;en approcher en luttant contre soi-même pour demeurer au plus près de la vérité. À ces gens de rectitude et d&amp;rsquo;approximation, le Prophète ﷺ a adressé une bonne nouvelle par sa parole : « Réjouissez-vous ! » Il n&amp;rsquo;en a pas précisé la nature afin qu&amp;rsquo;elle embrasse toute forme de bien immense, de grâce éminente et de don généreux, ici-bas comme dans l&amp;rsquo;au-delà.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinquièmement&lt;/strong&gt; : sa parole « Aidez-vous de l&amp;rsquo;étape du matin, de l&amp;rsquo;étape du soir et d&amp;rsquo;une partie de l&amp;rsquo;étape de nuit. » Ces trois moments sont les plus précieux et les plus propices pour parcourir les distances. Les voyageurs à dos de chameau en connaissaient la valeur : les montures s&amp;rsquo;y reposent, et l&amp;rsquo;homme lui-même y trouve le délassement dans ses déplacements. De même que ces moments sont doux, bénis et propices pour les voyages d&amp;rsquo;ici-bas, ils le sont pour obtenir l&amp;rsquo;agrément d&amp;rsquo;Allah et rivaliser dans l&amp;rsquo;accomplissement des bonnes œuvres. L&amp;rsquo;étape du matin, qui correspond au début du jour, et celle du soir, qui en marque la fin, constituent un moment insigne pour le rappel d&amp;rsquo;Allah ﷿. L&amp;rsquo;étape de nuit est une portion de la nuit que le musulman consacre au rappel d&amp;rsquo;Allah, à Son adoration et à la récitation du Coran, et dont il tire un profit considérable.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sixièmement&lt;/strong&gt; : sa parole « La mesure, la mesure, et vous atteindrez le but ! » La mesure, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;économie, le juste milieu, la modération. C&amp;rsquo;est s&amp;rsquo;éloigner de l&amp;rsquo;excès et de la négligence, de l&amp;rsquo;exagération et du relâchement, du surplus et du manque. Elle ne s&amp;rsquo;obtient qu&amp;rsquo;en s&amp;rsquo;attachant à la Sunnah et en se conformant à la voie du noble Prophète ﷺ, sans excès ni négligence, sans exagération ni relâchement.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En outre, celui qui aspire pour lui-même à la rectitude et à l&amp;rsquo;obtention de cette bonne nouvelle doit s&amp;rsquo;astreindre à deux impératifs et réaliser deux principes fondamentaux :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le premier : déployer les causes bénéfiques par lesquelles la rectitude s&amp;rsquo;obtient et grâce auxquelles on parvient au but.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le second : implorer l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;Allah et placer en Lui une belle confiance, en Le suppliant Lui seul, pureté à Lui, de lui accorder la rectitude et de l&amp;rsquo;y aider. Il est rapporté dans le Sahih de Muslim que &amp;lsquo;Ali ibn Abi Talib, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, vint auprès du Prophète ﷺ et dit : « Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, enseigne-moi une invocation par laquelle j&amp;rsquo;invoquerais Allah. » Il répondit : « Dis : Ô Allah, guide-moi et accorde-moi la rectitude. En évoquant la guidance, pense à la guidance sur le chemin, et en évoquant la rectitude, pense à la rectitude de la flèche. »&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons à Allah de nous accorder à tous la guidance et la rectitude, et de nous gratifier du succès en tout bien qu&amp;rsquo;Il aime et agrée. Il est certes Celui qui exauce les invocations, Il est digne d&amp;rsquo;être espéré, et Il nous suffit, quel excellent Garant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;</description></item><item><title>La description de la foi</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-description-de-la-foi/</link><pubDate>Sat, 14 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-description-de-la-foi/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-description-de-la-foi/image.jpg" alt="Featured image of post La description de la foi" /&gt;&lt;p&gt;La plus insigne des grâces et la plus immense, la plus grande des faveurs et la plus majestueuse est celle de la foi. Elle est le plus noble des desseins et le plus élevé, le plus grand des objectifs et le plus sublime. Par elle, le serviteur obtient le bonheur d&amp;rsquo;ici-bas et de l&amp;rsquo;au-delà, remporte le Paradis et l&amp;rsquo;agrément d&amp;rsquo;Allah ﷿, et se préserve du Feu et de l&amp;rsquo;ire du Tout-Puissant, pureté à Lui. Les fruits de la foi et ses bienfaits sont sans limite ni terme, sans fin ni dénombrement. Que de fruits savoureux, de récoltes pérennes, de nourritures continues et de biens ininterrompus la foi ne procure-t-elle pas, ici-bas comme dans l&amp;rsquo;au-delà ! Elle est une faveur d&amp;rsquo;Allah accordée à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Allah ﷾ dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ils se prévalent auprès de toi d&amp;rsquo;avoir embrassé l&amp;rsquo;Islam. Dis : « Ne vous prévalez point de votre Islam auprès de moi. C&amp;rsquo;est plutôt Allah qui vous accorde Sa faveur en vous guidant vers la foi, si vous êtes véridiques. » [Sourate 49, v.17]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah ﷾ dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais Allah vous a fait aimer la foi et l&amp;rsquo;a embellie dans vos cœurs, et Il vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance. Ceux-là sont les bien-guidés, par une grâce d&amp;rsquo;Allah et une faveur. Et Allah est Omniscient et Sage. [Sourate 49, v.7-8]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah ﷾ dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;eussent été la grâce d&amp;rsquo;Allah envers vous et Sa miséricorde, nul d&amp;rsquo;entre vous ne se serait jamais purifié. Mais Allah purifie qui Il veut. [Sourate 24, v.21]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les versets en ce sens sont nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foi est la finalité pour laquelle nous avons été créés et mis au monde pour la réaliser. C&amp;rsquo;est à la lumière de sa réalisation ou de son absence que se détermine le bonheur ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà, ou la privation de celui-ci. Les gens de la foi sont les gens de la félicité, tandis que ceux qui s&amp;rsquo;en détournent sont les gens de l&amp;rsquo;infortune. Allah ﷾ dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quiconque, homme ou femme, accomplit une œuvre pieuse tout en étant croyant, Nous lui ferons assurément vivre une vie agréable, et Nous les rétribuerons selon le meilleur de ce qu&amp;rsquo;ils accomplissaient. [Sourate 16, v.97]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tous les biens ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà sont un fruit parmi les fruits de la foi et un aboutissement parmi ses aboutissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foi est un arbre béni, doté d&amp;rsquo;une racine ferme, d&amp;rsquo;une ramure dressée et de fruits variés. Allah ﷾ dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole, semblable à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s&amp;rsquo;élance vers le ciel ? Il donne ses fruits à tout instant, par la permission de son Seigneur. [Sourate 14, v.24-25]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô combien cet arbre est pur ! Quelle splendeur est la sienne ! Et combien vastes sont ses biens et ses bénédictions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;arbre de la foi a ses racines fermement ancrées dans le cœur du croyant par les croyances saines et les convictions droites puisées dans le Livre d&amp;rsquo;Allah et la Sunnah de Son Prophète ﷺ. Allah les a réunies dans Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers l&amp;rsquo;Orient ou l&amp;rsquo;Occident. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour Dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes. [Sourate 2, v.177]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et dans Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Messager a cru en ce qui a été descendu vers lui de la part de son Seigneur, ainsi que les croyants. Tous ont cru en Allah, en Ses anges, en Ses livres et en Ses messagers. « Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers. » Et ils ont dit : « Nous avons entendu et obéi. Ton pardon, notre Seigneur, et c&amp;rsquo;est vers Toi le retour. » [Sourate 2, v.285]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et dans Sa parole, exalté soit Son rang :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô vous qui avez cru ! Croyez en Allah, en Son messager, au Livre qu&amp;rsquo;Il a fait descendre sur Son messager et au Livre qu&amp;rsquo;Il a fait descendre auparavant. Quiconque mécroit en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et au Jour Dernier s&amp;rsquo;est égaré d&amp;rsquo;un égarement lointain. [Sourate 4, v.136]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tels sont les fondements de la foi et ses assises grandioses. Nulle religion ne tient, nulle obéissance ne profite et nul bonheur ne s&amp;rsquo;obtient si les œuvres de l&amp;rsquo;être humain et ses actes d&amp;rsquo;adoration ne reposent sur ces fondements grandioses et ces piliers solides. Le Prophète ﷺ les a réunis dans le hadith de Jibril, lorsque celui-ci l&amp;rsquo;interrogea sur la foi. Il répondit : « Que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, au Jour Dernier, et que tu crois au destin, son bien et son mal. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foi comporte en outre de nombreuses ramifications, des œuvres abondantes et des actes d&amp;rsquo;obéissance variés. Al Bukhari et Muslim rapportent dans leurs deux recueils authentiques, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit : « La foi comporte quelque soixante-dix, ou quelque soixante branches. La plus élevée est la parole &amp;ldquo;Il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration qu&amp;rsquo;Allah&amp;rdquo;, la plus modeste est d&amp;rsquo;écarter un obstacle du chemin, et la pudeur est une branche de la foi. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce hadith grandiose indique que la foi englobe ce qui relève du cœur, ce qui relève de la langue et ce qui relève des membres. Chacune de ces trois dimensions doit recevoir sa part de foi :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le cœur croit par les convictions et les œuvres vertueuses qui l&amp;rsquo;habitent chez le croyant, telles que la pudeur, la crainte révérencielle, le retour à Allah, la confiance en Lui, l&amp;rsquo;abandon à Lui et le recours à Lui… et les autres œuvres du cœur.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;La langue croit par le rappel d&amp;rsquo;Allah, la récitation du Coran, Sa louange et Son éloge, l&amp;rsquo;appel vers Allah, le commandement du bien et l&amp;rsquo;interdiction du blâmable… Tout cela fait partie des œuvres de la foi qui se manifestent chez l&amp;rsquo;être humain.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Les membres croient par l&amp;rsquo;accomplissement des actes d&amp;rsquo;obéissance, l&amp;rsquo;exécution des commandements et le rapprochement vers Allah ﷾ par les diverses œuvres vertueuses.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;De même que la foi est accomplissement de l&amp;rsquo;obéissance et conformité au commandement, elle est aussi, dans le même temps, abstention de l&amp;rsquo;interdit et éloignement des péchés. Tout comme la prière est foi, le jeûne est foi, l&amp;rsquo;aumône légale est foi et le pèlerinage est foi, l&amp;rsquo;évitement des interdits et l&amp;rsquo;éloignement de ceux-ci en obéissance à Allah constituent également foi. Le Prophète ﷺ dit, comme rapporté dans les deux recueils authentiques d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : « Le fornicateur ne fornique pas au moment où il fornique en étant croyant, le voleur ne vole pas au moment où il vole en étant croyant, et le buveur ne boit pas au moment où il boit en étant croyant. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce hadith compte parmi les preuves manifestes que les désobéissances et les péchés diminuent la foi et affaiblissent la religion. La foi croît par l&amp;rsquo;obéissance à Allah ﷿ et le bon rapprochement vers Lui, et elle décline par la commission des désobéissances et des péchés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est indispensable, dans la foi, de faire preuve de constance, de droiture et de persévérance dans ses œuvres jusqu&amp;rsquo;à la mort. C&amp;rsquo;est pourquoi Allah ﷾ dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah comme Il doit être craint, et ne mourez qu&amp;rsquo;en étant musulmans. [Sourate 3, v.102]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et dans le hadith, le Prophète ﷺ dit à Sufyan ibn &amp;lsquo;Abd Allah Al Thaqafi, lorsque celui-ci l&amp;rsquo;interrogea sur une parole concise et complète, de sorte qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;ait besoin d&amp;rsquo;interroger personne d&amp;rsquo;autre : « Dis : &amp;ldquo;J&amp;rsquo;ai cru en Allah&amp;rdquo;, puis tiens-toi droit. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que celui qui aspire pour lui-même à la réussite et au salut s&amp;rsquo;applique à rechercher la foi, à la poursuivre et à la concrétiser, en implorant l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;Allah ﷾, en sollicitant Son soutien et Son secours, en combattant son âme pour cela, afin de rencontrer Allah alors qu&amp;rsquo;Il est satisfait de lui. Car cette vie ici-bas est sur le déclin, l&amp;rsquo;au-delà approche, et chacune de ces deux demeures a ses enfants. Qu&amp;rsquo;il veille donc à être parmi les enfants de l&amp;rsquo;au-delà, et il ne le sera que par la foi. Seule une âme croyante entrera au Paradis. Hâtez-vous, hâtez-vous ! Allah seul accorde la réussite et guide qui Il veut vers Son droit chemin et Sa religion droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;</description></item><item><title>La foi en la prophétie de Mohammed</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-foi-en-la-prophetie-de-mohammed/</link><pubDate>Fri, 13 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-foi-en-la-prophetie-de-mohammed/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-foi-en-la-prophetie-de-mohammed/image.jpg" alt="Featured image of post La foi en la prophétie de Mohammed" /&gt;&lt;p&gt;Certes, les bienfaits d&amp;rsquo;Allah ﷾ envers Ses serviteurs sont innombrables, ne pouvant être dénombrés, multiples, ne pouvant être recensés. Et le plus éminent des bienfaits d&amp;rsquo;Allah envers Ses serviteurs et Sa plus immense faveur est d&amp;rsquo;avoir envoyé dans cette communauté Son messager élu et Son prophète choisi, Mohammed ibn &amp;lsquo;Abd Allah ﷺ. Il l&amp;rsquo;envoya annonciateur et avertisseur, appelant à Allah par Sa permission, et flambeau illuminant. Il transmit le message, s&amp;rsquo;acquitta du dépôt, conseilla la communauté et lutta pour Allah d&amp;rsquo;un véritable combat jusqu&amp;rsquo;à ce que la certitude lui vînt. Allah scella par lui les prophéties. Il fut une source de guidée après l&amp;rsquo;égarement, d&amp;rsquo;enseignement après l&amp;rsquo;ignorance, et ouvrit par sa mission des yeux aveugles, des oreilles sourdes et des cœurs enveloppés. Il éleva sa renommée, haussa son rang et plaça l&amp;rsquo;humiliation et l&amp;rsquo;avilissement sur quiconque contrevient à son ordre. Il l&amp;rsquo;envoya comme miséricorde pour les mondes, afin de vivifier les cœurs morts en les appelant à la religion d&amp;rsquo;Allah et en les guidant vers Son chemin droit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah a fait descendre vers vous un rappel, un messager qui vous récite les versets d&amp;rsquo;Allah en toute clarté, afin de faire sortir ceux qui ont cru et accompli les œuvres pieuses des ténèbres vers la lumière. [Sourate 65, v.10-11]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est le plus accompli des serviteurs d&amp;rsquo;Allah en adoration, le plus pur d&amp;rsquo;entre eux en caractère, le meilleur d&amp;rsquo;entre eux en âme, le plus excellent d&amp;rsquo;entre eux dans ses rapports, et le plus grand d&amp;rsquo;entre eux en connaissance d&amp;rsquo;Allah ﷿ et en réalisation de Sa servitude. Allah ﷾ l&amp;rsquo;a élu pour être Son ambassadeur entre Lui et Ses serviteurs, et un intermédiaire entre Lui et les gens pour indiquer le bien et appeler à la guidance. Il l&amp;rsquo;a choisi, pureté à Lui le Très-Haut, en toute science, parmi les plus nobles et les plus illustres de l&amp;rsquo;humanité en lignée. Il l&amp;rsquo;a doté des plus parfaites qualités humaines, tant dans l&amp;rsquo;apparence physique que dans le caractère. Il l&amp;rsquo;a distingué par les plus belles qualités dans son allure majestueuse, son apparence radieuse, son visage lumineux et ses attributs élevés et sublimes ﷺ. Il l&amp;rsquo;a paré des plus parfaites vertus, des plus beaux caractères et des meilleures bienséances. Et Il a fait de lui, pureté à Lui le Très-Haut, un modèle pour les mondes et un exemple pour l&amp;rsquo;ensemble des serviteurs d&amp;rsquo;Allah. Le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Vous avez certes dans le Messager d&amp;rsquo;Allah un excellent modèle pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. [Sourate 33, v.21]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah ﷾ a imposé aux serviteurs la foi en lui, l&amp;rsquo;amour envers lui et l&amp;rsquo;obéissance à son égard ﷺ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi en lui ﷺ de croire qu&amp;rsquo;il est un transmetteur de la part d&amp;rsquo;Allah, comme le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il n&amp;rsquo;incombe au messager que la transmission claire. [Sourate 29, v.18]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et comme Il a dit ﷾ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et il ne prononce rien sous l&amp;rsquo;effet de la passion. Ce n&amp;rsquo;est rien d&amp;rsquo;autre qu&amp;rsquo;une révélation inspirée. [Sourate 53, v.3-4]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dis : « Je ne vous avertis que par la révélation. » [Sourate 21, v.45]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et de croire qu&amp;rsquo;il a transmis ce qui lui a été ordonné de la manière la plus complète et la plus parfaite, n&amp;rsquo;ayant laissé aucun bien sans y guider la communauté ni aucun mal sans l&amp;rsquo;en avertir. Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô Messager, transmets ce qui t&amp;rsquo;a été révélé de la part de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n&amp;rsquo;auras pas transmis Son message. Et Allah te protègera des gens. [Sourate 5, v.67]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quiconque prétend qu&amp;rsquo;il ﷺ a dissimulé quoi que ce soit de ce qu&amp;rsquo;Allah lui a ordonné de transmettre a forgé contre Allah la plus grande imposture. Il ﷺ ne mourut qu&amp;rsquo;après qu&amp;rsquo;Allah, glorifié et élevé soit-Il, eût révélé à ce sujet, en guise de texte explicite et de mise en lumière, Sa parole, pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Aujourd&amp;rsquo;hui, J&amp;rsquo;ai parachevé pour vous votre religion, J&amp;rsquo;ai accompli sur vous Mon bienfait et J&amp;rsquo;ai agréé pour vous l&amp;rsquo;Islam comme religion. [Sourate 5, v.3]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi en lui de croire que la religion qu&amp;rsquo;il a apportée est la religion de l&amp;rsquo;Islam, qu&amp;rsquo;Allah ﷾ n&amp;rsquo;agrée ni n&amp;rsquo;accepte aucune autre religion en dehors d&amp;rsquo;elle. Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, la religion auprès d&amp;rsquo;Allah est l&amp;rsquo;Islam. [Sourate 3, v.19]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et quiconque recherche une religion autre que l&amp;rsquo;Islam, elle ne sera point acceptée de lui, et il sera dans l&amp;rsquo;au-delà parmi les perdants. [Sourate 3, v.85]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi en lui de croire qu&amp;rsquo;il ﷺ est le sceau des prophètes, et qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a point de prophète après lui. Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mohammed n&amp;rsquo;a jamais été le père de l&amp;rsquo;un de vos hommes, mais le Messager d&amp;rsquo;Allah et le sceau des prophètes. [Sourate 33, v.40]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et dans les Sunan d&amp;rsquo;Abu Dawud et d&amp;rsquo;autres recueils, d&amp;rsquo;après le hadith de Thawban, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, l&amp;rsquo;affranchi du Prophète ﷺ, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Il y aura certes dans ma communauté trente imposteurs, chacun d&amp;rsquo;eux prétendant être prophète, alors que je suis le sceau des prophètes, point de prophète après moi. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi en lui de croire qu&amp;rsquo;il est un intermédiaire entre Allah et Sa création pour la transmission de Sa religion et l&amp;rsquo;exposition de Sa législation, et non un intermédiaire dans l&amp;rsquo;adoration, l&amp;rsquo;obtention des bienfaits et le repoussement des maux, car rien de cela ne revient qu&amp;rsquo;à Allah, glorifié et élevé soit-Il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi en lui de croire en l&amp;rsquo;universalité de sa mission et qu&amp;rsquo;il est un messager envoyé aux mondes, comme le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Nous ne t&amp;rsquo;avons envoyé qu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;ensemble des gens, en annonciateur et en avertisseur. [Sourate 34, v.28]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Nous ne t&amp;rsquo;avons envoyé qu&amp;rsquo;en miséricorde pour les mondes. [Sourate 21, v.107]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bien plus, il est obligatoire, serviteurs d&amp;rsquo;Allah, de croire qu&amp;rsquo;il ﷺ a été envoyé aux deux catégories moralement responsables : les hommes et les djinns. Le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et lorsque Nous avons dirigé vers toi un groupe de djinns pour qu&amp;rsquo;ils écoutent le Coran. Lorsqu&amp;rsquo;ils y assistèrent, ils dirent : « Écoutez attentivement ! » Puis quand ce fut terminé, ils retournèrent vers leur peuple en avertisseurs. Ils dirent : « Ô notre peuple, nous avons entendu un Livre révélé après Musa, confirmant ce qui l&amp;rsquo;a précédé, guidant vers la vérité et vers un chemin droit. Ô notre peuple, répondez au prédicateur d&amp;rsquo;Allah et croyez en lui. Il vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protègera d&amp;rsquo;un châtiment douloureux. » [Sourate 46, v.29-31]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi en lui de croire en son mérite et qu&amp;rsquo;il est le plus accompli des gens en obéissance à Allah, le plus savant d&amp;rsquo;entre eux à Son sujet et le plus pieux envers Lui. Il ﷺ est le meilleur des gens en parole, le plus droit en propos, le plus pur en œuvres ﷺ. Et dans le Sahih, il ﷺ a dit : « Certes, le plus pieux d&amp;rsquo;entre vous et le plus savant d&amp;rsquo;entre vous au sujet d&amp;rsquo;Allah, c&amp;rsquo;est moi. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi de l&amp;rsquo;aimer ﷺ, de placer son amour avant celui de soi-même, de ses parents, de ses enfants et de tous les gens, car il a plus de droit sur chaque croyant que sa propre personne. Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète a plus de droit sur les croyants que leurs propres personnes. [Sourate 33, v.6]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans le Sahih d&amp;rsquo;Al Bukhari, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Umar ibn Al Khattab, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, il a dit : « Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, tu m&amp;rsquo;es plus cher que toute chose, sauf ma propre personne. » Le Prophète ﷺ dit : « Non, par Celui qui détient mon âme en Sa main, il faut que je te sois plus cher que ta propre personne. » &amp;lsquo;Umar lui dit alors : « À présent, par Allah, tu m&amp;rsquo;es plus cher que ma propre personne. » Le Prophète ﷺ dit : « Maintenant, ô &amp;lsquo;Umar. » Et dans les deux Sahih, d&amp;rsquo;après Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : « Nul d&amp;rsquo;entre vous ne croit véritablement jusqu&amp;rsquo;à ce que je lui sois plus cher que son père, son enfant et tous les gens. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;amour du Prophète ﷺ n&amp;rsquo;est pas une simple prétention que l&amp;rsquo;on avance. Sa réalité consiste à le suivre, à se soumettre à son ordre et à s&amp;rsquo;attacher à sa voie ﷺ. C&amp;rsquo;est à ce sujet qu&amp;rsquo;Allah a révélé Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dis : « Si vous aimez [vraiment] Allah, suivez-moi, Allah vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [Sourate 3, v.31]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La réalité de la foi en lui et de l&amp;rsquo;amour pour lui ﷺ se résume ainsi : lui obéir en ce qu&amp;rsquo;il a ordonné, le croire en ce qu&amp;rsquo;il a informé, et s&amp;rsquo;abstenir de ce qu&amp;rsquo;il a interdit et proscrit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;outrance envers lui ﷺ ne fait en rien partie de la foi en lui. De nombreux hadiths rapportent en effet sa mise en garde de la communauté contre l&amp;rsquo;outrance. Il dit ﷺ : « Gardez-vous de l&amp;rsquo;outrance, car ceux qui vous ont précédés n&amp;rsquo;ont péri que par l&amp;rsquo;outrance dans la religion. » Et concernant sa noble personne, il dit ﷺ : « Ne me louez point avec excès comme les chrétiens ont loué &amp;lsquo;Issa fils de Maryam, car je ne suis qu&amp;rsquo;un serviteur. Dites plutôt : serviteur d&amp;rsquo;Allah et Son messager. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait partie de la foi en lui de le soutenir, de le vénérer et de le secourir. Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous t&amp;rsquo;avons envoyé en tant que témoin, annonciateur et avertisseur, afin que vous croyiez en Allah et en Son messager, que vous le souteniez, le vénériez, et que vous glorifiiez Allah matin et soir. [Sourate 48, v.8-9]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le soutenir, c&amp;rsquo;est lui porter secours. Le vénérer, c&amp;rsquo;est le respecter et le magnifier ﷺ. La réalité de cela est de le prendre pour modèle, de s&amp;rsquo;attacher à sa guidée et de demeurer fidèle à sa biographie éminente ﷺ. C&amp;rsquo;est aussi s&amp;rsquo;attacher à ce sur quoi étaient les Compagnons vertueux parmi les Émigrés et les Auxiliaires, ainsi que ceux qui les ont suivis avec excellence. C&amp;rsquo;est enfin croire qu&amp;rsquo;il est la balance suprême sur laquelle les choses sont jugées, au regard de son caractère, de sa biographie et de sa guidée. Ce qui y est conforme est la vérité, ce qui y contrevient est le faux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt; : Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Le bienfait de la guidance vers la religion de l'Islam</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-bienfait-de-la-guidance-vers-la-religion-de-lislam/</link><pubDate>Thu, 12 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-bienfait-de-la-guidance-vers-la-religion-de-lislam/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/le-bienfait-de-la-guidance-vers-la-religion-de-lislam/image.jpg" alt="Featured image of post Le bienfait de la guidance vers la religion de l'Islam" /&gt;&lt;p&gt;Certes, le plus éminent des bienfaits d&amp;rsquo;Allah et la plus immense de Ses faveurs envers Ses serviteurs est Sa guidance, glorifié et élevé soit-Il, de qui Il veut parmi Ses serviteurs vers cette religion Al Hanif&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, vers la religion de l&amp;rsquo;Islam, la religion d&amp;rsquo;Allah ﷾ qu&amp;rsquo;Il a agréée pour Ses serviteurs comme religion. Car elle est la faveur suprême et le don le plus noble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷾ dit, en faisant l&amp;rsquo;éloge de ce bienfait, en exposant la grandeur de son rang et en montrant qu&amp;rsquo;il relève de Sa grâce, pureté à Lui, envers qui Il veut de Ses serviteurs, Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ils se prévalent auprès de toi d&amp;rsquo;avoir embrassé l&amp;rsquo;Islam. Dis : « Ne vous prévalez point de votre Islam auprès de moi. C&amp;rsquo;est plutôt Allah qui vous accorde Sa faveur en vous guidant vers la foi, si vous êtes véridiques. » [Sourate 49, v.17]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais Allah vous a fait aimer la foi et l&amp;rsquo;a embellie dans vos cœurs, et Il vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance. Ceux-là sont les bien-guidés. [Sourate 49, v.7]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;eussent été la grâce d&amp;rsquo;Allah envers vous et Sa miséricorde, nul d&amp;rsquo;entre vous ne se serait jamais purifié. Mais Allah purifie qui Il veut, et Allah est Audient et Omniscient. [Sourate 24, v.21]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et les versets en ce sens sont nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si l&amp;rsquo;importance de ce bienfait est si éminente et sa valeur si considérable, c&amp;rsquo;est parce que l&amp;rsquo;Islam est la religion d&amp;rsquo;Allah ﷾ qu&amp;rsquo;Il a agréée, puissant et majestueux, pour Ses serviteurs comme religion, et Il n&amp;rsquo;accepte d&amp;rsquo;eux aucune autre religion. Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, la religion auprès d&amp;rsquo;Allah est l&amp;rsquo;Islam. [Sourate 3, v.19]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et quiconque recherche une religion autre que l&amp;rsquo;Islam, elle ne sera point acceptée de lui, et il sera dans l&amp;rsquo;au-delà parmi les perdants. [Sourate 3, v.85]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Aujourd&amp;rsquo;hui, J&amp;rsquo;ai parachevé pour vous votre religion, J&amp;rsquo;ai accompli sur vous Mon bienfait et J&amp;rsquo;ai agréé pour vous l&amp;rsquo;Islam comme religion. [Sourate 5, v.3]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô vous qui avez cru, entrez pleinement dans la soumission. [Sourate 2, v.208]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est-à-dire dans l&amp;rsquo;Islam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque connaît l&amp;rsquo;Islam et ce à quoi il appelle comme adorations grandioses, œuvres éminentes et bienséances élevées, perçoit la noblesse de sa valeur et la hauteur de son rang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Islam repose sur des croyances authentiques dont s&amp;rsquo;emplit le cœur du croyant : la foi en Allah ﷿, et la foi en tout ce qu&amp;rsquo;Il a ordonné, glorifié et élevé soit-Il, à Ses serviteurs de croire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dis : « Nous croyons en Allah, en ce qui nous a été révélé, en ce qui a été révélé à Ibrahim, Isma&amp;rsquo;il, Ishaq, Ya&amp;rsquo;qub et aux Tribus, et en ce qui a été donné à Musa, &amp;lsquo;Issa et aux prophètes de la part de leur Seigneur. Nous ne faisons aucune distinction entre eux, et c&amp;rsquo;est à Lui que nous sommes soumis. » Et quiconque recherche une religion autre que l&amp;rsquo;Islam, elle ne sera point acceptée de lui, et il sera dans l&amp;rsquo;au-delà parmi les perdants. [Sourate 3, v.84-85]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l&amp;rsquo;Islam dans son acception globale et générale comprend les croyances de la religion dont s&amp;rsquo;emplissent les cœurs : la foi en Allah, la foi en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier et au destin, son bien comme son mal. Dans le Musnad de l&amp;rsquo;imam Ahmad, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, il est rapporté qu&amp;rsquo;un homme interrogea le Prophète ﷺ : « Quelle est la meilleure part de l&amp;rsquo;Islam ? » Il répondit : « La foi. » L&amp;rsquo;homme demanda : « Et qu&amp;rsquo;est-ce que la foi ? » Il répondit : « Que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et en la résurrection après la mort. » C&amp;rsquo;est un hadith bon [Hassan].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Islam repose également sur des obéissances vertueuses et des adorations sublimes que le serviteur accomplit en se rapprochant par elles d&amp;rsquo;Allah ﷿, docile et soumis, obéissant à Allah et humble devant Sa majesté, pureté à Lui. Et les plus grandes et les plus éminentes des obéissances de l&amp;rsquo;Islam sont les cinq piliers de l&amp;rsquo;Islam que le Prophète ﷺ a exposés dans de nombreux hadiths. Parmi eux, le hadith d&amp;rsquo;ibn &amp;lsquo;Umar, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, rapportant que le Prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Islam est bâti sur cinq piliers : l&amp;rsquo;attestation qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;est de divinité digne d&amp;rsquo;adoration qu&amp;rsquo;Allah et que Muhammad est le Messager d&amp;rsquo;Allah, l&amp;rsquo;accomplissement de la prière, l&amp;rsquo;acquittement de la Zakat, le jeûne du Ramadan et le pèlerinage à la Maison.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Islam est rectitude tant dans l&amp;rsquo;apparent que dans le caché. L&amp;rsquo;intérieur de l&amp;rsquo;homme, qui est son cœur, se soumet à Allah ﷿, s&amp;rsquo;humilie devant la majesté du Seigneur, pureté à Lui, et se brise entre Ses mains. Quant aux membres du serviteur, ils obéissent, soumis à Allah, se conformant à Son commandement ﷿. Il est rapporté dans le Musnad de l&amp;rsquo;imam Ahmad, avec une chaîne de transmission authentique, d&amp;rsquo;après Bahz ibn Hakim, d&amp;rsquo;après son père, d&amp;rsquo;après son grand-père, qui dit : « J&amp;rsquo;ai demandé : Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, qu&amp;rsquo;est-ce que l&amp;rsquo;Islam ? » Il répondit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Que ton cœur se soumette à Allah le Très-Haut, que tu diriges ton visage vers Allah le Très-Haut, que tu accomplisses la prière prescrite et que tu t&amp;rsquo;acquittes de la Zakat obligatoire.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ a ainsi réuni dans la signification de l&amp;rsquo;Islam la rectitude de l&amp;rsquo;intérieur par la soumission, la soumission du cœur à Allah, et la rectitude de l&amp;rsquo;extérieur par la droiture des membres dans la persévérance sur l&amp;rsquo;obéissance à Allah et la préservation de Son adoration, pureté à Lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Islam est aussi solidarité entre les musulmans, entraide, liens, miséricorde mutuelle et fraternité. Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les croyants ne sont que des frères. [Sourate 49, v.10]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et dans le hadith, le Prophète ﷺ dit : « Le musulman est le frère du musulman : il ne lui fait point d&amp;rsquo;injustice, il ne l&amp;rsquo;abandonne point et il ne le méprise point. » Et dans un autre hadith, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Abd Allah ibn &amp;lsquo;Amr, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, un homme interrogea le Prophète ﷺ : « Quel est le meilleur Islam ? » Il répondit : « Que tu nourrisses les gens et que tu adresses le salut à qui tu connais et à qui tu ne connais pas. » [Rapporté par Al Bukhari et Muslim]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Islam est aussi élévation des aspirations, grandeur des résolutions, attachement aux nobles desseins et éloignement de tout ce qui ne concerne point l&amp;rsquo;homme dans sa religion et sa vie d&amp;rsquo;ici-bas. C&amp;rsquo;est pourquoi il est rapporté dans le hadith que le Prophète ﷺ a dit : « Fait partie de l&amp;rsquo;excellence de l&amp;rsquo;Islam d&amp;rsquo;un homme le fait de délaisser ce qui ne le concerne pas. » [Rapporté par Al Tirmidhi]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est une religion grandiose qui affine les croyances, purifie les œuvres, épure le comportement et élève le serviteur vers les plus hautes cimes. L&amp;rsquo;Islam accompagne le musulman sincère dans toutes ses conditions, debout, assis et couché. Al Hakim rapporte dans son Mustadrak, d&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Abd Allah ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ invoquait ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, préserve-moi par l&amp;rsquo;Islam lorsque je suis debout. Ô Allah, préserve-moi par l&amp;rsquo;Islam lorsque je suis assis. Ô Allah, préserve-moi par l&amp;rsquo;Islam lorsque je suis couché. Ne permets à aucun ennemi ni à aucun envieux de se réjouir de mon malheur. Ô Allah, je Te demande tout bien dont les trésors sont entre Tes mains, et je cherche refuge auprès de Toi contre tout mal dont les trésors sont entre Tes mains.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est là l&amp;rsquo;une des invocations les plus complètes et les plus grandioses. Quiconque est préservé par l&amp;rsquo;Islam dans sa station debout, assise et couchée, voit sa vie d&amp;rsquo;ici-bas et sa vie dernière protégées, réussit dans la première et la dernière demeure et atteint un bonheur après lequel il ne connaîtra jamais le malheur. Quelle éminente grâce que d&amp;rsquo;être guidé vers l&amp;rsquo;Islam, de le pratiquer, d&amp;rsquo;y appeler et de s&amp;rsquo;y affilier ! Nul n&amp;rsquo;est meilleur que celui qui se pare de ces qualités. Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et qui profère de plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, accomplit une œuvre pieuse et dit : « Je suis du nombre des musulmans » ? [Sourate 41, v.33]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Al Hanif est celui qui s&amp;rsquo;oriente exclusivement vers Allah et, par implication, se détourne de tout autre que Lui. Il s&amp;rsquo;agit de la religion d&amp;rsquo;Ibrahim Al Hanifiya, qui n&amp;rsquo;est autre que l&amp;rsquo;Islam authentique : « Et ils ont dit : &amp;ldquo;Soyez juifs ou chrétiens, vous serez bien guidés.&amp;rdquo; Dis : &amp;ldquo;Non ! [Nous suivons] la religion d&amp;rsquo;Ibrahim, pur monothéiste (Hanif), et il n&amp;rsquo;était pas du nombre des associateurs.&amp;rdquo; » [Sourate 2, v.135]. L&amp;rsquo;imam Si&amp;rsquo;di a dit : « Hanif, c&amp;rsquo;est-à-dire entièrement tourné vers Allah, se détournant de tout autre que Lui, établi sur le Tawhid, abandonnant l&amp;rsquo;association et toute forme de Shirk. » [Tayssir Al Karim Al Rahman (p. 67)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>La contemplation des signes d'Allah dans la création</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-contemplation-des-signes-dallah-dans-la-creation/</link><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-contemplation-des-signes-dallah-dans-la-creation/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-contemplation-des-signes-dallah-dans-la-creation/image.jpg" alt="Featured image of post La contemplation des signes d'Allah dans la création" /&gt;&lt;p&gt;Certes, la contemplation des signes d&amp;rsquo;Allah dans la création et l&amp;rsquo;observation de Ses créatures, aussi diverses que prodigieuses, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse du ciel et de la terre, du soleil et de la lune, des astres et des étoiles, de la nuit et du jour, des montagnes et des arbres, des mers et des fleuves, et de tant d&amp;rsquo;autres créatures d&amp;rsquo;Allah que nul ne saurait dénombrer, comptent parmi les plus puissants moteurs de la foi et les moyens les plus féconds pour la consolider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple donc la création du ciel et portes-y ton regard à maintes reprises. Tu constateras qu&amp;rsquo;il constitue l&amp;rsquo;un des plus grands signes par sa hauteur et son élévation, son immensité et sa stabilité. Il ne s&amp;rsquo;élève pas indéfiniment tel le feu, ni ne s&amp;rsquo;effondre tel un corps pesant. Point de piliers pour le soutenir par-dessous, point d&amp;rsquo;attaches pour le suspendre par-dessus, il est maintenu par la seule puissance d&amp;rsquo;Allah. Observe ensuite sa régularité et sa parfaite harmonie : tu n&amp;rsquo;y décèleras ni faille, ni fissure, ni déchirure, ni la moindre dénivellation ou irrégularité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple ensuite la teinte dont il a été paré, cette couleur qui est la plus belle des nuances, la plus douce pour la vue et la plus propice à la fortifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple la création de la terre et la manière dont elle fut conçue avec perfection. Tu y verras l&amp;rsquo;un des signes les plus manifestes de son Créateur et de son Façonneur. Il l&amp;rsquo;a disposée, pureté à Lui, tel un tapis et un berceau, l&amp;rsquo;a soumise à Ses serviteurs et y a déposé leurs subsistances, leurs nourritures et leurs moyens d&amp;rsquo;existence. Il y a tracé des voies pour qu&amp;rsquo;ils puissent y circuler au gré de leurs nécessités et de leurs affaires. Il l&amp;rsquo;a ancrée par des montagnes, en faisant des pieux qui la maintiennent afin qu&amp;rsquo;elle ne vacille point sous leurs pieds. Il a étendu ses contrées, l&amp;rsquo;a déployée et nivelée, l&amp;rsquo;élargissant de toutes parts. Il en a fait un réceptacle pour les vivants, les abritant sur son dos tant qu&amp;rsquo;ils respirent, et un asile pour les défunts, les recueillant en son sein lorsqu&amp;rsquo;ils trépassent. Ainsi, sa surface est la patrie des vivants, et ses entrailles celle des morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis regarde-la lorsqu&amp;rsquo;elle est sans vie, aride et désolée. Dès qu&amp;rsquo;Allah y fait descendre l&amp;rsquo;eau, elle tressaille, se gonfle et reverdit, donnant naissance à toutes sortes de couples de plantes splendides. Elle exhale alors des merveilles végétales, admirables par leur aspect et précieuses par leurs vertus, offrant un spectacle réjouissant pour l&amp;rsquo;œil et une nourriture généreuse pour celui qui s&amp;rsquo;en sustente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple ensuite comment Il a consolidé les flancs de la terre par des montagnes ancrées, altières, massives et robustes. Vois de quelle manière Il les a dressées avec perfection, comment Il les a élevées et en a fait les parties les plus solides du globe, afin qu&amp;rsquo;elles ne s&amp;rsquo;effritent point au fil des siècles ni sous l&amp;rsquo;assaut répété des pluies et des vents. Bien au contraire, Il a parachevé leur création, raffermi leur assise et y a déposé des bienfaits, des minéraux et des sources à profusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple ensuite cet air subtil, contenu entre le ciel et la terre. On en perçoit la substance par le toucher lorsqu&amp;rsquo;il souffle, bien que sa forme demeure invisible au regard. Il circule entre le firmament et le sol, tandis que les oiseaux y planent, fendant l&amp;rsquo;espace de leurs ailes tout comme les créatures marines nagent dans l&amp;rsquo;eau. Ses flancs s&amp;rsquo;agitent et ses courants ondulent lors de ses tempêtes, à l&amp;rsquo;image des vagues tumultueuses des mers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple ensuite comment Il suscite, par ce vent, les nuages assujettis entre le ciel et la terre, les soulevant en masses éparses puis les unissant et les joignant les uns aux autres. Les vents les fécondent alors, eux qu&amp;rsquo;Il a nommés les « fécondateurs », avant de les porter sur leur dos vers les contrées assoiffées. Une fois parvenus au-dessus de la terre et s&amp;rsquo;y étant fixés, ils y déversent leur eau. Allah envoie alors le vent sur cette pluie, tandis qu&amp;rsquo;elle est encore dans les airs, pour l&amp;rsquo;éparpiller et la fragmenter afin qu&amp;rsquo;elle ne cause point de dommage ni ne détruise ce qu&amp;rsquo;elle frappe par sa chute massive. Lorsque la terre s&amp;rsquo;est abreuvée et a pris ce dont elle avait besoin, le nuage s&amp;rsquo;en retire et s&amp;rsquo;en sépare. Ce sont là les porteurs d&amp;rsquo;eau de la terre, acheminés sur le dos des vents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple ensuite ces mers qui ceignent les contrées du monde, et qui ne sont que des golfes de l&amp;rsquo;Océan immense encerclant la terre entière. La partie émergée de la terre, avec ses montagnes et ses cités, n&amp;rsquo;est par rapport à l&amp;rsquo;élément liquide que telle une petite île au sein d&amp;rsquo;une mer vaste, le reste du globe étant submergé par les eaux. N&amp;rsquo;était la retenue du Seigneur, exalté et élevé soit-Il, par Sa puissance et Sa volonté, et le frein qu&amp;rsquo;Il impose à l&amp;rsquo;eau, celle-ci déborderait sur la terre et l&amp;rsquo;engloutirait tout entière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple la nuit et le jour, qui comptent parmi les signes les plus admirables d&amp;rsquo;Allah. Vois comment Il a fait de la nuit un repos et un vêtement qui enveloppe le monde : les mouvements s&amp;rsquo;y apaisent, les animaux regagnent leurs demeures et les oiseaux leurs nids, et les âmes s&amp;rsquo;y délassent et se reposent de la fatigue du labeur et de la peine. Lorsque les âmes ont pris leur part de repos et de sommeil, et qu&amp;rsquo;elles aspirent de nouveau à leurs subsistances et à leurs occupations, Celui qui fend l&amp;rsquo;aube, pureté à Lui, amène le jour dont l&amp;rsquo;aurore annonce l&amp;rsquo;avant-garde. Il met alors en déroute les ténèbres, les déchire de toute part et les retire du monde, et voilà que les êtres voient clair. Les animaux se déploient, s&amp;rsquo;affairant à leur subsistance et à leurs intérêts, tandis que les oiseaux sortent de leurs nids. Quel renouveau et quelle résurrection, témoignant de la puissance d&amp;rsquo;Allah, pureté à Lui, sur la Résurrection suprême !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple l&amp;rsquo;état du soleil et de la lune dans leur lever et leur coucher, établissant l&amp;rsquo;alternance des deux empires de la nuit et du jour. Sans leur apparition, l&amp;rsquo;ordre du monde s&amp;rsquo;effondrerait. Comment les hommes pourraient-ils s&amp;rsquo;efforcer pour leur subsistance et vaquer à leurs affaires si le monde demeurait plongé dans l&amp;rsquo;obscurité ? Et comment pourraient-ils goûter les délices de la vie en l&amp;rsquo;absence de la lumière ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pureté à Celui qui a placé dans le ciel des constellations et y a placé un luminaire et une lune éclairante. Et c&amp;rsquo;est Lui qui a fait de la nuit et du jour une succession pour quiconque veut se rappeler ou veut être reconnaissant. [Sourate 25, v.61-62]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Contemple la création des animaux dans la diversité de leurs attributs, de leurs espèces, de leurs formes, de leurs utilités, de leurs couleurs et des merveilles déposées en eux. Il en est qui rampent sur leur ventre, d&amp;rsquo;autres qui marchent sur deux pattes, et d&amp;rsquo;autres encore sur quatre. Il en est dont l&amp;rsquo;arme a été logée dans les pattes, tels les prédateurs aux griffes acérées. D&amp;rsquo;autres ont pour arme le bec, à l&amp;rsquo;instar de l&amp;rsquo;aigle, du vautour et du corbeau. Il en est dont l&amp;rsquo;arme réside dans les dents, et d&amp;rsquo;autres encore possèdent des cornes pour se défendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contemple et tire un enseignement de l&amp;rsquo;agencement de cet univers, de l&amp;rsquo;ordonnancement de ses parties selon un ordre parfait, qui constitue la preuve la plus éclatante de la perfection de la puissance de son Créateur, de l&amp;rsquo;étendue de Sa science, de Sa sagesse et de Sa bienveillance. Si tu observes le monde, tu le trouveras semblable à une demeure bâtie et pourvue de tous ses équipements, de ses commodités et de tout ce qui y est nécessaire. Le ciel en est le toit élevé, la terre en est le berceau, le tapis et le foyer de son habitant. Le soleil et la lune y sont deux flambeaux rayonnants, tandis que les étoiles font office de lampes, de parures et de guides pour le voyageur parcourant les sentiers de cette demeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les joyaux et les minéraux y sont enfouis tels des trésors et des provisions apprêtés, chacun étant destiné à l&amp;rsquo;usage qui lui sied. Les diverses espèces végétales sont préparées pour satisfaire ses besoins, et les variétés animales sont employées à son service : certaines servent de montures, d&amp;rsquo;autres fournissent le lait, d&amp;rsquo;autres encore la nourriture, les vêtements, les ustensiles ou assurent la garde. L&amp;rsquo;homme y a été établi tel un roi investi de pouvoirs, agissant et ordonnant en son sein. Il y a là la plus immense des preuves et le plus décisif des arguments en faveur du Créateur, l&amp;rsquo;Omniscient, le Sage, le Parfaitement Informé, qui a déterminé Sa création avec la plus juste mesure et l&amp;rsquo;a ordonnée selon le plus admirable agencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mieux encore, contemple et tire un enseignement particulier de la manière dont Allah t&amp;rsquo;a créé, ô être humain. Considère le commencement de ta création, son milieu et son terme. Regarde avec l&amp;rsquo;œil de la clairvoyance l&amp;rsquo;origine de ta genèse à partir d&amp;rsquo;une goutte d&amp;rsquo;eau vile et méprisée. Vois comment le Seigneur des seigneurs l&amp;rsquo;a extraite d&amp;rsquo;entre les lombes et les côtes, soumise à Sa puissance malgré l&amp;rsquo;étroitesse de ses conduits et la diversité de ses méandres, jusqu&amp;rsquo;à la conduire vers son réceptacle et son lieu de réunion. Vois comment Il a réuni le mâle et la femelle et a jeté l&amp;rsquo;affection entre eux, et comment Il les a menés, par les liens du désir et de l&amp;rsquo;amour, vers l&amp;rsquo;union qui est la cause de la conception et de la formation de l&amp;rsquo;enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vois comment Il a décrété la rencontre de ces deux fluides malgré leur éloignement initial, les faisant fluer depuis la profondeur des veines et des membres pour les assembler en un lieu unique qu&amp;rsquo;Il a désigné comme une demeure sûre, où nul air ne peut les corrompre, nul froid les geler, ni nul accident les atteindre. Puis Il a transformé cette goutte blanche en une adhérence rouge tirant sur le noir, avant d&amp;rsquo;en faire un embryon de chair, distinct de l&amp;rsquo;adhérence par sa couleur, sa nature et sa forme. Ensuite, Il en a fait des os nus, sans aucun revêtement, différant de l&amp;rsquo;embryon par leur forme, leur aspect, leur dimension, leur texture et leur couleur. C&amp;rsquo;est ainsi que se succèdent les phases de la création humaine jusqu&amp;rsquo;à ce que l&amp;rsquo;être émerge sous cette image qu&amp;rsquo;Allah lui a façonnée. Il a alors fendu pour lui l&amp;rsquo;ouïe et la vue, la bouche et le nez, ainsi que tous les autres orifices. Il a étendu les mains et les jambes, les a déployées et a divisé leurs extrémités en doigts, puis a scindé les doigts en phalanges. Il a agencé les organes internes : le cœur, l&amp;rsquo;estomac, le foie, la rate, les poumons, l&amp;rsquo;utérus, la vessie et les intestins, chacun ayant une mesure et une fonction qui lui sont propres.&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gloire à Celui qui a créé et harmonisé, et qui a déterminé et guidé, Lui qui a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et en vous-mêmes, ne voyez-vous donc pas ? [Sourate 51, v.21]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&amp;lsquo;Uthman Al Qurashi a dit : « Toutes les créatures, de la minuscule fourmi au Trône, sont des sentiers menant à Sa connaissance, le Très-Haut, et des preuves éclatantes de Son éternité. L&amp;rsquo;univers entier est une multitude de langues proclamant Son unicité, et le monde est un livre dont les clairvoyants lisent les caractères selon la mesure de leur propre discernement ».&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;examen attentif de ces signes, ainsi que de tout ce qu&amp;rsquo;Allah a créé dans les cieux et sur la terre, leur méditation et l&amp;rsquo;exercice de la réflexion à leur sujet, comptent parmi les actes les plus bénéfiques pour l&amp;rsquo;homme afin de fortifier sa foi et de l&amp;rsquo;affermir. Il découvre à travers eux l&amp;rsquo;unicité de son Créateur et de son Souverain, ainsi que Sa perfection, pureté à Lui le Très-Haut. Son amour, sa vénération et son respect pour Lui s&amp;rsquo;en trouvent accrus, de même que son obéissance, sa soumission et son humilité. C&amp;rsquo;est là l&amp;rsquo;un des plus nobles fruits de cette contemplation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Lorsque tu médites sur ce à quoi Allah a invité Ses serviteurs à réfléchir dans Son Livre, cela te conduit à Sa connaissance, pureté à Lui le Très-Haut, à la reconnaissance de Son unicité, et à la perception de Ses attributs de perfection et de Ses qualités de majesté, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse de l&amp;rsquo;étendue de Sa puissance et de Sa science, de la perfection de Sa sagesse et de Sa miséricorde, de Sa bienfaisance, de Sa bonté, de Sa délicatesse, de Sa justice, de Sa satisfaction, de Sa colère, de Sa récompense et de Son châtiment. C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;Il S&amp;rsquo;est fait connaître à Ses serviteurs et les a incités à méditer sur Ses signes ».&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Si&amp;rsquo;di, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Parmi les causes de la foi et ses mobiles figure la réflexion sur l&amp;rsquo;univers, sur la création des cieux et de la terre et des diverses créatures qu&amp;rsquo;ils renferment, ainsi que l&amp;rsquo;observation de l&amp;rsquo;âme humaine et de ses caractéristiques. Cela est un puissant moteur pour la foi, car la grandeur de la création témoigne de la puissance et de la majesté de son Créateur, et sa splendeur, son harmonie et sa précision confondent les esprits, attestant de l&amp;rsquo;immensité de la science d&amp;rsquo;Allah et du caractère universel de Sa sagesse. Les multiples bienfaits et les innombrables délices qu&amp;rsquo;elle recèle prouvent l&amp;rsquo;étendue de Sa miséricorde et de Sa générosité. Tout cela incite à vénérer leur Concepteur et leur Créateur, à Lui témoigner de la gratitude, à s&amp;rsquo;attacher à Son évocation et à Lui vouer un culte exclusif. C&amp;rsquo;est là l&amp;rsquo;essence même de la foi et son secret »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est pourquoi Allah le Généreux, pureté à Lui, a invité Ses serviteurs, en de nombreux passages de Son Livre, à contempler ces signes et ces preuves, et à s&amp;rsquo;adonner à l&amp;rsquo;observation et à la réflexion, en raison de la multitude des bienfaits et de la grandeur des profits qu&amp;rsquo;ils en retirent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l&amp;rsquo;alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de ce qui profite aux gens, dans l&amp;rsquo;eau qu&amp;rsquo;Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre après sa mort et y dissémine des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, il y a certes des signes pour des gens qui raisonnent. [Sourate 2, v.164]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et parmi Ses signes, Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes qui se dispersent. [Sourate 30, v.20]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;ainsi que les versets suivants. Et Il a dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et parmi Ses signes, la création des cieux et de la terre et des êtres vivants qu&amp;rsquo;Il y a disséminés. Et Il a le pouvoir de les rassembler quand Il voudra. [Sourate 42, v.29]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés ? Et le ciel, comment il a été élevé ? Et les montagnes, comment elles ont été dressées ? Et la terre, comment elle a été aplanie ? [Sourate 88, v.17-20]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;autres versets encore, fort nombreux dans le Coran, invitent les serviteurs à observer Ses signes et Ses œuvres, qui constituent la plus grande preuve de Son unicité, de Sa singularité, de Sa puissance, de Sa volonté et de Sa science, pureté à Lui le Très-Haut, ainsi que de Sa bonté, de Sa délicatesse et de Sa générosité. Cela constitue le plus puissant motif incitant les serviteurs à aimer Allah, à Le remercier, à Le vénérer, à Lui obéir et à s&amp;rsquo;attacher à Son évocation. Il apparaît ainsi clairement que l&amp;rsquo;observation de l&amp;rsquo;univers et sa méditation comptent parmi les plus grandes causes de la foi et ses moteurs les plus profitables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Fin de citation, tirée de Miftah Dar Al Sa&amp;rsquo;ada d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 205-226) avec quelques adaptations.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Dhayl Tabaqat Al Hanabila d&amp;rsquo;Ibn Rajab (1/307).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Miftah Dar Al Sa&amp;rsquo;ada d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 204).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;At Tawdih Wal Bayan (p. 31).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>La méditation</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-meditation/</link><pubDate>Tue, 10 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-meditation/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-meditation/image.jpg" alt="Featured image of post La méditation" /&gt;&lt;p&gt;Le Coran recèle de nombreux versets exhortant à la méditation, exposant l&amp;rsquo;immensité de son rang, la noblesse de sa valeur et l&amp;rsquo;abondance de ses fruits et de ses bienfaits, louant ceux qui s&amp;rsquo;y adonnent et révélant l&amp;rsquo;élévation de leur rang et la grandeur de leur condition. Allah ﷾ dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;Allah vous expose clairement les signes, afin que vous méditiez. [Sourate 2, v.219]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit, pureté à Lui :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il y a en cela des signes pour des gens qui méditent. [Sourate 13, v.3]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il y a en cela un signe pour des gens qui méditent. [Sourate 16, v.11]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;ont-ils point médité en eux-mêmes ? [Sourate 30, v.8]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Allah, pureté à Lui, dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est ainsi que Nous détaillons les signes pour des gens qui méditent. [Sourate 10, v.24]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Telles sont les paraboles que Nous proposons aux hommes afin qu&amp;rsquo;ils méditent. [Sourate 59, v.21]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les versets portant cette signification sont fort nombreux. Et Allah ﷾ dit, louant Ses alliés rapprochés, les doués d&amp;rsquo;intelligence, exposant la grandeur de leur station, la noblesse de leur état et la beauté de leur méditation :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l&amp;rsquo;alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d&amp;rsquo;intelligence, ceux qui invoquent Allah debout, assis et sur leurs flancs, et qui méditent sur la création des cieux et de la terre : « Seigneur ! Tu n&amp;rsquo;as point créé cela en vain. Pureté à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu. » [Sourate 3, v.190-191]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette méditation grandiose, à laquelle Allah ﷾ a convié Ses serviteurs, les y exhortant et les y encourageant, constitue la clef de tout bien, le fondement de toute réussite et de toute rectitude, et la source de toute vertu. Elle compte parmi les plus éminentes et les plus nobles adorations du cœur. Elle fait passer l&amp;rsquo;homme de l&amp;rsquo;insouciance à l&amp;rsquo;éveil, de la désobéissance à l&amp;rsquo;obéissance, de l&amp;rsquo;avilissement à la dignité, et l&amp;rsquo;élève des bassesses, des turpitudes et des choses méprisables vers les hauteurs, les degrés élevés et les sommets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui médite sur la grandeur d&amp;rsquo;Allah et sur le fait qu&amp;rsquo;Il connaît parfaitement la condition des serviteurs sans que rien ne Lui échappe, Lui, l&amp;rsquo;Audient, le Clairvoyant, l&amp;rsquo;Omniscient, l&amp;rsquo;Omnipotent, cette méditation le préservera de sombrer dans la désobéissance à Allah ﷾. Et Allah ﷾ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Seuls craignent Allah, parmi Ses serviteurs, les savants. [Sourate 35, v.28]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Celui qui médite sur l&amp;rsquo;au-delà, sur son approche inexorable, sur le fait qu&amp;rsquo;elle est la vie véritable, et qui réfléchit à ses délices et à ce qu&amp;rsquo;Allah ﷾ a préparé pour Ses alliés comme magnifique retour et splendide rétribution, cela le stimulera et le poussera à se préparer de la meilleure manière et à s&amp;rsquo;apprêter pleinement pour le Jour du retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui médite sur la bassesse de ce bas monde, sa vilenie, la promptitude de son déclin et de son épuisement, jamais il n&amp;rsquo;en fera sa plus grande préoccupation ni la limite de son savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui médite sur les péchés, sur l&amp;rsquo;immensité de leur gravité et sur les funestes conséquences qu&amp;rsquo;ils entraînent pour leurs auteurs ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà, se gardera d&amp;rsquo;y succomber et les fuira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui médite sur les actes d&amp;rsquo;adoration et sur le fait qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;a été créé en cette vie que pour les accomplir et les concrétiser, luttera contre lui-même pour s&amp;rsquo;en acquitter de la manière la plus accomplie et dans la plus noble des dispositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque médite sur ces créatures et sur ce qu&amp;rsquo;elles recèlent de beauté, de signes éblouissants, de preuves éclatantes et de démonstrations lumineuses, verra s&amp;rsquo;introduire en son cœur l&amp;rsquo;édification et l&amp;rsquo;exhortation. La méditation sur les bienfaits d&amp;rsquo;Allah ﷾ et sur Ses grâces est une adoration immense qui incline le cœur vers Allah dans la soumission et l&amp;rsquo;humilité, dans la foi en la perfection du Créateur et la majesté du Façonneur, pureté à Lui. Voici les doués d&amp;rsquo;intelligence, et nous avons déjà évoqué l&amp;rsquo;éloge qu&amp;rsquo;Allah leur adresse :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;… et ils méditent sur la création des cieux et de la terre. [Sourate 3, v.191]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et cette contemplation porte comme fruit ces invocations grandioses :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Seigneur ! Tu n&amp;rsquo;as point créé cela en vain. Pureté à Toi ! Préserve-nous du châtiment du Feu. [Sourate 3, v.191]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quant à celui qui n&amp;rsquo;occupe point son cœur de pensées profitables et de réflexions qui lui procurent des bienfaits en sa vie présente et dans sa vie dernière, son cœur se trouvera envahi par des pensées viles et des ruminations blâmables, tournées vers des affaires dégradantes et des œuvres basses et méprisables. C&amp;rsquo;est pourquoi certains gens de science comparent l&amp;rsquo;âme humaine à une meule qui ne cesse de tourner, broyant tout ce que l&amp;rsquo;on y introduit : celui qui y verse du blé et de l&amp;rsquo;orge en tirera une farine dont il bénéficiera, tandis que celui qui y jette de l&amp;rsquo;ordure, des cailloux, des graviers, du sable ou du verre n&amp;rsquo;en recueillera jamais de farine profitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en va-t-il de l&amp;rsquo;âme humaine : elle tourne au gré de pensées et de pensées encore, puis de ces pensées germent des volontés et des résolutions. Celui dont les pensées et les méditations portent sur ce qui lui est bénéfique en son existence présente et en son devenir futur traversera cette vie dans le meilleur des états. Quant à celui dont les pensées errent parmi des affaires méprisables et des œuvres viles, qui ne projette que comment transgresser, comment perpétrer les péchés et comment sombrer dans les fautes, et ainsi de suite, de pensées viles en affaires méprisables, s&amp;rsquo;enfonçant et se noyant toujours davantage. Quel sera donc l&amp;rsquo;état de celui dont tel est le lot !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Méditez sur ce récit : &amp;lsquo;Abd Allah ibn Al Mubarak, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, vit l&amp;rsquo;un de ses compagnons absorbé dans ses pensées et lui dit : « Où es-tu parvenu ? », et combien de fois prononçons-nous cette parole : « Où en es-tu, ô untel ? Où t&amp;rsquo;es-tu égaré ? Où es-tu parti ? », il répondit : « Je suis parvenu au Sirat. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel abîme entre celui dont les pensées voyagent vers la méditation de ce qui lui sera profitable en son devenir et en son existence, qui réfléchit à sa comparution devant Allah, qui porte son regard vers son lendemain et le compte qu&amp;rsquo;Allah ﷾ lui demandera :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah. Que chaque âme considère ce qu&amp;rsquo;elle a avancé pour demain. [Sourate 59, v.18]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quel abîme entre celui dont les pensées le mènent jusqu&amp;rsquo;au Sirat, dans la crainte et l&amp;rsquo;appréhension, et celui dont les pensées se vautrent dans la fange des péchés et les bas-fonds des désobéissances, dans l&amp;rsquo;avilissement et la submersion !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien nous avons besoin de soigner nos pensées, de redresser notre trajectoire et de lutter contre nos âmes pour les orienter vers les inspirations profitables et les réflexions droites qui nous procurent un immense profit et un bien abondant ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, quelle immense perte et quelle terrible privation pour celui qui livre la demeure de ses pensées à shaytan, qu&amp;rsquo;Allah nous en préserve, qui y dépose ses insufflations, lui dicte le mal avec insistance, le pousse aux désobéissances avec force et l&amp;rsquo;y entraîne sans relâche. Un tel homme est asservi à shaytan, soumis à ses suggestions, et ses pensées sont qualifiées de diaboliques. Certes, quelle condition affreuse, quelle laideur et quelle infamie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La méditation, telle qu&amp;rsquo;Allah ﷿ l&amp;rsquo;a ordonnée et à laquelle Il a appelé, est une adoration d&amp;rsquo;un rang immense et d&amp;rsquo;une valeur éminente. Pour se rectifier en ce domaine, le serviteur a besoin, premièrement, de l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;Allah ﷾, et deuxièmement, de la lutte contre son âme : en l&amp;rsquo;éloignant de toute porte et de tout accès qui introduit dans son cœur des pensées viles et des représentations méprisables, tout en veillant sur tous les accès et les portes qui apportent à son cœur ce qui lui est profitable et lui procure le bien et l&amp;rsquo;utilité dans sa religion et sa vie d&amp;rsquo;ici-bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Considérez celui qui livrerait sa vue, son regard et son ouïe à des spectacles interdits, à des images qu&amp;rsquo;il est prohibé de contempler et à des écoutes illicites : comment pourrait-il, malgré cela, espérer pour son cœur limpidité, pureté et intégrité ? Il a en effet ouvert en grand les accès qui déversent sur son cœur les afflux du mal et lui apportent les affaires du vice, qu&amp;rsquo;Allah nous en préserve. Quant à celui qui lutte contre son âme et implore l&amp;rsquo;aide de son Seigneur, pureté à Lui le Très-Haut, il sera guidé vers tout bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qu&amp;rsquo;il serait beau, en ce domaine, que tu évoques ce qui t&amp;rsquo;est profitable comme méditation saine, contemplation droite, exhortation, édification et souvenir. C&amp;rsquo;est un sujet dont le développement serait long, mais j&amp;rsquo;indique un seul exemple, bien que les exemples en soient nombreux et que certains aient déjà été mentionnés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Considérez un homme affamé, dont la faim s&amp;rsquo;est intensifiée, devant lequel on dépose un mets délicieux et une nourriture savoureuse qu&amp;rsquo;il affectionne et vers laquelle son âme incline. Puis, lorsqu&amp;rsquo;il étend la main vers cette nourriture, on lui dit : « Cette nourriture est empoisonnée, si tu en manges, tu périras sur-le-champ. » Considérez : alors qu&amp;rsquo;il est certain que cette nourriture est empoisonnée et qu&amp;rsquo;elle causera sa perte, posera-t-il sa main sur cette nourriture ou la retirera-t-il ? Pureté à Allah ! Comment l&amp;rsquo;homme évite-t-il une nourriture par crainte de son préjudice, sans éviter les péchés par crainte de leur déshonneur au Jour de la rencontre avec Allah ﷾ ?!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle méditation et une telle contemplation profitent immensément à l&amp;rsquo;homme dans son audace et sa retenue, dans son amour et son aversion, dans son don et son refus, et dans l&amp;rsquo;ensemble de ses affaires. Nous demandons à Allah ﷿, par Ses Noms sublimes et Ses Attributs élevés, de nous accorder à tous un cœur sain et une langue véridique, de rectifier l&amp;rsquo;ensemble de notre condition, d&amp;rsquo;accorder à nos cœurs leur piété et de les purifier, car Il est, glorifié et exalté soit-Il, le meilleur de Ceux qui les purifient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;</description></item><item><title>La magnification d'Allah</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-magnification-dallah/</link><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-magnification-dallah/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-magnification-dallah/image.jpg" alt="Featured image of post La magnification d'Allah" /&gt;&lt;p&gt;Quiconque magnifie Allah, pureté à Lui, et L&amp;rsquo;estime à Sa juste mesure voit s&amp;rsquo;accomplir sa réussite et son bonheur ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà. En vérité, la magnification d&amp;rsquo;Allah est le fondement même de la félicité. Comment un cœur qui ne magnifie pas son Seigneur, son Créateur, son Maître et son Protecteur pourrait-il réussir et connaître le bonheur ? Celui qui magnifie Allah reconnaît Son droit exclusif à l&amp;rsquo;humilité, à la soumission, au recueillement et à l&amp;rsquo;abaissement devant Lui. Il vénère Sa législation, magnifie Sa religion et reconnaît le rang de Ses messagers. Cette magnification d&amp;rsquo;Allah, pureté à Lui, constitue un socle inébranlable sur lequel repose la religion islamique. Bien plus, l&amp;rsquo;essence même de l&amp;rsquo;adoration en Islam réside dans la magnification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est établi dans le hadith authentique que notre Prophète ﷺ, le maître des fils d&amp;rsquo;Adam, l&amp;rsquo;imam des premiers et des derniers, le modèle de toutes les créatures et le plus pieux des hommes envers le Seigneur des univers, lui qui m&amp;rsquo;est plus cher que mon père et ma mère, que les éloges d&amp;rsquo;Allah et le salut soient sur lui, prononçait dans son inclinaison et sa prosternation :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pureté au Détenteur de la toute-puissance, de la royauté suprême, de l&amp;rsquo;orgueil et de la grandeur.&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il disait également :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quant à l&amp;rsquo;inclinaison, magnifiez-y le Seigneur ﷿.&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il déclarait aussi ﷺ dans son inclinaison : « Pureté à mon Seigneur l&amp;rsquo;Immense », et dans sa prosternation : « Pureté à mon Seigneur le Très-Haut ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, il disait ﷺ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Deux paroles légères sur la langue, lourdes dans la balance, aimées du Tout Miséricordieux : Pureté à Allah et les louanges à Lui, Pureté à Allah l&amp;rsquo;Immense.&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Parmi les Noms les plus beaux de notre Seigneur, notre Créateur et notre Protecteur figure « Al &amp;lsquo;Adhim » [l&amp;rsquo;Immense]. Immense dans Ses Noms, immense dans Ses Attributs, immense dans Ses actes, immense dans Sa parole, immense dans Sa révélation, Sa législation et Sa descente. Nul autre que Lui ne mérite la magnification, l&amp;rsquo;exaltation, la vénération et la glorification. Il mérite que les serviteurs Le magnifient par leurs cœurs, leurs langues et leurs œuvres, en déployant leurs efforts pour Le connaître, L&amp;rsquo;aimer, s&amp;rsquo;humilier devant Lui et Le craindre. Le magnifier, pureté à Lui, c&amp;rsquo;est Lui obéir sans Lui désobéir, L&amp;rsquo;évoquer sans L&amp;rsquo;oublier, Le remercier sans Le renier. Le magnifier et Le vénérer, c&amp;rsquo;est se soumettre à Ses ordres, à Sa législation et à Son jugement, sans rien contester de Sa loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah est immense et mérite de Ses serviteurs qu&amp;rsquo;ils Le magnifient comme Il le mérite et qu&amp;rsquo;ils Le considèrent à Sa juste valeur. Allah le Très-Haut dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ils n&amp;rsquo;ont pas estimé Allah à Sa juste valeur, alors qu&amp;rsquo;au Jour de la Résurrection, la terre entière sera dans Sa poigne et les cieux seront pliés dans Sa Main droite. Pureté à Lui ! Il est bien au-dessus de ce qu&amp;rsquo;ils Lui associent. [Sourate 39, v.67]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté dans les deux recueils authentiques, d&amp;rsquo;après Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un savant juif vint au Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ et dit : Ô Muhammad, nous trouvons [dans nos textes] qu&amp;rsquo;Allah place les cieux sur un doigt, les terres sur un doigt, les arbres sur un doigt, l&amp;rsquo;eau et la terre humide sur un doigt, et le reste des créatures sur un doigt, puis Il dit : Je suis le Roi. Le Prophète ﷺ rit alors jusqu&amp;rsquo;à ce que ses molaires apparaissent, en confirmation des paroles du savant, puis il récita le verset : « Ils n&amp;rsquo;ont pas estimé Allah à Sa juste valeur, alors qu&amp;rsquo;au Jour de la Résurrection, la terre entière sera dans Sa poigne et les cieux seront pliés dans Sa Main droite. Pureté à Lui ! Il est bien au-dessus de ce qu&amp;rsquo;ils Lui associent. [Sourate 39, v.67] »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pureté à Allah ! Où s&amp;rsquo;est donc égarée la raison de ces associateurs lorsqu&amp;rsquo;ils ont voué leur humilité, leur soumission, leur abaissement, leur espoir, leur crainte, leur désir, leur peur, leur amour et leur convoitise à des créatures chétives et des êtres vils, incapables de se procurer à eux-mêmes ni profit ni préjudice, et encore moins à autrui. Ils ont délaissé la soumission et l&amp;rsquo;humilité envers le Seigneur Immense, le Grand, le Très-Haut, le Créateur Majestueux. Qu&amp;rsquo;Il soit élevé au-dessus de ce qu&amp;rsquo;ils Lui attribuent, pureté à Lui au-dessus de ce qu&amp;rsquo;ils Lui associent. Lui seul mérite la magnification, la vénération, la divinisation, la soumission et l&amp;rsquo;humilité. C&amp;rsquo;est Son droit exclusif. La pire des injustices est d&amp;rsquo;accorder Son droit à un autre ou de le partager avec autrui. Quiconque Lui prend des associés et des égaux n&amp;rsquo;a pas estimé Allah à Sa juste valeur ni ne L&amp;rsquo;a magnifié comme Il le mérite. Pureté à Lui, le Très-Haut, devant qui les visages se sont prosternés, les voix se sont soumises, les cœurs ont tremblé de Sa crainte et les nuques se sont courbées. Gloire à Allah, Seigneur des univers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ce qui aide le plus le serviteur à réaliser la servitude de magnification envers le Seigneur : méditer sur les créatures grandioses d&amp;rsquo;Allah et Ses signes immenses qui témoignent de la grandeur de leur Créateur et de la perfection de Celui qui les a façonnés et amenés à l&amp;rsquo;existence. Le Très-Haut dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;avez-vous à ne pas vénérer Allah comme Il le mérite ? [Sourate 71, v.13]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est-à-dire : vous ne Le magnifiez pas comme Il le doit !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;avez-vous à ne pas vénérer Allah comme Il le mérite, alors qu&amp;rsquo;Il vous a créés par phases successives ? N&amp;rsquo;avez-vous pas vu comment Allah a créé sept cieux superposés, et y a fait de la lune une lumière et du soleil une lampe ? C&amp;rsquo;est Allah qui vous a fait pousser de la terre comme des plantes, puis Il vous y fera retourner et vous en fera sortir véritablement. [Sourate 71, v.13-18]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des signes grandioses et des preuves immenses de la grandeur du Créateur et de la perfection du Façonneur :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans la création des cieux et de la terre, et dans l&amp;rsquo;alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d&amp;rsquo;intelligence. [Sourate 3, v.190]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est-à-dire des preuves éclatantes, des témoignages manifestes et des indices resplendissants de la grandeur du Créateur et de Sa perfection, visibles pour qui les observe. Leurs lignes ont été inscrites sur les pages des créatures, lisibles par tout être doué de raison. Elles témoignent pour Allah de Son unicité, de Sa seigneurie, de Sa science, de Sa sagesse et de Sa grandeur :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Contemple les lignes des créatures, car elles sont&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;Des messages de l&amp;rsquo;assemblée céleste vers toi.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il y est écrit, si tu médites leur écriture :&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;Toute chose hormis Allah est vanité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La réflexion du croyant et sa méditation sur les signes grandioses d&amp;rsquo;Allah et Ses créatures éblouissantes guident son cœur et le conduisent à magnifier son Créateur. Médite cette terre sur laquelle tu marches et les montagnes qui t&amp;rsquo;entourent. Un regard attentif posé sur cette terre te révèle des créatures grandioses d&amp;rsquo;une grandeur qui éblouit les cœurs. Si tu élargis ton regard vers ce qui est plus grand et médites sur le ciel qui entoure la terre, cette grandeur s&amp;rsquo;amenuise : la grandeur de la terre comparée à celle du ciel. Puis si tu médites sur ce qui est encore plus grand, les sept cieux qui entourent cette terre, l&amp;rsquo;affaire devient plus grandiose encore. Puis si tu médites sur cette créature immense dont Allah a dit dans le plus grand verset du Livre d&amp;rsquo;Allah :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Son Kursi&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; s&amp;rsquo;étend sur les cieux et la terre. [Sourate 2, v.255]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est-à-dire qu&amp;rsquo;il les englobe. Dès lors la grandeur des cieux et de la terre s&amp;rsquo;amenuise devant la grandeur de cette créature. Puis cette grandeur s&amp;rsquo;amenuise encore lorsque le serviteur médite sur le rapport entre la grandeur du Kursi et celle du Trône Majestueux, la plus vaste et la plus grande des créatures.&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment donc l&amp;rsquo;homme peut-il faire preuve de négligence, d&amp;rsquo;ignorance et d&amp;rsquo;oubli face à ces vérités grandioses et ces preuves éclatantes ? Puis demeurer insouciant de la magnification de son Seigneur, son Créateur et son Protecteur. Tu vois parmi les gens l&amp;rsquo;athée hérétique, l&amp;rsquo;associateur idolâtre, le mécréant en son Seigneur qui n&amp;rsquo;est pas monothéiste, celui qui se moque de la législation d&amp;rsquo;Allah et méprise Sa religion, celui qui raille et tourne en dérision les messagers d&amp;rsquo;Allah :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et la plupart des gens, malgré ton désir ardent, ne sont pas croyants. [Sourate 12, v.103]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sauf un petit nombre de serviteurs d&amp;rsquo;Allah qu&amp;rsquo;Il guide vers la magnification du Créateur. Lorsque les cœurs magnifient Allah, la législation d&amp;rsquo;Allah grandit dans les âmes, les interdits sacrés d&amp;rsquo;Allah sont respectés et la condition des serviteurs se rectifie :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Voilà ! Et quiconque magnifie les rites sacrés d&amp;rsquo;Allah, c&amp;rsquo;est que cela procède de la piété des cœurs. [Sourate 22, v.32]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La magnification d&amp;rsquo;Allah est une ramification de la connaissance d&amp;rsquo;Allah. Plus le serviteur connaît Allah, plus il Le magnifie, plus il Le vénère, plus il Le craint et plus il réalise Sa piété. Lorsque le cœur magnifie son Seigneur, il se soumet à Lui, pureté à Lui, se plie à Son jugement, se conforme à Son ordre et s&amp;rsquo;humilie devant Lui. Toutes les formes de déviances, les variétés de faussetés et d&amp;rsquo;égarements chez tous les gens ont pour origine la faiblesse de la magnification d&amp;rsquo;Allah ou son absence dans les cœurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ceux-là regretteront le Jour de la rencontre avec Allah. C&amp;rsquo;est un jour terrible pour celui qui ne croyait pas en Allah l&amp;rsquo;Immense :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quant à celui qui recevra son livre dans sa main gauche, il dira : « Malheur à moi ! Si seulement on ne m&amp;rsquo;avait pas remis mon livre, et si seulement je n&amp;rsquo;avais jamais connu mon compte ! Malheur à moi ! Si seulement ce fut la fin définitive ! Ma fortune ne m&amp;rsquo;a été d&amp;rsquo;aucune utilité, et toute autorité m&amp;rsquo;a quitté. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saisissez-le, enchaînez-le, puis faites-le entrer dans la Fournaise. Puis, liez-le avec une chaîne de soixante-dix coudées. [Sourate 69, v.25-32]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Car :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il ne croyait pas en Allah l&amp;rsquo;Immense. [Sourate 69, v.33]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Abu Dawud (873) et Al Nassaï (1132).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (479).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (7451) et Muslim (2786).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari et Muslim.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Kursi n&amp;rsquo;est pas le Trône (&amp;lsquo;Arsh). Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;une créature distincte et plus petite. Plusieurs Compagnons, dont Ibn &amp;lsquo;Abbas, l&amp;rsquo;ont décrit comme étant l&amp;rsquo;emplacement des deux Pieds d&amp;rsquo;Allah [cf. Al Darimi dans Al Naqd &amp;lsquo;Ala Al Marisi (1/412). Al Dhahabi a déclaré à son sujet dans Al &amp;lsquo;Ulu (p. 76) : « Ses transmetteurs sont dignes de foi », et il a été authentifié par Al Albani dans son abrégé (p. 102)].&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] D&amp;rsquo;après Abu Dharr, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Prophète ﷺ a dit : « Les sept cieux, comparés au Kursi, sont comme un anneau jeté dans un désert. Et la supériorité du Trône sur le Kursi est semblable à celle de ce désert sur cet anneau. » [Rapporté par Ibn Abi Shayba dans Al &amp;lsquo;Arsh (n° 58), par Ibn Hibban (n° 361), et par Abu Nu&amp;rsquo;aym dans Hilyat Al Awliya (1/167), sous une forme développée. Al Albani a dit dans son Commentaire de Al Tahawiyya (p. 36) : « Seule cette partie est authentiquement rapportée de manière attribuée au Prophète. »]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>La connaissance d'Allah, but ultime des créatures</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-connaissance-dallah-but-ultime-des-creatures/</link><pubDate>Thu, 05 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/la-connaissance-dallah-but-ultime-des-creatures/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/la-connaissance-dallah-but-ultime-des-creatures/image.jpg" alt="Featured image of post La connaissance d'Allah, but ultime des créatures" /&gt;&lt;p&gt;Parmi les stations grandioses de la religion islamique, parmi ses demeures élevées et éminentes, figure la connaissance du Seigneur immense et du Créateur majestueux. Cette connaissance s&amp;rsquo;acquiert par la méditation de Ses Noms sublimes et de Ses Attributs élevés, ainsi que par tout ce dont Il S&amp;rsquo;est fait connaître à Ses serviteurs dans Son Livre et dans la Sunnah de Son Messager ﷺ. Voilà un fondement parmi les fondements grandioses de la religion, un pilier parmi les piliers solides de la foi. C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;essence même de la croyance, son origine et sa base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle station grandiose, quelle demeure majestueuse, quel rang prestigieux que celui où la créature connaît son Créateur, son Seigneur, son Maître, Celui qui lui a donné l&amp;rsquo;existence et son Protecteur ! Elle découvre alors Sa grandeur, Sa majesté, Sa beauté et Sa superbe. Elle apprend à connaître Ses Noms sublimes et Ses Attributs élevés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute que cette connaissance constitue la plus noble des sciences religieuses, le plus pur des objectifs élevés et la plus grande des nobles finalités. Sa valeur est intrinsèquement liée à l&amp;rsquo;excellence de son Sujet : Allah le Très-Haut. Le connaître, exalté soit-Il, savoir Ses Noms, Ses Attributs et Ses actes représente la plus illustre de toutes les sciences de la religion. Rechercher Sa Face est le plus noble des desseins. L&amp;rsquo;adorer est la plus honorable des œuvres. Le louer par Ses Noms et Attributs, Le glorifier et L&amp;rsquo;exalter constitue la plus noble des paroles. Tel est le fondement de la Hanifiyya, la voie d&amp;rsquo;Ibrahim, et telle est la religion commune de tous les prophètes. Sur elle, leur parole s&amp;rsquo;est accordée, leurs propos se sont rejoints, leurs conseils et clarifications se sont succédé. C&amp;rsquo;est même l&amp;rsquo;un des axes majeurs sur lesquels repose leur appel, du premier d&amp;rsquo;entre eux jusqu&amp;rsquo;à leur sceau, Mohammed, que le salut soit sur eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce sujet, l&amp;rsquo;érudit Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La prédication des messagers s&amp;rsquo;articule autour de trois fondements. Le premier : faire connaître le Seigneur vers lequel on appelle par Ses Noms, Ses Attributs et Ses actes. Le deuxième : faire connaître la voie qui mène à Lui, à savoir Son évocation, Son remerciement et Son adoration, laquelle réunit l&amp;rsquo;amour parfait et l&amp;rsquo;humilité totale à Son égard. Le troisième : leur faire connaître ce qui leur revient après être parvenus à Lui dans la demeure de Son honneur. Là se trouvent des délices dont les plus éminents et les plus nobles sont Son agrément envers eux, Sa manifestation à eux, leur vision de Sa Face suprême, Son salut sur eux et le fait qu&amp;rsquo;Il leur parle. &lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Notre Prophète Mohammed ﷺ a reçu de cela la part la plus complète :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il a fait connaître aux gens leur Seigneur et leur Adoré au maximum de ce que leurs facultés peuvent atteindre comme connaissance. Il a répété et réitéré, tantôt en abrégeant, tantôt en s&amp;rsquo;étendant sur Ses Noms, Ses Attributs et Ses actes, jusqu&amp;rsquo;à ce que Sa connaissance, exalté soit-Il, resplendisse dans les cœurs de Ses serviteurs croyants. Les nuées du doute et de l&amp;rsquo;incertitude s&amp;rsquo;en dissipèrent comme se retirent les nuages devant la pleine lune. Il n&amp;rsquo;a laissé à sa communauté aucun besoin dans cette connaissance, ni des prédécesseurs, ni des successeurs. Il leur a suffi, les a guéris et les a dispensés de quiconque pour aborder ce sujet : « Ne leur suffit-il pas que Nous ayons fait descendre sur toi le Livre qui leur est récité ? Il y a certes là une miséricorde et un rappel pour des gens qui croient. » [Sourate 29, v.51] &lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Livre d&amp;rsquo;Allah contient des versets abondants et des textes convergents appelant à connaître Allah, à connaître Ses Noms sublimes et Ses Attributs élevés. Ces versets exposent les effets louables de cette connaissance, les aboutissements avisés et les fins heureuses. Allah le Très-Haut dit (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est à Allah qu&amp;rsquo;appartiennent les Noms sublimes. Invoquez-Le par ces Noms et laissez ceux qui profanent Ses Noms. Ils seront rétribués pour ce qu&amp;rsquo;ils faisaient. [Sourate 7, v.180]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah le Très-Haut dit également :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dis : « Invoquez Allah ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous L&amp;rsquo;invoquez, Il a les Noms les plus beaux. » [Sourate 17, v.110]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il dit encore :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah ! Point de divinité qui mérite l&amp;rsquo;adoration à part Lui. À Lui les Noms les plus beaux. [Sourate 20, v.8]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est Lui Allah. Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration en dehors de Lui, &amp;lsquo;Alim Al Ghayb wash Shahada. C&amp;rsquo;est Lui Al Rahman, Al Rahim. C&amp;rsquo;est Lui Allah. Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration en dehors de Lui, Al Malik, Al Quddus, Al Salam, Al Mumin, Al Muhaymin, Al &amp;lsquo;Aziz, Al Jabbar, Al Mutakabbir. Pureté à Allah au-dessus de ce qu&amp;rsquo;ils Lui associent ! C&amp;rsquo;est Lui Allah, Al Khaliq, Al Bari, Al Musawwir. À Lui les Noms les plus beaux. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c&amp;rsquo;est Lui Al &amp;lsquo;Aziz, Al Hakim. [Sourate 59, v.22-24]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bien plus, le Noble Coran contient des versets explicites et des textes clairs appelant à apprendre les Noms et Attributs, à les connaître et à connaître Allah par eux. Le Coran compte près de trente versets appelant à la science des Noms et Attributs d&amp;rsquo;Allah. Parmi eux, Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sachez qu&amp;rsquo;Allah est Puissant et Sage. [Sourate 2, v.209]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sachez qu&amp;rsquo;Allah est sévère en châtiment et qu&amp;rsquo;Allah est Pardonneur et Miséricordieux. [Sourate 5, v.98]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et sachez qu&amp;rsquo;Allah Se suffit à Lui-même et qu&amp;rsquo;Il est Digne de louange. [Sourate 2, v.267]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et sachez qu&amp;rsquo;Allah est Audient et Omniscient. [Sourate 2, v.244]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sache donc qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y a point de divinité à part Allah. [Sourate 47, v.19]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux descend Son commandement, afin que vous sachiez qu&amp;rsquo;Allah est en vérité Omnipotent et qu&amp;rsquo;Allah a embrassé toute chose de Son savoir. [Sourate 65, v.12]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les versets en ce sens sont nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cela, nous réalisons la noblesse de cette science et son mérite. Elle fait partie des fondements grandioses sur lesquels reposent les prédications des envoyés, et constitue la seule voie vers l&amp;rsquo;honneur du serviteur, son élévation et sa rectitude ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà. En conséquence : « Quiconque possède en son cœur un brin de vie ou d&amp;rsquo;amour pour son Seigneur, une volonté tournée vers Sa Face et un désir de Sa rencontre, s&amp;rsquo;efforcera avec ardeur de chercher cette connaissance, augmentera son approfondissement et ses découvertes. Cette quête est son dessein suprême, sa priorité absolue et sa finalité la plus noble. Les cœurs sains et les âmes apaisées n&amp;rsquo;aspirent à rien autant qu&amp;rsquo;à connaître ce domaine, rien ne leur procure plus de joie que d&amp;rsquo;atteindre la vérité à son propos. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette connaissance est celle autour de laquelle gravite le bonheur, l&amp;rsquo;atteinte de la perfection, l&amp;rsquo;ascension dans les hauts degrés, l&amp;rsquo;obtention des délices de ce monde et de l&amp;rsquo;au-delà. C&amp;rsquo;est par elle que l&amp;rsquo;on parvient au succès dans les demandes les plus nobles, les souhaits les plus accomplis et les dons les plus honorables. Les gens, face à cela, se partagent entre celui qui s&amp;rsquo;en abreuve abondamment, celui qui s&amp;rsquo;en contente de peu et celui qui en est privé. La grâce est entre les mains d&amp;rsquo;Allah, Il l&amp;rsquo;accorde à qui Il veut, et Allah est Détenteur de l&amp;rsquo;immense grâce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le serviteur connaît son Seigneur, L&amp;rsquo;aime, accomplit sa servitude envers Lui, se conforme à Ses ordres et s&amp;rsquo;éloigne de Ses interdits, il réalise par cette connaissance et cette servitude la perfection espérée de l&amp;rsquo;être humain et son élévation recherchée, car telle est la finalité de la création et du commandement. Bien plus : « Jamais les âmes n&amp;rsquo;ont eu besoin de quelque chose autant qu&amp;rsquo;elles ont besoin de connaître leur Créateur et leur Façonneur, de L&amp;rsquo;aimer, de L&amp;rsquo;évoquer, de se réjouir de Lui, de chercher le moyen de se rapprocher de Lui et la proximité auprès de Lui. Il n&amp;rsquo;y a de voie vers cela qu&amp;rsquo;en connaissant Ses Attributs et Ses Noms. Plus le serviteur les connaît, plus il connaît Allah, plus il Le recherche et plus il est proche de Lui. Et plus il les ignore, plus il ignore Allah, plus il Le déteste et plus il s&amp;rsquo;éloigne de Lui. Allah place le serviteur selon la place qu&amp;rsquo;il Lui accorde dans son propre cœur. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance d&amp;rsquo;Allah renforce la crainte et la vigilance, amplifie l&amp;rsquo;amour et l&amp;rsquo;espoir dans le cœur, augmente la foi du serviteur et devient source d&amp;rsquo;adorations variées. Par elle, la marche du cœur vers son Seigneur et son effort pour obtenir Son agrément deviennent plus rapides que le souffle des vents dans leurs fureurs, sans se détourner à droite ou à gauche. La réussite est dans la main d&amp;rsquo;Allah, et il n&amp;rsquo;y a de changement d&amp;rsquo;état et de force qu&amp;rsquo;en Allah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est l&amp;rsquo;objectif ultime des créatures, la meilleure et la plus élevée des sciences, la plus noble et la plus éminente. C&amp;rsquo;est la finalité vers laquelle se sont appliqués ceux qui se sont dévoués, dans laquelle ont rivalisé les compétiteurs, et vers laquelle les aspirants se sont rués. Tous les regards se tournent vers elle, et les cœurs sains s&amp;rsquo;y orientent avec un ardent désir. C&amp;rsquo;est par elle que le serviteur goûte à la douceur de la vie : « Car la vie de l&amp;rsquo;homme dépend de la vie de son cœur et de son âme, et il n&amp;rsquo;y a de vie pour son cœur qu&amp;rsquo;en connaissant son Créateur, en L&amp;rsquo;aimant, en L&amp;rsquo;adorant Lui seul, en revenant vers Lui, en trouvant la sérénité dans Son évocation et l&amp;rsquo;intimité dans Sa proximité. Celui qui perd cette vie a perdu tout le bien, même s&amp;rsquo;il cherchait à la compenser par tout ce que ce monde peut offrir. La totalité de ce monde ne saurait compenser cette vie [du cœur]. Toute chose perdue peut avoir une compensation, mais si Allah lui échappe, rien ne pourra jamais le remplacer. »&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;on s&amp;rsquo;étonne de l&amp;rsquo;état de la plupart des gens : « Comment le temps passe-t-il, la vie s&amp;rsquo;épuise-t-elle, alors que le cœur reste voilé, sans avoir senti cette odeur ? Il quitte ce monde comme il y est entré, sans avoir goûté ce qu&amp;rsquo;il y a de plus délicieux. Il y a vécu la vie des bêtes et l&amp;rsquo;a quittée tel un démuni. Sa vie fut impuissance, sa mort fut chagrin, et son retour fut regret et affliction. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sort de la vie sans avoir goûté ce qu&amp;rsquo;elle a de plus savoureux, et quitte ce monde privé de ses meilleurs plaisirs. Comme l&amp;rsquo;a dit l&amp;rsquo;un des pieux prédécesseurs : « Pauvres gens de ce monde ! Ils en sont sortis sans avoir goûté ce qu&amp;rsquo;il y a de plus délicieux. » On lui demanda : « Qu&amp;rsquo;y a-t-il de plus délicieux ? » Il répondit : « La connaissance d&amp;rsquo;Allah, Son amour, l&amp;rsquo;intimité de Sa proximité et le désir de Le rencontrer. »&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le plaisir parfait, la joie, l&amp;rsquo;allégresse, la douceur de vivre et le délice ne se trouvent que dans la connaissance d&amp;rsquo;Allah et Son Tawhid, Sa proximité et le désir de Sa rencontre. La vie la plus amère est celle d&amp;rsquo;un cœur dispersé et d&amp;rsquo;un esprit déchiré qui n&amp;rsquo;a ni intention droite à poursuivre ni chemin clair à emprunter. Les routes se sont ramifiées devant lui, les voies se sont multipliées. Sur chaque chemin il y a un trébuchement, sur chaque voie un faux pas. Perplexe, il erre sur terre sans trouver de chemin. Quand bien même il parcourrait tous ces sentiers, son cœur ne trouverait pas de repos, ne s&amp;rsquo;apaiserait pas, ne serait pas serein et son œil ne se réjouirait pas, jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;il trouve la quiétude auprès de sa Divinité, son Seigneur, son Maître et son Protecteur, Celui en dehors de qui il n&amp;rsquo;a ni allié ni intercesseur, et dont il ne peut se passer le temps d&amp;rsquo;un clin d&amp;rsquo;œil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Al Sawa&amp;rsquo;iq Al Mursala (4/1489).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Jala&amp;rsquo; Al Afham (p. 285-286).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Al Sawa&amp;rsquo;iq Al Mursala (1/161).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Al Kafiya Al Shafiya (p. 3-4).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Al Jawab Al Kafi d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 132-133).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Tariq Al Hijratayn d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 385).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Cité par Ibn Al Qayyim dans Al Jawab Al Kafi (p. 123).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>L'amour d'Allah, essence de l'Islam</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/lamour-dallah-essence-de-lislam/</link><pubDate>Wed, 04 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/lamour-dallah-essence-de-lislam/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/lamour-dallah-essence-de-lislam/image.jpg" alt="Featured image of post L'amour d'Allah, essence de l'Islam" /&gt;&lt;p&gt;Certes, l&amp;rsquo;amour du Seigneur des mondes et du Créateur de l&amp;rsquo;ensemble des êtres, Allah, en dehors de qui il n&amp;rsquo;est point de divinité en droit d&amp;rsquo;être adorée, Al Malik, Al Quddus, Al Salam, Al Mumin, Al Muhaymin, Al &amp;lsquo;Aziz, Al Jabbar, Al Mutakabbir, Al Khaliq, Al Bari, Al Musawwir, Dhil Jalal wal Ikram wal &amp;lsquo;Adhama wal Jamal&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, à qui appartiennent les Noms sublimes et les Attributs élevés. Cet amour est l&amp;rsquo;âme de la religion islamique, elle est la subsistance des âmes, le fondement de la félicité, la pureté des cœurs, le pilier des œuvres et la voie de la réussite ici-bas comme dans l&amp;rsquo;au-delà.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est la véritable vie dont celui qui en est privé figure parmi les morts, la lumière resplendissante dont celui qui est dépourvu sombre dans les abysses des ténèbres, le remède absolu dont celui qui est dénué voit son cœur assailli par toutes sortes de maux, et le délice parfait dont celui qui en est privé se voit accablé par une succession de tourments et de douleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet amour est le moteur des actions, l&amp;rsquo;accomplissement de la perfection et l&amp;rsquo;ascension du serviteur vers les plus nobles stations et les plus éminents degrés. Son importance est immense, sa portée est grandiose et sa place au sein de la religion d&amp;rsquo;Allah est suprême. Il suffit, pour seule gloire et seul honneur à celui qui aime, d&amp;rsquo;être aimé par Allah en retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a été rapporté par le Prophète ﷺ, comme cité dans le Sahih d&amp;rsquo;Al Bukhari et d&amp;rsquo;autres recueils, d&amp;rsquo;après un hadith d&amp;rsquo;Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qu&amp;rsquo;il a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Certes, quand Allah aime un serviteur, Il appelle Jibril et lui dit : &amp;ldquo;J&amp;rsquo;aime untel, aime-le donc.&amp;rdquo; Jibril l&amp;rsquo;aime alors, puis il lance un appel dans le ciel en disant : &amp;ldquo;Allah aime untel, aimez-le donc.&amp;rdquo; Alors, les habitants du ciel l&amp;rsquo;aiment à leur tour, puis on lui accorde l&amp;rsquo;acceptation sur terre. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tel est le sens de la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ (dans le sens rapproché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres, Al Rahman leur accordera Son amour.
[Sourate 19, v.96]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah est alors à ses côtés pour le soutenir, le protéger, le guider et lui accorder la réussite, conformément à ce qui est rapporté dans le Sahih d&amp;rsquo;Al Bukhari et ailleurs, d&amp;rsquo;après le Prophète ﷺ, relatant les paroles de son Seigneur :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Quiconque se montre hostile à l&amp;rsquo;un de Mes alliés, Je lui déclare la guerre. Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par une œuvre qui M&amp;rsquo;est plus aimable que celle que Je lui ai prescrite. Et Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des œuvres surérogatoires jusqu&amp;rsquo;à ce que Je l&amp;rsquo;aime. Et lorsque Je l&amp;rsquo;aime, Je deviens son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit et son pied avec lequel il marche. S&amp;rsquo;il Me demande, Je lui donne certes, et s&amp;rsquo;il cherche refuge auprès de Moi, Je le lui accorde certes. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie qu&amp;rsquo;Allah ﷾, l&amp;rsquo;épaule et l&amp;rsquo;oriente dans son ouïe, sa vue, ses membres et dans toutes ses situations, répond à ses invocations et le préserve des maux des hommes et des djinns. Les fruits de cet amour, ses effets, ses bienfaits et ses grâces pour ceux qui aiment, ici-bas comme dans l&amp;rsquo;au-delà, sont innombrables et incalculables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, au cœur des épreuves successives, de la multitude des distractions et de la multiplicité des divertissements dont les gens sont affligés, l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah s&amp;rsquo;étiole dans les cœurs. Par conséquent, ses effets, ses fruits et ses nécessités s&amp;rsquo;affaiblissent également. Cette situation exige du serviteur un retour sincère vers Allah, en quête du chemin permettant d&amp;rsquo;obtenir l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah ﷾. Il doit rechercher les causes qui l&amp;rsquo;attirent, afin de remplir son cœur de l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah ﷿. Dès lors il sera gratifié par la pureté, l&amp;rsquo;éclat, la splendeur et la lumière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrêtons-nous sur un ensemble de réalités grandioses qui attirent vers les cœurs l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo; [Allah] Dhil Jalal wal Ikram :&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="la-lecture-méditative-du-coran"&gt;La lecture méditative du Coran
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La plus éminente d&amp;rsquo;entre elles est le soin apporté à la lecture du Noble Coran, lequel :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;est atteint par le faux d&amp;rsquo;aucune part.
[Sourate 41, v.42]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En méditant ses versets et en contemplant ses significations. Allah le Très-Haut a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Voici un Livre béni que Nous avons fait descendre sur toi, afin qu&amp;rsquo;ils méditent ses versets et que les doués d&amp;rsquo;intelligence se rappellent.
[Sourate 38, v.29]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S&amp;rsquo;il provenait d&amp;rsquo;un autre qu&amp;rsquo;Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions.
[Sourate 4, v.82]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Que de guidées pour les cœurs, de réforme pour les âmes et de renforcement de l&amp;rsquo;amour se trouvent dans cette lecture et cette méditation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « En somme, rien n&amp;rsquo;est plus bénéfique pour le cœur que la lecture du Coran avec méditation et réflexion, car il réunit toutes les étapes des cheminants, les états des dévots et les demeures des connaisseurs. C&amp;rsquo;est lui qui engendre l&amp;rsquo;amour, le désir, la crainte, l&amp;rsquo;espoir, le repentir, la confiance, la satisfaction, la remise de soi, la gratitude, la patience et l&amp;rsquo;ensemble des états par lesquels le cœur vit et atteint sa perfection. De même, il préserve de tous les caractères et actes blâmables qui causent la corruption et la perte du cœur. »&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="la-connaissance-des-noms-et-attributs-dallah"&gt;La connaissance des Noms et Attributs d&amp;rsquo;Allah
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les choses qui suscitent l&amp;rsquo;amour figure la connaissance des Noms sublimes d&amp;rsquo;Allah et de Ses Attributs élevés. En effet, plus le serviteur accroît sa connaissance d&amp;rsquo;Allah, plus son amour pour Lui augmente, plus il aspire à Son adoration et plus il s&amp;rsquo;éloigne de Sa désobéissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment l&amp;rsquo;humanité pourrait-elle trouver sa voie et la situation des gens s&amp;rsquo;améliorer sans la connaissance de Celui qui les a initiés, fait exister distinctement et créés, Celui qui pourvoit à leur subsistance ? Comment le pourraient-ils sans connaître Ses Noms sublimes, Ses Attributs élevés et Ses qualités parfaites qui témoignent de Sa perfection, de Sa majesté et de Sa grandeur, et attestent qu&amp;rsquo;Il est l&amp;rsquo;unique adoré en toute vérité ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient ici de savoir que la connaissance d&amp;rsquo;Allah se divise en deux catégories. La première est une connaissance de reconnaissance, commune aux hommes, qu&amp;rsquo;ils soient pieux ou pervers, obéissants ou rebelles. La seconde est une connaissance qui impose la pudeur envers Lui, l&amp;rsquo;amour pour Lui, l&amp;rsquo;attachement du cœur à Son Être, le désir de Sa rencontre, Sa crainte, le retour vers Lui, l&amp;rsquo;intimité en Sa compagnie et la fuite des créatures vers Lui.&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette connaissance est la source de tout bien, le foyer de toute vertu et la plus profitable des voies menant à l&amp;rsquo;amour [d&amp;rsquo;Allah].&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-rappel-des-bienfaits-dallah"&gt;Le rappel des bienfaits d&amp;rsquo;Allah
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les choses qui attirent l&amp;rsquo;amour figure le souvenir des bienfaits d&amp;rsquo;Allah, de Ses grâces, de Sa bienfaisance et de Sa bonté :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout bienfait dont vous jouissez vient d&amp;rsquo;Allah.
[Sourate 16, v.53]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lorsque tu te remémore les faveurs d&amp;rsquo;Allah sur toi, Ses dons successifs et Ses largesses continues, l&amp;rsquo;amour s&amp;rsquo;anime dans ton cœur, son importance grandit et son rang s&amp;rsquo;élève.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Médite sur Celui qui a façonné pour toi ce corps harmonieux… Celui qui a ouvert pour toi l&amp;rsquo;ouïe et la vue… Celui qui t&amp;rsquo;a gratifié de tes mains et de tes pieds… Celui qui t&amp;rsquo;a accordé ta nourriture, ta boisson, ta santé et ta vitalité… Celui qui t&amp;rsquo;a fait don d&amp;rsquo;un foyer et d&amp;rsquo;enfants… de la sécurité et de la sérénité… sans compter les autres innombrables bienfaits et grâces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre Prophète ﷺ, comme cela est établi dans le recueil authentique, lorsqu&amp;rsquo;il regagnait son lit chaque nuit, se souvenait des faveurs d&amp;rsquo;Allah et disait, en Le louant et L&amp;rsquo;exaltant :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Toutes les louanges reviennent de droit à Allah qui nous a nourris, nous a abreuvés, nous a suffi et nous a donné refuge, car combien sont ceux qui n&amp;rsquo;ont personne pour leur suffire ni pour leur donner refuge. »&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2 id="la-méditation-sur-les-créatures-dallah"&gt;La méditation sur les créatures d&amp;rsquo;Allah
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les causes suscitant l&amp;rsquo;amour, figure la méditation sur les créatures d&amp;rsquo;Allah, si diverses et merveilleuses, telles que les cieux et la terre, le soleil et la lune, les astres et les étoiles, la nuit et le jour, les montagnes et les arbres, les mers et les rivières. L&amp;rsquo;observation de la beauté, de la régularité et de la perfection qui les caractérisent déroute les esprits et témoigne de l&amp;rsquo;immensité de la science d&amp;rsquo;Allah ainsi que de l&amp;rsquo;universalité de Sa sagesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces créatures recèlent une multitude de bienfaits et de grâces innombrables qui attestent de l&amp;rsquo;étendue de la miséricorde d&amp;rsquo;Allah, de Sa générosité et de Sa bonté. Tout cela invite à magnifier leur Concepteur et leur Créateur, à L&amp;rsquo;aimer, à Le remercier, à L&amp;rsquo;évoquer avec ferveur et à Lui vouer un culte exclusif. Tel est l&amp;rsquo;âme de la foi et son secret.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="préférer-ce-quallah-aime"&gt;Préférer ce qu&amp;rsquo;Allah aime
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les causes suscitant l&amp;rsquo;amour, figure également le fait de privilégier ce qu&amp;rsquo;Allah aime par rapport à ce que tu aimes, et de les prioriser sur ce que tu aimes, quelles que soient tes envies ou tes inclinations. N&amp;rsquo;est-ce point Allah qui t&amp;rsquo;a créé et t&amp;rsquo;a amené à l&amp;rsquo;existence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté dans les deux recueils authentiques, selon un hadith d&amp;rsquo;Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quiconque possède ces trois qualités goûtera à la douceur de la foi : qu&amp;rsquo;Allah et Son Messager lui soient plus chers que tout le reste, qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;aime une personne qu&amp;rsquo;en vue d&amp;rsquo;Allah, et qu&amp;rsquo;il déteste retourner à la mécréance après qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;en a sauvé, comme il détesterait être précipité dans le Feu.&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2 id="lattachement-à-ladoration-en-particulier-la-prière"&gt;L&amp;rsquo;attachement à l&amp;rsquo;adoration, en particulier la prière
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les causes suscitant l&amp;rsquo;amour, figure l&amp;rsquo;application dans l&amp;rsquo;adoration et le rapprochement vers Allah par ce qui Le satisfait, et plus particulièrement la prière. Elle est le réjouissement des yeux de ceux qui aiment, le délice de leurs âmes, le jardin des adorateurs et la joie de leurs êtres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est une miséricorde qu&amp;rsquo;Allah a offerte à Ses serviteurs croyants. Il les a guidés vers elle, la leur a fait connaître et la leur a transmise par l&amp;rsquo;intermédiaire de Son Messager ﷺ, le véridique et digne de foi, par clémence et honneur à leur égard, afin qu&amp;rsquo;ils accèdent à Sa noble générosité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n&amp;rsquo;a cessé d&amp;rsquo;être prescrite aux prophètes antérieurs, comptant même parmi leurs meilleures œuvres. Elle est la balance de la foi et de ses législations : par son accomplissement, la condition du serviteur se parfait, et par son délaissement, toutes ses affaires s&amp;rsquo;en trouvent perturbées.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="la-fréquentation-des-gens-de-bien"&gt;La fréquentation des gens de bien
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les moyens de susciter l&amp;rsquo;amour, il convient de fréquenter les gens de vertu, de piété, de foi et de droiture, afin de tirer profit de la quintessence de leurs paroles, de la noblesse de leurs actes ainsi que de la beauté de leur éthique et de leurs bienséances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un hadith rapporté par notre Prophète ﷺ, celui-ci a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;homme suit la religion de son ami intime. Que chacun de vous regarde donc qui il prend pour ami.&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie qu&amp;rsquo;il ne faut se lier d&amp;rsquo;amitié qu&amp;rsquo;avec celui dont on agrée la religiosité et le comportement. En effet, si tu le fréquentes, il t&amp;rsquo;entraînera vers sa foi et ses moeurs : s&amp;rsquo;il est athée, il te traînera vers l&amp;rsquo;athéisme, s&amp;rsquo;il est libertin, il te mènera vers la débauche, etc. Mais s&amp;rsquo;il est vertueux et musulman, il te guidera vers la vertu et l&amp;rsquo;Islam.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="séloigner-de-ce-qui-détourne-de-lamour-dallah"&gt;S&amp;rsquo;éloigner de ce qui détourne de l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les moyens de susciter l&amp;rsquo;amour, il importe de s&amp;rsquo;écarter des choses qui font écran entre le cœur et l&amp;rsquo;amour de son Seigneur et Maître. Elles sont si nombreuses à notre époque !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien les distractions qui détournent et éloignent les cœurs de l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah foisonnent, à l&amp;rsquo;image des chaînes satellites dont beaucoup de gens sont éprouvés par la futilité et le faux qu&amp;rsquo;elles diffusent. Il en va de même pour la toile numérique qui a tout submergé, ainsi que les revues dégradantes et autres distractions et divertissements qui occupent les cœurs, rendent malade les âmes, affaiblissent la foi et s&amp;rsquo;interposent entre les cœurs et l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Al Rahman.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="linvocation"&gt;L&amp;rsquo;invocation
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les moyens de susciter l&amp;rsquo;amour, figure l&amp;rsquo;invocation. Le serviteur a besoin d&amp;rsquo;Allah dans toutes ses affaires et demeure indigent envers Lui pour l&amp;rsquo;ensemble de ses nécessités, ne pouvant se passer de son Seigneur et Maître le temps d&amp;rsquo;un clin d&amp;rsquo;œil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus sa connaissance d&amp;rsquo;Allah s&amp;rsquo;accroît et son lien avec Lui se fortifie, plus ses invocations sont importantes, et son humilité devant Lui est intense. C&amp;rsquo;est pourquoi les prophètes et les messagers d&amp;rsquo;Allah furent les hommes les plus accomplis dans l&amp;rsquo;invocation, s&amp;rsquo;y adonnant dans toutes leurs situations et circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a fait leur éloge à ce sujet dans le Noble Coran, citant un ensemble de leurs supplications dans divers contextes et à différents moments. Le Très-Haut a dit pour les décrire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ils concouraient au bien, Nous invoquaient avec espoir et crainte, et ils étaient devant Nous pleins d&amp;rsquo;humilité.
[Sourate 21, v.90]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Parmi les invocations de notre Prophète ﷺ, comme cela est rapporté dans les Sunan d&amp;rsquo;Al Tirmidhi et d&amp;rsquo;autres, il disait :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je Te demande Ton amour, l&amp;rsquo;amour de ceux qui T&amp;rsquo;aiment, et l&amp;rsquo;amour de toute œuvre qui me rapproche de Ton amour.&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Voilà une invocation grandiose qui réunit ce fondement majeur qu&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah et ce qui en découle, à savoir l&amp;rsquo;amour de ceux qu&amp;rsquo;Il aime parmi les prophètes et les pieux, ainsi que ce qu&amp;rsquo;Il aime parmi les œuvres et les actes d&amp;rsquo;adoration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô notre Seigneur, fais vivre nos cœurs par Ton amour, illumine nos poitrines par Ton obéissance et guide-nous vers Toi sur un droit chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Les Noms d&amp;rsquo;Allah ont été conservés en phonétique arabe plutôt que traduits, et ce pour plusieurs raisons. D&amp;rsquo;une part, chaque Nom divin recèle une pluralité de sens qu&amp;rsquo;aucun équivalent français ne saurait embrasser pleinement. Par exemple, le nom Al Jabbar réunit trois sens : Celui qui répare les cœurs brisés, Celui dont la puissance souveraine soumet toute chose, et Celui dont la grandeur s&amp;rsquo;élève au-delà de toute atteinte. D&amp;rsquo;autre part, les Noms d&amp;rsquo;Allah sont « Tawqifiyya », c&amp;rsquo;est-à-dire établis par la Révélation : on ne saurait les modifier ni en forger de nouveaux, et une traduction risquerait de laisser croire que le terme français constitue lui-même un Nom divin. Enfin, cette approche permet aux lecteurs francophones d&amp;rsquo;apprendre la prononciation authentique des Noms qu&amp;rsquo;Allah S&amp;rsquo;est attribués, de les employer dans leurs invocations, et d&amp;rsquo;éviter certaines erreurs telles que croire qu&amp;rsquo;un terme traduit fait réellement partie des Noms d&amp;rsquo;Allah ou nommer son enfant par &amp;lsquo;Abd annexé à ces termes. Si Allah me le permet, un glossaire détaillant ces significations sera mis en place et consultable sur le site.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (3209) et Muslim (2637).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6502).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Miftah Dar Al Sa&amp;rsquo;ada (p. 204).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Voir Al Fawa&amp;rsquo;id d&amp;rsquo;Ibn Al Qayyim (p. 190).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2715).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (16) et Muslim (43).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Abu Dawud (4833), Al Tirmidhi (2378) et Ahmad (8398), jugé bon par Al Albani, Hidayat Al Ruwat (4946).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Tirmidhi (3235), authentifié par Al Albani.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Les caractéristiques des cœurs</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-caracteristiques-des-coeurs/</link><pubDate>Mon, 26 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-caracteristiques-des-coeurs/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/les-caracteristiques-des-coeurs/image.jpg" alt="Featured image of post Les caractéristiques des cœurs" /&gt;&lt;h1 id="les-caractéristiques-des-cœurs"&gt;Les caractéristiques des cœurs
&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Ibn Majah rapporte, d&amp;rsquo;après Al Nawwas ibn Sam&amp;rsquo;an, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ dire : « Il n&amp;rsquo;est point de cœur qui ne se trouve entre deux doigts parmi les doigts du Tout-Miséricordieux. S&amp;rsquo;Il le veut, Il l&amp;rsquo;affermit dans la rectitude, et s&amp;rsquo;Il le veut, Il l&amp;rsquo;égare. » Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ ajoutait également : « Ô Toi qui raffermis les cœurs, affermis nos cœurs sur Ta religion. » &lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Imam Ahmad rapporte d&amp;rsquo;après Umm Salama, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ répétait fréquemment cette invocation : « Ô Toi qui retournes les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion. » Je l&amp;rsquo;interrogeai alors : « Ô Messager d&amp;rsquo;Allah, les cœurs peuvent-ils donc vaciller ? » Il répondit : « Assurément. Il n&amp;rsquo;est aucune créature parmi les fils d&amp;rsquo;Adam dont le cœur ne soit entre deux Doigts parmi les Doigts d&amp;rsquo;Allah. S&amp;rsquo;Il le veut, Il le maintient sur la voie de la droiture, et s&amp;rsquo;Il le veut, Il l&amp;rsquo;égare. » Nous implorons donc Allah, notre Seigneur, de ne point laisser nos cœurs s&amp;rsquo;égarer après nous avoir guidés, et de nous octroyer Sa miséricorde, car Il est, certes, le Grand Donateur. &lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est primordial pour le musulman, tout en persévérant dans cette invocation, de connaître la nature et les états des cœurs égarés. Cela lui permet de mesurer la valeur de la rectitude et de la protection dont il jouit, ainsi que l&amp;rsquo;étendue des maux et des altérations dont Allah l&amp;rsquo;a prémuni. Il louera alors Allah pour ce salut et Le priera sans relâche de préserver son cœur, de le protéger de l&amp;rsquo;égarement et de la déviation, surtout parce que le cœur est prompt à se détourner. D&amp;rsquo;après Miqdad ibn Al Aswad, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah dire : « Le cœur des fils d&amp;rsquo;Adam est plus changeant qu&amp;rsquo;une marmite en pleine ébullition. » &lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;après Abu Musa Al Ash&amp;rsquo;ari, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;En vérité, le cœur est comme une plume dans une vaste étendue, que le vent emporte d&amp;rsquo;un côté à l&amp;rsquo;autre. &lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette instabilité s&amp;rsquo;explique notamment par l&amp;rsquo;influence des Fitan (épreuves) sur les cœurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a décrit dans Son Livre les caractéristiques des cœurs malades et éprouvés, afin de nous enjoindre à la vigilance et de nous mettre en garde contre cet état. &lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nombre de ces attributs figurent :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;L&amp;rsquo;aveuglement. Allah a dit (dans le sens rapproché) :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;En vérité, ce ne sont pas les yeux qui s&amp;rsquo;aveuglent, mais ce sont les cœurs dans les poitrines qui s&amp;rsquo;aveuglent. [Sourate 22, v.46]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette cécité constitue la forme la plus absolue de l&amp;rsquo;aveuglement, ainsi que sa source première. Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;une infirmité funeste en matière de religion, car elle occulte la vérité et empêche d&amp;rsquo;en percevoir l&amp;rsquo;évidente clarté, tout comme l&amp;rsquo;aveugle ne peut distinguer les formes visibles. Il ne s&amp;rsquo;agit nullement ici de nier la cécité physique &lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, puisque Allah a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il n&amp;rsquo;y a aucune restriction pour les aveugles. [Sourate 24, v.61]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Il a également dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il fronça les sourcils et se détourna, car l&amp;rsquo;aveugle vint à lui. [Sourate 80, v.1-2]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le sens profond de ce verset est que la véritable cécité est celle du cœur (celle qui entrave la reconnaissance de la guidance) au point que la cécité physique paraît dérisoire en comparaison. Ainsi, elle est parfois niée en raison de son imperfection et de sa faiblesse, à l&amp;rsquo;instar de ce que l&amp;rsquo;on trouve dans certaines paroles prophétiques :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;« Al Riba est uniquement dans le crédit. » &lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« L&amp;rsquo;eau est uniquement pour l&amp;rsquo;eau. » &lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« La richesse n&amp;rsquo;est pas dans l&amp;rsquo;abondance des biens, mais dans la richesse de l&amp;rsquo;âme. » &lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« Le pauvre n&amp;rsquo;est pas celui qui se contente d&amp;rsquo;une bouchée ou deux de nourriture, d&amp;rsquo;une datte ou deux. Le véritable pauvre est celui qui ne possède pas de quoi subvenir à ses besoins, et dont les gens ignorent la situation, si bien qu&amp;rsquo;ils ne lui donnent pas l&amp;rsquo;aumône. » &lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« L&amp;rsquo;homme fort n&amp;rsquo;est pas celui qui terrasse les gens, mais celui qui se maîtrise dans la colère. » &lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Loin de nier la réalité de ces termes, le sens de ces expressions désigne plutôt ceux qui en sont les plus dignes. Ainsi, dans le verset : « En vérité, ce ne sont pas les yeux qui s&amp;rsquo;aveuglent, mais ce sont les cœurs dans les poitrines qui s&amp;rsquo;aveuglent », l&amp;rsquo;aveuglement véritable est celui du cœur, celui qui prive l&amp;rsquo;homme de la lumière de la foi et de la clairvoyance spirituelle.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="2"&gt;
&lt;li&gt;Parmi ses attributs figure ce qui est mentionné dans la Parole d&amp;rsquo;Allah :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ou y a-t-il des cadenas sur les cœurs ? [Sourate 47, v.24]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Leur cœur est cadenassé et voilé, de sorte que les sens du Coran ne les atteignent pas &lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ils sont scellés sur le mal qu&amp;rsquo;ils renferment, si bien qu&amp;rsquo;aucun bien ne peut y pénétrer. Le cœur est alors semblable à une porte close par un verrou, empêchant quiconque d&amp;rsquo;accéder à ce qu&amp;rsquo;il y a derrière. Il en est de même pour le cœur : la foi ne saurait y entrer tant que ce verrou n&amp;rsquo;est pas ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="3"&gt;
&lt;li&gt;Parmi ses attributs également : la fermeture et le scellement.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Allah a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah a fermé leur cœur. [Sourate 2, v.7]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah a scellé leur cœur. [Sourate 16, v.108]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La fermeture et le scellement consistent à recouvrir une chose de manière à empêcher toute intrusion. Si ces deux termes sont sémantiquement proches, le scellement se distingue en ce qu&amp;rsquo;il désigne une fermeture devenue nature et disposition (un état durable dont l&amp;rsquo;homme ne peut plus se défaire). &lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol start="4"&gt;
&lt;li&gt;Parmi ses caractéristiques figure également ce qui a été évoqué dans la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais Nous avons jeté des voiles sur leur cœur, de sorte qu&amp;rsquo;ils ne comprennent pas, et une surdité dans leurs oreilles. Quand bien même ils verraient tous les signes, ils n&amp;rsquo;y croiraient pas. [Sourate 6, v.25]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Nous avons mis des voiles sur leur cœur pour qu&amp;rsquo;ils ne le comprennent pas, et dans leurs oreilles une surdité. Et quand vous évoquez dans le Coran votre Seigneur, l&amp;rsquo;Unique, ils tournent le dos et fuient, par aversion. [Sourate 17, v.46]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous entourons leur cœur de voiles qui les empêchent de comprendre [le Coran], et les rendons sourds [à la vérité], si bien que tu auras beau les appeler à la droiture, ils ne seront jamais guidés. [Sourate 18, v.57]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est le pluriel de « كِنَان » (kinān), semblable à « عِنَان » (ʿinān) et « أَعِنَة » (aʿinna), dont l&amp;rsquo;étymologie renvoie aux idées de voile et de recouvrement. Ils en attestèrent d&amp;rsquo;ailleurs contre eux-mêmes en disant :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ton message n&amp;rsquo;atteint pas nos cœurs enveloppés par des voiles, et nos oreilles y sont sourdes. Entre nous et toi se dresse un rideau. Agis donc à ta façon, et nous agirons à la nôtre. [Sourate 41, v.5]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ils mentionnèrent ainsi trois types d&amp;rsquo;occultation :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;celle du cœur, par les voiles ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celle des oreilles, par la surdité ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celle des yeux, par le rideau.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est comme s&amp;rsquo;ils disaient : « Nous ne saisissons pas ta parole, nous ne l&amp;rsquo;entendons pas, et nous ne te voyons pas. » Ou encore : « Je ne te considère que comme celui dont on ne comprend point les paroles et que l&amp;rsquo;on ne voit point. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « Nos cœurs sont couverts de voiles, tel un carquois protégeant ses flèches. » &lt;sup id="fnref:14"&gt;&lt;a href="#fn:14" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Mujahid, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Comme l&amp;rsquo;étui des flèches. » &lt;sup id="fnref:15"&gt;&lt;a href="#fn:15" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Muqâtil, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Ils [nos cœurs] sont couverts, et nous ne comprenons donc pas ce que tu dis. » &lt;sup id="fnref:16"&gt;&lt;a href="#fn:16" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol start="5"&gt;
&lt;li&gt;Parmi ses caractéristiques figure ce qui est mentionné dans la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et ce jour-là, Nous ferons apparaître aux mécréants l&amp;rsquo;Enfer, bien visible. À ceux dont les yeux étaient sous un voile occultant Mon Rappel, et qui ne pouvaient supporter de l&amp;rsquo;entendre. [Sourate 18, v.100-101]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce verset revêt une double signification :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Leurs yeux étaient voilés aux implications du Rappel, notamment les signes d&amp;rsquo;Allah, les preuves de Son Tawhid et les merveilles attestant de Sa Toute-Puissance.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Leur cœur était voilé à la compréhension du Coran et à sa méditation, les empêchant de le prendre pour guide.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est précisément ce voilement du cœur qui précède celui de la vue.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="6"&gt;
&lt;li&gt;Au nombre des attributs du cœur figure également ce qui est évoqué dans la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et ils disent : « Nos cœurs sont enveloppés ». Allah les a plutôt maudits à cause de leur mécréance, tant ils croient peu. [Sourate 2, v.88]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;[Nous les avons maudits] en raison de leur rupture du pacte, de leur rejet des signes d&amp;rsquo;Allah, de leur meurtre injustifié des Prophètes, et de leur déclaration : « Nos cœurs sont enveloppés ». Allah a plutôt scellé leur cœur en raison de leur mécréance, de sorte qu&amp;rsquo;ils ne croient qu&amp;rsquo;un peu. [Sourate 4, v.155]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces paroles signifient : « Nous ne saisissons ni ne comprenons tes propos. » Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, ainsi que Qatadah et Mujahid, qu&amp;rsquo;Allah leur fasse miséricorde, ont précisé : « Nos cœurs sont recouverts de voiles et enfermés dans des récipients ; ils ne saisissent pas tes paroles ni ne les comprennent. » &lt;sup id="fnref:17"&gt;&lt;a href="#fn:17" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; Ils ont ainsi prétendu que leur cœur fut créé dans des récipients hermétiques, s&amp;rsquo;estimant donc excusés de ne pas croire. Allah les a démentis en déclarant : « Allah a plutôt scellé leur cœur en raison de leur mécréance. » Et dans l&amp;rsquo;autre verset : « Allah les a plutôt maudits à cause de leur mécréance. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a ainsi montré que le scellement des cœurs, ainsi que la privation de Sa grâce et de Sa guidée, résultent exclusivement de la mécréance qu&amp;rsquo;ils ont eux-mêmes choisie, la préférant à la foi. C&amp;rsquo;est en juste rétribution de leurs actes qu&amp;rsquo;Allah a scellé leur cœur et les a maudits. En d&amp;rsquo;autres termes : Nous n&amp;rsquo;avons pas créé vos cœurs voilés au point de vous rendre incapables de saisir ou de comprendre, tout en vous ordonnant une foi qui vous serait inaccessible. Au contraire, ce sont leurs propres agissements qui ont provoqué ce marquage et la fermeture de leur cœur. &lt;sup id="fnref:18"&gt;&lt;a href="#fn:18" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol start="7"&gt;
&lt;li&gt;Parmi ces obstacles figure le voile. Celui-ci est évoqué dans la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ [rapportant leurs propres propos] :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Entre nous et toi se dresse un rideau. [Sourate 41, v.5]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et dans Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quand tu récites le Coran, Nous mettons entre toi et ceux qui ne croient pas à l&amp;rsquo;au-delà un voile invisible. [Sourate 17, v.45]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah interpose ainsi un écran entre eux et la récitation du Coran, ce qui les empêche de le comprendre, de le méditer et d&amp;rsquo;y adhérer. Ce sens est explicité dans Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certains d&amp;rsquo;entre eux viennent t&amp;rsquo;écouter, alors que Nous avons placé des voiles sur leur cœur, les empêchant de comprendre (le Coran), et que leurs oreilles sont lourdes. [Sourate 6, v.25]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces trois entraves sont réunies dans Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ton message n&amp;rsquo;atteint pas nos cœurs enveloppés par des voiles, et nos oreilles y sont sourdes. Entre nous et toi se dresse un rideau. [Sourate 41, v.5]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah a indiqué que cette conséquence émane de Lui &lt;sup id="fnref:19"&gt;&lt;a href="#fn:19" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; : le rideau empêche de discerner la vérité, les voiles font obstacle à sa compréhension et la surdité rend toute écoute impossible. &lt;sup id="fnref:20"&gt;&lt;a href="#fn:20" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol start="8"&gt;
&lt;li&gt;Parmi elles : Al Rân, tel qu&amp;rsquo;évoqué dans la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Non ! Mais sur leur cœur se trouve le Rân (un voile de péchés et de mauvaises actions) qu&amp;rsquo;ils avaient accumulé. [Sourate 83, v.14]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce voile a recouvert leur cœur en raison de la profusion de leurs péchés et de leurs désobéissances, jusqu&amp;rsquo;à les cerner entièrement. Il compte parmi les voiles les plus épais et les plus opaques qui puissent affecter le cœur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mujâhid, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « C&amp;rsquo;est le péché qui s&amp;rsquo;ajoute au péché jusqu&amp;rsquo;à cerner le cœur et l&amp;rsquo;envelopper ; c&amp;rsquo;est ainsi que le cœur meurt. » Muqâtil, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Leurs mauvaises actions ont submergé leur cœur. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les Sunan d&amp;rsquo;Al Nassaï et d&amp;rsquo;Al Tirmidhi, Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporte que le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Lorsqu&amp;rsquo;un serviteur commet une faute, une tache noire se dépose sur son cœur. S&amp;rsquo;il cesse, implore le pardon et se repent, son cœur est alors poli. Mais s&amp;rsquo;il persiste, la noirceur s&amp;rsquo;accumule jusqu&amp;rsquo;à recouvrir tout son cœur. C&amp;rsquo;est le Rân dont Allah a dit : &amp;quot;Non ! Mais sur leur cœur se trouve le Rân qu&amp;rsquo;ils avaient accumulé&amp;quot;. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Al Tirmidhi a qualifié ce hadith d&amp;rsquo;authentique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;lsquo;Abd Allah ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « À chaque péché, un point noir est inscrit sur son cœur, jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;il soit entièrement noirci. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷾ a ainsi révélé que les péchés qu&amp;rsquo;ils ont commis ont été la cause de ce Rân sur leur cœur.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="9"&gt;
&lt;li&gt;Parmi elles : la surdité et l&amp;rsquo;alourdissement de l&amp;rsquo;ouïe, comme dans Sa parole, Exalté soit-Il :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sourds, muets et aveugles. [Sourate 2, v.18]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ceux-là qu&amp;rsquo;Allah a maudits, a rendus sourds et aveugles. [Sourate 47, v.23]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et certes, Nous avons destiné pour l&amp;rsquo;enfer un grand nombre de djinns et d&amp;rsquo;humains. Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent pas, des yeux avec lesquels ils ne voient pas, et des oreilles avec lesquelles ils n&amp;rsquo;entendent pas. Ils sont comme du bétail, mais encore plus égarés. Ceux-là sont les insouciants. [Sourate 7, v.179]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quant à ceux qui ne croient pas, il y a une lourdeur (surdité) dans leurs oreilles, et ils restent aveugles face au Coran ; ils sont appelés depuis un lieu lointain. [Sourate 41, v.44]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ibn &amp;lsquo;Abbas, qu&amp;rsquo;Allah les agrée tous deux, a dit : « Leurs oreilles sont sourdes à l&amp;rsquo;écoute du Coran, et ils restent aveugles face à lui. Allah a aveuglé leur cœur, si bien qu&amp;rsquo;ils ne comprennent pas. Ils sont appelés depuis un lieu lointain, comme le bétail qui ne comprend que l&amp;rsquo;appel et le cri. » Mujahid a ajouté : « Loin de leur cœur », signifiant qu&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;écoutent ni ne comprennent, à l&amp;rsquo;instar de celui qu&amp;rsquo;on interpelle de très loin : il ne peut ni entendre distinctement, ni saisir le sens du message. &lt;sup id="fnref:21"&gt;&lt;a href="#fn:21" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol start="10"&gt;
&lt;li&gt;Parmi ses conséquences figure également la mutité. Allah ﷾ a dit :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sourds, muets [Bukmun]&amp;hellip; [Sourate 2, v.18]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Al Bukm&lt;/strong&gt; est le pluriel d&amp;rsquo;&lt;strong&gt;Abkam&lt;/strong&gt;, terme désignant celui qui est incapable de parler. La mutité revêt deux formes : celle du cœur et celle de la langue ; de même que la parole procède du cœur ou de la langue. La plus grave des deux est la mutité du cœur, tout comme sa cécité et sa surdité s&amp;rsquo;avèrent bien plus profondes que celles des sens physiques. C&amp;rsquo;est pourquoi Allah ﷾, les a décrits comme étant incapables de saisir la vérité par le cœur ou de la proclamer par la langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savoir parvient au serviteur par trois portes : son ouïe, sa vue et son cœur. Or, ces trois portes leur ont été fermées : l&amp;rsquo;ouïe s&amp;rsquo;est corrompue par la surdité, la vue par la cécité, et le cœur par la mutité. Cela rejoint la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ : « Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n&amp;rsquo;entendent pas. » [Sourate 7, v.179]. Il ﷾ a réuni ces trois facultés dans Sa parole : « Et Nous les avons dotés de l&amp;rsquo;ouïe, de la vue et de cœurs, mais ni leur ouïe, ni leurs yeux, ni leur cœur ne leur ont profité en quoi que ce soit, parce qu&amp;rsquo;ils niaient les signes d&amp;rsquo;Allah. » [Sourate 46, v.26]. Ainsi, lorsqu&amp;rsquo;Allah veut guider un serviteur, Il lui ouvre le cœur, l&amp;rsquo;ouïe et la vue. Mais s&amp;rsquo;Il veut son égarement, Il le rend sourd, aveugle et muet.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="11"&gt;
&lt;li&gt;Parmi ces caractéristiques figure l&amp;rsquo;enveloppement [&lt;strong&gt;Al Ghishawa&lt;/strong&gt;].&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Il s&amp;rsquo;agit du voile posé sur l&amp;rsquo;œil, comme l&amp;rsquo;a dit Allah ﷾ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous avons mis un voile sur sa vue. [Sourate 45, v.23]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce voile oculaire émane en réalité de celui qui recouvre le cœur, car le bien ou le mal que recèle le cœur se manifeste inévitablement dans le regard. L&amp;rsquo;œil est ainsi le miroir du cœur, laissant transparaître tout ce qu&amp;rsquo;il renferme.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="12"&gt;
&lt;li&gt;Une autre de leurs caractéristiques est le détournement du chemin, de sorte qu&amp;rsquo;on ne puisse l&amp;rsquo;apercevoir. Allah ﷾ a dit :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est ainsi que la mauvaise action de Pharaon lui a été embellie et qu&amp;rsquo;il a été détourné du chemin. [Sourate 40, v.37]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit : il fut détourné de la vérité et de la guidée à cause du faux qui lui a été enjolivé.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="13"&gt;
&lt;li&gt;On compte aussi parmi elles l&amp;rsquo;endurcissement du cœur, tel qu&amp;rsquo;évoqué dans la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾, Exalté soit-Il :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Mussa dit : « Ô notre Seigneur, Tu as accordé à Pharaon et à ses notables des parures et des richesses dans la vie présente pour que, ô notre Seigneur, ils égarent les gens de Ton chemin. Ô notre Seigneur, anéantis leurs richesses et endurcis leur cœur, afin qu&amp;rsquo;ils ne croient pas jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;ils voient le châtiment douloureux ». Il dit : « Votre prière est exaucée. Restez tous deux sur le droit chemin ». [Sourate 10, v.88-89]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cet endurcissement est une entrave et un empêchement. C&amp;rsquo;est pourquoi Ibn Abbas, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit : « Il veut dire : prive-les », le sens étant : endurcis leur cœur et scelle-les afin qu&amp;rsquo;ils ne s&amp;rsquo;adoucissent point et ne s&amp;rsquo;ouvrent point à la foi. &lt;sup id="fnref:22"&gt;&lt;a href="#fn:22" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol start="14"&gt;
&lt;li&gt;Figure également le détournement, comme l&amp;rsquo;a dit Allah ﷾ :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et quand une sourate est descendue, ils se regardent les uns les autres (en disant) : « Quelqu&amp;rsquo;un vous voit-il ? » Puis ils se détournent. Allah a détourné leur cœur parce qu&amp;rsquo;ils sont un peuple qui ne comprend rien. [Sourate 9, v.127]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷾ nous informe ici de leur acte (le détournement) et de Sa sentence à leur égard : le détournement de leur cœur du Coran et de sa méditation. En effet, ils n&amp;rsquo;en sont pas dignes, le réceptacle n&amp;rsquo;étant ni apte ni réceptif. L&amp;rsquo;intégrité du cœur repose sur deux piliers : la qualité de la compréhension et la noblesse de l&amp;rsquo;intention. Or, leur cœur ne saisit rien et leurs intentions sont corrompues.&lt;/p&gt;
&lt;ol start="15"&gt;
&lt;li&gt;On trouve aussi leur déviation de la vérité, comme l&amp;rsquo;a dit Allah ﷾ :&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Puis, quand ils dévièrent, Allah fit dévier leur cœur. [Sourate 61, v.5]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;À l&amp;rsquo;inverse, Il mentionne que Ses serviteurs croyants L&amp;rsquo;implorent en ces termes :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs après que Tu nous as guidés. [Sourate 3, v.8]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;étymologie du mot &lt;strong&gt;Zaygh&lt;/strong&gt; (déviance) désigne l&amp;rsquo;inclinaison. On dit ainsi : « le soleil a dévié (&lt;strong&gt;zaaghat&lt;/strong&gt;) » lorsqu&amp;rsquo;il amorce son déclin. L&amp;rsquo;égarement du cœur consiste donc à le faire dévier ; sa déviance est son inclinaison hors de la guidance vers l&amp;rsquo;égarement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, parmi ces caractéristiques, se trouve la mort des cœurs, conformément à la parole d&amp;rsquo;Allah ﷾ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, tu ne fais pas entendre les morts. [Sourate 27, v.80]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ou encore :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie, et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est semblable à celui qui est dans les ténèbres d&amp;rsquo;où il ne sortira pas ? [Sourate 6, v.122]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Citons également :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour qu&amp;rsquo;il avertisse celui qui est vivant. [Sourate 36, v.70]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tu ne peux faire entendre ceux qui sont dans les tombes. [Sourate 35, v.22]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le mécréant est ainsi décrit comme un être mort, semblable aux habitants des tombes. En effet, le cœur vivant est celui qui reconnaît la vérité, l&amp;rsquo;accepte, l&amp;rsquo;aime et l&amp;rsquo;élit par-dessus tout. Si le cœur meurt, il perd toute sensibilité, tout discernement entre le vrai et le faux, ainsi que toute aspiration vers la vérité ou aversion pour le faux ; il devient alors tel un corps sans vie. &lt;sup id="fnref:23"&gt;&lt;a href="#fn:23" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons à Allah le pardon, la protection et une préservation durable ici-bas et dans l&amp;rsquo;au-delà.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Majah (199) et authentifié par Al Albani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Muhsin Al &amp;lsquo;Abbad, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, a dit dans son explication des Sunan d&amp;rsquo;Ibn Majah :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ce hadith affirme l&amp;rsquo;attribut des Doigts d&amp;rsquo;Allah ﷿, et ils sont, à l&amp;rsquo;instar des autres attributs, affirmés d&amp;rsquo;une manière qui sied à Allah ﷾, sans chercher à définir le comment (Takyif), ni à la ressemblance (Tamthil), de même que sans altération (Tahrif), ni négation (Ta&amp;rsquo;til), ni interprétation allégorique (Ta&amp;rsquo;wil). Au contraire, tous Ses attributs relèvent de la même approche : ils sont affirmés d&amp;rsquo;une manière qui sied à Allah ﷿, conformément à Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Rien ne Lui ressemble, et c&amp;rsquo;est Lui l&amp;rsquo;Audient, le Clairvoyant. » [Sourate 42, v.11]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ce qui est dit d&amp;rsquo;un de Ses attributs s&amp;rsquo;applique à tous les autres. C&amp;rsquo;est-à-dire : ils sont tous affirmés selon ce qui sied à Allah, tout en exemptant Allah ﷿, de toute ressemblance avec Ses créatures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ disait dans son invocation : « Ô Toi qui affermis les cœurs, affermis nos cœurs sur Ta religion. » Car les cœurs sont entre deux doigts parmi les Doigts du Tout-Miséricordieux, Il les retourne comme Il le veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il demandait à Allah ﷿ l&amp;rsquo;affermissement des cœurs sur Sa religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;Il le veut, Il maintient le cœur droit, le plaçant avec rectitude sur la voie, empli de la crainte d&amp;rsquo;Allah ﷿.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et s&amp;rsquo;Il le veut, Il le fait dévier, l&amp;rsquo;écartant de la vérité. Tel est le sens de l&amp;rsquo;égarement des cœurs : leur inclinaison et leur détournement de la rectitude, ainsi que l&amp;rsquo;a dit Allah ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Puis, quand ils dévièrent, Allah fit dévier leur cœur. » [Sourate 61, v.5]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu&amp;rsquo;ils dévièrent, ils furent châtiés par une déviation accrue en plus de la première.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le péché appelle le péché, tout comme la bonne action appelle la bonne action. Parmi les récompenses de la bonne action figure la bonne action qui la suit, et parmi les châtiments du péché figure l&amp;rsquo;épreuve d&amp;rsquo;un péché ultérieur. S&amp;rsquo;Il le veut, Il le maintient droit, et s&amp;rsquo;Il le veut, Il le fait dévier. S&amp;rsquo;Il le veut, Il le maintient droit de sorte qu&amp;rsquo;il soit ferme dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah et dans ce qu&amp;rsquo;Allah a légiféré. Ou bien Il le fait dévier de la vérité et de la guidance, l&amp;rsquo;inclinant vers les autres sentiers qui s&amp;rsquo;écartent du chemin droit, comme l&amp;rsquo;a dit Allah ﷿ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. » [Sourate 6, v.153]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Car la constance sur le droit chemin constitue la rectitude, et c&amp;rsquo;est là la rectitude du cœur. Quant au fait de s&amp;rsquo;écarter de ce chemin pour emprunter les autres sentiers latéraux, situés à sa droite et à sa gauche, et vers lesquels appellent les gens de l&amp;rsquo;égarement, quiconque les emprunte s&amp;rsquo;égare et dévie. Il s&amp;rsquo;agit du détournement de la voie de la guidance vers ces chemins tortueux et ces sentiers qui s&amp;rsquo;écartent du droit chemin. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Cheikh, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, ajoute également, comme clarification à une ambiguité que certains utilisent pour nier la réalité de cet attribut d&amp;rsquo;essence :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Et le fait de dire que les cœurs sont entre ces deux Doigts parmi les Doigts du Tout-Miséricordieux ne signifie pas qu&amp;rsquo;il y ait contact entre les cœurs et les Doigts. En effet, Allah ﷿ tient toute chose dans Sa Main, et toute chose relève de Sa volonté et de Son vouloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il est connu qu&amp;rsquo;Allah ﷿ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« &amp;hellip;et les nuages assujettis entre le ciel et la terre » [Sourate 2, v.164]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Or les nuages ne touchent ni le ciel, ni la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le fait d&amp;rsquo;être « entre » n&amp;rsquo;implique pas nécessairement qu&amp;rsquo;il y ait contact, ni qu&amp;rsquo;il y ait mélange. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ahmad (26576) et authentifié par Al Albani dans Al Silsilah Al Sahiha (2091).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Ce sujet, qui concerne les caractéristiques des cœurs, est extrêmement important pour le musulman, lequel se doit de les connaître à la lumière de la Révélation : le Coran et la Sunnah. Lorsque tu lis le Livre d&amp;rsquo;Allah, tu remarques de nombreuses caractéristiques du cœur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, nous avons vu la parole d&amp;rsquo;Allah :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Le jour où ni les biens ni les enfants ne seront d&amp;rsquo;aucune utilité, sauf pour celui qui viendra à Allah avec un cœur sain. » [Sourate 26, v.88-89]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La pureté est l&amp;rsquo;une de ses caractéristiques essentielles : qu&amp;rsquo;il soit pur de tout Shirk et de tout ce qui est cause de la colère d&amp;rsquo;Allah. Le Coran évoque les attributs du cœur, qu&amp;rsquo;ils soient élogieux ou blâmables. Il est demandé au musulman de connaître les attributs qui ont été condamnés afin de s&amp;rsquo;en prémunir, et c&amp;rsquo;est par cette préservation que se réalise la pureté du cœur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté dans plus d&amp;rsquo;un hadith que les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts du Tout-Miséricordieux. S&amp;rsquo;Il le veut, Il les raffermit dans la droiture, et s&amp;rsquo;Il le veut, Il les égare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les cœurs se divisent en deux catégories : des cœurs fermes dans l&amp;rsquo;obéissance et l&amp;rsquo;adoration, qui s&amp;rsquo;orientent vers ce qu&amp;rsquo;Allah agrée ; et des cœurs, qu&amp;rsquo;Allah nous en préserve tous, égarés du droit chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Prophète ﷺ invoquait Allah en disant : « Ô Toi qui raffermis les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le hadith rapporté par Umm Salama, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, il a également dit : « Nous demandons donc à Allah, notre Seigneur, qu&amp;rsquo;Il ne détourne pas nos cœurs après les avoir guidés et qu&amp;rsquo;Il nous accorde Sa miséricorde, car c&amp;rsquo;est Lui, certes, le Grand Donateur. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette invocation est mentionnée dans le Coran, au début de la sourate Âl &amp;lsquo;Imrân :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Notre Seigneur, ne laisse pas dévier nos cœurs après que Tu nous as guidés et accorde-nous Ta miséricorde. C&amp;rsquo;est Toi, certes, le Grand Donateur. » [Sourate 3, v.8]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le cœur est de nature changeante, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;origine même du nom cœur (القلب) qui provient de la changeabilité (التقلب). C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;il fut dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ما سَمَّى القَلْبَ إلَّا مِنْ تَقَلُّبِهِ · فَاحْذَرْ عَلَى القَلْبِ مِنْ قَلْبٍ وَتَحْوِيلِ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le cœur n&amp;rsquo;a été ainsi nommé qu&amp;rsquo;en raison de son inconstance, alors garde ton cœur des retournements et des revirements. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La création des cieux et de la terre ne peut tenir que par Allah :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Certes, Allah retient les cieux et la terre de sorte qu&amp;rsquo;ils ne s&amp;rsquo;effondrent pas. » [Sourate 35, v.41]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette création, qui est encore plus grandiose que la nôtre, ne peut être stable sans Allah, alors que dire de nos faibles cœurs :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« La création des cieux et de la terre est assurément plus grandiose que la création des hommes, mais la plupart des gens ne le savent pas. » [Sourate 40, v.57]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Si Allah a dit concernant le meilleur des messagers :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et si Nous ne t&amp;rsquo;avions pas affermi, tu aurais failli pencher vers eux quelque peu. » [Sourate 17, v.74]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Alors que dire de notre besoin d&amp;rsquo;Allah pour ce raffermissement des cœurs sur la vérité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Prophète ﷺ craignait pour ses nobles Compagnons, ceux qui ont atteint les plus hauts degrés de la foi, alors que dire de ceux qui les ont suivis. D&amp;rsquo;après Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ répétait souvent cette invocation : « Ô Toi qui retournes les cœurs, affermis mon cœur dans Ta religion ! » Je lui dis alors : « Ô Prophète d&amp;rsquo;Allah, nous avons cru en toi et en ce que tu as apporté, crains-tu donc pour nous ? » Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ répondit : « Oui, car les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts d&amp;rsquo;Allah. Il les retourne comme Il veut. » [Rapporté par Al Tirmidhi (2140) et jugé bon par Al Albani, Hidayat Al Ruwat (98)]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Qurtubi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, après avoir cité le hadith de &amp;lsquo;Aisha, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui évoque cette réalité des cœurs qui sont entre deux doigts d&amp;rsquo;Allah, dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Et puisque la guidée relève d&amp;rsquo;Allah seul, que la droiture est suspendue à Sa volonté, que l&amp;rsquo;issue finale demeure voilée et que le décret divin est irrésistible, alors ne t&amp;rsquo;enorgueillis pas de ta foi, de tes œuvres, de ta prière, de ton jeûne ni de l&amp;rsquo;ensemble de tes actes de dévotion. Car tout cela, bien qu&amp;rsquo;il relève de ton acquisition, n&amp;rsquo;en est pas moins la création de ton Seigneur, Sa faveur répandue sur toi et Son bienfait. Ainsi, chaque fois que tu t&amp;rsquo;en glorifies, tu ressembles à celui qui se vante d&amp;rsquo;un bien appartenant à autrui. Et peut-être te le retirera-t-Il, de sorte que ton cœur se retrouvera plus vide de tout bien que le ventre d&amp;rsquo;un chameau creux. Combien de jardins dont les fleurs étaient, le soir venu, fraîches et luxuriantes, se sont réveillés au matin avec des fleurs desséchées et brisées, ou sur lesquels a soufflé le vent stérile. Il en va de même du serviteur : il passe la nuit le cœur illuminé et sain par l&amp;rsquo;obéissance à Allah, puis se réveille le matin le cœur assombri et malade par la désobéissance. Telle est l&amp;rsquo;œuvre du Tout-Puissant, du Sage, du Créateur, de l&amp;rsquo;Omniscient. » [Kitab al-Tadhkira bi-ahwal al-mawta wa-umur al-akhira (1/197)]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai questionné Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, sur la sagesse d&amp;rsquo;avoir évoqué dans ces hadiths le nom d&amp;rsquo;Allah, Al Rahman (Le Tout-Miséricordieux) : « Est-ce qu&amp;rsquo;il y a en cela une indication que le musulman obéissant ne doit pas être trompé par sa personne, car sa guidée n&amp;rsquo;est que le fruit de la Miséricorde d&amp;rsquo;Allah ? Tandis que le désobéissant ne doit pas désespérer de la miséricorde d&amp;rsquo;Allah dans la réforme de son cœur ? Ainsi il reste constamment entre espoir et crainte dans toutes ces situations ? » Il a répondu que oui, il se peut que ces sens soient évoqués. « Y a-t-il également une réplique aux Jabriyya qui utilisent ce hadith pour justifier leur croyance corrompue, car le fait que le serviteur soit égaré sans aucune volonté de sa part s&amp;rsquo;oppose à la miséricorde d&amp;rsquo;Allah ? » « Oui, cela est aussi possible. »&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ahmad (23816) et Al Hakim (3142), authentifié par Al Albani dans Al Silsilah Al Sahiha (1772).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ahmad (23816) et Al Hakim (3142), authentifié par Al Albani dans Al Silsilah Al Sahiha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Le cœur est à l&amp;rsquo;image d&amp;rsquo;une plume ballotée par le vent des passions. La guidée descendue d&amp;rsquo;Allah est la source de sa réforme, tandis que les passions sont la cause de sa déviation. Cette parabole est édifiante pour le croyant : elle l&amp;rsquo;incite à être particulièrement vigilant face aux passions, car elles sont néfastes pour son cœur et le désorientent. Il s&amp;rsquo;écarte alors de tout ce qui pourrait détourner et faire dévier son cœur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Dans d&amp;rsquo;autres versions du hadith, le terme « vents » est employé au pluriel, ce qui renforce encore l&amp;rsquo;image de fragilité : celle d&amp;rsquo;une feuille (du cœur) légère et vulnérable, livrée à des vents multiples, soufflant de directions opposées et de forces inégales. Tantôt portée, tantôt ballotée, elle ne dispose d&amp;rsquo;aucune prise stable et se trouve constamment exposée aux variations qui la dominent.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Pour plus de détails, se référer à Shifa Al &amp;lsquo;Alil de Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, (1/299-331).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Le Coran renferme de nombreux versets qui citent les caractéristiques des cœurs malades. Ibn Al Qayyim a longuement discuté de ce sujet dans son livre Shifa Al &amp;lsquo;Alil et sur lequel s&amp;rsquo;appuie la synthèse qui suit.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] En réalité, cette cécité physique peut devenir une source de récompense pour le croyant touché par ce handicap. Il accepte le décret d&amp;rsquo;Allah sur lui avec reconnaissance et patience, aspirant, par cette soumission, à la récompense. Ici-bas, Allah lui allège cette perte en aiguisant ses autres sens, et dans l&amp;rsquo;au-delà, le Paradis, dont la plus infime place surpasse cette terre et tout ce qu&amp;rsquo;elle renferme. Que dire alors du bienfait suprême qui sera accordé à ses habitants : la vision d&amp;rsquo;Allah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Bukhari rapporte dans son Sahih, dans le chapitre sur le mérite de celui qui a perdu la vue, selon Anas ibn Malik, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Allah a dit : &amp;quot;Si Je prive Mon serviteur de ses deux choses les plus chères (c&amp;rsquo;est-à-dire ses yeux) et qu&amp;rsquo;il reste patient, Je le laisserai entrer au Paradis en compensation de celles-ci.&amp;quot; »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le véritable aveuglement n&amp;rsquo;est pas celui du corps, qui peut être une voie vers le Paradis, mais celui du cœur, qui refuse de voir la lumière de la Révélation et dont les ténèbres annoncent celles qui le cerneront dans l&amp;rsquo;au-delà.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (1596).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (343).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6446) et Muslim (1051).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (1479) et Muslim (1039).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (6114) et Muslim (2609).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Il fait référence au début du verset : « Ne méditent-ils donc pas sur le Coran, ou y a-t-il sur des cœurs des cadenas ? ». C&amp;rsquo;est une réprobation et une mise en évidence de l&amp;rsquo;état de leur cœur, qui ne sont pas ouverts à la méditation des sens auxquels le Coran appelle. L&amp;rsquo;emploi de l&amp;rsquo;indéfini (&amp;quot;des cœurs&amp;quot;), vise soit à accentuer la gravité de leur état, soit à désigner les cœurs de certains d&amp;rsquo;entre eux. Il n&amp;rsquo;a pas été dit « leur cœur », car leur cœur lui-même ne leur a pas été bénéfique. En revanche, les « cadenas » leur ont été annexés, car ce qualificatif correspond à leur état constant d&amp;rsquo;incrédulité et d&amp;rsquo;obstination.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] C&amp;rsquo;est la différence évoquée par Ibn Al Qayyim dans Shifa Al &amp;lsquo;Alil (1/304). Al Khatm désigne le recouvrement ou fermeture du cœur, tandis que Al Tab&amp;rsquo; est un scellement enraciné dont l&amp;rsquo;effet est durable. Ainsi, Al Tab&amp;rsquo; est plus grave que Al Khatm par son effet persistant.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:14"&gt;
&lt;p&gt;Tafsir Al Bassit (19/419)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:14" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:15"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par &amp;lsquo;Abd Al Razzaq dans son Tafsir (2688)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:15" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:16"&gt;
&lt;p&gt;Tafsir Al Bassit (19/419)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:16" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:17"&gt;
&lt;p&gt;Jami&amp;rsquo; Al Bayan d&amp;rsquo;Al Tabary (2/228), Kashf Al Bayan d&amp;rsquo;Al Tha&amp;rsquo;labi (3/440)&amp;#160;&lt;a href="#fnref:17" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:18"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce sujet est d&amp;rsquo;une grande importance, car il touche à la foi en Allah et à Son décret. De nombreuses personnes se sont égarées en niant la réalité de ces actions d&amp;rsquo;Allah, tandis que d&amp;rsquo;autres ont été saisies de doutes ou ont nourri de mauvaises opinions. Allah a expliqué à plusieurs reprises dans le Coran que les obstacles placés sur les cœurs, les oreilles et les yeux ne sont pas arbitraires, mais constituent une conséquence et un châtiment proportionné à leur choix volontaire de l&amp;rsquo;incrédulité et du rejet des messagers. Ainsi, le scellement, la fermeture, etc., du cœur sont la sanction de leur refus et de leur mépris antérieur de la vérité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim a dit dans Madarij Al Salikin (1/66) : &amp;quot;Allah ﷾ a dit : « Il n&amp;rsquo;appartient pas à Allah d&amp;rsquo;égarer un peuple après qu&amp;rsquo;Il l&amp;rsquo;a guidé, jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;Il lui ait clairement exposé ce qu&amp;rsquo;il doit craindre » [Sourate 9, v.115]. Cet égarement est donc un châtiment de Sa part à leur égard : alors qu&amp;rsquo;Il leur avait apporté la clarté, ils n&amp;rsquo;acceptèrent pas ce qu&amp;rsquo;Il leur avait exposé et n&amp;rsquo;en firent rien, Il les a alors punis en les détournant de la guidée. Allah ﷾ n&amp;rsquo;a jamais égaré quiconque sans avoir préalablement reçu cette démonstration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tu comprends cela, tu sauras le secret du décret, et de nombreux doutes et soupçons se dissiperont dans ce chapitre. Tu comprendras également la sagesse d&amp;rsquo;Allah dans l&amp;rsquo;égarement de ceux de Ses serviteurs qu&amp;rsquo;Il égare. Le Coran affirme cela à plusieurs reprises, telle Sa parole : « Et lorsqu&amp;rsquo;ils dévièrent, Allah fit dévier leur cœur » [Sourate 61, v.5], et Sa parole : « Et de leur déclaration : &amp;quot;Nos cœurs sont enveloppés&amp;quot;. Allah a plutôt scellé leur cœur en raison de leur mécréance » [Sourate 4, v.155]. Le premier cas relève de la mécréance par entêtement, le second de la mécréance par scellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Sa parole : « Et Nous détournerons leur cœur et leurs yeux (de la guidée), car ils ont refusé d&amp;rsquo;y croire pour la première fois, et Nous les laisserons errer aveuglément dans leur transgression. » [Sourate 6, v.110]. Il les a donc punis pour avoir abandonné la foi en Lui après qu&amp;rsquo;elle leur fut apparue clairement et qu&amp;rsquo;ils en eurent la certitude, en détournant leur cœur et leurs regards, si bien qu&amp;rsquo;ils ne trouvèrent plus la guidée. Médite ce passage avec soin, car c&amp;rsquo;est un sujet d&amp;rsquo;une importance majeure.&amp;quot;&amp;#160;&lt;a href="#fnref:18" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:19"&gt;
&lt;p&gt;[C] Toute chose bien ou mauvaise présente dans le cœur ne peut provenir que d&amp;rsquo;Allah. C&amp;rsquo;est pourquoi la personne doit s&amp;rsquo;orienter, implorer Allah pour qu&amp;rsquo;Il place dans son cœur le bien et qu&amp;rsquo;Il repousse tout mal. Mutarif ibn &amp;lsquo;Abdillah ibn Shighir, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, qui compte parmi les Tabi&amp;rsquo;in, a dit : « Si l&amp;rsquo;on sortait mon cœur et le plaçait dans ma main gauche, et que le bien dans son intégralité était placé dans ma main droite, je ne pourrais introduire quoi que ce soit dans mon cœur, si ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;y place. » [cf. Hilyat al-Awliya (2/201), Siyar A&amp;rsquo;lam Al Nubala (4/190)]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est le cas de la foi, l&amp;rsquo;obéissance et l&amp;rsquo;adoration :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Mais Allah vous a fait aimer la foi et l&amp;rsquo;a embellie dans vos cœurs, et Il vous a fait haïr la mécréance, la perversité et la désobéissance. Tels sont ceux qui sont bien guidés. » [Sourate 49, v.7]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ils te rappellent leur conversion à l&amp;rsquo;Islam comme si c&amp;rsquo;était une faveur de leur part. Dis : &amp;ldquo;Ne me rappelez pas votre conversion à l&amp;rsquo;Islam comme une faveur. C&amp;rsquo;est tout au contraire une faveur dont Allah vous a comblés en vous dirigeant vers la foi, si toutefois vous êtes véridiques.&amp;rdquo; » [Sourate 49, v.17]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et n&amp;rsquo;eussent été la grâce d&amp;rsquo;Allah envers vous et Sa miséricorde, nul d&amp;rsquo;entre vous n&amp;rsquo;aurait jamais été pur. Mais Allah purifie qui Il veut. Et Allah est Audient et Omniscient. » [Sourate 24, v.21]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;[NDT] À Allah appartiennent les cieux et la terre et tout ce qu&amp;rsquo;il y a entre eux. Il est le Roi qui administre Son royaume comme Il le veut, avec sagesse, miséricorde et justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa souveraineté et Sa sagesse sont absolues :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Et à Lui appartient la Majesté dans les cieux et sur la terre, et Il est le Tout-Puissant, le Sage. » [Sourate 45, v.37]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Sa miséricorde touche toute Sa création :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ma miséricorde englobe toute chose. » [Sourate 7, v.156]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et Sa justice parfaite est établie :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Quiconque fait une bonne œuvre, c&amp;rsquo;est pour son bien ; et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens. Ton Seigneur, cependant, n&amp;rsquo;est point injuste envers les serviteurs. » [Sourate 41, v.46]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui advient, qu&amp;rsquo;il soit favorable ou non, se réalise par Sa volonté. Si un bien nous atteint, c&amp;rsquo;est par Sa grâce ; et si un mal nous touche, c&amp;rsquo;est selon Sa justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Zad al-Ma&amp;rsquo;ad (3/278), à propos de la parole d&amp;rsquo;Allah :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Tout bien qui t&amp;rsquo;atteint vient d&amp;rsquo;Allah, et tout mal qui te frappe vient de toi-même. » [Sourate 4, v.79]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Ici, les termes « bien » et « mal » désignent respectivement la grâce et l&amp;rsquo;adversité. La grâce émane d&amp;rsquo;Allah qui l&amp;rsquo;accorde par faveur, tandis que l&amp;rsquo;adversité prend sa source dans l&amp;rsquo;être du serviteur et dans ses œuvres. Le premier cas relève de Sa faveur, le second de Sa justice. Ainsi, le serviteur oscille entre Sa faveur et Sa justice : Sa grâce le touche et Son décret s&amp;rsquo;accomplit sur lui, tandis que Son jugement procède d&amp;rsquo;une justice parfaite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier verset se conclut par Sa parole : « Certes, Allah est Omnipotent. », après avoir dit : « Dis : cela vient de vos propres âmes. » [Sourate 3, v.165]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah les informe ainsi de l&amp;rsquo;universalité de Sa puissance conjointe à Sa justice, et qu&amp;rsquo;Il est à la fois Juste et Tout-Puissant. En cela s&amp;rsquo;établissent à la fois le Décret divin et les causes : Il mentionne la cause en l&amp;rsquo;attribuant aux âmes des hommes, et affirme l&amp;rsquo;omnipotence en se l&amp;rsquo;attribuant à Lui-même. Le premier aspect réfute la thèse du déterminisme absolu (Al Jabr), tandis que le second réfute la négation du décret. Cela s&amp;rsquo;accorde parfaitement avec Sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« À quiconque parmi vous veut se diriger vers la voie droite ; mais vous ne pouvez vouloir, à moins qu&amp;rsquo;Allah veuille, le Seigneur de l&amp;rsquo;Univers. » [Sourate 81, v.28-29]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&amp;#160;&lt;a href="#fnref:19" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:20"&gt;
&lt;p&gt;[C] Le rideau (Al Hijab) est lié à la vue, les voiles (Al Akinah) au cœur et la surdité (Al Waqar) à l&amp;rsquo;ouïe.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:20" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:21"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ils sont assimilés aux bestiaux en raison des similitudes qui les rapprochent d&amp;rsquo;eux dans l&amp;rsquo;assouvissement de leurs besoins corporels. Ils sont entièrement absorbés et préoccupés par cette vie éphémère, insouciants à la réalité de ce monde et celle de l&amp;rsquo;au-delà. Ils ignorent ainsi le sens de leur création, celle pour laquelle Allah a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Je n&amp;rsquo;ai créé les djinns et les hommes que pour qu&amp;rsquo;ils M&amp;rsquo;adorent. » [Sourate 51, v.56]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les animaux connaissent la raison de leur création et œuvrent à sa réalisation. Il est rapporté du hadith d&amp;rsquo;Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, que le Prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Tandis qu&amp;rsquo;un homme conduisait une vache, il monta sur son dos et la frappa. Elle dit alors : &amp;ldquo;Nous n&amp;rsquo;avons pas été créés pour cela, nous avons seulement été créés pour labourer.&amp;rdquo; » [Rapporté par Al Bukhari (3471)]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les animaux cherchent ce qui leur est bénéfique et évitent ce qui leur est nuisible. Ainsi, lorsqu&amp;rsquo;ils vivent en groupe, ils suivent celui qui les guide, les oriente vers un chemin sûr et veille à leur subsistance et à leur protection. À cet égard, l&amp;rsquo;histoire de la fourmi à l&amp;rsquo;époque de Sulayman est éloquente : consciente du danger imminent, elle avertit les autres et les appela à se réfugier dans leurs demeures, afin de les préserver d&amp;rsquo;une destruction dans cette vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à eux, malgré les facultés de raison et de discernement qui leur sont accordées, ils s&amp;rsquo;adonnent à ce qui leur est nuisible et délaissent, voire combattent, ce qui leur est profitable. Là où les fourmis écoutèrent l&amp;rsquo;avertissement et se hâtèrent vers la protection et le salut, eux le démentent et se précipitent vers la perdition de l&amp;rsquo;au-delà. Allah les appelle à se réfugier dans les demeures de la félicité éternelle, mais ils refusent cette protection, s&amp;rsquo;en détournent volontairement et préfèrent emprunter les voies de l&amp;rsquo;égarement, lesquelles mènent inévitablement à leur perte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Madarij Al Salikin (3/188-189) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les cinq sens possèdent une forme et un esprit, et leur esprit constitue la part du cœur et sa véritable portion. Parmi les hommes, il en est dont le cœur n&amp;rsquo;en reçoit aucune part, si ce n&amp;rsquo;est celle qu&amp;rsquo;en reçoivent les bestiaux. Il se trouve ainsi à leur rang, et entre lui et elles ne subsiste que le premier degré de l&amp;rsquo;humanité. C&amp;rsquo;est pour cette raison qu&amp;rsquo;Allah les a comparés au bétail, allant même jusqu&amp;rsquo;à les déclarer plus égarés encore. Ainsi a-t-Il dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Penses-tu que la plupart d&amp;rsquo;entre eux entendent ou raisonnent ? Ils ne sont que comme des bestiaux, voire plus égarés encore. » [Sourate 25, v.44]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est pourquoi Allah a nié aux mécréants l&amp;rsquo;ouïe, la vue et l&amp;rsquo;intelligence :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;soit parce qu&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;en tirent aucun profit, ces facultés étant alors ravalées au rang du néant ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;soit parce que la négation porte sur l&amp;rsquo;ouïe, la vue et la perception de leur cœur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Et cela leur apparaîtra clairement lorsque les réalités des choses se dévoileront, comme l&amp;rsquo;avoueront les gens de la Fournaise :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Si nous avions écouté ou réfléchi, nous ne serions pas du nombre des gens de la Fournaise. » [Sourate 67, v.10]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&amp;#160;&lt;a href="#fnref:21" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:22"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Abi Hatim dans son exégèse, cité d&amp;rsquo;après l&amp;rsquo;exégèse d&amp;rsquo;Al Qurtubi (8/374).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:22" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:23"&gt;
&lt;p&gt;[C] Les cœurs sont morts sans la révélation qui leur donne vie. « Et c&amp;rsquo;est ainsi que Nous t&amp;rsquo;avons révélé une âme [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu n&amp;rsquo;avais aucune connaissance du Livre ni de la foi mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vérité tu guides vers un chemin droit » [Sourate 42, v.52]. Allah a appelé Sa révélation « âme » (Ruh) ainsi que Djibril qui est descendu avec cette révélation car les cœurs ne prennent vie qu&amp;rsquo;avec elle : « Ô vous qui avez cru ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu&amp;rsquo;il vous appelle à ce qui vous donne [véritablement] vie » [Sourate 8, v.24]. Sans cette révélation, la vie est comparable à une vie animale, le cœur ne s&amp;rsquo;éveille que lorsqu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;imprègne de la révélation provenant d&amp;rsquo;Allah, Sa parole et celle de Son Messager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Coran, une analogie est faite entre la vie des cœurs par la révélation et celle de la terre par la pluie. « Le moment n&amp;rsquo;est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leur cœur s&amp;rsquo;humilie à l&amp;rsquo;évocation d&amp;rsquo;Allah et devant ce qui est descendu de la vérité [le Coran] et de ne point être semblable à ceux qui ont reçu le Livre avant eux. Ceux-ci trouvèrent le temps trop long et leur cœur s&amp;rsquo;endurcit et beaucoup d&amp;rsquo;entre eux sont pervers. Sachez qu&amp;rsquo;Allah redonne la vie à la terre une fois morte » [Sourate 57, v.16-17].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la révélation descendue d&amp;rsquo;Allah, Seigneur des univers, constitue la vie des cœurs, leur source de piété et de purification. Ces cœurs ne peuvent vivre sans elle, tout comme la terre ne peut être fertile sans pluie. « Et parmi Ses signes, vous voyez la terre déserte et desséchée mais lorsque Nous lui faisons descendre de l&amp;rsquo;eau, elle reverdit et produit des végétations » [Sourate 41, v.39].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le musulman en tire la leçon suivante : plus il se rapproche de la révélation, le Coran et la Sunnah, plus son cœur prend vie et se purifie. À l&amp;rsquo;inverse, plus il s&amp;rsquo;en éloigne, plus son cœur est frappé par les ténèbres et exposé à la perdition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim a dit dans I&amp;rsquo;lam Al Muwaqi&amp;rsquo;in (1/292) :
« C&amp;rsquo;est Lui qui envoie les vents comme une annonce de Sa Miséricorde. Puis, lorsqu&amp;rsquo;ils transportent une nuée lourde, Nous la dirigeons vers un pays mort [de sécheresse], puis Nous en faisons descendre l&amp;rsquo;eau, ensuite Nous en faisons sortir toutes espèces de fruits. » [Sourate 7, v.57]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il existe des terres qui sont bonnes, lorsque Nous y faisons descendre l&amp;rsquo;eau, elles produisent leur végétation avec la permission de leur Seigneur. Et il en est d&amp;rsquo;autres qui sont mauvaises, qui ne produisent leur végétation qu&amp;rsquo;en très faible quantité, sans utilité réelle. Ainsi, même si l&amp;rsquo;eau y descend, elles ne produisent pas ce que la terre bonne a produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah ﷾, a comparé la Révélation qu&amp;rsquo;Il a faite descendre du ciel sur les cœurs à l&amp;rsquo;eau qu&amp;rsquo;Il fait descendre sur la terre, en raison de la vie qu&amp;rsquo;elles apportent. Il a comparé les cœurs à la terre, car ils sont le siège des œuvres tout comme la terre est le siège de la végétation. Le cœur qui ne tire aucun profit de la Révélation, qui ne s&amp;rsquo;y purifie pas et qui n&amp;rsquo;y croit pas, est comme la terre qui ne bénéficie pas de la pluie et n&amp;rsquo;en produit que très peu, sans utilité. En revanche, le cœur qui a cru en la Révélation, qui s&amp;rsquo;est purifié grâce à elle et a agi selon son contenu, est comme la terre qui fait germer sa végétation grâce à la pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le croyant, lorsqu&amp;rsquo;il entend le Coran, le comprend et le médite, voit l&amp;rsquo;effet de cette Révélation se manifester en lui. Il est alors comparé à la terre fertile, verdoyante et féconde, sur laquelle la pluie agit avec bienfaisance, faisant germer toutes les espèces nobles. Quant à celui qui se détourne de la Révélation, il est l&amp;rsquo;exact contraire. Allah est Celui qui accorde la réussite. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] La révélation donne vie à l&amp;rsquo;âme du corps, et illumine le cœur du croyant. Il discerne alors le vrai du faux, voit distinctement le monde dans lequel il est, le chemin qu&amp;rsquo;il doit emprunter, et la destination qui l&amp;rsquo;attend. Allah l&amp;rsquo;a fait sortir des ténèbres du shirk et de l&amp;rsquo;ignorance, vers la lumière du Tawhid et de la science :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Allah est l&amp;rsquo;Allié (le Protecteur) de ceux qui ont cru. Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière » [Sourate 2, v.257].&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Son cœur et ses membres sont illuminés par Sa grâce, dans toutes les directions, il marche avec une lumière provenant d&amp;rsquo;Allah. Le Prophète ﷺ disait en sortant en direction de la mosquée et en prosternation : « Ô Allah, place une lumière dans mon cœur, une lumière dans mon ouïe, une lumière dans ma vue, une lumière à ma droite, une lumière à ma gauche, une lumière devant moi, une lumière derrière moi, une lumière au-dessus de moi, une lumière au-dessous de moi, et accorde-moi une lumière » [Rapporté par Al Bukhari (6316) et Muslim (763)]. Il commença par le cœur en raison de son importance, car il est la source d&amp;rsquo;où jaillit la lumière pure de la foi, et sur laquelle se rajoute la lumière du Coran. Lumière sur lumière qui s&amp;rsquo;étend sur l&amp;rsquo;ensemble des membres du corps pour se manifester dans les paroles et les actes du croyant :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est à l&amp;rsquo;image de la lumière émise par une chandelle placée dans une niche. La chandelle, à l&amp;rsquo;intérieur d&amp;rsquo;un cristal ayant l&amp;rsquo;éclat d&amp;rsquo;un astre lumineux, est alimentée par une huile tirée d&amp;rsquo;un arbre béni, un olivier ni d&amp;rsquo;Orient ni d&amp;rsquo;Occident (exposé au soleil matin et soir), une huile qui éclaire sans même entrer en contact avec le feu. Lumière sur Lumière. Allah guide vers Sa Lumière qui Il veut. Allah propose des paraboles aux hommes, et Allah est Omniscient. » [Sourate 24, v.35]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Par opposition, celui qui mécroit en Allah et s&amp;rsquo;écarte de Sa Lumière, son cœur mort reste dans les ténèbres de la mécréance et de l&amp;rsquo;ignorance. Il marche sans lumière pour l&amp;rsquo;orienter, sans modèle pour être guidé, ses pas sont désorientés et ses actions sont vaines :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« [Les actions des mécréants] sont encore semblables à des ténèbres sur une mer profonde : des vagues la recouvrent, [vagues] au-dessus desquelles s&amp;rsquo;élèvent [d&amp;rsquo;autres] vagues, sur lesquelles il y a [d&amp;rsquo;épais] nuages. Ténèbres [entassées] les unes au-dessus des autres. Quand quelqu&amp;rsquo;un étend la main, il ne la distingue presque pas. Et celui qu&amp;rsquo;Allah prive de lumière n&amp;rsquo;a aucune lumière. » [Sourate 24, v.40]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;état du cœur de l&amp;rsquo;individu dans cette vie détermine son état dans l&amp;rsquo;au-delà. Les trois demeures sont étroitement liées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Zad Al Ma&amp;rsquo;ad (2/31) : « L&amp;rsquo;état du serviteur dans la tombe est semblable à l&amp;rsquo;état du cœur dans la poitrine : délices et tourment, emprisonnement et libération ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le croyant dont le cœur était vivant et illuminé, et dont la poitrine était dilatée, goûtera dans sa tombe aux plaisirs, avec une tombe illuminée et élargie. Puis, lorsqu&amp;rsquo;il sera ressuscité, sa lumière resplendira aux yeux de tous, proportionnellement à l&amp;rsquo;intensité de la lumière que son cœur portait dans sa vie passée. Sa destination finale, par la miséricorde d&amp;rsquo;Allah, sera la demeure lumineuse du Paradis, où les vivants profiteront du plus grand bienfait : la vision d&amp;rsquo;Allah, Lui qui est Lumière, Beauté et Perfection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l&amp;rsquo;inverse, celui qui a mécru dans cette vie, dont le cœur était mort et plongé dans les ténèbres, et dont la poitrine était étroite et fermée, subira dans la tombe châtiments, oppression et obscurité. À la résurrection, il sera désemparé dans les ténèbres, et sa destination finale sera l&amp;rsquo;Enfer, dans l&amp;rsquo;obscurité, un lieu où il ne vivra ni ne mourra, à l&amp;rsquo;image de son existence sur terre. Il sera privé de la vision d’Allah, comme il fut privé de Sa Lumière sur terre, et rien ne lui sera plus douloureux que cette privation.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Certes, les vertueux seront dans un délice, et certes, les pervers seront dans une fournaise. » [Sourate 82, v.13-14]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&amp;#160;&lt;a href="#fnref:23" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Le coeur est la base</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-coeur-est-la-base/</link><pubDate>Fri, 22 Nov 2024 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-coeur-est-la-base/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/le-coeur-est-la-base/image.jpg" alt="Featured image of post Le coeur est la base" /&gt;&lt;p&gt;Nu&amp;rsquo;man Ibn Bashir, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée ainsi que son père, a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai entendu le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ dire (Nu&amp;rsquo;man pointa ses deux doigts
vers ses oreilles) : &amp;ldquo;Certes, le licite est clair et l’illicite est
clair. Entre les deux, il existe des affaires ambiguës que nombre de
gens ne connaissent pas. Celui qui se prémunit contre ces ambiguïtés
préserve sa religion et son honneur. Quant à celui qui y tombe, il
tombe dans l’illicite. Il est à l’image du berger qui fait paître son
troupeau autour d&amp;rsquo;une réserve, à tout moment il est susceptible d&amp;rsquo;y
paître ces bêtes. Or, chaque roi dispose d’un enclos, et l’enclos
d’Allah sont Ses interdits. Certes, dans le corps, il y a un morceau
de chair : s’il est sain, tout le corps sera sain, et s’il est
corrompu, tout le corps sera corrompu. Il s’agit certainement du
cœur!&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce hadith constitue un fondement majeur dans le sujet de la réforme des
cœurs, car de la rectitude ou de la corruption du cœur dépend celle des
membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Al Islam Ibn Taymiyyah a dit : &amp;ldquo;En substance : le cœur est le
fondement, comme l’a dit Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : &amp;lsquo;Le cœur est
le roi des membres, et ceux-ci sont ses soldats. Si le roi est bon,
alors ses soldats le seront également. Mais s’il est corrompu, ses
soldats le seront aussi&amp;rsquo;. Ce qui est en adéquation avec le hadith de
Nu&amp;rsquo;man Ibn Bashir présent dans les deux authentiques, selon lequel le
Prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, dans le corps, il y a un morceau de chair, s’il est sain, tout
le corps sera sain, et s’il est corrompu, tout le corps sera corrompu.
Il s’agit certainement du cœur!&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il en résulte que sa droiture et sa corruption impliquent la droiture et
la corruption du corps ; c’est ce qu&amp;rsquo;il a manifesté et n&amp;rsquo;a pas caché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les obligations qu&amp;rsquo;Allah a ordonnées aux serviteurs s’imposent
d’abord au cœur, car il en est la base, bien que cela puisse ensuite
être imposé à autre par suivi. Ainsi, le serviteur, soumis au
commandement et à l&amp;rsquo;interdiction, ne connaît l’ordre et l’interdit que
par son cœur. Il vise le cœur par l’obéissance et la conformité. La
science de l’injonction et l’intention de se conformer sont présentes
avant l’accomplissement de l’ordre, comme dans la prière, la zakat et le
jeûne. Si le serviteur se détourne de la connaissance de l’injonction et
de l’intention d’obéir, alors la désobéissance commence d’abord dans le
cœur. En réalité, c’est le cœur qui est désobéissant, et les membres
suivent dans cette désobéissance. C’est pourquoi il a été dit à propos
du malheureux :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais il n&amp;rsquo;a ni rendu véridique [la prophétie et le Coran], ni
accompli la Salat. Par contre, il a démenti et tourné le dos.—Sourate
75, versets 31-32&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quant aux bienheureux, il est dit dans plusieurs passages :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres.—Sourate 2, verset 277&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les prescriptions sont de deux formes : Un acte apparent réalisé par les
membres, et celui-ci ne peut être accompli qu’avec la science du cœur et
sa volonté. Le cœur en est la base, comme pour les ablutions mineures et
majeures, ou les actes de la prière, tels que la station debout,
l’inclinaison et la prosternation. Pour les rites du pèlerinage, comme
la station (à Arafat) et la circumambulation. S’il s’agit de paroles,
alors le cœur en est le plus concerné. En effet, le cœur doit savoir ce
qu’il dit, comment il le dit et ce qu’il vise par cela.&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il devient ainsi clair que le cœur est la fondation de toutes les
actions et paroles :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En ce qui concerne les commandements d&amp;rsquo;Allah relatifs aux actions
visibles, celles-ci doivent être accomplies sur la base de la
connaissance et de l’intention du cœur.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;De même, pour les paroles qu’Il a ordonnées, celles-ci doivent être
prononcées avec la connaissance et l&amp;rsquo;intention du cœur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Par ce qui précède, on comprend que si le cœur est rempli de foi en
Allah, de Son amour, de Sa magnification, de Sa crainte, de l’espoir en
Lui, de la pleine confiance en Lui, et du culte qui Lui est
exclusivement dédié, alors les membres deviennent bons et se rectifient.
Aucune prescription ne peut être correctement accomplie extérieurement
sans ces éléments. En leur absence, accomplir des actions visibles
relève de l&amp;rsquo;hypocrisie. Ces éléments internes poussent naturellement à
des actions extérieures qui leur correspondent en pureté et en droiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la connaissance des règles relatives aux cœurs est plus
importante que celle des membres du corps, car elles en sont la base à
partir de laquelle se ramifient les règles liées aux actions physiques.
C’est également sur cela que se pose le regard du Seigneur, comme cela
est rapporté par Muslim dans son Sahih, d&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qui a dit
:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : &amp;ldquo;Certes, Allah ne regarde pas vos corps
ni vos apparences, mais Il regarde vos cœurs.&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Puis il pointa son doigt vers sa poitrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Muslim et Ahmad rapportent, selon Abu Hurayra, que le Prophète ﷺ a dit
:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La crainte pieuse [Taqwa] est ici, et il pointa son doigt vers sa
poitrine, trois fois.&lt;sup id="fnref:5"&gt;&lt;a href="#fn:5" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le cœur est donc la base : s&amp;rsquo;il demeure ferme, sincèrement et
véritablement dans sa piété envers Allah, alors tous les membres le
suivront également. Ils œuvreront dans l&amp;rsquo;obéissance d&amp;rsquo;Allah et
rechercheront Son agréement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Mousnad, d&amp;rsquo;après Anas Ibn Malik, le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La foi d’un serviteur n’est pas droite tant que son cœur n’est pas
droit.&lt;sup id="fnref:6"&gt;&lt;a href="#fn:6" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Al Hafidh Ibn Rajab a dit : &amp;ldquo;Ce qui est visé par la droiture de la foi,
c&amp;rsquo;est la droiture des actions accomplies par les membres, car les
membres ne peuvent être droits sans la droiture du cœur. Le sens de la
droiture du cœur est qu&amp;rsquo;il soit imprégné de l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah, de Son
obéissance, et de l&amp;rsquo;aversion pour Sa désobéissance.&lt;sup id="fnref:7"&gt;&lt;a href="#fn:7" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Hasan a dit à un homme : &amp;ldquo;Soignes ton cœur, car Allah veut la réforme
de leurs cœurs&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:8"&gt;&lt;a href="#fn:8" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Cela signifie qu’Il veut d’eux qu’ils purifient
leurs cœurs, et cela ne peut se réaliser tant que le cœur n’est pas
ancré dans la connaissance d&amp;rsquo;Allah, Sa magnification, Son amour, Sa
crainte empreinte de connaissance, Sa grandeur, Son espoir, Sa pleine
confiance, jusqu’à en être pleinement imprégné. C’est la réalité du
Tawhid, et le sens de La Ilaha Illa Allah [nulle divinité ne mérite
l&amp;rsquo;adoration en dehors d&amp;rsquo;Allah]&lt;sup id="fnref:9"&gt;&lt;a href="#fn:9" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ainsi, les cœurs ne peuvent se
réformer tant qu&amp;rsquo;ils ne divinisent pas et ne se soumettent pas à Allah
seul, sans associé, qu&amp;rsquo;ils ne Le connaissent, ne L&amp;rsquo;aiment, et ne Le
craignent avec science. S&amp;rsquo;il y avait eu une [véritable] divinité dans
les cieux et la terre en dehors d&amp;rsquo;Allah, alors les cieux et la terre
auraient été corrompus, comme Allah l&amp;rsquo;a dit (dans le sens approché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;il y avait dans le ciel et la terre des divinités autres qu&amp;rsquo;Allah,
tous deux seraient certes dans le désordre. —Sourate Al Anbiya, v.22&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On comprend alors que la réforme des mondes, tant dans les cieux que sur
la terre, se réalise lorsque les mouvements qui animent les cœurs sont
entièrement voués à Allah seul. Les mouvements du corps suivent ceux du
cœur et sa volonté. Ainsi, si ces impulsions et cette volonté sont
dirigées vers Allah seul, alors la réforme et la rectitude dans les
actions corporelles seront atteintes dans leur intégralité. En revanche,
si les impulsions du cœur et sa volonté se tournent vers autre chose
qu&amp;rsquo;Allah, alors le cœur sera corrompu, et les actions du corps le seront
également, en fonction du degré de corruption des impulsions du
cœur&amp;rdquo;.&lt;sup id="fnref:10"&gt;&lt;a href="#fn:10" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté dans le Mousnad que le Prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Celui qui donne en Allah, interdit en Allah, aime en Allah et déteste
en Allah a alors complété la foi.&lt;sup id="fnref:11"&gt;&lt;a href="#fn:11" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le sens de cela est que les mouvements du cœur et des membres,
lorsqu&amp;rsquo;ils sont tous voués à Allah, permettent au serviteur de compléter
sa foi, tant de manière apparente que cachée. La réforme des impulsions
du cœur entraîne celle des membres. Si le cœur est pieux et qu&amp;rsquo;il ne
renferme que la volonté d’Allah et la recherche de Son agrément, alors
les membres agiront uniquement selon ce qu&amp;rsquo;Allah veut. Ainsi, ils se
hâteront vers ce qui Lui plaît et cesseront de faire ce qu’Il déteste,
ou de commettre des actes pouvant être détestés&lt;sup id="fnref:12"&gt;&lt;a href="#fn:12" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, sans pour autant
en avoir la certitude.&amp;quot;&lt;sup id="fnref:13"&gt;&lt;a href="#fn:13" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est pourquoi la question de la rectitude du coeur est un sujet
important ; un grand nombre de personne peuvent se soucier de la
rectitude apparente mais sont insouciant à la rectitude cachée par
l&amp;rsquo;obéissance et la belle orientation vers Allah, et l&amp;rsquo;éloignement par le
coeur des maux du coeur et ses maladies qui l&amp;rsquo;éloigne de la rectitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cœurs sont sujets aux maux, aux maladies persistantes et aux
pathologies, qui affaiblissent et diminuent la foi et l&amp;rsquo;obéissance à
Allah qu&amp;rsquo;ils contiennent. Fait partie de la rectitude sur l&amp;rsquo;obéissance à
Allah de veiller à la guérison des cœurs et des êtres, et à lutter pour
s&amp;rsquo;éloigner des maux et des pathologies qui peuvent les affecter et les
rendre malades. Tout comme les corps tombent malades, les cœurs aussi,
mais leurs maladies sont plus graves et plus dangereuses que celles du
corps&lt;sup id="fnref:14"&gt;&lt;a href="#fn:14" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il incombe tout particulièrement en ce qui concerne le cœur, de le
préserver de ces maladies et pathologies. C&amp;rsquo;est cela qui sera d&amp;rsquo;un grand
bénéfice pour le serviteur le jour où il rencontrera Allah et se
présentera devant Lui. Allah a dit (dans le sens approché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d&amp;rsquo;aucune utilité,
sauf celui qui viendra à Allah avec un cœur sain.—Sourate 26, v.88-89&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le cœur sain est celui qui a été épargné du shirk et du doute, de tout
ce qui provoque la colère d&amp;rsquo;Allah, ainsi que de la persistance dans les
innovations et les péchés. Cette pureté vis-à-vis de ces choses implique
de se parer de leurs contraires, comme la sincérité envers Allah, la
certitude, Son obéissance, Son amour, Sa vénération, et l&amp;rsquo;honneur de Sa
législation. Si le cœur possède ces caractéristiques tout en étant
exempt de leurs opposés, alors il sera sain et connaîtra le salut le
jour de la résurrection et les hauts degrés le jour où il rencontrera
Allah.&lt;sup id="fnref:15"&gt;&lt;a href="#fn:15" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : &amp;ldquo;Il y a eu
différentes explications données au cœur sain, mais on peut toutes les
résumer en disant qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit du cœur qui a été préservé de toute
passion qui s&amp;rsquo;oppose aux ordres d&amp;rsquo;Allah et à Ses interdits, et de toute
ambiguïté qui contredit Ses informations. Il a été épargné de
l&amp;rsquo;adoration d&amp;rsquo;autre que Lui, et de juger selon une autre législation que
celle de Son messager. Il a été épuré dans l&amp;rsquo;amour qu&amp;rsquo;il porte à Allah
tout en suivant le jugement de Son messager dans sa crainte, son espoir,
sa totale confiance, son retour à Lui, sa soumission, en préférant Son
agrément dans toute situation, et en s&amp;rsquo;éloignant de tout chemin qui
cause Sa colère. Ceci est la réalité de la servitude qui ne revient qu&amp;rsquo;à
Allah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le cœur sain est celui qui a été préservé de contenir pour autre
qu&amp;rsquo;Allah une quelconque forme de shirk ; il a adoré uniquement Allah par
l&amp;rsquo;amour, la totale confiance, le repentir, l&amp;rsquo;humilité, la crainte
empreinte de connaissance, et l&amp;rsquo;espoir. Il a œuvré uniquement pour Allah.
Ainsi, s&amp;rsquo;il aime, il n&amp;rsquo;aime qu&amp;rsquo;en Allah ; s&amp;rsquo;il déteste, il ne déteste
qu&amp;rsquo;en Allah ; s&amp;rsquo;il donne, il ne donne que pour Allah ; s&amp;rsquo;il interdit, il
n&amp;rsquo;interdit que pour Allah. Et cela ne peut suffire tant qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;est pas
préservé de la soumission et du jugement de tout ennemi à Son messager.
Son coeur est résolu et ferme à le prendre comme Imam et à le suivre,
lui seul, dans les paroles et les actions :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les paroles du cœur, qui sont les croyances;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celles de la langue, qui expriment ce qu&amp;rsquo;il y a dans le cœur;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les actions du cœur, qui sont la volonté, l&amp;rsquo;amour, la détestation et
leurs conséquences;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ainsi que les actions des membres du corps.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans toutes ces choses, aussi minimes ou considérables soient-elles, il
juge selon ce sur quoi est venu le messager, il ne le devance pas dans
une croyance, une parole ou une action, comme Allah a dit (dans le sens
approché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô vous qui avez cru! Ne devancez pas Allah et Son messager.—Sourate
49, v.1&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est-à-dire, ne dite pas tant qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;a pas dit, ne faite pas tant
qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;a pas ordonné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains prédécesseurs ont dit : &amp;lsquo;Il n&amp;rsquo;y a pas une action, si petite
soit-elle, sans qu&amp;rsquo;elle soit jugée suivant deux registres : pourquoi et
comment ? C&amp;rsquo;est-à-dire, pourquoi l&amp;rsquo;as-tu faite ? Et comment l&amp;rsquo;as-tu
faite ?&amp;rsquo;&lt;sup id="fnref:16"&gt;&lt;a href="#fn:16" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier concerne la raison de l&amp;rsquo;action, sa motivation et son motif :
est-ce pour un intérêt immédiat parmi les intérêts terrestres, pour un
profit mondain comme l&amp;rsquo;éloge des gens ou la crainte de leur blâme, pour
attirer une chose aimée ou éloigner une chose indésirable ? Ou bien la
motivation de l&amp;rsquo;action est-elle de réaliser le droit de la servitude, de
rechercher l&amp;rsquo;amour et la proximité du Seigneur, ainsi que les moyens de
se rapprocher de Lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question, en substance : as-tu fait cette action pour ton Maître
ou pour ton propre intérêt et tes désirs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxième question, quant à elle, touche le suivi du Messager ﷺ dans
cette adoration. Autrement dit, cette action était-elle conforme à ce
que J&amp;rsquo;ai légiféré pour toi par l&amp;rsquo;intermédiaire de Mon Messager, ou
était-ce une œuvre que Je n&amp;rsquo;ai pas légiférée et que Je n&amp;rsquo;ai pas agréée ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le premier questionnement porte sur la sincérité, et le second
sur la conformité à la voie prophétique. Allah n&amp;rsquo;accepte aucune action
sans ces deux conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voie permettant de répondre à la première question est la
purification de la sincérité, et pour la seconde, c&amp;rsquo;est la
concrétisation du suivi (du Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ). L&amp;rsquo;épuration du cœur de
toute intention qui s&amp;rsquo;oppose à la sincérité et de tout désir qui
s&amp;rsquo;oppose à la conformité, telle est la réalité du cœur sain qui lui
assure le salut et le bonheur.&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:17"&gt;&lt;a href="#fn:17" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les signes d&amp;rsquo;un cœur sain :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;il se détache de la vie d&amp;rsquo;ici-bas, en se détournant d&amp;rsquo;elle sans
être trompé, conscient de sa véritable nature, à savoir qu&amp;rsquo;elle est
une demeure temporaire vouée à disparaître, une simple étape d&amp;rsquo;un
voyage, et non éternelle. Comme &amp;lsquo;Ali, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, a dit :
&amp;ldquo;Certes, la vie d&amp;rsquo;ici-bas s&amp;rsquo;éloigne et la vie de l&amp;rsquo;au-delà s&amp;rsquo;approche,
et chacune d&amp;rsquo;elles a ses enfants. Soyez donc les enfants de l&amp;rsquo;au-delà
et non les enfants de la vie terrestre, car aujourd&amp;rsquo;hui est un jour
d&amp;rsquo;actions sans jugement, et demain sera un jour de jugement sans
actions.&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:18"&gt;&lt;a href="#fn:18" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Que son aspiration soit unique : obtenir l&amp;rsquo;agrément d&amp;rsquo;Allah et éviter
Son courroux.&lt;sup id="fnref:19"&gt;&lt;a href="#fn:19" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;efforce et s&amp;rsquo;applique à s&amp;rsquo;éloigner des péchés, des actes
blâmables, des innovations et des interdits. Allah a dit (sens
approché) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons
certes sur Nos sentiers. Allah est en vérité avec les
bienfaisants.—Sourate 29, v.69&lt;sup id="fnref:20"&gt;&lt;a href="#fn:20" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;il accorde plus d&amp;rsquo;attention à la validité de l&amp;rsquo;œuvre qu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;action
en elle-même, avec sincérité et vérité vis-à-vis d&amp;rsquo;Allah, en épurant
l&amp;rsquo;adoration qui Lui est vouée, tout en étant conscient de la faveur
d&amp;rsquo;Allah, et en reconnaissant ses propres manquements à l&amp;rsquo;égard du
droit d&amp;rsquo;Allah, en soumettant son être à l&amp;rsquo;obéissance d&amp;rsquo;Allah.&lt;sup id="fnref:21"&gt;&lt;a href="#fn:21" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le croyant doit être ainsi, se soucier de son cœur, s&amp;rsquo;efforcer de le
réformer, et s&amp;rsquo;appliquer à le purifier et l&amp;rsquo;épurer. Parmi les
invocations rapportées :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah, accorde à mon âme sa piété. Et purifie-la, car Tu es le
meilleur de ceux qui la purifient. Tu es son Allié et son Maître.&lt;sup id="fnref:22"&gt;&lt;a href="#fn:22" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et dans le hadith que le Prophète ﷺ a enseigné a Shadad Ibn Aws,
qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lorsque tu verras les gens faire des réserves d&amp;rsquo;or et d&amp;rsquo;argent, tu
dois faire des réserves de ces paroles : &amp;lsquo;Ô Allah! Je Te demande
l&amp;rsquo;affermissement dans toute chose et la ferme intention vers la
droiture. Je Te demande de m&amp;rsquo;accorder ce qui va me permettre d&amp;rsquo;obtenir
Ta miséricorde et d&amp;rsquo;atteindre Ton pardon. Je Te demande de m&amp;rsquo;accorder
le remerciement de Tes bienfaits et de t&amp;rsquo;adorer de la meilleure
manière. Je Te demande un coeur sain et une langue véridique. Je Te
demande le bien dont Tu sais, de me protéger contre le mal dont Tu
sais et de me pardonner ce dont Tu sais. Tu es certes le Savant de
l&amp;rsquo;invisible&amp;rsquo;.&lt;sup id="fnref:23"&gt;&lt;a href="#fn:23" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est un hadith authentique qui englobe tout le bien, regroupe les
portes de la bonté et concentre les mérites. Le Prophète ﷺ a
particulièrement insisté sur le soin que l&amp;rsquo;on doit porter à cette
invocation et à la réalisation des grandes demandes qu&amp;rsquo;elle renferme et
de ses nobles objectifs. En particulier, ce qui a trait à la
préservation du cœur, par son épuration, sa purification de tout ce qui
cause la colère d&amp;rsquo;Allah, notamment l&amp;rsquo;association à Allah (shirk), le
doute dans la religion, la persistance dans les innovations et les
péchés, ainsi que d&amp;rsquo;autres maux qui touchent le cœur et l&amp;rsquo;affectent
gravement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je demande à Allah qu&amp;rsquo;Il nous accorde la réussite dans tout bien, qu&amp;rsquo;Il
réforme l&amp;rsquo;ensemble de nos états. Il est certes Celui qui entend, qui est
proche et qui exauce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (52) et Muslim (1599).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Ce hadith, qui est le premier hadith de ce livre, est rapporté
par Nu&amp;rsquo;man Ibn Bashir, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée ainsi que son père et tous
les compagnons. Il compte parmi les jeunes compagnons. Quand le
Prophète ﷺ est mort, il avait huit ans ; il a donc pu entendre ce
hadith du Prophète ﷺ à l&amp;rsquo;âge de six ou sept ans. Et pourtant, il a
appris et transmis à la communauté ce grand hadith. J&amp;rsquo;attire ici
l&amp;rsquo;attention sur un point particulier : cet éminent hadith rapporté
par ce jeune compagnon montre qu&amp;rsquo;il convient d’éduquer les jeunes
dans cet esprit de réforme des cœurs, tout comme il revient aux plus
âgés de l&amp;rsquo;étudier. Ce compagnon a entendu ce hadith du Prophète ﷺ
alors qu&amp;rsquo;il était dans sa jeunesse, il l’a appris, maîtrisé, et l’a
transmis à la communauté. Le Prophète ﷺ a dit : &amp;ldquo;Qu&amp;rsquo;Allah fasse
resplendir de beauté celui qui a entendu mes propos, puis les a
saisis, mémorisés et transmis.&amp;rdquo; [Al Tirmidhi (2658) et authentifié
par Cheikh Al Albani]. C&amp;rsquo;est ainsi qu’a agi ce compagnon, qu&amp;rsquo;Allah
l&amp;rsquo;agrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce hadith englobe de nombreux points :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Le Halal et le Haram. Le Prophète ﷺ commence en disant : &amp;quot; Le
licite est clair et l&amp;rsquo;illicite est clair. &amp;quot; Cela se réfère à ce
qu&amp;rsquo;Allah a clarifié dans Son Livre et ce que Son Messager ﷺ a
clarifié dans sa Sunnah. Entre le Halal et le Haram, il y a des
choses ambiguës ; la personne qui y porte attention ne peut
discerner si ces choses comptent parmi les choses licites ou
illicites. Cette confusion touche un grand nombre de personnes
qui ont une faible connaissance de la science légiférée, mais
elle ne concerne pas les savants fermement enracinés dans la
science, en raison de la clairvoyance et de la compréhension
qu&amp;rsquo;Allah leur a accordées. C&amp;rsquo;est pour cela qu&amp;rsquo;il a dit : &amp;quot;
nombre de gens ne les connaissent pas. &amp;quot; Ainsi, beaucoup de gens
s&amp;rsquo;orientent vers les savants pour demander le jugement sur une
situation qui leur pose problème et qui leur paraît ambiguë, en
disant : &amp;quot; Quel est le jugement de cette vente… ou de cette
action… de cette question ? &amp;quot; Le savant leur répond : &amp;quot; Cette
chose est permise selon cette preuve… &amp;ldquo;, ou qu&amp;rsquo;elle n&amp;rsquo;est pas
permise, puis il cite le hadith et l&amp;rsquo;argument qui fait foi, etc.
Ensuite, le Prophète ﷺ indique ce qu&amp;rsquo;il convient de faire en cas
d’ambiguïté, lorsque la personne ne sait pas si la chose est
autorisée ou non : &amp;ldquo;Celui qui se prémunit contre ces ambiguïtés
préserve sa religion et son honneur&amp;rdquo;. Dans ce contexte, il
revient à la personne de s&amp;rsquo;écarter de ces ambiguïtés jusqu&amp;rsquo;à ce
que la chose devienne claire. Elle préserve ainsi sa religion, à
savoir ce qu&amp;rsquo;il y a entre elle et Allah, mais aussi son honneur,
ce qu&amp;rsquo;il y a entre elle et les gens. Tandis que la personne qui
s’accommode des ambiguïtés finira par tomber dans l&amp;rsquo;illicite. Le
Prophète ﷺ l&amp;rsquo;illustre en disant : &amp;ldquo;Il est à l’image du berger
qui fait paître son troupeau autour d&amp;rsquo;une réserve, à tout moment
il est susceptible d&amp;rsquo;y paître ces bêtes&amp;rdquo;. Il est comme celui qui
ne se préoccupe pas des ambiguïtés, dont la négligence le mènera
vers les interdits. &amp;ldquo;Or, chaque roi dispose d’un enclos, et
l’enclos d’Allah sont Ses interdits&amp;rdquo;. Cet enclos qu&amp;rsquo;Allah a
interdit à Ses serviteurs d&amp;rsquo;approcher et de franchir représente
Ses interdits, qu&amp;rsquo;Il a prohibés.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;importance du cœur. Que ce soit dans ce sujet en particulier
évoqué dans le hadith* ou dans tout autre sujet religieux, le
Prophète ﷺ met en lumière l&amp;rsquo;importance du cœur en disant :
&amp;ldquo;Certes, dans le corps, il y a un morceau de chair : s’il est
sain, tout le corps sera sain, et s’il est corrompu, tout le
corps sera corrompu. Il s’agit certainement du cœur!&amp;rdquo;. Le terme
employé dans le hadith, &amp;quot; Mudghat &amp;ldquo;, fait référence à une
bouchée ; il s’agit donc d’un petit morceau de chair. Mais
malgré cette petitesse, il a une importance immense, car il
exerce une influence globale sur l&amp;rsquo;ensemble des membres du
corps. Les membres ne peuvent agir en opposition à la volonté du
cœur, que ce soit en bien ou en mal, dans ce qui est sain ou
corrompu. Il y a donc dans ce hadith un avertissement du
Prophète ﷺ pour tout musulman : qu&amp;rsquo;il veille à la réforme de son
cœur et prenne garde à sa corruption. Car si le cœur est sain,
tous les membres le seront ; s’il est corrompu, ils le seront
aussi. Il est donc obligatoire pour chaque musulman de porter
une attention particulière à la réforme de son cœur, en
empruntant les voies et en prenant les causes légiférées qui
l&amp;rsquo;aideront dans ce but, tout en s’éloignant des sources de sa
corruption. Dans toutes ces situations, il invoque Allah, car
les cœurs sont entre deux des doigts du Tout-Miséricordieux, et
Il les fait tourner comme Il le veut [cf. Hadith &amp;lsquo;Abd Allah Ibn
&amp;lsquo;Amr, Sahih Muslim (2654)].&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;*[NDT] Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Muhsin Al &amp;lsquo;Abbad, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, a
dit dans sa célèbre explication des quarante hadiths d&amp;rsquo;Al Nawawi :
&amp;ldquo;Il a mentionné cette phrase après avoir traité de l&amp;rsquo;obligation de
délaisser l&amp;rsquo;illicite et les choses ambiguës, afin d&amp;rsquo;éviter d’être
entraîné vers ce qui est interdit. Cela indique que la pureté des
revenus licites et le souci de les maintenir loin des interdits et
des zones de doute contribuent à la droiture ou à la corruption du
cœur. En effet, consommer ce qui est interdit et s’y adonner mène à
la corruption du cœur, tandis que rechercher un gain licite et
s’éloigner de l’interdit favorisent sa réforme. Car le cœur se
réforme par la droiture de son détenteur dans l’obéissance à Allah
et à Son Messager ﷺ, en appliquant les commandements et en
délaissant les interdits. C’est cela la Taqwa, la crainte pieuse
d&amp;rsquo;Allah : que la personne place entre elle-même et la colère et le
châtiment d&amp;rsquo;Allah une protection qui la prémunisse. Cela se
concrétise par l’accomplissement des ordres et le délaissement des
interdits. C&amp;rsquo;est pour cette raison que le Prophète ﷺ a mentionné le
cœur après avoir évoqué le licite et l’illicite.&amp;rdquo; [cf. Cours 10]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté que Nu&amp;rsquo;man Ibn Bashir, qu&amp;rsquo;Allah les agrée,
a transmis cent quatorze hadiths [cf. Siyar A&amp;rsquo;lam Al Nubala
(3/411)]. Dans d&amp;rsquo;autres cours, Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr,
qu&amp;rsquo;Allah le préserve, a souligné l&amp;rsquo;importance d&amp;rsquo;éduquer les enfants
à la science, à la Sunnah, et à l&amp;rsquo;amour des hadiths du Prophète ﷺ.
Il recommande, par exemple, de leur enseigner les quarante hadiths
d&amp;rsquo;Al Nawawi [un conseil que le Cheikh répète souvent, et un grand
bien pour celui qui le suit]. Lorsqu&amp;rsquo;on arrive à ce hadith, le père
ou la mère peut encourager l&amp;rsquo;enfant en lui disant : &amp;ldquo;Regarde ce
compagnon qui avait moins de huit ans a retenu ce hadith dès la
première fois ! Toi aussi, tu en es capable par l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;Allah&amp;rdquo;. De
même, ils veillent à faire participer leurs enfants aux cours des
savants pour qu’ils en tirent des leçons. Cette mémorisation et ces
enseignements peuvent, par la permission d&amp;rsquo;Allah, être une source de
bien pour eux, pour les parents [par la récompense qu’ils
recevront], et pour la communauté. À l&amp;rsquo;image de ce noble compagnon
qui, contrairement à beaucoup de jeunes, n’a pas employé sa mémoire
dans des choses futiles mais a rapporté un hadith qui compte parmi
les fondements de la religion. Certains savants ont même dit de ce
hadith qu&amp;rsquo;il constitue le tiers de la religion.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;[C] La parole de Cheikh Al Islam Ibn Taymiyyah, qu&amp;rsquo;Allah lui
fasse miséricorde, montre que le cœur est la base, c’est-à-dire que
toutes les actions de l’individu émanent de cette base qui est le
cœur. Si le cœur est la base, que sont les membres du corps ? Ils le
suivent dans son état, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse d&amp;rsquo;intégrité ou de perversion.
Dans d&amp;rsquo;autres écrits, Cheikh Al Islam a stipulé que la parole du
Prophète ﷺ est plus complète que celle d’Ibn Mas&amp;rsquo;ud. En effet, si
le cœur est réformé, les membres le seront obligatoirement, et s&amp;rsquo;il
est corrompu, les membres le seront forcément. C&amp;rsquo;est un suivi du
cœur complet. Tandis que l&amp;rsquo;image donnée par Abu Hurayra vise à
faciliter la compréhension de ce sens. Mais la parole du Prophète ﷺ
est plus achevée, car le roi peut être intègre alors que certains de
ses soldats peuvent être corrompus, ou bien il peut être à son tour
perverti alors que certains soldats peuvent être intègres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Cheikh Al Islam Ibn Taymiyyah a dit : &amp;ldquo;La parole du Prophète
ﷺ est davantage explicite. En effet, bien que le roi soit pieux, il
n&amp;rsquo;en reste pas moins que ses soldats ont un libre arbitre et peuvent
donc lui désobéir. Ou bien le contraire peut se présenter : certains
soldats peuvent être intègres alors que lui peut être corrompu, et
vice-versa. Contrairement au cœur, dont le corps ne peut que suivre,
car il ne saurait se soustraire à sa volonté, comme l’a dit le
Prophète ﷺ : &amp;lsquo;S’il est sain, tout le corps sera sain, et s’il est
corrompu, tout le corps sera corrompu&amp;rsquo;.&amp;rdquo; [Majmu&amp;rsquo; Al Fatawa
(7/187)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;Majmou&amp;rsquo; Al Fatawa (14/113-115).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Si nous observons les obligations religieuses, comme la
prière, le jeûne, le pèlerinage, la Zakat, etc., l&amp;rsquo;obligation du
cœur s&amp;rsquo;impose avant l&amp;rsquo;action en elle-même, car le cœur est la base.
Deux choses sont demandées au cœur : la science de la vérité et la
détermination à accomplir cette vérité. Si le cœur se détourne de
ces deux points vis-à-vis du commandement d&amp;rsquo;Allah, alors la
désobéissance émane d&amp;rsquo;abord de ce cœur. C&amp;rsquo;est par sa négligence,
qu&amp;rsquo;elle concerne la science ou la détermination. &amp;lsquo;Mais il n&amp;rsquo;a ni
rendu véridique [la prophétie et le Coran]&amp;rsquo;, ceci touche le cœur
corrompu, &amp;rsquo;ni accompli la Salat&amp;rsquo;, ce qui découle de l&amp;rsquo;état du cœur ;
ainsi, ses actions sont également perverties. S&amp;rsquo;il avait rendu
véridique, ses membres se seraient soumis et auraient été droits.
C&amp;rsquo;est pour cela que dans de nombreux versets, Allah décrit les
bienheureux en disant &amp;lsquo;ceux qui ont cru&amp;rsquo;. Si le cœur est illuminé
par la foi, alors les actions seront bonnes, c&amp;rsquo;est pourquoi Il fait
suivre cette croyance en disant &amp;rsquo;et ont fait de bonnes actions&amp;rsquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] C&amp;rsquo;est pourquoi les paroles ne sont prises en compte dans la
législation que si elles proviennent d&amp;rsquo;une personne raisonnable,
consciente de ce qu&amp;rsquo;elle dit et de ce qu&amp;rsquo;elle vise. Après avoir
détaillé cette question en prenant l&amp;rsquo;exemple de l&amp;rsquo;enfant, du fou et
de l&amp;rsquo;ivrogne, Cheikh Al Islam Ibn Taymiyyah continua en disant :
&amp;ldquo;Les prescriptions, comme nous l&amp;rsquo;avons évoqué, se présentent sous
deux formes : celles qui sont apparentes, réalisées par les membres,
et celles qui sont cachées dans le cœur. La deuxième forme concerne
ce qui est caché dans le cœur, comme la sincérité, l’amour d’Allah
et de Son Messager ﷺ, la pleine confiance en Allah, la crainte que
l’on a de Lui, ainsi que la foi du cœur et sa confirmation des
informations transmises par le Messager ﷺ. Le lien qui existe entre
le cœur et cette forme est manifeste, puisqu&amp;rsquo;il en est le siège.
Cette forme est la base de la première, et sa source de bien ou de
mal est plus profonde que la première. Aucun commandement apparent
ne peut être accompli sans la foi du cœur, l’amour et la
magnification d’Allah, Sa crainte, Son espoir, Sa pleine confiance
et Son culte exclusif. Si une personne accomplit des actions
apparentes sans ces éléments, elle est alors hypocrite. Elles [les
actions et paroles internes] conduisent naturellement à des actions
visibles qui leur correspondent et elles sont plus nobles que leurs
branches [apparentes]. Comme Allah le Très-Haut a dit (dans le
sens approché) : &amp;ldquo;Ce n’est ni leur chair ni leur sang qui parvient à
Allah, mais c’est votre piété qui Lui parvient&amp;rdquo;.&amp;rdquo; [Sourate 22, v.
37]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:4"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2564).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:4" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:5"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Muslim (2564) et Ahmad (8828).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Ces deux hadiths montrent que les règles liées au cœur sont
plus importantes que celles des membres, même si toutes restent
essentielles. Les règles du cœur prévalent car elles constituent la
base de tout ; c&amp;rsquo;est ce que regarde Le Seigneur : &amp;ldquo;mais Il regarde
vos cœurs&amp;rdquo;. Une personne peut accomplir en apparence des actions
pieuses sans que son cœur soit sincère ; elle agit alors, par
exemple, par ostentation ou par intérêt. Allah regarde donc d&amp;rsquo;abord
les cœurs et en examine la rectitude, la pureté et la droiture, ou,
lorsqu&amp;rsquo;il est corrompu, les déviations et les dérives qui en
découlent. Dans le hadith rapporté par Abu Hurayra, le Prophète ﷺ a
dit : &amp;ldquo;La crainte pieuse [Taqwa] est ici&amp;rdquo;, et il pointa trois fois
son doigt vers sa poitrine. Cela signifie que sa source, sa base et
son fondement résident dans le cœur. Comme Allah l’a dit (dans le
sens approché) : &amp;ldquo;Voilà [ce qui est prescrit]. Et quiconque exalte
les symboles d&amp;rsquo;Allah [les signes apparents de la religion], cela
émane de la piété des cœurs&amp;rdquo; [Sourate 22, v.32]. L&amp;rsquo;exaltation des
symboles du Hajj renvoie donc à cette base qu’est le cœur. Le
Prophète ﷺ a montré sa poitrine trois fois de suite pour souligner
la gravité et l&amp;rsquo;importance du cœur en ce qui concerne la crainte
pieuse et sa réalisation. La Taqwa consiste à œuvrer dans
l&amp;rsquo;obéissance à Allah, avec une lumière provenant de Lui, en espérant
Sa récompense, et à délaisser la désobéissance, avec une lumière
provenant de Lui, en redoutant Son châtiment. La base de tout cela
est le cœur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit :
&amp;ldquo;L&amp;rsquo;action du cœur est l&amp;rsquo;âme de l&amp;rsquo;adoration et son noyau. Ainsi, si
l&amp;rsquo;action des membres en est dépourvue, elle devient comme un corps
mort sans âme… Celui qui médite la législation dans ses sources et
ses ressources saura le lien qui existe entre les actions du corps
et celles du coeur, et quelles ne seraient être bénéfiques sans ces
dernières. Le croyant et l&amp;rsquo;hypocrite ne se distinguent-ils pas par
ce que contiennent leurs cœurs comme actions, lesquelles les
caractérisent tous deux ? N&amp;rsquo;est-ce pas que la personne qui veut
embrasser l&amp;rsquo;Islam le fait par l&amp;rsquo;action de son coeur avant celui de
ses membres. Les adorations du coeur son plus vastes que celles du
corps, elles sont plus grandes et plus durables. Ainsi elles sont
obligatoires à chaque instant, c&amp;rsquo;est pourquoi la foi est une
obligation constante pour le coeur, et l&amp;rsquo;Islam est une obligation
ponctuelle pour les membres.&amp;rdquo;[Bada&amp;rsquo;i Al Fawaïd (3/192-193)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:5" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:6"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ahmad (13048) et authentifié par Al Albani dans
Silsilah Al Sahiha (2841).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Un grand hadith se rapporte à cette thématique : &amp;ldquo;La foi d’un
serviteur n’est pas droite tant que son cœur n’est pas droit&amp;rdquo;. Cela
signifie que la droiture du cœur réside dans l’obéissance à Allah,
dans Son amour, dans l’amour de Son messager, et dans l’imitation de
ce dernier. Si le cœur est droit dans ces aspects, les membres
suivront également cette rectitude. Le terme &amp;ldquo;foi&amp;rdquo; employé dans &amp;ldquo;La
foi d’un serviteur n’est pas droite&amp;rdquo; désigne la droiture des
actions, car les actions sont aussi appelées &amp;ldquo;foi&amp;rdquo; : &amp;ldquo;Et Allah ne
fera jamais perdre votre foi&amp;rdquo; [Sourate 3, v.144], c&amp;rsquo;est-à-dire
&amp;ldquo;votre prière&amp;rdquo;, car Il a utilisé le terme &amp;ldquo;foi&amp;rdquo; pour désigner la
prière, montrant que toutes les œuvres pieuses font partie de la
foi.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:6" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:7"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Le Cheikh a souligné l&amp;rsquo;importance de cette parole, qui
définit excellemment la droiture du cœur : &amp;ldquo;La droiture du cœur
consiste à ce qu&amp;rsquo;il soit imprégné de l&amp;rsquo;amour d&amp;rsquo;Allah, de Son
obéissance, et de l’aversion pour Sa désobéissance.&amp;rdquo;&amp;#160;&lt;a href="#fnref:7" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:8"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Abi Al Dounya dans Al Tawadu&amp;rsquo; Wal Khumul (240),
et par Abu Nu&amp;rsquo;aym dans Hilyat Al Awliya (2/154).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:8" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:9"&gt;
&lt;p&gt;[C] C&amp;rsquo;est une observation remarquable de l&amp;rsquo;imam Ibn Rajab,
qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde : la base de la réforme du cœur
repose sur le Tawhid du Créateur. Si le cœur se réforme par le
Tawhid, par sa concrétisation, et qu&amp;rsquo;il en est rempli par les
adorations, comme celles qu&amp;rsquo;il a citées, qui sont toutes des
adorations du cœur ayant pour finalité le Tawhid de Celui qui
connaît l&amp;rsquo;invisible [Allah]. Ainsi, la base des actions des
membres repose sur le cœur, et la base de la réforme du cœur réside
dans le Tawhid d&amp;rsquo;Allah.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:9" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:10"&gt;
&lt;p&gt;Jami&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Ulum Wal Hikam (1/220).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:10" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:11"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Abu Dawud (4681) et authentifié par Al Albani.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:11" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:12"&gt;
&lt;dl&gt;
&lt;dt&gt;[C] Comme nous l&amp;rsquo;avons vu précédemment dans le hadith de Nu&amp;rsquo;man&lt;/dt&gt;
&lt;dd&gt;&amp;ldquo;Celui qui se prémunit contre ces ambiguïtés préserve sa religion
et son honneur.&amp;rdquo; Si une personne a la certitude qu&amp;rsquo;Allah déteste une
chose, ou pense qu&amp;rsquo;elle peut être détestée par Allah, elle s&amp;rsquo;en
écarte, préservant ainsi sa religion et son honneur.&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&amp;#160;&lt;a href="#fnref:12" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:13"&gt;
&lt;p&gt;Jami&amp;rsquo; Al &amp;lsquo;Ulum Wal Hikam (1/222).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:13" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:14"&gt;
&lt;p&gt;[C] Les cœurs sont comme des récipients qui peuvent être
atteints par des éléments qui les corrompent. Généralement, cela se
produit par deux voies : celle de l&amp;rsquo;ouïe et celle de la vue. C&amp;rsquo;est
pourquoi Allah a réuni ces trois choses dans le verset : &amp;ldquo;L&amp;rsquo;ouïe, la
vue et le cœur : sur tout cela, en vérité, vous serez interrogés&amp;rdquo;
[Sourate 17, v.36]. Par ces voies, le cœur se corrompt et tombe
malade, soit à cause des ambiguïtés, soit en raison des passions. Si
tel est le cas des cœurs, qui sont sujets à des facteurs et des
maladies qui les affaiblissent et font diminuer la foi, il revient
au serviteur de travailler pour soigner son cœur [cf. parole de
Hassan Al Basri]. Si tu sens que ton cœur contient une maladie,
alors agis pour qu&amp;rsquo;elle en sorte et pour être épargné de son mal et
de ses nuisances, par l&amp;rsquo;invocation et en combattant le Nafs. Si le
corps apparent peut être touché par la maladie, la personne fournit
les efforts nécessaires pour le soigner en recherchant son remède.
De même, le cœur peut aussi tomber malade et sa maladie est plus
grave. En effet, la maladie du corps, pour le croyant, jusqu&amp;rsquo;à
l&amp;rsquo;aiguille qui le pique, est une expiation et une purification,
c&amp;rsquo;est donc une porte de bien pour lui*. Par contre, les maladies du
cœur, qu&amp;rsquo;elles soient liées aux ambiguïtés ou aux passions, sont une
grande perdition. C&amp;rsquo;est pour ces raisons que la personne doit
s&amp;rsquo;intéresser davantage à soigner son cœur qu&amp;rsquo;à soigner son corps.&lt;/p&gt;
&lt;dl&gt;
&lt;dt&gt;*[NDT] D&amp;rsquo;après Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le Prophète ﷺ a dit&lt;/dt&gt;
&lt;dd&gt;&amp;ldquo;Tout ce qui touche le musulman, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse de fatigue, de
maladie, de soucis, de tristesse, de gêne, d&amp;rsquo;angoisse, voire même
d&amp;rsquo;une épine qui le pique, est une expiation de la part d&amp;rsquo;Allah pour
ses péchés.&amp;rdquo; [Rapporté par Al Bukhari (5641) et Muslim (2573)]&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;après &amp;lsquo;Aicha, qu&amp;rsquo;Allah soit satisfait d&amp;rsquo;elle, le Messager d&amp;rsquo;Allah
ﷺ a dit : &amp;ldquo;Le croyant n&amp;rsquo;est touché ni par une épine, ni par
d&amp;rsquo;avantage, sans qu&amp;rsquo;Allah ne l&amp;rsquo;élève d&amp;rsquo;un degré et n&amp;rsquo;efface un
péché.&amp;rdquo; [Rapporté par Al Tirmidhi et authentifié par Cheikh Al
Albani dans Sahih Al Jami&amp;rsquo; (7731)].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le hadith de Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, il a été
cité la tristesse (Al Housn), l&amp;rsquo;angoisse (Al Gham) et le souci (Al
Ham). Ces trois états sont respectivement liés aux événements
passés, présents et futurs. [Cf. Explication de Tajrid Al Sarih Li
Ahadith Al Jami&amp;rsquo; Al Sahih par Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr,
qu&amp;rsquo;Allah le préserve, cours 236]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le hadith de &amp;lsquo;Aicha, qu&amp;rsquo;Allah soit satisfait d&amp;rsquo;elle,
l&amp;rsquo;expression &amp;ldquo;ni par davantage&amp;rdquo; peut soit faire référence à quelque
chose de plus petit que cette épine qui atteint le croyant, soit à
une épreuve plus grande que celle-ci. [Se référer à l&amp;rsquo;explication
de Sunan Al Tirmidhi par Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Muhsin Al &amp;lsquo;Abbad, qu&amp;rsquo;Allah
le préserve, cours 118]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette expiation des péchés est une miséricorde d&amp;rsquo;Allah sur Ses
serviteurs, qui se réalise pour celui ou celle qui patiente et
espère la récompense d&amp;rsquo;Allah. C&amp;rsquo;est une spécificité des croyants,
comme cela est mentionné dans le hadith de Suhayb Ibn Sinan Al Rumi,
qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, où le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ a dit : &amp;ldquo;Que le cas du
croyant est étonnant! Tout ce qui lui advient est bénéfique, et cela
n’est réservé qu’à lui seul. En effet, s&amp;rsquo;il est l’objet d’un
événement heureux, il se montre reconnaissant et c’est un bien pour
lui. Et si un malheur l&amp;rsquo;atteint, il l’endure avec patience et c’est
là encore un bien pour lui.&amp;rdquo; [Sahih Muslim (2999)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:14" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:15"&gt;
&lt;p&gt;[C] Celui qui souhaite la réforme de son cœur doit méditer sur
ce verset jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;il ait un effet sur son cœur, l&amp;rsquo;incitant à
œuvrer pour atteindre l&amp;rsquo;objectif d&amp;rsquo;avoir un cœur sain, exempt de
toute forme de shirk [cf. parole précédente sur la réforme du cœur
par le Tawhid], d&amp;rsquo;innovation, dont certains éléments concernent le
cœur et sur lesquels reposent les innovations apparentes, ainsi que
des péchés. Il doit s&amp;rsquo;écarter de tout ce qui provoque la colère
d&amp;rsquo;Allah, comme shirk, innovation et péché, afin de purifier son cœur
et être sauvé le jour de la Résurrection : &amp;ldquo;Le jour où ni les biens,
ni les enfants ne seront d&amp;rsquo;aucune utilité, sauf celui qui viendra à
Allah avec un cœur sain.&amp;rdquo; [Sourate 26, v.88-89]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:15" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:16"&gt;
&lt;p&gt;[C] Les savants ont qualifié le cœur sain de plusieurs façons,
mais toutes peuvent être résumées ainsi : il s&amp;rsquo;agit du cœur préservé
des passions et des ambiguïtés, car toutes les maladies qui
l&amp;rsquo;affectent relèvent de ces deux catégories. Les passions ont trait
aux actions, et les ambiguïtés à la science, l&amp;rsquo;un concernant les
commandements d&amp;rsquo;Allah et l&amp;rsquo;autre Ses révélations. Le cœur sain est
donc celui &amp;ldquo;qui a été épargné de l’adoration d’un autre que Lui et
du jugement selon une autre législation que celle de Son messager&amp;rdquo;.
Ce sont les deux fondements sur lesquels repose la santé du cœur :
le Tawhid et le suivi conforme. Certains savants les appellent
respectivement Tawhid Al Mursil [le Tawhid de Celui qui envoie,
c’est-à-dire Allah, par la sincérité] et Tawhid Al Mursal [le
Tawhid de celui qui est envoyé, c’est-à-dire le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ,
par le suivi]*. Certains prédécesseurs ont dit : &amp;ldquo;Il n’y a pas une
action, si petite soit-elle, sans qu’elle soit jugée selon deux
critères : pourquoi et comment ? C&amp;rsquo;est-à-dire, pourquoi l&amp;rsquo;as-tu
faite ? Et comment l&amp;rsquo;as-tu faite ?&amp;rdquo; La première question concerne le
Tawhid : &amp;ldquo;Qui adoriez-vous ?&amp;rdquo; et la seconde le suivi : &amp;ldquo;Qu&amp;rsquo;avez-vous
répondu aux messagers ?&amp;rdquo; Toute personne se tiendra devant Allah et
sera questionnée sur ces deux points, le salut résidant dans la
réalisation des deux attestations de foi : Nulle divinité ne mérite
l&amp;rsquo;adoration en dehors d&amp;rsquo;Allah [sincérité] et Mohammed est le
messager d&amp;rsquo;Allah [conformité]. Allah a dit (sens rapproché) : &amp;ldquo;Le
jour où Allah les appellera et dira : &amp;lsquo;Où sont ceux que vous pensiez
être Mes associés ?&amp;rsquo;&amp;rdquo; [Sourate 28, v.62], et &amp;ldquo;Le jour où Il les
appellera et dira : &amp;lsquo;Qu&amp;rsquo;avez-vous répondu aux messagers ?&amp;rsquo;&amp;rdquo;
[Sourate 28, v.65].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*[NDT] Cf. Madarij Al Salikin (2/366) de Ibn Al Qayyim et Sharh
Al &amp;lsquo;Aquidah Al Tahawiya d&amp;rsquo;Ibn Abi Al&amp;rsquo;Iz (200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit : &amp;ldquo;Le
cœur ne peut atteindre une pureté complète tant qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;est pas
préservé de cinq choses : le shirk, qui annule le tawhid,
l&amp;rsquo;innovation, qui va à l&amp;rsquo;encontre de la sunnah, les désirs, qui
contredisent l&amp;rsquo;ordre divin, l&amp;rsquo;insouciance, qui s&amp;rsquo;oppose au rappel,
et les passions, qui vont à l&amp;rsquo;encontre de la purification et de la
sincérité. Ces cinq choses sont des voiles qui s&amp;rsquo;interposent entre
Allah et Ses serviteurs, et de chacune d&amp;rsquo;elles découlent de
nombreuses ramifications, qu&amp;rsquo;il serait impossible de dénombrer.&amp;rdquo;
[Al Da Wa Al Dawa (283)]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:16" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:17"&gt;
&lt;p&gt;Ighathatou Al Lahfan (1/10-12).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:17" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:18"&gt;
&lt;dl&gt;
&lt;dt&gt;Rapporté par Al Bukhari en commentaire dans le chapitre intitulé&lt;/dt&gt;
&lt;dd&gt;&amp;ldquo;L&amp;rsquo;espoir et persistance&amp;rdquo;. Ibn Hajar l&amp;rsquo;a relaté dans Taghliq Al
Ta&amp;rsquo;liq (5/158).&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;[C] Le cœur sain sait que cette demeure est éphémère, tandis que
celle de l&amp;rsquo;au-delà est éternelle. Sa principale préoccupation est
d&amp;rsquo;être parmi les gens de l&amp;rsquo;au-delà (ses enfants), en œuvrant par des
actes d&amp;rsquo;obéissance dont il espère trouver la récompense le Jour où
il rencontrera Allah. La force de la foi au Jour dernier a un effet
direct sur la pureté du cœur : &amp;ldquo;Lorsque nous vivions autrefois parmi
nos proches, nous vivions dans la crainte (du châtiment d&amp;rsquo;Allah).&amp;rdquo;
[Sourate 52, v.62]. Cette conscience du Jour dernier, le jour de
la rétribution et du jugement, aide le serviteur à réformer son cœur
dans la droiture. C&amp;rsquo;est pourquoi la préoccupation pour l&amp;rsquo;au-delà
compte parmi les signes du cœur sain. Les gens de science ont dit
que la foi au Jour dernier comporte deux degrés :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;La foi ferme, c&amp;rsquo;est le premier degré, sans lequel la foi en ce
pilier n&amp;rsquo;est pas valable. C&amp;rsquo;est la conviction inébranlable et
absolue qu&amp;rsquo;il y a une résurrection, un jugement, une
rétribution, un enfer, et un paradis.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;La foi enracinée, c&amp;rsquo;est le second degré, celui visé ici, qui
consiste à avoir la conscience de ce jour dans le cœur,
manifestée à travers les actes d&amp;rsquo;obéissance accomplis et les
désobéissances délaissées. Comme Allah a dit (dans le sens
approché) : &amp;ldquo;Et quiconque désire l&amp;rsquo;au-delà et s&amp;rsquo;efforce pour
l&amp;rsquo;atteindre, avec les efforts nécessaires qui lui sont dus, tout
en étant croyant, alors ceux-là sont ceux dont les efforts
seront appréciés.&amp;rdquo; [Sourate 17, v.19].&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&amp;#160;&lt;a href="#fnref:18" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:19"&gt;
&lt;p&gt;[C] Son cœur est unifié autour d&amp;rsquo;un seul objectif : atteindre
l&amp;rsquo;agrément d&amp;rsquo;Allah. Il n&amp;rsquo;est ni éparpillé ni divisé, fragmenté par
les désirs, morcelé par les passions. Pour celui qui porte un cœur
sain, cette résolution est placée devant ses yeux dans chacune de
ses actions. Il aspire à l&amp;rsquo;agrément d&amp;rsquo;Allah et s&amp;rsquo;efforce de
s&amp;rsquo;éloigner de tout ce qui pourrait provoquer Sa colère.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:19" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:20"&gt;
&lt;p&gt;[C] Le Prophète ﷺ a dit : &amp;ldquo;Le combattant (Mujahid) est celui
qui lutte contre son Nafs dans l&amp;rsquo;obéissance à Allah.&amp;rdquo; [Hadith de
Fadalah Ibn &amp;lsquo;Obayd, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, rapporté entre autres par
l&amp;rsquo;imam Ahmad (23958) et authentifié par Cheikh Al Albani (cf.
Hidayat Al Ruwat (1/72))]&amp;#160;&lt;a href="#fnref:20" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:21"&gt;
&lt;p&gt;[C] La validité de l&amp;rsquo;œuvre repose sur deux piliers : la
sincérité envers l’Adoré [Allah] et le suivi du Messager ﷺ. Il
fait en sorte de rendre l&amp;rsquo;action saine en la purifiant de toute
ostentation visuelle ou auditive, ou de toute volonté d’en tirer un
intérêt mondain. De même, il la rend saine en veillant à ce qu&amp;rsquo;elle
s&amp;rsquo;inscrive dans le suivi conforme du noble Messager ﷺ.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:21" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:22"&gt;
&lt;p&gt;[C] C&amp;rsquo;est une grande invocation. Il convient au musulman de s’y
attacher et de la multiplier, car son nafs et sa guidée sont dans la
Main d’Allah : « Toutes les grâces sont dans la Main d’Allah » et «
Allah est Détenteur d&amp;rsquo;une immense grâce ». [Sourate 3, v.74 et
v.75]. Le nafs ne peut avoir une véritable crainte d’Allah, ni être
purifié sans qu’Allah lui accorde cette réussite.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:22" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:23"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Hiban dans son Sahih (935), authentifié par Al
Albani dans Al Silsilah Al Sahiha (3228).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[C] Comme le début de ce hadith l&amp;rsquo;indique, cette invocation fait
partie des trésors les plus précieux et de grande valeur. Elle
regroupe de multiples demandes diverses, dont le témoin argumentatif
dans ce contexte est la parole du Prophète ﷺ : &amp;ldquo;Je Te demande un
cœur sain&amp;rdquo;. Cette santé du cœur ne peut provenir que d&amp;rsquo;Allah, c&amp;rsquo;est
pourquoi la personne qui désire le salut de son cœur doit multiplier
les invocations, en particulier ces invocations prophétiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquez que dans cette invocation, le cœur sain est associé à la
langue véridique : &amp;ldquo;Je Te demande un cœur sain et une langue
véridique.&amp;rdquo; Cela est dû au fait que ces deux organes sont capitaux
chez l&amp;rsquo;homme, car ils ont un effet général sur tout le corps. En ce
qui concerne le cœur, cela a été mentionné dans le hadith de Nu&amp;rsquo;man
Ibn Bashir, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée : &amp;ldquo;Certes, dans le corps, il y a un
morceau de chair : s’il est sain, tout le corps sera sain, et s’il
est corrompu, tout le corps sera corrompu. Il s’agit certainement du
cœur&amp;rdquo;. Quant à la langue, le Prophète ﷺ a dit : &amp;ldquo;Lorsque le fils
d&amp;rsquo;Adam atteint le matin, tous les membres implorent la langue. Ils
disent : &amp;lsquo;Crains Allah en ce qui nous concerne, car nous ne faisons
que te suivre. Si tu es droit, nous serons droits ; mais si tu
dévies, alors nous dévions&amp;rsquo;.&amp;rdquo; [Rapporté par Al Tirmidhi (2407),
rendu bon par Cheikh Al Albani dans son Tahqiq].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est pour cette raison qu&amp;rsquo;il a été dit dans le passé : &amp;ldquo;L&amp;rsquo;homme est
selon ses deux petits organes&amp;rdquo; : le cœur et la langue. L&amp;rsquo;homme n&amp;rsquo;est
pas défini par son corps, sa taille, sa force, sa stature, sa
puissance, etc., mais par ces deux membres : le cœur et la langue.
Si ces organes sont sains, alors le corps dans son ensemble le sera
également, mais s&amp;rsquo;ils sont corrompus, le corps le sera également.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:23" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Hadiths sur la réforme des coeurs</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/hadiths-sur-la-reforme-des-coeurs/</link><pubDate>Sun, 27 Oct 2024 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/hadiths-sur-la-reforme-des-coeurs/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/hadiths-sur-la-reforme-des-coeurs/image.jpg" alt="Featured image of post Hadiths sur la réforme des coeurs" /&gt;&lt;p&gt;Toutes les louanges reviennent de droit à Allah Seigneur des univers.
J&amp;rsquo;atteste que nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah, seul
sans associé. J&amp;rsquo;atteste que Mohammed est Son serviteur et Son messager,
que les éloges d&amp;rsquo;Allah et Son salut soient sur lui, ainsi que sur ses
fidèles suiveurs et l&amp;rsquo;ensemble de ses compagnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci étant dit, la plus grande chose sur laquelle se sont concentrés les
efforts et les résolutions est la réforme des cœurs : leur guérison, la
préservation de leur santé, leur éloignement des maux et la protection
contre ce qui les altère. C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;objectif principal, car l&amp;rsquo;influence du
cœur sur les membres du corps est immense, tant en ce qui concerne sa
réforme que sa corruption, comme l&amp;rsquo;a dit le Prophète ﷺ :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certes, dans le corps, il y a un morceau de chair : s&amp;rsquo;il est sain, tout
le corps sera sain, et s&amp;rsquo;il est corrompu, tout le corps sera corrompu.
Il s&amp;rsquo;agit certainement du cœur !&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Al Hassan Al Basri a dit à un homme : &amp;ldquo;Guéris ton cœur, car Allah
veut d’eux la réforme de leurs cœurs&amp;rdquo;&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Cela signifie qu&amp;rsquo;Il veut
d&amp;rsquo;eux qu’ils réforment leurs cœurs, dont la réforme entraîne celle du
corps et dont la corruption provoque celle du corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai présenté cette série bénéfique sur le thème &amp;ldquo;La réforme des cœurs&amp;rdquo;,
dans des interventions journalières diffusées sur la chaîne Al Sounnah
Al Nabawiya. J&amp;rsquo;espère qu&amp;rsquo;Allah en multiplie les bienfaits et la
bénédiction, et qu&amp;rsquo;elle soit pour nous une aide à la réforme de nos
cœurs. Ces derniers sont sous Sa gestion, Il en est l&amp;rsquo;Allié et le
Maître, seul sans associé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les éloges d&amp;rsquo;Allah et le salut soient sur Son serviteur et messager,
notre prophète Mohammed, sur ses fidèles suiveurs et l&amp;rsquo;ensemble de ses
comapagnons.&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;
&lt;div class="footnotes" role="doc-endnotes"&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li id="fn:1"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Al Bukhari (52) et Muslim (1599).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:1" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:2"&gt;
&lt;p&gt;Rapporté par Ibn Abi Al Dounya dans Al Tawadu&amp;rsquo; Wal Khumul (240),
et par Abu Nu&amp;rsquo;aym dans Hilyat Al Awliya (2/154).&amp;#160;&lt;a href="#fnref:2" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li id="fn:3"&gt;
&lt;p&gt;[NDT] Ce cœur est d&amp;rsquo;une grande importance : il fut créé pour
contenir le rappel d&amp;rsquo;Allah, Sa connaissance et Son Tawhid. Par la
révélation, il prend vie, trouve la guidée et le bonheur. Quant à
celui dont le cœur s&amp;rsquo;en détourne, il devient un cœur malade ou mort,
condamné à une vie étroite et difficile. Allah a dit (dans le sens
approché) : &amp;ldquo;Répondez à Allah et au Messager ﷺ lorsqu&amp;rsquo;il vous
appelle à ce qui vous donne vie ; et sachez qu&amp;rsquo;Allah s&amp;rsquo;interpose
entre l&amp;rsquo;homme et son cœur.&amp;rdquo; [Sourate 8, v.24]. Et encore : &amp;ldquo;Si un
guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s&amp;rsquo;égarera
ni ne sera malheureux. Et quiconque se détourne de Mon rappel,
mènera certes une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection,
Nous le ressusciterons aveugle.&amp;rsquo;&amp;rdquo; [Sourate 20, v.124]. Il sera
ainsi ressuscité aveugle, comme il a été aveugle avec son cœur face
à la révélation apportée par le Messager d&amp;rsquo;Allah ﷺ, et sera laissé
dans le châtiment pour avoir abandonné la guidance qui lui était
parvenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cœur vivant est illuminé par la lumière de la foi ; il discerne
le bien du mal, le vrai du faux, sans quoi il demeure désorienté
dans les ténèbres des passions et des ambiguïtés : &amp;ldquo;Celui qu&amp;rsquo;Allah
prive de lumière n&amp;rsquo;a aucune lumière.&amp;rdquo; [Sourate 24, v.40]. Les
maladies du cœur, qui peuvent mener à sa mort, sont d&amp;rsquo;une gravité
immense, plus dévastatrices que les maladies corporelles. En effet,
la mort du cœur entraîne la perte de cette vie et de l’au-delà.
Celui qui souffre d’une maladie corporelle connaîtra, dans le pire
des cas, la mort, comme tout individu. Mais s&amp;rsquo;il fut parmi les
croyants, il trouvera, par la miséricorde d’Allah, une récompense
éternelle. En revanche, celui dont le cœur est mort peut vivre dans
l&amp;rsquo;insouciance de cette maladie qui le ronge de l&amp;rsquo;intérieur, vivant
sans véritablement vivre. S&amp;rsquo;il meurt dans cet état de mécréance, il
connaîtra le châtiment éternel. Ainsi, pour le croyant, la maladie
du corps peut être une cause d&amp;rsquo;expiation des péchés, une élévation
en degré dans l’au-delà. La maladie du cœur, en revanche, peut être
cause de son châtiment, dans cette vie et dans celle de l’au-delà.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cœur est le socle de la foi, où elle prend racine. Du cœur
s&amp;rsquo;élance l&amp;rsquo;arbre de la foi, dont les racines solides et la branche
la plus haute s&amp;rsquo;incarnent dans la parole du Tawhid : &amp;ldquo;N&amp;rsquo;as-tu pas vu
comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un bel
arbre dont la racine est ferme et la ramure s’élance dans le ciel.&amp;rdquo;
[Sourate 14, v.24]. Selon Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, le
Prophète ﷺ a dit : &amp;ldquo;La foi se compose d&amp;rsquo;environ soixante-dix
branches : la plus haute est la parole &amp;lsquo;La Ilaha Illa Allah&amp;rsquo;, la
plus basse est le fait de retirer un objet gênant du chemin, et la
pudeur est une branche de la foi.&amp;rdquo; Cet arbre, par lequel le cœur
prend vie, est une grâce d’Allah. C’est Lui qui lui a donné vie,
comme Il redonne vie à la terre morte après une pluie salvatrice :
&amp;ldquo;Sachez qu&amp;rsquo;Allah redonne la vie à la terre une fois morte.&amp;rdquo;
[Sourate 57, v.17]. Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Rahman Al Si&amp;rsquo;di, qu&amp;rsquo;Allah lui
fasse miséricorde, a dit dans l&amp;rsquo;explication de ce verset : &amp;ldquo;Celui
qui a redonné vie à la terre après sa mort par l&amp;rsquo;eau de la pluie est
capable de redonner vie aux cœurs morts par la vérité qu&amp;rsquo;Il a
révélée à Son messager&amp;rdquo;. L&amp;rsquo;individu ne doit donc pas être trompé par
sa droiture ou désespéré de sa réforme, mais doit savoir que tout
bien provient d’Allah et s’orienter ainsi vers Lui. Selon Anas Ibn
Malik, qu’Allah l’agrée, le Prophète ﷺ disait fréquemment : &amp;ldquo;Ô Toi
qui fais tourner les cœurs, affermis mon cœur sur Ta religion.&amp;rdquo; Cet
arbre doit être entretenu pour grandir et produire de bons fruits,
en le nourrissant du rappel d’Allah, de Sa connaissance, et en
accomplissant les bonnes actions. Il doit également se préserver des
maladies et des parasites, image des mauvaises actions et des ennemis,
qui pourraient le corrompre, l&amp;rsquo;affaiblir ou même le détruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Mohammed Al Tamimi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit
dans Al Durar (2/115) : &amp;ldquo;La Ilaha Illa Allah est l&amp;rsquo;arbre du bonheur.
Si tu le plantes dans le terreau de la véracité, que tu l&amp;rsquo;arroses
avec l&amp;rsquo;eau de la sincérité et que tu l&amp;rsquo;entretiens avec des actions
pieuses, alors ses racines s&amp;rsquo;ancrent, son tronc se renforce, ses
feuilles verdissent et ses fruits murissent et fructifient : &amp;lsquo;Il
donne à tout instant ses fruits.&amp;rsquo; [Sourate 14, v.25]. Si, par
contre, tu plantes cet arbre dans la terre du mensonge et de la
dissension, que tu l&amp;rsquo;arroses par l&amp;rsquo;ostentation et l&amp;rsquo;hypocrisie, et
que tu l&amp;rsquo;entretiens avec de mauvaises actions et des paroles viles,
que tu l&amp;rsquo;inondes par le ruisseau des excuses et que tu le brûles par
la chaleur du délaissement, alors ses fruits se dispersent, ses
feuilles tombent, son tronc se fissure, ses veines se brisent, les
tempêtes des souillures s&amp;rsquo;abattent sur lui, et tout ce qui peut le
déchirer l&amp;rsquo;atteint : &amp;lsquo;Nous avons considéré leurs œuvres qu&amp;rsquo;ils ont
accomplies et Nous les avons réduites en poussière éparpillée.&amp;rsquo;
[Sourate 25, v.23]&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc d&amp;rsquo;une importance capitale que chaque musulman s&amp;rsquo;attache
à réformer son cœur et à purifier sa personne. Cela exige de
connaître les moyens de cette réforme pour les appliquer et de
comprendre ce qui cause sa corruption pour s&amp;rsquo;en écarter. C’est
autour de ces axes fondamentaux – la réalité du cœur et ses
fondements, les causes de sa réforme, et les maladies qui
l&amp;rsquo;affectent – que l’auteur, qu’Allah le préserve, a structuré son
livre &amp;ldquo;Hadiths sur la réforme des cœurs&amp;rdquo;. Ce livre, comme son titre
l&amp;rsquo;indique, rassemble un grand nombre de hadiths du Prophète ﷺ en
lien avec la réforme du cœur, des hadiths qu’il convient de méditer.
À ma connaissance, aucun autre auteur n’a abordé ce sujet de façon
aussi détaillée et méthodique dans un ouvrage entièrement dédié à
cette thématique, en suivant une approche qui rappelle celle des
érudits du Hadith. Ce livre est exclusivement composé de hadiths
authentiques, l’auteur prenant soin d’indiquer le degré
d&amp;rsquo;authenticité des hadiths lorsqu’ils ne sont pas issus des deux
authentiques, en s’appuyant notamment sur les travaux de Cheikh Al Albani,
qu’Allah lui fasse miséricorde. Le livre est divisé en 75 parties*,
organisées autour de 137 hadiths, chaque partie explorant un sujet
condensé dans un titre, introduit par un à cinq hadiths que l’auteur
commente avec minutie. Il en tire des enseignements profonds,
appuyés par des versets et de nombreux autres hadiths, en citant les
paroles des imams de cette communauté pour enrichir ses
éclaircissements. Par une parole claire et limpide, l&amp;rsquo;auteur
parvient à toucher directement le cœur, à l&amp;rsquo;éveiller, l’invitant à
la réforme et à la purification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je partage ici le conseil que l&amp;rsquo;auteur a donné lors du commentaire
de ce livre : &amp;ldquo;Mon conseil pour tout lecteur est de veiller à
comprendre chaque hadith qui débute chaque partie, ainsi que chaque
intitulé. Il doit s&amp;rsquo;efforcer de saisir ces hadiths, et l&amp;rsquo;explication
qui en suit l&amp;rsquo;aidera à atteindre cet objectif. Si le musulman
comprend correctement ces hadiths tout en luttant contre son nafs
pour les mettre en pratique, cela suscitera, par la permission
d&amp;rsquo;Allah, la réforme de son cœur. Qu&amp;rsquo;il sache en premier et en
dernier que la réforme de son cœur est dans la main d&amp;rsquo;Allah. C&amp;rsquo;est
pourquoi il doit accompagner ces causes par la demande à Allah de
réformer son cœur, de purifier son nafs, et de lui octroyer sa
piété. Il est l&amp;rsquo;Allié et le Maître. Il doit multiplier les
invocations à Allah, puis suivre cela par la lutte contre son nafs.
Allah a dit (dans le sens approché) : &amp;lsquo;Et quant à ceux qui luttent
pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. Allah
est en vérité avec les bienfaisants.&amp;rsquo; [Sourate 29, v.69].&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, tout complément tiré du commentaire de Cheikh &amp;lsquo;Abd Al
Razzaq, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, sera introduit par [C]. Qu&amp;rsquo;Allah
récompense grandement notre Cheikh, qu&amp;rsquo;Il rende cette œuvre bénie et
profitable à Ses serviteurs dans leurs voyages des cœurs vers Lui.
Qu&amp;rsquo;Allah lave nos cœurs avec l&amp;rsquo;eau pure de la neige et de la grêle,
et qu&amp;rsquo;Il les purifie de nos fautes comme on nettoie un vêtement
blanc de toute souillure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Remarque : J&amp;rsquo;ai interrogé Cheikh sur l&amp;rsquo;ordre des parties.
Ont-elles été classées avec soin, en prenant pour exemple les
sections sur la méditation, la certitude et la confiance totale en
Allah ? Puisque la méditation mène à la certitude : &amp;ldquo;Ceux qui
invoquent Allah debout, assis ou couchés sur le côté, méditent sur
la création des cieux et de la terre : &amp;lsquo;Notre Seigneur ! Tu n’as pas
créé tout cela sans but&amp;rsquo;.&amp;rdquo; [Sourate 3, v.191]. De même, la
confiance totale en Allah est fruit de la certitude : &amp;ldquo;Place donc ta
confiance en Allah, car tu es sur la vérité évidente.&amp;rdquo; [Sourate 27,
v.79]. Ici, la vérité fait référence à la certitude, comme l&amp;rsquo;a
souligné Ibn Al Qayyim. D&amp;rsquo;où l&amp;rsquo;agencement de ces trois parties dans
cet ordre : la méditation, suivie de la certitude, puis la confiance
totale en Allah. Il me répondit qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;avait pas spécifiquement
ordonné ces parties et qu&amp;rsquo;il les avait écrites au fur et à mesure
qu&amp;rsquo;elles lui venaient, même si, dans d&amp;rsquo;autres sections du livre, il
avait organisé les parties selon un enchaînement précis, surtout
dans les premières sections traitant des fondements et de la réalité
du cœur. Je lui ai alors dit que, pour les parties mentionnées,
l&amp;rsquo;enchaînement est d&amp;rsquo;une grande pertinence. Avec modestie, il
répondit : &amp;ldquo;C&amp;rsquo;est possible, et si c&amp;rsquo;est le cas, cela provient
d&amp;rsquo;Allah&amp;rdquo;.&amp;#160;&lt;a href="#fnref:3" class="footnote-backref" role="doc-backlink"&gt;&amp;#x21a9;&amp;#xfe0e;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/div&gt;</description></item><item><title>Le jugement de la célébration du Mawlid</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-jugement-de-la-celebration-du-mawlid/</link><pubDate>Mon, 16 Sep 2024 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/le-jugement-de-la-celebration-du-mawlid/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/le-jugement-de-la-celebration-du-mawlid/image.jpg" alt="Featured image of post Le jugement de la célébration du Mawlid" /&gt;&lt;p&gt;Je demande l’aide exclusive d’Allah dans cette allocution, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. J’atteste que nulle divinité ne mérite l’adoration excepté Allah, Seul sans associé. Et j’atteste que Mohammed est Son serviteur et messager, que les éloges d’Allah et le salut soient sur lui, sur ses suiveurs, ainsi que sur l’ensemble de ses compagnons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô Allah enseigne nous ce qui nous sera bénéfique, rends-nous profitable la science que Tu nous as apprise, augmente notre science, réforme l’ensemble de nos affaires, et ne nous laisses pas à nous-mêmes, ne serait-ce l’espace d’un clin d’œil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nobles frères, ce soir l’intervention est liée à un sujet que nous verrons plus en détail par la suite. Cependant, je voulais commencer par une histoire en lien avec ce thème, qui a eu lieu durant ces mêmes jours, il y a de cela quelques années. Un visiteur de ce pays béni m’a rencontré durant cette période. Il m’a dit avec étonnement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je suis ébahi de voir la situation des gens de Médine, la ville du prophète. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant ces jours qui coïncident avec la naissance du prophète, il dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je suis stupéfait de voir à Médine, aucune forme de manifestation de la naissance du prophète. » Tout en disant : « Médine est la première contrée sur la terre qui devrait célébrer la naissance du prophète, mais je ne vois aucune forme de manifestation de la naissance du prophète à Médine. Tandis que dans d&amp;rsquo;autres pays, durant ces jours, il y a de grandes célébrations. Ils veillent la nuit, récitent des poèmes, probablement pour cette occasion, jouent du tambour, dansent, et des choses de cette nature. Mais Médine n’a aucune célébration de la naissance du prophète. » Et il demanda : « Quelle en est la raison ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dis alors : « Si tu savais la raison, l&amp;rsquo;étonnement qui est dans ton cœur se dissiperait. La raison est unique. » Il me dit : « Et quelle est-elle ? » Je lui dis alors : « Car ils aiment le prophète et c’est pourquoi ils ne fêtent pas sa naissance. » Il dit : « C’est étonnant. » Je lui répondis : « Oui, l’amour véridique du prophète ne se traduit pas par des manifestations innovées dans la religion d’Allah. La seule véritable manifestation de l’amour du prophète se résume dans son suivi. Et si tu désires une preuve concernant cette question, alors connais-tu un amour plus véridique pour le prophète ﷺ que celui de Abu Bakr, ‘Omar, ‘Othman, ‘Ali, les dix autres compagnons promis au paradis, ainsi que le reste des compagnons et ceux qui les ont suivis avec excellence ? Connais-tu des amours plus véridiques que les leurs ? Et penses-tu que ceux qui sont venus après eux, notamment dans les dernières générations, peuvent avoir un amour plus intense pour le prophète ? » Il dit « Non. » Je lui dis alors : « Tous les compagnons n’ont pas fêté (sa naissance), de même que la génération suivante. Et ces célébrations ont vu le jour seulement à la fin de la troisième génération, comme cela fut mentionné par de nombreux gens de science. Et les trois meilleures générations sont passées sans toutes ces célébrations. Il est impossible de dire qu’Allah a réservé ce bien pour les dernières générations et en a privé les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis avec excellence. En vérité, c’est un mal dont Allah a protégé et sauvé les compagnons, et fut une source d’épreuve pour ceux qui les ont succédé. S’il s’agissait d’un bien, ils nous auraient précédés en cela, car ils nous ont devancé dans tous les biens. Allah a dit [dans le sens rapproché de sa parole] :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis avec excellence. » [Al Tawbah : 100]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont les premiers et les meilleurs des croyants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La meilleure des générations et la mienne, puis celle qui la suit, puis celle qui la suit. » [Sahih Al Bukhari et Muslim]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun d’entre eux n’a célébré la naissance du prophète, et il n’est pas connu que l’un d’entres eux l’a fêtée. Donc si une personne dit : « Vraiment notre intention avec ces célébrations est d’élever la mention du prophète et de manifester sa magnificence. » On lui dit alors : « l’attachement à cet objectif, à savoir l’évocation du prophète et sa magnificence est une chose continuelle dans la communauté. Ils n’ont pas spécifié un jour dans l’année. Allah a dit [dans le sens rapproché de sa parole] :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Et Nous avons exalté pour toi ta renommée ? » [Al Sharh : 4]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi que sa mention est élevée dans l’appel à la prière, dans le Tashahoud, et à de multiples moments dans la journée du musulman. Le Seigneur des univers n’est pas évoqué dans l’attestation de foi sans qu’il soit lié au témoignage de la prophétie du prophète. Et les musulmans ne cessent, tous les jours, d’évoquer le prophète, d’écouter ses Ahadith, de lire sa biographie, de se renseigner sur ses caractéristiques, ses spécificités, ses attributs et ses actes. Ils lisent ces Ahadith, apprennent sa biographie et connaissent sa guidée. Ils sont donc avec lui tous les jours. Si le but est de magnifier et d’évoquer son nom, alors ce n’est pas spécifique à un jour dans l’année. Et si ce qui est voulu est de montrer l’amour du prophète alors cela ne se réalise que par son suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. » [Al &amp;lsquo;Imran : 31]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’amour n’est pas que l’individu s’adonne à des pratiques qui ne sont pas présentes dans la législation d’Allah, et il prétend qu’il a agi par amour envers le prophète. L’amour véridique est uniquement de le suivre et de cheminer sur sa voie. Sans évoquer ce qui se passe dans ces célébrations qui s’opposent à la législation. Parmi les plus notables, l’exagération dans les louanges au prophète. Elles reposent même sur cela. Le prophète ﷺ a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« N&amp;rsquo;exagérez pas dans mon éloge comme les chrétiens l&amp;rsquo;ont fait avec le fils de Maryam, car je ne suis qu&amp;rsquo;un serviteur. Désignez-moi donc comme le Serviteur d&amp;rsquo;Allah et Son Messager. » [Sahih Al Bukhari]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans un autre hadith :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je n’aime pas que vous m’éleviez au-dessus du rang qu’Allah m’a donné. Je suis uniquement un serviteur d’Allah et Son messager. » [Rapporté par Ahmad et Al Nassaï]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les célébrations se fondent sur la récitation de poèmes contenant de l’exagération et de l’excès dans ses louanges, l’élevant à un degré supérieur au sien. Les poèmes reposent sur les éloges à outrance du noble prophète. Ils considèrent même que la célébration de la naissance du prophète n’est pas complète tant que ce genre de poèmes ne sont pas récités. De plus, dans de nombreuses célébrations de la naissance du prophète on tape du tambour, danse et d’autres choses encore. Hier un noble frère m’a informé qu’il a vu dans certains endroits, durant ces mêmes jours, dans les mosquées ils jouent du tambour, dansent et prétendent que ce sont des manifestations de la naissance du prophète.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prophète a mentionné à sa communauté une règle générale et suffisante dans ce type d’affaire, quand il a dit dans un grand hadith que les savants ont considéré comme étant un fondement dans cette législation, qui n’est autre que sa parole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Celui qui innove dans notre affaire-ci (la religion), une chose qui n&amp;rsquo;en fait pas partie, alors elle est rejetée. » [Sahih Al Bukhari et Muslim]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si le but dans l’action est d’afficher l’amour (du prophète), elle est rejetée et n’est pas acceptée de lui. En effet, Allah n’accepte aucune œuvre sans qu’elle soit vouée sincèrement pour Son visage et en conformité à la guidée de Son messager. Il est mentionné que de nombreuses personnes qui célèbrent la naissance du prophète, ne ratent jamais cet événement, mais ils délaissent la prière d’Al Fajr durant cette même nuit et les autres nuits également. Ainsi les obligations sont délaissées tandis que les innovations sont préservées. C’est une grande calamité qui est liée à cette innovation dans laquelle ils persistent et adhèrent. Cette innovation a un effet néfaste sur leurs vies, en faisant disparaître de nombreuses Sunnan, sans parler des obligations de la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En résumé, il incombe au musulman d’aimer le prophète, d’un amour véridique, qui jaillit du cœur et qui a pour fruit le suivi et l’imitation du prophète. Un amour qui est conforme à celui des illustres compagnons, qu&amp;rsquo;Allah les agrées. Un amour qui fait apparaître leur suivi et non pas l’invention de choses dans la religion d’Allah et la pratique d’actes qui n’ont ni origine ni fondement dans la législation d’Allah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe des traités bénéfiques et exhaustifs contenant de précieux et d’immenses points bénéfiques, regroupant les paroles de nos grands savants, comme les paroles du noble Cheikh Mohammed Ibn Ibrahim, le premier Mufti de ce pays. De même que les paroles du noble Cheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, ainsi que celles de l’érudit Cheikh Salah Al ‘Othaymin. Ils renferment des détails profitables. Je pense qu’il existe ici des exemplaires disponibles pour en tirer avantage. Il est aussi possible d’en offrir aux personnes dont on espère, par la permission d’Allah, qu’ils en tireront profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : Cheih &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr, qu&amp;rsquo;Allah le préserve.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les spécificités du Ramadan</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-specificites-du-ramadan/</link><pubDate>Wed, 13 Mar 2024 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/les-specificites-du-ramadan/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/les-specificites-du-ramadan/image.jpg" alt="Featured image of post Les spécificités du Ramadan" /&gt;&lt;div class="video-wrapper"&gt;
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2 id="introduction"&gt;Introduction
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Je demande l’aide exclusive à Allah, recherchant la bénédiction par tous ses Noms, Al Rahman, Al Rahim. Toutes les louanges reviennent de droit à Allah, Seigneur des univers. J’atteste que nulle divinité ne mérite l’adoration excepté Allah, seul sans aucun associé. J’atteste que Mohammed est Son serviteur et messager, que les éloges d’Allah et la paix soient sur lui, ainsi que sur les membres croyants de sa famille et sur l’ensemble de ses compagnons. Ceci dit, je demande à Allah par Ses sublimes noms et Ses éminents attributs qu’Il nous bénisse tous dans ce rassemblement, et en cette nuit, en ce mois. Qu’Il nous enrichisse par les grands biens qu’il renferme et ses multiples bénédictions. Qu’Il fasse de ce mois un mois de fierté pour la communauté islamique, celle de Mohammed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ô noble assemblé de biens aimés, le sujet de cette allocution a trait aux spécificités du mois de Ramadan. Il est bon d’écouter quelque spécifiés du Ramadan, d’autant plus que nous nous trouvons à l’entrer et au début de ce mois. Pour qu’ainsi, notre rappel de ces spécificités nous aide à accroître l’attention, le soin et la sollicitude qu’on porte à cette immense période. Ce qui nous permettra de s’enrichir de ses biens, que l’on soit touché par ses bénédictions. Pour que l’on fasse parti des gagnants et des victorieux de ce mois. Pour que se complète sur nous les bienfaits et que nous soyons alors parmi les reconnaissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Ramadan ô noble assemblé, est le meilleur des mois, le plus émient, le plus important. Allah lui a octroyé de grandes spécificités, de nobles distinctions et de considérables vertus, par lesquels il l’a distingué des autres mois. Allah élit ce qu’Il veut et choisit. Que cela touche les individus, les temps, ou les lieux. Ce noble mois, est un mois qu’Allah a élu, Il l’a alors particularisé par des spécificités par lesquelles Il l’a distingué des autres mois. Il est le mois le plus aimé d’Allah. C’est pourquoi les bénédictions qu’Allah a placé dans ce mois, ne sont pas présentes dans le reste des mois. Les spécificités de ce mois et ses bénédictions commencent dès son premier instant, dès qu’il débute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bon conseiller envers lui-même parmi les serviteurs d’Allah, combat sa personne, sachant qu’Allah l’a permis et l’a honoré d’atteindre le Ramadan, en jouissant de la santé et du bien-être. Qu’il veille à tirer profit des bienfaits de ce grand mois ainsi que de ses immenses bénédictions. Que sa situation ne soit pas moindre que celle des marchands, qui lorsque les périodes de profit se présentent à eux, multiplient les efforts afin d’acquérir quelques miettes de ce bas monde. Ce mois est une grande période de transaction pour l’au-delà. C’est une période de profit, où les récompenses sont multipliées, et les rétributions abondantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ceux qui récitent le Livre d&amp;rsquo;Allah, accomplissent la Salat, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons attribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais. » [Sourate 35, v.29]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet espoir d’un commerce qui ne périra jamais, ce mois en est l’une de ses plus grandes périodes, et de ses remarquables heures. En raison des multiples bienfaits considérables, et des diverses bénédictions qu’il contient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-jeûne-et-la-piété"&gt;Le jeûne et la piété
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi ce qui montre la place importante de ce mois, est qu’Allah l’a spécifié en rendant obligatoire aux serviteurs son jeûne. Allah, purifié et élevé soit-Il a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l&amp;rsquo;a prescrit à ceux d&amp;rsquo;avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété. » [Sourate 2, v.183]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porte attention à une chose remarquable dans ce sujet et qui est acquit durant le Ramadan, et récolté dans ce noble mois. Il a dit (dans le sens approché) : « Ainsi atteindrez-vous la piété. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Ramadan est donc une immense période pour s’approvisionner par la provision de la piété :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Et prenez vos provisions, la meilleure provision est certes la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence. » [Sourate 2, v.197]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi il convient à celui qui a atteint le Ramadan, de chercher à obtenir la piété, qu’il la remporte dans ce mois, il la tire comme butin dans ce mois pour ne plus s&amp;rsquo;en séparer. Il l’obtient durant le Ramadan est ceci est l’un des grands enseignements du Ramadan, éducatif, cultuel et béni. La piété reste avec lui, cette provision, un ravitaillement pour lui dans le bas monde et l’au-delà : « Ainsi atteindrez-vous la piété ». C’est-à-dire que vous obtiendrez la piété, par votre adoration à Allah, votre dévotion dans cette grande période bénie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise d’éclaircissement, il convient que nous prenions conscience, que le jeûne qu’Allah a rendu obligatoire sur Ses serviteurs est de deux formes. Un jeûne pendant les journées du Ramadan, du lever de soleil jusqu’à son couché, des annulatifs connus. Dans cette abstinence des annulatifs du jeûne durant les jours du Ramadan. Il y a une discipline et une éducation de l’âme, ainsi que son orientation à la vérité, pour qu’elle devienne une âme obéissante, qui se limite aux interdits d’Allah : « Ainsi atteindrez-vous la piété ». La deuxième forme de jeûne, est un jeûne qui ne s’inscrit pas en un temps particulier, ni un mois, ni une saison, ni un lieu précis. Bien au contraire, il est demandé au serviteur en tout lieu et de tout temps. C’est le jeûne fasse au interdit, de retenir sa personne des interdits et des choses blâmables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est ainsi qu’il convient de savoir, que l’ouïe a un jeûne permanent qui est de l’interdire d’écouter l’illicite. La vue a un jeûne permanent, qui est de l’interdire de voir l’interdit. La langue a un jeûne permanent, qui est de la retenir de toute parole prohibée. La main a un jeûne permanent, qui est de la retenir à l’interdit. Il en va de même pour tous les membres du corps. Cette forme de jeûne, n’est pas spécifique à une saison donnée, mais le mois du Ramadan, éduque le serviteur. Il l’éduque à la piété en accomplissant Ses ordres tout en s’éloignant de Ses interdits et des causes pouvant susciter la colère d’Allah. Le mois de Ramadan est donc l’une des plus grandes périodes pour acquérir la piété. Il n’est pas convenable pour le serviteur, de se comporter vis-à-vis des adorations en ce mois, comme à son habitude, mais il doit plutôt agir pour éduquer son âme, la discipliner, l’exercer. Il obtiendra ainsi par ses actes bénis, la piété.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-coran"&gt;Le Coran
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, est qu’il est le mois du Coran, c’est durant ce mois qu’il fut révélé. Ce mois se distingue des autres périodes et des autres mois, car Allah a fait descendre Sa sage révélation, Son grand rappel ; le noble Coran. Allah exalté et élevé soit-Il a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« (Ces jours sont) le mois du Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. » [Sourate 2, v.185]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Nous l&amp;rsquo;avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d&amp;rsquo;Al Qadr. Et qui te dira ce qu&amp;rsquo;est la nuit d&amp;rsquo;Al Qadr ? La nuit d&amp;rsquo;Al Qadr est meilleure que mille mois. » [Sourate 97, v.1-3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit du destin est l’une des nuits du Ramadan, la plus prestigieuse de ses nuits, c’est même la plus prestigieuse de toutes les nuits de l’année. Allah a distingué le Ramadan par la révélation du Coran en ce mois. Ainsi le Ramadan à un lien étroit avec le Coran. Djibril venait à notre noble prophète durant le Ramadan, il lui enseignait le Coran. Donc le Ramadan a un rapport particulier avec le Livre d’Allah. Celui qui lit les biographies des Salafs, des compagnons et de ceux qui les ont suivis avec bienfaisance verra la grande place du Coran durant le mois du Ramadan. Quand ce mois débutait, un Salaf disait : « C’est un mois de don en nourriture et de lecture du Coran ». Ils s’orientaient davantage encore vers le Coran, sachant qu’ils s’y consacraient déjà en dehors de ce mois. Mais dans le Ramadan, il y a une chose particulière avec le Livre d’Allah. Si la personne n’a aucune part avec le Coran durant le Ramadan, alors c’est un manquement, un défaut. Elle doit alors faire une rétrospection, qu’elle médite sur ses sources de lacunes qui l’ont écartée du Coran dans sa plus grande période, dans ses temps les plus éminents, dans le mois qui a vu sa révélation. Le bon conseiller envers sa propre personne, se doit de prendre conscience, de la place et de la particularité que le Coran, cet immense livre, a pendant le Ramadan. Si le Coran fut descendu pendant le Ramadan, comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement, alors le Ramadan est une occasion pour obtenir cette guidance, pour connaître ces preuves claires et ces orientations, celles de ce grand Livre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Certes, ce Coran guide vers ce qu&amp;rsquo;il y a de plus droit. » [Sourate 17, v.9]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La personne se conseille donc, de méditer ce Livre grandiose, de réfléchir sur ces sens, ses grandes orientations bénies. Pour qu’il trouve par les exhortations du Coran, un réveille à son cœur, une purification de son âme, un raffermissement dans la droiture, une aide dans son cheminement vers son Seigneur et la quête de Son agrément.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="hadith-abu-hurayra"&gt;Hadith Abu Hurayra
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, ce qu’il fut rapporté dans l’authentique d’Al Bukhari, et Muslim, selon le hadith de Abu Hurayra où le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Quand le Ramadan débute, les portes du paradis sont ouvertes, les portes de l’enfer sont fermées et les diables sont enchaînés. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a dit « quand le Ramadan débute », ce qui montre que c’est l’une de ses spécificités. Ce sont des spécificités remarquables qu’Allah a placé dans ce grand mois. Ainsi, les portes du paradis s’ouvrent, aucune de ses portes n’est fermé. Les portes de l’enfer sont fermées et aucune de ses portes ne reste ouverte. Les diables sont enchaînés, ils ne peuvent alors s’adonner à leurs égarements, à empêcher le rappel d’Allah, comme c’est le cas en dehors du Ramadan. C’est trois points cités dans le hadith sont également des moyens qui permettent au serviteur de tiré profit durant ce mois, de l’approvisionnement de la piété, puisque ces bienfaits sont des spécificités du Ramadan. C’est une occasion précieuse, propice, grandiose, qui ne peut être perdue, car sa perte est totale privation, une perdition complète. Donc les portes du paradis sont ouvertes, le serviteur multiplie alors les œuvres par lesquels il obtient les hauts degrés dans les jardins du délice. Les portes de l’enfer sont fermées, il s’efforce alors de s’approvisionner par la piété afin de ne pas être parmi ceux qui entreront en enfer par n’importe laquelle de ses portes. Les diables sont enchaînés, il en profite alors pour en tirer un approvisionnement qui lui permettra de repousser shaytan, et trouver le salut face à sa ruse, pas seulement pendant le Ramadan, mais également dans les autres mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est rapporté dans Al Jami’ de Al Tirmidhi, selon Abu Hurayra, que le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Dès la première nuit du Ramadan, les diables sont enchaînés ainsi que leurs chefs. Les portes de l’enfer sont fermées, et aucune de ses portes ne reste ouverte. Les portes du paradis s’ouvrent, aucune de ses portes n’est fermé. Un héraut appelle chaque nuit : ‘Ô celui qui veut le bien, accours, et ô celui qui désire le mal, retiens-toi’. Allah affranchit des gens de l’enfer, et ceci a lieu chaque nuit. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porte attention ici, qu’Allah te garde, sur la parole du prophète : « Dès la première nuit du Ramadan », pour que tu saisisses par cette phrase que toutes les bénédictions du Ramadan débutent dès sa première nuit, dès ses premiers instants. Ce sont des bénédictions multiples et variées. Parmi elles, celle tirée de ce hadith, en complément de ce qui à déjà été cité dans le hadith précédent. Un héraut appelle chaque nuit du Ramadan, et il est cité explicitement dans certains hadiths qu’il s&amp;rsquo;agit d’un ange, qu’Allah ordonne d’interpeller par cet appel. Il apostrophe chaque nuit du Ramadan : « Ô celui qui veut le bien, accours, et ô celui qui désire le mal, retiens-toi ». C’est un avertissement répété chaque nuit, qui met en exergue l’importance de cette période, de son prestigieux rang, de sa haute place. Le serviteur doit, en ce mois, lutter contre sa personne dans l’accomplissement des bonnes actions, et prendre garde, s’éloigner des actes répréhensibles. Les croyants n’entendent pas cet appel durant les nuits du Ramadan, mais ils sont convaincus de son existence et de sa réalisation dans chacune de ces nuits, comme s’ils l’entendaient. Car celui qui les a informé de cela est le véridique reconnu pour sa véracité, qui ne parle pas sous l’effet de la passion. C’est comme s’ils entendaient cet appel chaque nuit. C’est pourquoi on conseille au musulman de prendre conscience de cette appel chaque nuit du Ramadan : « Ô celui qui veut le bien, accours, et ô celui qui désire le mal, retiens-toi ». On tire de ce hadith que les âmes des serviteurs sont de deux sortes, une, qui désire le bien, qui cherche ardemment à faire le bien, qui s’en soucie. Ça c’est une catégorie. C’est à eux que l’appel « accours » est destiné, en d’autres termes : « ô toi dont l’âme recherche vivement le bien et le souhaite, tire profit du Ramadan, et multiplies-y tes efforts. Saisis-toi de ses bienfaits et de ses bénédictions. Ne prive pas ta personne, de cette occasion précieuse ». Si tu compte parmi les gens qui jeûnent ce mois du Ramadan, il se peut que tu en sois privé dans les années futures. Tire profit de ce Ramadan, saisis-toi de ses bienfaits et de ses bénédictions. La deuxième catégorie, qu’Allah nous en préserve tous, est une âme qui désire le mal, qui le recherche vivement, c’est ainsi que la personne est. Alors à eux l’appel : « ô celui qui désire le mal, retiens-toi » est destiné. Dans une version du hadith « abstiens-toi ». Soigne intensivement ta personne pendant le Ramadan, à ne pas faire du mal. Si tu agis ainsi, alors tu obtiendras la piété, dont le jeûne a été légiféré pour la concrétiser. Ça sera un gain que tu auras obtenu de l’école que constitue le jeûne, et qui te profitera sur les autres mois. Il a dit : « Allah affranchit des gens de l’enfer, et ceci a lieu chaque nuit ». Ce point est une chose immense également, chaque nuit du Ramadan, Allah affranchit des gens de l’enfer. Chaque nuit ! Ce qui incite, la personne qui veut son bien, à avoir l’ambition de compter parmi les gens qui sont affranchis de l’enfer. Cette ambition est revivifiée à chaque nouvelle nuit du Ramadan. Chaque nuit, elle aspire à être sauvée de l’enfer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Quiconque donc est écarté du Feu et introduit au Paradis, a certes réussi. Et la vie présente n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;un objet de jouissance trompeuse. » [Sourate 3, v.185]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne se contente pas d’ambitionner uniquement, mais elle se doit également de fournir des efforts pour parvenir à cet affranchissement. Elle combat alors son âme à faire de pieuses actions, à s’écarter des choses blâmables, pour ainsi gagner la miséricorde d’Allah et la réussite obtenue par l’affranchissement de l’enfer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="les-bénédictions"&gt;Les bénédictions
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, est qu’il est un mois béni. C’est par ce qualificatif que le prophète l’a décrit, comme dans le hadith, où il a dit : « Voici le Ramadan qui est venu à vous. C’est un mois béni. Durant ce mois, les portes de l’enfer sont fermées, les portes du paradis sont ouvertes, et les diables sont enchaînés. Il renferme une nuit, qui est meilleure que plus de mille mois, celui qui a raté ses bienfaits alors il a certes été privé de tout le bien ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prophète a ainsi qualifié le mois du Ramadan comme étant un mois béni. Cette bénédiction qui est dans le Ramadan, est une bénédiction générale. Une bénédiction dans le temps, une bénédiction dans les actes, une bénédiction dans la récompense aux actes. En effet, en ce mois, les rétributions sont multipliées. Une bénédiction dans les diverses spécificités qu’a ce mois, l’ouverture des portes du paradis dans ce mois, est l’une des bénédictions du Ramadan. La fermeture des portes de l’enfer est l’une des bénédictions qu’Allah a placées dans ce mois. L’enchaînement des diables dans ce mois est également l’une des bénédictions qu’Allah a mise dans ce mois. Une seule nuit présente dans le mois du Ramadan, est meilleure encore que mille mois, c’est l’une des bénédictions présentes dans ce mois. La multiplication de la rétribution et de la récompense, c’est une des bénédictions de ce mois :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le jeûne est pour Moi et c&amp;rsquo;est Moi qui le récompense. » [Hadith Abu Hurayra, Sahih Al Bukhari et Muslim].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela compte parmi les bénédictions. Ainsi, les bénédictions du Ramadan sont générales, variées, immenses et majestueuses. Si le Ramadan est un mois béni, il revient à toute personne qui a atteint ce mois, de fournir des efforts pour obtenir ses bénédictions, qu’elle en acquière une large et abondante part. C’est pourquoi, le Ramadan est à l’image d’une grande piste de course, dans le but d’obtenir la piété et les bénédictions immenses et variées du Ramadan. Le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les Moufaridoun ont devancé les autres ». Ils ont dit : Ô Messager d&amp;rsquo;Allah ! Qui sont les Moufaridoun ? Le prophète a dit : « Ceux et celles qui se rappellent abondamment Allah ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les obéissants sont en concurrence comme s’ils étaient sur une piste de course. La période du Ramadan est le plus grand champ de course pour remporter l’agrément d’Allah. On recommande au jeûneur, de multiplier le rappel d’Allah pour que sa course en soit plus grande. Il est rapporté dans un hadith, dont certains gens de science ont considéré comme bon, que le prophète fut questionné sur plusieurs adorations et entre autres le jeûne, il lui fut dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Quel jeûneur à la plus grande récompense ? ». Il répondit : « Ceux dont le rappel d’Allah est le plus grand ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre, Al Wabil Al Sayid, l’imam Ibn Al Qayyim a tiré de ce hadith une règle bénéfique dans toutes les adorations : les gens qui ont la plus grande récompense, dans toutes les adorations, sont ceux qui se rappellent le plus d’Allah dans leur adoration.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="la-patience"&gt;La patience
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, est que le prophète l’a qualifié comme étant le mois de la patience. Si tel est la relation qu’il y a entre la patience et le Ramadan, au point d’être qualifié comme le mois de la patience, alors qu’on sache que c’est la plus grande école de la patience, qui permet d’éduquer l’âme sur toutes les formes de patience : sur l’obéissance d’Allah, sur la désobéissance à Allah, et sur le décret d’Allah qui peut être douloureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Mousnad et dans d’autres références, le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le jeûne du mois de la patience et des trois jours de chaque mois éradiquent les malices du cœur ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jeûne du Ramadan et le jeûne des trois jours de chaque mois comptent parmi les plus grandes portes par lesquelles l’âme se purifie, de ce qu’elle contient comme corruption noirceur et d’autres maladies et maux du cœur. La patience se retrouve dans le Ramadan sous toutes ses formes. La patience sur l’obéissance à Allah, en efforçant l’âme à se soumettre aux obéissances. La patience face à la désobéissance à Allah, en empêchant l’âme d’accomplir ce qu’Allah a interdit. Tu trouveras que le musulman s’interdit complètement les habitudes qu’il a le reste du temps par obéissance à Allah, et ceci est de la patience. C’est pourquoi le jeûne est une patience pour l’âme vis-à-vis de l’obéissance à Allah, comme par rapport à sa désobéissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allah a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les endurants auront leur pleine récompense sans compter. » [Sourate 39, v.10]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les jeûneurs ont une large part de cette récompense. C’est ainsi qu’il est rapporté dans le hadith :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le jeûne est pour Moi et c&amp;rsquo;est Moi qui le récompense. »&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-pardon"&gt;Le pardon
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, est qu’il est la plus grande période de pardon. Le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Celui qui jeûne, avec foi et en espérant (la récompense d’Allah), verra ses péchés passés pardonnés ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a également dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Celui qui prie (les prières nocturnes -Tarawih-), avec foi et en espérant (la récompense d’Allah), verra ses péchés passés pardonnés. » [Rapporté dans les deux authentiques]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est cité dans l’authentique de Muslim, que le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les cinq prières, le vendredi jusqu’au suivant et le Ramadan jusqu’au prochain, expient ce qui est commis entre eux, si les grands péchés sont évités ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porte attention sur cet immense gain qu’offre le Ramadan, le jeûne du Ramadan au suivant, ce qu’il y a entre ces deux Ramadans comme péchés et fautes du serviteur sont alors expiés. Tout cela par le jeûne qu’il fait pour se rapprocher d’Allah, une expiation des péchés commis entre deux Ramadans. Mais avec cette condition « si les grands péchés sont évités ». L’expiation des péchés mineurs se réalise quand le serviteur réalise l’adoration qu’est le jeûne, et la renforce par l’éloignement des péchés majeurs. Par ces deux choses se concrétise l’expiation. Les gens de science ont dit que le jeûne qui s’accompagne de cette expiation est celui que parfait le jeûneur. Le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Celui qui ne renonce pas aux mensonges et aux pratiques qui y correspondent, ainsi qu’aux bassesses, Allah n’a nul besoin que ce jeûneur renonce à sa nourriture et à sa boisson ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’expiation des péchés ne se réalise pas avec ce type de personne, car il l’a empêché lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En résumé, le Ramadan est la plus grande période du pardon. C’est donc l’une des plus grandes perditions, l’une des plus graves, que le serviteur rentre ce mois puis le quitte sans avoir obtenu le pardon d’Allah. C’est une énorme perdition. C’est dans ce sens que le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Malheur à celui qui a atteint le Ramadan, puis la quitté sans s&amp;rsquo;être fait pardonner ses péchés ! ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette parole s’inscrit dans l’invocation de Djibril, dont le prophète a dit Amin. Djibril a dit dans son invocation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« [Malheur à] Celui qui a atteint le Ramadan, puis la quitté sans s’être fait pardonner ses péchés. Dis Amin. J’ai alors dit Amin. Qu’Allah l’éloigne. Dis Amin. J’ai alors dit Amin ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Djibril a invoqué et notre prophète a dit Amin. Cela compte parmi les plus grandes perditions. Que cette éminente période débute, ce mois béni, puis qu’il se termine sans que le serviteur ait été pardonné de ses péchés.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="la-nuit-du-destin"&gt;La nuit du destin
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, est qu’elle renferme une nuit qu’Allah a magnifié, Il l’a rendu grandiose, et l’a élevé en degrés. Il l’a ainsi faite meilleure que plus de mille mois. L’adoration qui est accomplie durant cette nuit est meilleure que celle faite pendant plus de mille mois qui ne contiennent pas la nuit du destin. Mille mois correspondent à plus de 80 ans. C’est-à-dire l’âge d’une personne qui a bien vécu. Cela est obtenu en une seule nuit. Ainsi, celui qui ne cherche pas à atteindre cette nuit alors il a été privé du bien, d’une privation intense. Nous avons vu dans le hadith, que le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Celui qui a raté ses bienfaits alors il a certes été privé de tout le bien ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il revient donc au serviteur de ne pas rater les bienfaits de cette nuit, en se montrant à Son Seigneur agissant en bien. Quand les dix dernières nuits du Ramadan débutaient, celles qui sont les plus susceptibles de renfermer la nuit du destin, le prophète veillait ces nuits, serrait son Izar et réveillait ses proches. Le prophète a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Cherchez la nuit du destin dans les dix dernières nuits du Ramadan ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces dix dernières nuits, le serviteur ne doit pas amoindrir ses efforts. Certaines personnes débutent le Ramadan avec fougue puis fléchissent. Non, elle doit au contraire multiplier les efforts, et chercher dans toutes les nuits du Ramadan, la nuit du destin. Elle ne doit pas se fier aux visions, et qui te dira ce que sont les visions. Elles entravent beaucoup de gens dans la recherche durant toute la dernière décade des nuits du Ramadan. Il convient donc à la personne, bonne conseillère envers elle-même, de multiplier les efforts dans les dix dernières nuits du Ramadan, pour saisir les bienfaits de cette nuit et pour ne pas être parmi ceux qui en ont été privés, et le refuge est auprès d’Allah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Celui qui a raté ses bienfaits alors il a certes été privé de tout le bien. »&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="laffranchissement"&gt;L&amp;rsquo;affranchissement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, et nous avons évoqué ce point précédemment, est qu’Allah affranchis des gens de l’enfer chaque nuit de ce mois. Nous avons vu que la personne doit accroître son désir de faire parti de ces affranchis, chaque nuit du Ramadan, de s’efforcer à fournir les causes qui lui feront obtenir cet affranchissement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="la-omra-équivaut-à-un-hajj"&gt;La &amp;lsquo;Omra équivaut à un Hajj
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Parmi les spécificités du Ramadan, est que la ‘Omra qui est accomplie en ce mois équivaut à un Hajj. Comme ceci est avéré dans les deux authentiques, selon le hadith d’Ibn ‘Abbas, qui relate l’histoire du prophète avec une femme de la tribu des Ansars. Il la questionna sur la raison qui l’a empêchée d’accomplir le Hajj avec lui. Elle lui dit qu’elle avait deux chameaux (qu’ils utilisaient pour l’irrigation), son mari en a pris un pour faire le Hajj et le second est resté pour servir dans leurs tâches quotidiennes et leurs besoins, elle n’a donc pas pu accomplir le Hajj pour cette raison. Le prophète lui a alors dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Quand le Ramadan arrive, accomplis la ‘Omra, car une ‘Omra pendant le Ramadan équivaut à un Hajj ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est l’une des spécificités du Ramadan, une ‘Omra faite pendant ce mois équivaut à un Hajj.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="conclusion"&gt;Conclusion
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Les spécificités du Ramadan sont nombreuses et multiples, ses bénédictions sont diverses. Le serviteur, bon conseiller envers lui-même, doit s’efforcer d’acquérir ces bienfaits, à être touché par ces bénédictions, à atteindre la réussite par ces miséricordes, à obtenir cet affranchissement et le pardon, par l’abondance d’obéissances. Qu’il réforme son âme dans cette grande période, qu’il l’éduque et l’assujettisse à la vérité, à l’obéissance d’Allah. Il faut qu’il fasse de cette période un basculement dans sa vie, qu’il évolue de bien à meilleur, de mal à bien. Si l’âme n’est pas incitée à l’obéissance dans la plus grande période qu’il puisse exister, qui ne cherche pas à obtenir le pardon dans son temps le plus propice alors quand le fera-t-elle.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Neuf grands fondements</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/neuf-grands-fondements/</link><pubDate>Tue, 13 Feb 2024 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/neuf-grands-fondements/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/neuf-grands-fondements/image.jpg" alt="Featured image of post Neuf grands fondements" /&gt;&lt;p&gt;Toutes les louanges reviennent de droit à Allah, Seigneur des univers. Que la prière et le salut soient sur le plus noble des envoyés. Ceci étant dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici d&amp;rsquo;importants principes pour comprendre, appréhender l&amp;rsquo;innovation, et y répondre, tout en saisissant le sens de la Sounnah. Si l&amp;rsquo;étudiant en science les maîtrise, alors il aura acquis un bienfait abondant et Allah lui aura ouvert une grande porte dans la compréhension de ce qu&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;innovation et la Sounnah. Il sera capable de répondre aux plus grands innovateurs de cette terre avec ces principes en fournissant des arguments percutants et irréfutables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-premier-fondement"&gt;Le premier fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le premier fondement dans l&amp;rsquo;interdiction de l&amp;rsquo;innovation réside dans la parole du Très-Haut (dans la traduction des sens approchés) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Aujourd&amp;rsquo;hui j&amp;rsquo;ai parachevé pour vous votre religion, j&amp;rsquo;ai complété mon bienfait sur vous et j&amp;rsquo;ai agréé pour vous l&amp;rsquo;Islam comme religion.&amp;rdquo; [Sourate 5, v.3]&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Premièrement :
À n&amp;rsquo;importe quel individu innovateur, demande-lui : &amp;ldquo;Ce que tu fais est-il une adoration ou un manque de comportement ?&amp;rdquo;. Il ne pourra pas dire que c&amp;rsquo;est un manque de comportement, il dira forcément que c&amp;rsquo;est une adoration. Ceci est le premier point : lui poser cette question.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement :
Demande-lui : &amp;ldquo;Ta religion est-elle complète ou est-elle encore déficiente ?&amp;rdquo;. Il ne pourra pas te dire qu&amp;rsquo;elle est déficiente, il te dira plutôt qu&amp;rsquo;elle est complète. C&amp;rsquo;est le deuxième point. Ensuite, ramène-le au troisième sujet.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement :
Demande-lui : &amp;ldquo;Cette innovation que tu as faite, soit tu affirmes que la religion était déficiente et que tu l&amp;rsquo;as complétée par cette innovation, soit cette religion est déjà parachevée alors prends garde aux nouveautés.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Tout le bien réside dans le suivi de ceux qui ont précédé,
Tandis que tout le mal est dans l&amp;rsquo;innovation de ceux qui ont succédé.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre Cheikh, Cheikh Mohammed Aman Ibn &amp;lsquo;Ali Al Jami, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, répétait ce vers et disait : &amp;ldquo;Il est le vers le plus véridique dans (le poème) Jawahir Al Tawhid, qui est sur la croyance Ash&amp;rsquo;arite&amp;rdquo;. Il disait aussi : &amp;ldquo;Si seulement il avait appliqué ce vers à sa croyance, car il attestait de la croyance de ceux qui ont succédé&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est le premier fondement, que tu argumentes par ce verset.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-second-fondement"&gt;Le second fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le deuxième fondement par lequel tu réfutes l&amp;rsquo;innovation et cloues le bec aux plus grands innovateurs est la parole du prophète : &amp;ldquo;Celui qui innove dans notre affaire une chose qui n&amp;rsquo;en fait pas partie, alors elle se verra rejetée&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu dis : &amp;ldquo;Est-ce que cette chose fait partie de notre affaire (religion) ? Apporte la preuve. Si tu me dis que c&amp;rsquo;est une nouveauté alors je dis qu&amp;rsquo;elle est rejetée, comme énoncé clairement par le hadith.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-troisième-fondement"&gt;Le troisième fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Le prophète répétait à chaque sermon du vendredi : &amp;ldquo;Prenez garde aux choses nouvelles, car toute nouveauté (dans la religion) est innovation, et toute innovation est égarement.&amp;rdquo; Il réitérait cette parole au point où les jeunes compagnons l&amp;rsquo;apprirent par cœur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m&amp;rsquo;arrivait consciemment d&amp;rsquo;ajouter &amp;ldquo;bonne&amp;rdquo;, en disant ainsi : &amp;ldquo;et toute innovation est bonne&amp;rdquo;. Les gens me reprenaient, même en Afrique, ce qui prouve que les gens connaissent le hadith. Ils disent : &amp;ldquo;Non, frère Ibrahim, toute innovation est égarement.&amp;rdquo; Ainsi, les louanges reviennent de droit à Allah. D&amp;rsquo;accord, alors pourquoi lorsque vous êtes informés que cette innovation est égarement, répondez-vous : &amp;ldquo;Non, notre Cheikh, il dit que c&amp;rsquo;est une bonne innovation&amp;rdquo;? Par Allah, les gens ont rigolé, car nous les avons interpelés par la saine nature (Fitrah). Nous disons que ton prophète dit que toute innovation est égarement, tandis que toi tu dis : &amp;ldquo;Non par Allah, il a dit que c&amp;rsquo;est une bonne innovation.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-quatrième-fondement"&gt;Le quatrième fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Nous disons : &amp;ldquo;Les actes d&amp;rsquo;adoration avec lesquels le prophète est venu, proviennent-ils de lui-même ou sont-ils le fruit de la révélation venant du ciel ?&amp;rdquo; Il répondra que c&amp;rsquo;est une révélation du ciel. Alors, tu lui dis : &amp;ldquo;Donne-moi une preuve.&amp;rdquo; Il dira : &amp;ldquo;Il ne parle pas sous l&amp;rsquo;effet de la passion, c&amp;rsquo;est uniquement une révélation&amp;rdquo; [Sourate 53; v.3]. D&amp;rsquo;accord, ton adoration que tu as innovée, a-t-elle été descendue sur toi par une révélation des cieux ? Alors que la révélation a pris fin (après la mort du prophète).&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-cinquième-fondement"&gt;Le cinquième fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est une réponse à une ambiguïté. Ils disent : &amp;ldquo;Pourquoi faites-vous des reproches alors que nous faisons des choses bien comme la célébration de la naissance du prophète (Mawlid) ? Nous nous remémorons sa biographie, nous l&amp;rsquo;étudions et notre foi augmente dans notre cœur.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réponse à cela est que : &amp;ldquo;ce n&amp;rsquo;est pas toute chose dont l’apparence est bonne qui peut être utilisée pour adorer Allah&amp;rdquo;. La preuve en est le hadith des trois personnes dont le premier a dit : &amp;ldquo;Quant à moi, je vais prier la nuit dans son intégralité.&amp;rdquo; L&amp;rsquo;autre reprit : &amp;ldquo;Moi, je vais jeûner sans interruption.&amp;rdquo; Le dernier enfin dit : &amp;ldquo;Pour ma part, je vais m&amp;rsquo;écarter des femmes et ne jamais me marier.&amp;rdquo; Le messager d’Allah vint alors à eux et leur dit : &amp;ldquo;Est-ce bien vous qui avez dit ceci et cela ? En vérité, par Allah, je crains Allah bien plus que vous, mais je jeûne un temps et je mange un autre. Je prie une partie de la nuit et je dors une autre, et j&amp;rsquo;épouse les femmes. Celui qui se détourne de ma Sounnah n’est pas des miens.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquez, quand l&amp;rsquo;affaire fut grave et concernait une nouveauté dans la religion, il monta au minbar. La règle est donc que : &amp;ldquo;ce n&amp;rsquo;est pas parce qu&amp;rsquo;une chose semble bonne en apparence qu&amp;rsquo;elle peut être utilisée pour adorer Allah&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-sixième-fondement"&gt;Le sixième fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L&amp;rsquo;adoration, si elle est exempte de la condition de la conformité (au modèle du prophète), alors elle n&amp;rsquo;est jamais appelée adoration, même si tu adores Allah cent fois avec cette adoration, et la preuve de cela est le hadith de celui qui a mal accompli sa prière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;où avons-nous extrait le témoin argumentatif (du hadith) ? L&amp;rsquo;homme a prié avec certitude et le prophète a dit la vérité en disant : &amp;ldquo;Tu n&amp;rsquo;as pas prié&amp;rdquo;. Comment alors réunir deux choses qui s&amp;rsquo;opposent et se contredisent en apparence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réponse : étant donné qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;a pas prié conformément à la Sounnah, en suivant la prière du prophète, alors elle n&amp;rsquo;a pas été considérée comme une adoration, c&amp;rsquo;était comme s&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;avait pas prié.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous disons alors : &amp;ldquo;Ton innovation par laquelle tu as voulu adorer Allah n&amp;rsquo;est pas considérée comme adoration, même si tu l&amp;rsquo;appelles ainsi&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-septième-fondement"&gt;Le septième fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ce fondement, en lui-même, revêt une importance capitale, nous permettant de réfuter l&amp;rsquo;innovation. Il consiste à affirmer : &amp;ldquo;Le prophète a montré à la communauté le bien qu&amp;rsquo;il connaissait et a averti contre le mal qu&amp;rsquo;il connaissait. Les plus grands maux dont il a mis en garde sont le shirk et l&amp;rsquo;innovation&amp;rdquo;. La preuve en est dans l&amp;rsquo;authentique de Muslim, où le prophète a dit : &amp;ldquo;Il était du devoir de chaque prophète de montrer à sa communauté le bien qu&amp;rsquo;il connaissait et de les avertir contre le mal qu&amp;rsquo;il connaissait&amp;rdquo;. Nous adorons donc Allah sur cette base et attestons que notre prophète a guidé la communauté vers tout bien et l&amp;rsquo;a mise en garde contre tout mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous disons à l&amp;rsquo;innovateur : &amp;ldquo;Est-ce que ton innovation est un bien (connu du prophète) ?&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;S&amp;rsquo;il répond que oui, alors nous disons : &amp;ldquo;Apporte une preuve (de la révélation) que c&amp;rsquo;est vraiment le cas. Au départ, tu l&amp;rsquo;as qualifié d&amp;rsquo;innovation simplement parce que c&amp;rsquo;est une nouveauté.&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;S&amp;rsquo;il répond non, alors nous lui disons que deux possibilités s&amp;rsquo;offrent à toi :
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Tu affirmes que le prophète ignorait ce bien et que tu as été le premier à le révéler, avec les autres imposteurs.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tu affirmes que le prophète a dissimulé ce (soi-disant) bien, alors la parole de l&amp;rsquo;imam Malik s&amp;rsquo;applique à toi : &amp;ldquo;Celui qui innove dans l&amp;rsquo;Islam et voit que son innovation est bonne a certes prétendu que Mohammed a trahi le message de la prophétie.&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Un Athar qui appuie et témoigne de ce fondement est la parole d&amp;rsquo;Ibn Mas&amp;rsquo;ud, qu&amp;rsquo;Allah l&amp;rsquo;agrée, qui a dit : &amp;ldquo;Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, vous êtes sur une voie dont la guidée est meilleure que la religion de Mohammed, ou bien vous ouvrez une porte de l&amp;rsquo;égarement&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre prophète a guidé la communauté vers tout bien et l&amp;rsquo;a mise en garde contre tout mal. Donc soit ta voie est sur une guidée meilleure que celle du prophète, soit tu ouvres une porte de l&amp;rsquo;égarement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-huitième-fondement"&gt;Le huitième fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est une réponse à une ambiguïté qui consiste à justifier leurs innovations, comme le Mawlid, par le hadith : &amp;ldquo;Celui qui instaure dans l&amp;rsquo;Islam une bonne tradition aura sa récompense et la récompense de ceux qui ont œuvré selon elle, et ceci jusqu&amp;rsquo;au jour de la Résurrection&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne dit pas : &amp;ldquo;Malheur donc à ceux qui prient&amp;rdquo; [Sourate 107, v.4], puis on s&amp;rsquo;arrête ici. Le sens de la parole du prophète : &amp;ldquo;Celui qui instaure dans l&amp;rsquo;Islam une bonne tradition&amp;rdquo; s&amp;rsquo;éclaircit si tu viens avec le hadith complet. Mais que tu cites le hadith pour prendre ce que bon te semble et délaisser ce qui témoigne contre toi, ceci n&amp;rsquo;est pas permis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce hadith est lié à une histoire. Un groupe de personnes, pauvres, vêtus d&amp;rsquo;habits en lambeaux, et affamés vinrent au prophète. Quand il vit leur état de nécessité, il changea de mine. Et il est la créature la plus compatissante et magnanime envers la création. On appela ensuite à la prière en groupe, quand les gens se regroupèrent, il ordonna et incita à faire l&amp;rsquo;aumône. Un homme apporta un sac de nourriture qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;arrivait pas à porter avec sa main, il le mit devant le prophète. Voyant cela, les compagnons le suivirent dans cette porte du bien qu&amp;rsquo;il avait ouverte, certains vinrent avec un boisseau de blé, d&amp;rsquo;orge, de dattes&amp;hellip; jusqu&amp;rsquo;à ce que deux grandes quantités de nourritures et d&amp;rsquo;habits furent regroupées auprès du prophète. C&amp;rsquo;est alors qu&amp;rsquo;il dit : &amp;ldquo;Celui qui instaure dans l&amp;rsquo;Islam une bonne tradition&amp;rdquo;. Il visa par cela, le premier qui avait apporté un sac rempli de nourriture dont il était incapable de porter. Il n&amp;rsquo;est pas voulu par ce texte que tu inventes une voie Tijani, Naqshbandi, etc., puis tu dis : &amp;ldquo;Celui qui instaure dans l&amp;rsquo;Islam une bonne tradition&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="le-neuvième-fondement"&gt;Le neuvième fondement
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Ce fondement est une réponse à l&amp;rsquo;innovation d&amp;rsquo;annexion, qui consiste à introduire une adoration spécifique, à un moment défini et sous une forme particulière. Cette adoration est rejetée et n&amp;rsquo;est pas acceptée. Par exemple : spécifier la nuit du vendredi par la prière nocturne et le jeûne de ce jour. Le prophète a interdit une telle pratique. La preuve en est qu&amp;rsquo;il a dit : &amp;ldquo;Ne spécifiez pas la nuit du vendredi parmi les autres nuits par une veillée en prière, et ne spécifiez pas la journée du vendredi par un jeûne, sauf s&amp;rsquo;il est inclus dans un jeûne continu&amp;rdquo;. Rapporté par Muslim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source: Chaîne Telegram du Cheikh Ibrahim Al Mouhaymid, qu&amp;rsquo;Allah le préserve.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Cinq paroles qui te protégeront du feu</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/cinq-paroles-qui-te-protegeront-du-feu/</link><pubDate>Sat, 26 Aug 2023 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/cinq-paroles-qui-te-protegeront-du-feu/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/cinq-paroles-qui-te-protegeront-du-feu/image.jpg" alt="Featured image of post Cinq paroles qui te protégeront du feu" /&gt;&lt;p&gt;Ibn Majah a rapporté, dans son recueil de hadiths, d&amp;rsquo;après Al Aghar Abu Muslim, qui a témoigné qu&amp;rsquo;Abu Hurayra et Abu Sa&amp;rsquo;id avaient tous deux rapporté que le Messager d&amp;rsquo;Allah a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Quand le serviteur dit : &amp;lsquo;Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah, Allah est le Plus Grand&amp;rsquo;, Allah dit : &amp;lsquo;Mon serviteur dit vrai : il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration que Moi, et Je suis Allah, le Plus Grand.&amp;rsquo;
Et quand le serviteur dit : &amp;lsquo;Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah seul&amp;rsquo;, Allah dit : &amp;lsquo;Mon serviteur dit vrai : il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration que Moi Seul.&amp;rsquo;
Et quand le serviteur dit : &amp;lsquo;Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah, sans associé&amp;rsquo;, Allah dit : &amp;lsquo;Mon serviteur dit vrai : il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration que Moi, et Je n&amp;rsquo;ai pas d&amp;rsquo;associé.&amp;rsquo;
Et quand le serviteur dit : &amp;lsquo;Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah, à Lui appartient la royauté et les louanges&amp;rsquo;, Allah dit : &amp;lsquo;Mon serviteur dit vrai : il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration que Moi, la royauté et les louanges m&amp;rsquo;appartiennent.&amp;rsquo;
Et quand le serviteur dit : &amp;lsquo;Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah, il n&amp;rsquo;y a de changement d&amp;rsquo;état et de force que par Allah&amp;rsquo;, Allah dit : &amp;lsquo;Mon serviteur dit vrai : il n&amp;rsquo;y a de divinité digne d&amp;rsquo;adoration que Moi, il n&amp;rsquo;y a aucun changement d&amp;rsquo;état ni de force si ce n&amp;rsquo;est par Moi.&amp;rsquo;&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Ishaq a dit : &amp;ldquo;Ensuite, Al Aghar a dit quelque chose que je n&amp;rsquo;ai pas compris.&amp;rdquo; J&amp;rsquo;ai demandé à Abu Ja&amp;rsquo;far : &amp;ldquo;Qu&amp;rsquo;a-t-il dit ?&amp;rdquo; Il a dit : &amp;ldquo;Celui à qui elles sont accordées au moment de sa mort ne sera pas touché par le feu.&amp;rdquo;
Tirmidhi l&amp;rsquo;a également rapporté dans le chapitre : &amp;ldquo;Ce que le serviteur doit dire quand il est malade&amp;rdquo;. Il l&amp;rsquo;a rapporté avec la phrase : &amp;ldquo;Celui qui les dit lorsqu&amp;rsquo;il est malade et meurt, le feu ne le touchera pas.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Nassaï l&amp;rsquo;a également rapporté et a ajouté : &amp;ldquo;Il les compte au nombre de cinq en repliant ses doigts (vers sa paume)&amp;rdquo;. Il a également dit dans une narration : &amp;ldquo;Allah donne raison à Son serviteur avec cinq paroles qu&amp;rsquo;il prononce.&amp;rdquo; Puis il les a mentionnées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Al Qayyim, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a déclaré en énumérant les bienfaits du rappel (d&amp;rsquo;Allah) : &amp;ldquo;Le rappel est une cause pour que le Seigneur atteste de la véracité de Son serviteur. Les formules de rappel déclarent Ses qualités parfaites et Ses attributs majestueux. Ainsi, lorsque le serviteur les mentionne, son Seigneur confirme ses paroles. Celui dont le Seigneur atteste de la véracité ne sera pas rassemblé avec les menteurs ; on espère qu&amp;rsquo;il sera regroupé avec les véridiques.&amp;rdquo; Et il a cité ce hadith. Il a également dit, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde : &amp;ldquo;Et parmi Son amour, pureté à Lui, l&amp;rsquo;éloge qui Lui est fait. Il confirme celui qui le loue à travers Ses attributs de perfection.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibn Hibban a ainsi classé ce hadith dans son ouvrage authentique, dans le chapitre : &amp;ldquo;Mention des paroles que le musulman dit et que son Seigneur, exalté et élevé soit-Il, confirme.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant cette parole : &amp;ldquo;Celui à qui elles sont accordées au moment de sa mort ne sera pas touché par le feu&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Al Sindi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a commenté dans ses annotations des Sounan d&amp;rsquo;Ibn Majah : &amp;ldquo;Cela signifie que quiconque est gratifié par Allah de ces paroles, qu&amp;rsquo;Il le guide à les prononcer au moment de sa mort, le feu ne le touchera pas. Au contraire, il entrera immédiatement au Paradis avec les bienfaisants. Ô Seigneur, accorde-nous ces paroles.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Al Shawkani, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a déclaré dans Touhfat Al Dhakirin : &amp;ldquo;Le sens de cela est que ces paroles englobent le Tawhid à cinq reprises. Il a été établi dans les hadiths authentiques que celui qui meurt sans associer quoi que ce soit à Allah, entrera au Paradis. Nous mentionnerons (le hadith) : &amp;lsquo;Celui dont la dernière parole est &amp;lsquo;La Ilaha Illa Allah&amp;rsquo; [Nulle divinité ne mérite l&amp;rsquo;adoration excepté Allah] entrera au Paradis&amp;rsquo;. Il a rapporté de nombreux hadiths dans ce sens, d&amp;rsquo;après de nombreux compagnons, tirés d&amp;rsquo;ouvrages authentiques et d&amp;rsquo;autres sources.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Al Moubarakfouri, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans Al Mir&amp;rsquo;at : &amp;ldquo;Ce hadith est une preuve que si un individu prononce ces paroles alors qu&amp;rsquo;il est malade et meurt des suites de cette maladie en les ayant prononcées - c&amp;rsquo;est-à-dire que ces paroles sont les dernières qu&amp;rsquo;il prononce en étant conscient et en les choisissant soigneusement - le feu ne le touchera pas et il ne sera pas affecté par ses péchés passés, car elles expient tous les péchés.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Al &amp;lsquo;Otheimine, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son explication de Riyad Al Salihin : &amp;ldquo;Il convient à l&amp;rsquo;individu de mémoriser ce rappel et de le répéter fréquemment lorsqu&amp;rsquo;il est malade, jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;il obtienne une bonne fin par la permission d&amp;rsquo;Allah le Très-Haut, et le succès provient d&amp;rsquo;Allah.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Mon père, Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Mouhsin Al Badr, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, m&amp;rsquo;a dicté ceci : &amp;ldquo;C&amp;rsquo;est un grand rappel, rapporté par certains auteurs des Sounan et d&amp;rsquo;autres, qui a été authentifié par un groupe de savants. Il est composé de cinq Tahlilat (déclarations de l&amp;rsquo;attestation de foi &amp;lsquo;La Ilaha Illa Allah&amp;rsquo;) et est accompagné d&amp;rsquo;éloges à Allah, comme il sied à Sa grandeur. L&amp;rsquo;imam Al Bukhari, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a conclu son authentique avec le hadith d&amp;rsquo;Abu Hurayra, qu&amp;rsquo;Allah soit satisfait de lui, dans lequel le Messager a dit : &amp;ldquo;Deux paroles légères sur la langue, lourdes dans la balance, aimées par le Tout-Miséricordieux : &amp;lsquo;SoubhanAllah Al &amp;lsquo;Azim, SoubhanAllah Wa Bihamdihi&amp;rsquo;. Ces cinq Tahlilat conviennent d&amp;rsquo;être décrites par ces trois caractéristiques mentionnées dans ce hadith. Mon fils, &amp;lsquo;Abd Al Razzaq, qu&amp;rsquo;Allah le préserve, a bien fait de mentionner et de diffuser ce hadith, et le rappel profite aux croyants. Il est donc impératif pour le musulman de prêter attention à ce rappel, en particulier en cas de maladie. Allah est Celui qui accorde le succès.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Ahmad Abu &amp;lsquo;Oubaydah Al Mahrazzi Al Mourrakachi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, recommandait beaucoup cette invocation, qu&amp;rsquo;il appelait &amp;ldquo;la lecture de la proximité de la mort&amp;rdquo;. Il disait : &amp;ldquo;Ne néglige pas la lecture de la proximité de la mort, et garde-la toujours à l&amp;rsquo;esprit.&amp;rdquo; Il expliquait la différence entre cette évocation et le hadith : &amp;ldquo;Celui dont les dernières paroles sont &amp;lsquo;La Ilaha Illa Allah&amp;rsquo; entrera au paradis&amp;rdquo;. Il soulignait : &amp;ldquo;Le paradis peut être atteint après un châtiment antérieur, mais ici, il n&amp;rsquo;y a pas de châtiment antérieur, car il est dit &amp;rsquo;le feu ne le touchera pas&amp;rsquo;&amp;rdquo;. Il affirmait : &amp;ldquo;Ces cinq paroles, au moment de la mort, constituent la plus grande et la plus précieuse des provisions&amp;rdquo;. Allah l&amp;rsquo;a honoré en faisant d&amp;rsquo;elles les dernières paroles qu&amp;rsquo;il prononça dans ce monde. Mieux encore, il les fit prononcer à un autre mourant qui était à son chevet, elles furent donc leurs dernières paroles. C&amp;rsquo;est ainsi qu&amp;rsquo;une personne mourante fit prononcer ces paroles à une autre personne mourante. Qu&amp;rsquo;Allah les pardonne à tous deux, ainsi qu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;ensemble des musulmans décédés.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce rappel est grand et béni. Tout musulman devrait en prendre soin et le réciter abondamment. Il devrait le considérer comme un objectif et une aspiration. Il espère qu&amp;rsquo;Allah lui permettra de les prononcer au moment de sa mort, afin d&amp;rsquo;avoir une bonne fin et d&amp;rsquo;entrer au paradis immédiatement avec les bienfaisants, sans que le feu ne le touche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est Allah qui accorde la réussite, Lui seul, sans associé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Écrit par&lt;/strong&gt;: Cheikh &amp;lsquo;Abd Al Razzaq Al Badr&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Traduit par&lt;/em&gt; : Azwaw Abu &amp;lsquo;Abd Al Razzaq&lt;/p&gt;</description></item><item><title>L'image de Youssouf et du Ramadan</title><link>https://www.tawhidfirst.fr/p/limage-de-youssouf-et-du-ramadan/</link><pubDate>Tue, 01 Aug 2023 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.tawhidfirst.fr/p/limage-de-youssouf-et-du-ramadan/</guid><description>&lt;img src="https://www.tawhidfirst.fr/p/limage-de-youssouf-et-du-ramadan/image.jpg" alt="Featured image of post L'image de Youssouf et du Ramadan" /&gt;&lt;p&gt;Ibn Jawzi, qu&amp;rsquo;Allah lui fasse miséricorde, a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les douze mois de l&amp;rsquo;année sont comparables aux enfants de Ya&amp;rsquo;qoub. Et le mois de Ramadan
parmi les autres mois est comme Youssouf parmi ses frères. De la même manière que Youssouf
est l&amp;rsquo;enfant le plus aimé auprès de Ya&amp;rsquo;qoub, Ramadan est le mois le plus aimé auprès du
Savant des choses invisibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les frères de Youssouf sont venus en comptant sur lui pour combler les brèches et
enlever les maux, après avoir été dans l&amp;rsquo;erreur et la faute. Il les a accueillis de
la meilleure des manières et a amélioré leurs situations, il les a nourris quand ils
avaient faim et leur a permis de retourner chez eux. Ainsi, un seul individu a résolu les
problèmes de onze personnes. Tel est le mois de Ramadan, nous espérons ressaisir nos
manquements des autres mois et rectifier les mauvaises choses, pour qu&amp;rsquo;Allah nous
accorde une bonne fin avec joie et bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et une autre indication est que Ya&amp;rsquo;qoub a retrouvé la vue quand il a senti l&amp;rsquo;odeur de
Youssouf. Il est devenu fort après avoir été faible, voyant après avoir été aveugle. C&amp;rsquo;est
également le cas pour le pécheur quand il sent les odeurs de Ramadan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source: Bustan Al Wa&amp;rsquo;izin Wa Riyadh As-Sami&amp;rsquo;in&lt;/p&gt;</description></item></channel></rss>